Les entreprises comptent recruter mais peinent toujours plus à trouver des candidats

En 2017, les entreprises anticipent près de 150.000 projets de recrutement supplémentaires par rapport à 2016. Malgré un taux de chômage de près de 10%, elles s'attendent à rencontrer des difficultés pour tous les concrétiser.
Jean-Christophe Catalon
Plus de deux entreprises sur dix (22%) envisagent au moins un recrutement, un niveau record depuis 2010.
Plus de deux entreprises sur dix (22%) envisagent au moins un recrutement, un niveau record depuis 2010. (Crédits : © Christian Hartmann / Reuters)

Près de 2 millions de projets de recrutement sont anticipés pour 2017, selon l'enquête Besoin de main d'œuvre des entreprises (BMO)* de Pôle emploi. Un dynamique en hausse d'environ 8% par rapport à l'année précédente, soit près de 150.000 projets anticipés supplémentaires malgré un calendrier politique chargé. En 2016, la hausse était de près de 5%.

Plus de deux entreprises sur dix (22%) envisagent au moins un recrutement, un niveau record depuis 2010. Bonne nouvelle, ces projets concernent pour majorité (58%) des contrats durables, autrement dit des CDI et des contrats de six mois ou plus.

Le secteur des services représente près des deux tiers des demandes

S'il fallait dresser le portrait de l'entreprise type qui recrute, il s'agirait d'une TPE évoluant dans le secteur des services. En effet, deux projets de recrutement sur dix, soit près de 390.000 en tout, émanent des structures de 1 à 4 salariés. Ces dernières enregistrent d'ailleurs la plus forte progression d'embauches anticipées (+14%).

Le secteur des services enregistre les deux tiers des projets de recrutement. La plus grande part concerne les services à la personne (40%), viennent ensuite les sociétés de service aux entreprises (25%), les employeurs dans l'industrie (8%) et la construction (5%). Ces projets anticipés se concentrent dans les grandes métropoles, l'arc Atlantique et le Sud-Est, selon Pôle emploi.

Les difficultés de recrutement continuent leur progression

Malgré ce dynamisme du côté des offres d'emplois, la demande n'est pas toujours au rendez-vous. Les employeurs anticipent des difficultés pour concrétiser plus du tiers (37,5%) de leurs projets de recrutement, une part en hausse par rapport à l'année passée (32,4%) et alors que la tendance était à la baisse depuis 2012. Cela ne signifie pas qu'ils ne trouveront pas le bon candidat et que le poste restera non pourvu, mais que le processus de recrutement sera plus long.

Ces difficultés concernent en particulier les emplois d'aides à domicile et aides ménagères, les serveurs dans l'hôtellerie-restauration, mais aussi les ingénieurs et responsables informatiques. Les employeurs pointent en priorité l'inadéquation des profils (81%), autrement dit une formation qui ne correspond pas au poste, et la pénurie de candidat (80%).

Sur le même sujet Emplois non pourvus : pourquoi Gattaz exagère les chiffres

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*L'enquête Besoins en main-d'œuvre (BMO) est une enquête réalisée chaque année par Pôle emploi avec le concours du Credoc portant sur 2,3 millions d'établissements. Elle est utilisée comme outil d'aide à la décision par Pôle emploi pour mieux connaître les intentions des établissements en matière de recrutements. 436 200 établissements ont répondu à l'édition 2017, dont 20 000 à une enquête complémentaire plus détaillée. Elle décrit les besoins des entreprises par métier détaillé (200 "familles professionnelles"), par secteur d'activité (24 secteurs de la NAF) et à un niveau géographique fin, le bassin d'emploi (412 bassins).

Jean-Christophe Catalon
Commentaires 36
à écrit le 24/09/2018 à 11:18
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Bonjour, Il y a un employeur qui m'a dit au téléphone de venir faire un essai et ensuite il m'a dit au téléphone de ne pas venir faire d'essai. Pour quelle raison ? Je ne sais pas.

à écrit le 01/02/2018 à 16:37
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Les entreprises doivent juste baisser leurs prétentions à la baisse et accepter de former leurs nouvelles recrues comme en Allemagne.

à écrit le 24/12/2017 à 20:24
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C'est parfaitement normal, car les meilleurs sont partis. Si en nombre les qualifiés sont les mêmes, mais un bac +3 parti est remplacé par un certificat d'ètude. D'ailleurs, il y a quelques temps des chefs d'entreprise ont lancé une campagne de pub,...

à écrit le 29/08/2017 à 22:57
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On a vraiment beaucoup de mal à embaucher. Il y a une pénurie de profils. Nous allons devoir faire appel à la main d'oeuvre étrangère sinon l'économie française va s'effondrer !

le 24/12/2017 à 20:33
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Te casse pas. C'est pas de ta faute. Fais comme les grands, va voir ailleurs. Délocalise. Viens ici au Nicaragua. Tu auras des zones franches sans impôt et beaucoup de faciliteés por t'établir. En outre la main d'ouvre a appris aux USA o dans les ex-...

à écrit le 12/08/2017 à 17:18
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accepte tu ta proposition de travailler 70 h pour 800 €. c'est toujours plus facile de demander aux autres de faire ce que l'on accepterait de faire soit même !!!!!!!!!!!!!

à écrit le 22/04/2017 à 11:27
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Ba c est ca le socialisme les enfants... Plein de guignole sans education et qui ne serve a rien... et tout les diplomés se sont barré car, ah oui, on peut pas les payer ca coute trop cher avec les taxes... Vive la france ...

à écrit le 20/04/2017 à 8:32
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Mon voeu le plus cher :des bénévoles ,corvéables et malléables 24h/24 . Elle ne serait pas belle la vie?

le 20/04/2017 à 10:13
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C'est ce que vous propose certaines personnes: "Cela vous permettra de vous former, d'avoir une activité. C'est une chance pour vous".

à écrit le 20/04/2017 à 1:38
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l'économie française se tiers mondise On a plus besoin de serveurs et de cuisiniers que d'architectes et de juristes J'ai honte... diplomés, barrez vous

le 20/04/2017 à 8:17
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Etre cuisinier n'a rien d'infamant, il vaut mieux être cuistot en activité qu'architecte sans clients. La faute c'est d'avoir fait croire qu'on n'aurait plus besoin que d'architectes, de juristes et d'autres porteurs d'improbables masters genre "scie...

le 20/04/2017 à 9:54
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Au contraire, l'économie française se modernise. Le niveau de formation est élevé ce qui aspire de nombreux talents vers les métiers plutôt "intellectuels", ce qui assèche le gisement des métiers "manuels", mal valorisés par la société. Les 10% qui...

le 20/04/2017 à 12:35
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@ brice le 20/04/2017 à 9:54 : vous écrivez : "les 10% qui restent sur le carreau sont rebutés par les activités manuelles" ce qui est rebutant, ce sont les conditions d'esclavage tant par les conditions de salubrité que par les rémunérations d...

le 20/04/2017 à 13:19
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@salaire justifie C pas faux, il faut revaloriser les salaires, mais on se mort rapidement la queue. Les gens aisés qui ont une femme de ménage n'ont pas nécessairement les moyens de la payer 20 € de l'heure. Oui, les très riches à la Bettencourt p...

à écrit le 19/04/2017 à 21:07
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Les entreprises comptent recruter mais peinent toujours plus à trouver des candidats ; ouai ouai ... il y a un grand ménage nettoyage à faire soigneusment Au vue des annonces publiées sur le site de Pole Emploi et d'autres, il convient de faire...

le 20/04/2017 à 10:08
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Très bonne analyse.

le 29/08/2017 à 22:50
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Les DRH s'y connaissent encore moins que cabinets de recrutement !

à écrit le 19/04/2017 à 20:50
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y a plein de gens qui effectivement sont out des le debut, mais bon, vu la richesse des ofrfres, ceux qui cherchent se rabattent sur ce qu'ils peuvent........ apres y a les profils qualifies et tres qualifies.....quand on a le bon metier avec le bon...

à écrit le 19/04/2017 à 20:38
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Il est évident que le secteur des services à la personne à des difficultés. Pas seulement à recruter mais aussi à garder les effectifs. Ce sont surtout des interventions de courte durée, avec souvent des trajets conséquents. Dès que l'on sort des ag...

à écrit le 19/04/2017 à 18:21
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"autrement dit une formation qui ne correspond pas au poste" On se demande bien ou passe les 32 milliards par an pour la formation à part nourrir ceux qui bossent dans ces organismes bien sur .A noter ,que Macron dans l'autre article veut mettre u...

le 19/04/2017 à 18:36
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La montagne d'euros de la formation professionnelles passe en partie dans des formations bidons comme la Programmation Neuro Linguistique. Cette vraie M....est épinglée dans des rapports publics tous les ans en France comme à l'étranger. Vous po...

à écrit le 19/04/2017 à 18:17
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Ben oui c'est vachement difficile de trouver des gens qui veulent travailler 70h par semaine pour 800 euros par mois on comprend pas... Les gens sont de plus en plus feignants ma pauvre Gertrude ! Vivement que fillon et macron les obligent hein !

le 19/04/2017 à 19:01
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Venez voir en effet comment cela se passe dans les centres d'appels dans lesquels la rotation du personnel est permanente. Il ya de cessions de recrutement chaque semaine. Les nouveaux camps de la mort des temps modernes.

le 19/04/2017 à 19:58
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Les camps de la mort non les gens ont toujours la liberté de partir, mais des camps d'esclavages oui, on en est à la "servitude volontaire" poussée à son extrême. Déjà les centres d'appels sont une hérésie en soi, comment peut on demander à des g...

le 20/04/2017 à 9:51
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Le temps de travail en franc, c'est 35h, les abus cela monte à 40/45 h (hors cadre sup , cas particulier). le smic c'est 1100 € Alors vous racontez n'importe quoi en laissant penser que des gens travaillent 70h pour 800 €/mois. Comparez le monde du...

le 20/04/2017 à 17:13
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"Alors vous racontez n'importe quoi en laissant penser que des gens travaillent 70h pour 800 €/mois" Vous avez raison c'est plutôt 400 euros par mois pour 50 heures par semaine, je n'ai pas été très précis mais au final je ne suis pas très loin d...

le 20/04/2017 à 19:26
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Mais bien sûr que oui Brice. Vous pouvez très facilement des personnes qui vous proposeront de travailler pour rien: " cela va vous occuper, vous apprendrez quelque chose, vous aurez un but pour la journée, c'est pour aider que je fais ça".

à écrit le 19/04/2017 à 18:11
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Et encore aujourd'hui, il n'y a plus la phrase fatidique à une époque : êtes vous dégagé des obligations militaires.

le 19/04/2017 à 19:54
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A cette époque là, j'étais officier de réserve finissant mon temps dans la Marine, diplome d'une grande école d'ingénieur en poche et dix offres alléchantes sur la table !

le 19/04/2017 à 19:54
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A cette époque là, j'étais officier de réserve finissant mon temps dans la Marine, diplome d'une grande école d'ingénieur en poche et dix offres alléchantes sur la table !

le 20/04/2017 à 1:41
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Et résultat : maintenant il a un Parkinson et écrit deux fois la même chose...

à écrit le 19/04/2017 à 17:50
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avec 10% de chomage les entreprises pourraient faire un effort de formation surtout que la plupart des emplois proposés sont peu qualifiés

le 20/04/2017 à 9:46
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La difficulté ce sont bien les emplois qualifiés, pour lesquels on a très peu de candidats. Et une entreprise ne peut assurer la montée en compétence d'un niveau bac à un niveau bac+5

à écrit le 19/04/2017 à 17:39
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Un diplôme bien spécifique pour un travail , le voilà le problème en France , manque d'ouverture d'esprit des employeurs , exigences abusives

le 19/04/2017 à 18:19
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Un diplome ou un morceau de papier devenu obligatoire et très couteux pour travailler alors qu'une formation interne dans l'entrerprise aurait suffi. Des postes payés au SMIC horaire, sans un temps plein, très éloigné du lieu d'habitation, un enca...

le 20/04/2017 à 7:57
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tu serais prêt à faire réparer ta voiture par un coiffeur ? C'est grâce à l'expertise des professionnels diplômés que la France a une bonne position dans le classement économique mondial.

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