Présidentielle 2017 : 25% des Français ne croient pas à la relance de l'emploi

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Lorsqu'ils sont interrogés sur des propositions, sans que le nom des candidats soit révélé, celle de Jean-Luc Mélenchon sur un quota maximum d'emplois précaires de 10% dans les PME et 5% dans les grandes entreprises obtient 69% d'opinions favorables.
Lorsqu'ils sont interrogés sur des propositions, sans que le nom des candidats soit révélé, celle de Jean-Luc Mélenchon sur "un quota maximum d'emplois précaires de 10% dans les PME et 5% dans les grandes entreprises" obtient 69% d'opinions favorables. (Crédits : © Philippe Wojazer / Reuters)
Si l'emploi est placé en tête des sujets qui comptent, à quelques semaines du premier tout de l'élection présidentielle, le programme des candidats peine à convaincre les électeurs. Seul Emmanuel Macron semble tirer son épingle du jeu, selon un sondage Ifop.

Un quart des Français n'ont confiance en aucun candidat à la présidentielle pour relancer l'emploi, Emmanuel Macron apparaissant toutefois comme le candidat le plus fédérateur, selon un sondage Ifop pour Keljob et Explorimmo publié mardi.

L'emploi est placé encore une fois en tête des sujets qui vont "compter" dans leur vote par 93% des personnes sondées, devant l'éducation et la formation, le niveau des impôts (89%), la lutte contre le terrorisme et la délinquance (88%). Il s'agit de l'un des trois thèmes - avec la protection des Français et le modèle social - sur lesquels seront interrogés les onze candidats, lors du débat programmé mardi soir sur BFMTV et CNews.

34% de sceptiques chez les personnes sans emploi

Pour relancer l'emploi, 25% des sondés font confiance au candidat d'En marche!, 15% à François Fillon ou Marine Le Pen, 9% à Jean-Luc Mélenchon et 7% à Benoît Hamon. Les autres candidats recueillent entre 0 et 2%. Emmanuel Macron arrive également devant en matière d'éducation-formation et de logement, les deux autres thématiques explorées par ce baromètre.

Mais les sondés qui n'accordent crédit à aucun candidat sont nombreux : respectivement 25%, 26% et 30% en matière d'emploi, éducation-formation et logement. Chez les chômeurs, qui placent Marine Le Pen en tête, la proportion des sceptiques monte à 34%.

La hausse de la CSG peu populaire

Lorsqu'ils sont interrogés sur des propositions, sans que le nom des candidats soit révélé, celles d'Emmanuel Macron de "permettre aux salariés qui démissionnent d'avoir accès aux indemnités chômage" recueille 64% d'opinions favorables, et "supprimer les cotisations sociales salariales chômage et maladie, compensées par une hausse de la CSG" seulement 44%.

Celle de François Fillon de "fixer la durée hebdomadaire du travail par des accords de branches ou d'entreprises plutôt que par une réglementation nationale" et de Jean-Luc Mélenchon sur "un quota maximum d'emplois précaires de 10% dans les PME et 5% dans les grandes entreprises" obtiennent 69% chacune.

(Avec AFP)

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Pour ce baromètre, un échantillon de 1.002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas) a été interrogé en ligne du 16 au 20 mars.

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Commentaires
a écrit le 04/04/2017 à 13:21 :
L'enjeu des élections en France, c'est de se faire élire. Pour cela il faut promettre aux collectivistes d'augmenter leurs allocations diverses et variées, sans dire aux autres que leurs taxes et impôts vont être relevés. L'emploi n'est donc pas important, surtout quand on promet à terme le revenu universel :-)
a écrit le 04/04/2017 à 13:15 :
Quel est naïf qui peut croire que dans une société ultralibérale qui arrive à péremption et dans laquelle le travailleur est la variable d'ajustement des profits , il peut y avoir baisse importante du chômage ??? Peut-être un fou ou un économiste lié aux lobbies économiques .
Réponse de le 04/04/2017 à 17:02 :
Il y a eu des baisses importantes du chomage aux USA, Allemagne, Espagne etc...
Donc doit bien y avoir moyen...
a écrit le 04/04/2017 à 13:12 :
Quel est naïf qui peut croire que dans une société ultralibérale qui arrive à péremption et dans laquelle le travailleur est la variable d'ajustement des profits , il peut y avoir baisse importante du chômage ??? Peut-être un fou ou un économiste lié aux lobbies économiques .
a écrit le 04/04/2017 à 13:01 :
La hausse de la TVA, surtout en période d'inflation, va gripper la consommation et donc l'emploi. Celle de la CSG pour réduire les charges peut choquer a priori, mais elle a le mérite de viser les vrais revenus, contrairement à l'impôt sur le revenu mité de multiples niches fiscales. Il faut accentuer la lutte contre le travail au noir. Les candidats qui promettent un travail à chaque français sont soit des illusionnistes, soit des affabulateurs.
a écrit le 04/04/2017 à 12:44 :
Comme a pu l'écrire BA je suis OK avec lui.
En 2016 il y a eu 2 600 000 conteneurs qui sont arrivés au Havre soit 2 fois plus qu'il y a dix ans ? leurs arrivées est sans cesse en augmentation....Nos achats sont nos emplois?
Réponse de le 04/04/2017 à 17:07 :
la valeur des biens matériels "visibles" dans des conteneurs est très faible par rapport à des services immatériels (conceptions, service, logiciels etc...).
Quand, par exemple, un bureau d'étude travaille avec des cadres à forte valeur ajoutée sur un projet de métro en Thaïlande, la France exporte largement et aucun conteneur ne passe au Havre.
Réponse de le 05/04/2017 à 8:50 :
La remarque de brice est très judicieuse. Comment faire intervenir la notion de capital humain? Il faudrait sans doute revoir notre raisonnement économique. Il faudrait de toute façon tenir compte de l'énergie qui remplace le travail humain, et du progrès technique qui permet d'utiliser l'énergie pour remplacer le travail humain. L'économie est en fait une relation entre la démographie, le capital humain et l'efficacité énergétique.
a écrit le 04/04/2017 à 11:39 :
Pourtant il faut y croire à la relance de l'emploi. Notre 'Moi Président" socialiste ne se représente pas et depuis cela repart tout doucement. C'est un signe.
a écrit le 04/04/2017 à 10:12 :
Pour qu'il y ait de l'emploi, il faut de la croissance. Pour avoir de la croissance , il faut du pouvoir d'achat. Pour avoir du pouvoir d'achat , il faut des revenus. Pour avoir des revenus net en hausse , il faut baisser les charges des employeurs. Pour un meilleur revenu, la baisse des impôts est indispensable ( 45 milliards de plus avec Hollande pour les particuliers) après cette série de truismes; Que propose les candidats? ,une hausse de la CSG pour Macron , un impôt sur le travail. Une hausse de la TVA pour Fillon , un impôt sur la consommation. En fait toujours des prélèvements en plus. Malgré une fiscalité parmi les plus lourdes du monde occidentale, l'état n'arrive pas à équilibrer le budget et la dette explose. Comment s'enthousiasmer pour de tels candidats? La même technostructure , la pensée unique , on est pas sorti de l'auberge.
Réponse de le 04/04/2017 à 12:32 :
Vous dites "Pour avoir des revenus net en hausse , il faut baisser les charges des employeurs" J'en doute. Le crédo du patronat est que la hausse des salaires empêche la création d'emplois! Je ne les vois donc pas augmenter les salaires dans les années qui viennent. La possibilité de négocier le temps de travail directement dans les entreprises(jusqu'à 48 heures par semaine avec Fillon) leur permet même de faire baisser les salaires réel net soit en augmentant le temps de travail sans augmentation de salaire (c'est une arme redoutable pour fausser la concurrence entre les entreprises, certaines pouvant être tenté de faire baisser les salaires pour rafler des marchés) soit en ne payant plus d'heures supplémentaires. Avec le taux de chômage actuel pourquoi s'en priver, les salariés n'ont aucun moyen de résister et seront forcés d'accepter les conditions du patronat. Je pense que les salariés français vont connaître des heures sombres dans les mois et les années qui viennent. Et pour quels résultats?
a écrit le 04/04/2017 à 9:56 :
C'est bizarre "25% des Français ne croient pas à la relance de l'emploi", non ! Parce que depuis plus de 30ans, les Français ont été entretenus dans un chômage de masse et de l'assistanat. Dire que le programme Macron tirerait son épingle du jeu sur ce sujet est faux, études économiques à l'appui. Seul, le programme Fillon fait baisser le chômage entre 2018 et 2022 pour le ramené à 8.6% contre 9.25% Macron. Coté création de postes le programme Fillon crée entre 2017 et 2022 720000 emplois et Macron 520000. Beaucoup seront donc à nouveau déçu. Un jour, il faudra comprendre que pour gagner une compétition, il faut se faire mal !!
Réponse de le 04/04/2017 à 10:40 :
"Un jour, il faudra comprendre que pour gagner une compétition, il faut se faire mal !! "

Ben on attend tous que vous vous y mettiez... Ah c'est pas pour vous que vous parliez ? On s'en doutait.
Réponse de le 04/04/2017 à 12:23 :
Quand les solutions proposées sont mauvaises il ne sert à rien de se faire mal. Déjà Fillon commence par détruire 500 000 emplois dans la fonction publique. Il y a environ 200 000 jeunes qui arrivent chaque année sur le marché du travail. Sa réforme des retraites en repoussant l'age de départ au minimum à 65 ans va laisser des séniors au travail, même si cette réforme est étalée dans le temps. Alors comment pourrait-il faire baisser le chômage? Mais au delà ce que propose Fillon c'est une baisse des salaires (croire que les entreprises ne vont pas supprimer le paiement des heures supplémentaires est un leurre) qui s'inscrit dans la concurrence européenne de baisse du coût du travail. Notre problème est que nos produit ne sont pas compétitif car trop bas de gamme et qu'ils rentrent en concurrence directe avec des produits fabriqués dans des pays à coût de main d’œuvre inférieur au notre. Maintenant la baisse des charges, la baisse de la fiscalité des entreprises, tout cet argent ira t'il dans l'investissement ou bien ira t'il dans la poche des patrons (petits, moyens ou grands) et en versement de dividendes? J'ai mon idée sur la réponse. je pense même qu'avec Fillon non seulement dans 5 ans le chômage n'aura pas baissé mais qu'il aura augmenté, que le taux de pauvreté aura également augmenté et que les classes populaires et moyennes auront payées le prix fort de cette politique qui porte en germe ce que je décris. Encore une fois seules les plus aisés, les retraités auxquels Fillon ne demande aucun effort seront les gagnants de cette politique. Un marche pied idéal pour Marine le pen en 2002.
a écrit le 04/04/2017 à 8:48 :
Faut bien faire bosser les instituts de sondage ou la fabrique à opinion hein.

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