Les "Gilets jaunes" attendent les annonces de Macron pour décider d'un éventuel Acte 3

 |   |  1887  mots
(Crédits : BENOIT TESSIER)
Un total de 101 personnes ont été placées en garde à vue après les violences qui ont émaillé le rassemblement parisien du mouvement des "gilets jaunes" traversé dimanche par des annonces contradictoires sur la tenue d'un "acte 3" samedi 1er décembre. Une réunion de crise est prévue à Bercy pour examiner les conséquences économiques du mouvement.

Les "Gilets jaunes" vont-ils de nouveau sortir dans la rue samedi 1er décembre. des informations contradictoires circulent sur les réseaux sociaux au sein d'un mouvement qui attend les annonces du chef de l'Etat ce mardi. Dimanche, un compte Facebook se présentant comme la "page officielle" des "gilets jaunes" a créé un événement intitulé "Acte 3 Macron démissionne !" pour le samedi 1er décembre à 14H00. Dimanche à 16H00, plus de 21.000 personnes s'étaient déclarées "participantes" et plus de 104.0000 "intéressées". Mais un représentant du mouvement a démenti cet appel, dénonçant "de la manipulation, de la récupération". "Je suis en relation avec d'autres initiateurs du mouvement. Nous démentons formellement cet appel. Nous verrons ce que nous ferons en fonction de ce que dira Emmanuel Macron mardi. A l'heure actuelle, il n'existe pas d'acte 3 des gilets jaunes", a affirmé à l'AFP Benjamin Cauchy, porte-parole des "gilets jaunes" en région toulousaine.

"L'acte 2" du mouvement des "gilets jaunes", qui protestent contre la hausse des prix du carburant, et plus largement contre les taxes et la baisse du pouvoir d'achat, a réuni samedi plus de 100.000 personnes à travers la France, dont 8.000 à Paris.
Comparant ce chiffre de 106.301 personnes exactement, à celui des 282.710 manifestants recensés lors de la première journée le 17 novembre, le ministre de l'Intérieur a évoqué un "fort affaiblissement de la mobilisation".

Dans la capitale, un rassemblement sur les Champs-Elysées a donné lieu à une journée de violences et dégradations. Jets de projectiles, feux de barricades de barrières de chantiers : des manifestants se sont opposés aux forces de l'ordre qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène et des lances à eau. Les heurts ont fait 24 blessés, dont 5 côté forces de l'ordre, 103 personnes ont été interpellées, dont 101 ont été placées en garde à vue, selon la Préfecture de police.

Un homme de 27 ans est notamment soupçonné d'avoir "gravement blessé à l'oeil" un policier "par un jet d'écrous" près de la place de l'Etoile, lors de la dispersion des manifestants dans la soirée. A Paris, "les dégâts sont faibles, ils sont matériels, c'est l'essentiel", a estimé samedi le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. Il avait attribué les violences à des "séditieux" de l'ultradroite qui avaient répondu selon lui à "l'appel de Marine Le Pen".

Vinci Autoroutes a dénoncé "des actes de vandalisme commis dans la nuit de samedi à dimanche" aux péages de Virsac (Gironde), du Muy (Var) et de La Ciotat (Bouches-du-Rhône), où "les infrastructures et équipements autoroutiers ont fait l'objet de violentes attaques et ont été incendiés".

"Ces trois sites restent à cette heure fermés à la circulation", a ajouté le concessionnaire autoroutier dans un communiqué, annonçant son intention de porter plainte.

En province dimanche, des actions de "gilets jaunes" étaient encore observées sur des ronds-points ou aux abords de centres commerciaux. Une "présence de manifestants" était signalée à plusieurs entrées et sorties de péages d'autoroutes, en Centre-Val-de-Loire, Pays-de-la-Loire, Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie, Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Hauts-de-France, selon le réseau Vinci.

A Calais, deux CRS et un gendarme ont été blessés légèrement et un troisième a été grièvement blessé au visage dans la nuit de samedi à dimanche lors de heurts avec environ 350 manifestants près de l'A16 à Calais. Quatre personnes ont été interpellées.
Sur l'île de la Réunion, secouée par une flambée de violences en marge du mouvement des "gilets jaunes", le couvre-feu décrété mardi a été levé dimanche par la préfecture, qui souligne "l'évolution favorable" de la situation en dépit d'une douzaine de barrages maintenus.

Appels au moratoire sur la taxe carbone

Plusieurs personnalités ont appelé dimanche à un moratoire sur la hausse des taxes sur les carburants. L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle de 2007 Ségolène Royal a appelé dimanche "solennellement" Emmanuel Macron à avoir "le courage de retirer une mauvaise réforme" en renonçant à la hausse des taxes sur les carburants. "Rien ne peut se faire, aucun dialogue ne peut se nouer, si les taxes mises à l'aveugle sur les carburants ne sont pas retirées, c'est ce que je demande solennellement aujourd'hui", a lancé Mme Royal sur France 3, au lendemain d'une nouvelle journée de mobilisation des "gilets jaunes" émaillée de violences.

Elle a appelé le président de la République à "faire preuve de bon sens et d'un peu d'humilité". "Il y a une réforme injuste qui a été mise en place et qui a semé du désordre", a jugé l'ancienne ministre de l'Environnement pour expliquer la mobilisation des "gilets jaunes". "Parfois, il faut plus de courage pour retirer une mauvaise réforme, que pour se dissimuler derrière cette formule: "je tiens le cap", a ajouté Mme Royal, qui estime que pour sortir de cette crise, la France attend "de l'apaisement, de la compréhension et de la démocratie". "Il n'est jamais trop tard en politique pour prendre en considération la parole des citoyens", a-t-elle relevé, en proposant de saisir la proposition "de certains parlementaires au Sénat" de supprimer la hausse des taxes pour "rebondir".

Interrogée sur la création d'un "Haut conseil pour le climat" composé d'experts que le président Emmanuel Macron pourrait annoncer mardi selon le JDD, Mme Royal s'est montrée prudente: "Une volonté de dialogue, on ne va pas la critiquer, mais vous savez ce que disait le général de Gaulle: il y a un problème, on crée une commission, il ne faut pas que ça soit ça".

Le nouveau secrétaire général de Force ouvrière Yves Veyrier a aussi  demandé samedi un "moratoire sur les taxes", le temps que se tiennent des négociations permettant de "généraliser la prime transport", en réponse à la colère des "gilets jaunes". "FO appelle à la réunion rapide d'une commission tripartite" réunissant les syndicats, le patronat et le ministère du Travail "afin d'examiner les conditions de la mise en œuvre de négociations permettant de généraliser la prime transport", a tweeté son n°1.

Pour Yves Veyrier, élu jeudi à la tête du troisième syndicat français, ces négociations "devraient porter sur un cadrage minimum au niveau des branches", ce "afin de s'assurer que tous les salariés concernés bénéficieront d'une prime transport et que les entreprises ne se réfugieront pas derrière le risque de distorsion de compétitivité".

Actuellement, les employeurs peuvent mettre en place une "prime transport" exonérée de cotisations sociales dans la limite annuelle de 200 euros par salarié. Yves Veyrier estime que le "relèvement du plafond d'exonération (...) devrait être examiné".

Le gouvernement maintient le cap

Le gouvernement ne reviendra pas sur sa décision d'augmenter les taxes sur les carburants et "maintient le cap de la transition énergétique" mais cherche des "mesures d'accompagnement", a indiqué dimanche Bruno Le Maire sur BFM TV.

"Il y a un cap qui a été fixé par le président de la République, c'est celui de la transition énergétique (...) Ce cap doit être tenu", a indiqué M. Le Maire. Le but est que "nos enfants vivent dans un environnement meilleur", avec "moins de CO2, moins de particules fines", a-t-il argué. "Ce discours est compris par une très large majorité de Français (...) c'est peut-être sur les mesures d'accompagnement que l'on peut s'entendre", a-t-il estimé.

Le ministre de l'Action et des Comptes publics Gerald Darmanin a lui aussi écarté toute marche arrière sur la hausse de la fiscalité sur les carburants, soulignant que les prix du pétrole étaient de toute façon en train de baisser. "Aujourd'hui, ce n'est pas le sujet, les prix à la pompe baissent", a-t-il souligné. Le prix du pétrole "est moins important qu'en 2012 et moins important qu'il y a un an", a-t-il dit.

M. Darmanin a martelé que l'objectif est de "passer d'une économie qui pollue et fait 50.000 morts par an à une économie qui espérons le pollue moins et ne fasse évidemment pas les morts d'un scandale semblable à celui de l'amiante". "Ce n'est pas parce qu'il y a des contestations qu'un responsable politique doit changer ce pour quoi il se bat, à savoir qu'il y ait moins de morts et moins de maladies", a-t-il insisté.

M. Le Maire a rappelé que le gouvernement avait déjà décidé d'une hausse de la prime à la conversion pour les automobilistes se séparant de leur ancien véhicule pour en acheter un autre moins polluant. Et il a indiqué qu'il demanderait aux banques "dès lundi" qu'elles mettent en place un "prêt vert" pour aider les automobilistes à financer le décalage de "2,3 ou 4 mois" entre l'achat d'un véhicule éligible, et le versement effectif de la prime de 2.000 ou 4.000 euros.

Par ailleurs, le gouvernement va demander aux assureurs d'envisager une prise en charge des pertes de chiffre d'affaires des commerçants liées à ce type de manifestation. Certains magasins ont connu des baisses de chiffre d'affaire de "60, 70 ou 80%", a-t-il dit. Bruno Le Maire réunira lundi à Bercy des acteurs de la distribution et des organisations patronales pour faire le point sur ce sujet, a-t-il indiqué.

Emmanuel Macron veut redonner du "sens"

Emmanuel Macron a appelé dimanche à "apporter une réponse économique, sociale, mais aussi culturelle et de sens" à "nos classes moyennes et à nos classes laborieuses", afin de bâtir "un projet politique", au lendemain d'une mobilisation des "gilets jaunes". "Il n'y a pas de projet de société et il n'y a pas de projet politique - au niveau national et européen - si nous n'apportons pas une réponse claire à nos classes moyennes et à nos classes laborieuses", a expliqué le chef de l'État en marge d'un Conseil européen extraordinaire qui entérinait le Brexit, "ce qui veut dire une réponse économique, sociale, mais aussi culturelle et de sens".

Interrogé sur des parallèles entre le vote pour le Brexit, qui a eu un fort écho auprès des classes populaires au Royaume-Uni, et les "gilets jaunes", qui manifestaient samedi à Paris pour réclamer la suppression de la hausse des taxes sur les carburants, Emmanuel Macron a estimé ne pas "penser qu'on puisse comparer la situation de tous nos pays".

"Le Brexit a dit beaucoup des divisions, des positions très différentes entre la City et le reste du Royaume-Uni, entre les jeunes et les plus âgés", a-t-il considéré. "Ce que cela montre, c'est que dans toutes nos démocraties, il est clair que notre devoir est de réussir à redonner aux classes populaires et aux classes moyennes des perspectives, une capacité à construire le progrès", a ajouté le chef de l'État.

Emmanuel Macron a par ailleurs contesté l'opposition entre les villes et les campagnes, un clivage régulièrement mis en avant par les "gilets jaunes": "Si je prends l'exemple de notre pays, la situation est aussi très difficile dans certains quartiers des grandes villes", a-t-il notamment fait valoir. "il y a ceux qui réussissent dans cette mondialisation et ceux pour qui le progrès n'est plus accessible", a-t-il ajouté.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 27/11/2018 à 21:18 :
bjr je suis pour les vrais gilet jaune et pourquoi on parle pas des retrait des petit salaire et la t
axedes riche a ete enlever ses eu qui doit payer les richeimpot plus tva on na mare macron
a écrit le 26/11/2018 à 23:30 :
Ce soir, j'ai fait le plein en diesel a 1,37 € dans une grande surface. Le même prix qu'il y a deux ans.
Réponse de le 27/11/2018 à 9:00 :
et t'as trouvé aucun bar pour raconter ton incroyable histoire ?

Ya pas de licence lV ici gars...
a écrit le 26/11/2018 à 18:15 :
Ce qui ne fait absolument aucun doute, c'est que si le Président Macron persiste dans la mise en place des taxes carbone sur les carburants et fuel des particuliers, il y aura un très grave conflit qui pourrait bien déboucher sur des destructions, actes de terrorisme et assassinats de politiques. Il y a beaucoup trop de gens acculés à la misère pour que l'entêtement du gouvernement n'aboutisse à une guerre civile. Ces jeunes politiciens n'imaginent pas à quelle vitesse une explosion sociale peut se transformer en révolution impossible à éteindre lorsqu'elle est lancée.

Cette équipe a usé de trop de brutalité, de verticalité et de mépris pour que la moindre déconvenue ne mette pas le feu aux poudres. Quand un triste sire dit qu'il entend le peuple, il se prend peut être pour De Gaulle qui disait par contre « je vous ai compris » et non pas entendu, surtout quand ce rentier ajoute qu'il ne reculera pas et appliquera de nouvelles taxes.
Nous n'en sommes plus à la modulation des taxes depuis longtemps. Maintenant il faut faire machine arrière tout simplement. Les mesurettes d'accompagnement sont un leurre qui en profite qu'à trop peu pour inverser le mouvement de colère. S'il les retarde sans rien annuler, l'affaire va être totalement perdue pour eux. Je crains alors qu'ils ne deviennent tout simplement une cible à abattre de la même manière que tous les députés LREM et quelques verts qui sont devenus bien silencieux.

Ce sera pire que mai 1968 car la peine de mort n'existera plus que pour les politiques et des groupuscules anonymes se constitueront dans ce but. C'est cela le plus grand danger. Si je redoute cette issue et tout le basculement qui en résulterait, je crois que ce ne pourra être que l'unique solution pour revenir à une réelle souveraineté populaire et à la définition que la constitution donne du pays, une république démocratique et sociale.
Réponse de le 26/11/2018 à 21:59 :
Avant d'en arriver là, mieux vaut essayer la révolution pacifique qu'est le FREXIT.
Ce qui est étonnant c'est que les gilets jaunes n'utilisent pas le seul argument qui pourrait faire balancer la balance en leur faveur. Celui du FREXIT. Entre une baisse de Taxe et le FREXIT, je pense que le gouvernement préfèrerait la baisse de taxe. Plus les gilets jaunes utiliseront cet argument vite, plus les rétropédalages de Macron et de Bruxelles seront rapides, et moins grandes seront les conséquences économiques néfaste sur nos PME.
a écrit le 26/11/2018 à 17:49 :
ou des prestations/aides/niches fiscales/subventions... de l'Etat. Régions/(départements ?) ont aussi un rôle à jouer.
Bref, il existe de nombreuses façons de diminuer les taxes, autre que la démogogique réduction du nombre de fonctionnaire...
a écrit le 26/11/2018 à 16:33 :
Tout le monde est d'accord pour avoir moins de taxes et d'impôts, inutile de tabasser ses voisins pour cela.
Moins d'impôts suppose une diminution du budget de l'état et du nombre de fonctionnaire.
on ne peut pas avoir le beurre l'argent du beurre et la crémière.
a écrit le 26/11/2018 à 16:29 :
Les gilets jaunes se sont seulement défendus contre les nervis habituels des forces dites de l'ordre qui samedi ont crée un sacré désordre par leurs violentes provocations envers des pépés désarmés. Les jeunes ont répliqué secondés en cela par les agitateurs de la police politique de la République jacobine ou d'autres rémunérés comme lors de chaque manif populaire, pacifiste et libérale donc à droite. Pour tout économiste, il est évident que l'exécutif voulait boucler son budget avec ces hausses de taxes au lieu de réduire ses dépenses et de baisser les impôts et taxes afin de laisser redémarrer la croissance. De toutes les façons, il ne serait pas arrivé à ses fins puisque les recettes provenant de ces taxes sur le pétrole auraient été moindres même avec des usagers contraints comme les entreprises qui ont besoin de carburants.Ce qui est stupéfiant c'est la totale ignorance de cette " élite" en matière économique. Le plus désolant c'est que ces individus, ces intouchables d'Etat, réussissent à se faire élire par défaut grâce à d'énormes moyens financiers et à une propagande effrénée des médias détenus par ces financiers. Le chômage va s'accroître et la croissance reculer.
Réponse de le 26/11/2018 à 17:08 :
blablablablabla
Réponse de le 26/11/2018 à 17:54 :
En même temps, qui finance la formation des black blocs? Les ex du 13ieme régiment dragons parachutistes qui les forment ne sont pas gratuits. A un moment donné, il y a bien qurlqu’un qui les paie pour former les casseurs; et ce quelqu’un a les listes. Qui a les listes si ce n’est des gens de l’etat genre services administratifs? Qui a un intérêt à voire des casseurs partout pour discréditer des manifestants? LOL! Discutez, informez vous et trouvez les officines. Si même un gars comme moi entends des gens en parler et en rencontre... lol! Si vous avez besoin de fiches techniques...
a écrit le 26/11/2018 à 14:31 :
Giletsjaunes à 80 % nous vous soutenons dans votre revendication de suppression des taxes pour ne décevoir personne ne CHANGER PAS DE CAP !!!!!!!!
a écrit le 26/11/2018 à 14:02 :
Il y a quand même des question qui se posent.

Le gouvernement savait que les manifestants viendraient, autorisation ou pas, sur les Champs Elysées.
Ce n'est pas un secret, castagneur a fait fuiter tous les rapports des services de renseignement qui allaient dans ce sens, ainsi que le présence plus que probable d'éléments violents aguerris. Toutes les TV et radios de France en ont parlé.

Pourquoi alors n'a t'il pas bloqué les accès et a t'il laissé sur place du matériel pour les casseurs? Ils ont trouvé des parpaings, des chaises, des tables, des palettes, des barrières en quantité et même des bouteilles de gaz !

La mairie de Paris, auquel les syndicats de police ont demandé des explications (ce sont les services municipaux qui vident avant les manifs) , a fait valoir que le gouvernement leur avait assuré qu'il n'y aurait aucun manifestant sur les CE et c'est pourquoi à 9 heures, les magasins étaient ouverts et le matériel urbain de de chantier était sur place.

Les mêmes syndicats de policiers constatent également que les effectifs de police mobilisés étaient notoirement insuffisants pour assurer la sécurité sur les CE et ont été très vite à cours de grenades lacrymogènes et ont du parfois, pour se dégager être violents, ce qui chacun a pu constater.

Sauf explication rationnelle. Le gouvernement a tout fait pour que les CE soient saccagées.

Il pousse la stratégie du pourrissement bien plus loin que la raison le voudrait, c'est de l'irresponsabilité totale.
Réponse de le 26/11/2018 à 15:27 :
totalement OK le gouvernement est en campagne contre le RN il fallait les discrediter avec de la casse.
a écrit le 26/11/2018 à 12:36 :
Mme Royal qui demande d'annuler la Taxe Carbone: en matière de mauvaise foi et de reculade, elle est championne, elle qui a annulé les portiques et taxes poids lourds par faiblesse et manque de courage politique. Pourquoi est-elle tjrs sur le devant de la scène? Qu'elle se taise...
a écrit le 26/11/2018 à 11:37 :
Et le taux réduit à 15%.
Cela permettra de financer la transition écologique et interplanétaire en tenant du caractère philosopho-métaphysique du principe pollueur payeur.
Suffit les gilets jaunes, sinon c’est une TVA à 35%. Ce qui permettra de financer la réparation des éoliennes et des écluses et des pistes de randonnées.
a écrit le 26/11/2018 à 11:04 :
Que ce gouvernement arrête avec la transition énergétique! Ils veulent juste de l'argent pour boucler le budget de l'Etat!
La consommation de carburant baisse en France du fait que les voitures sont plus économes. Du coup pour maintenir les recettes fiscales, ils sont obligés d'augmenter la TIPP.
a écrit le 26/11/2018 à 10:49 :
Un truc m'étonne depuis le départ: pourquoi inciter les français à acheter des voitures électriques alors qu'il n'y a pas de prises de courant ? Ce n'est même pas une question de fric, c'est juste du bon sens. Ou sont les prises de courant : dans les parking payants et chez les gens qui ont une maison individuelle. Nabilla n'aurait pas dit mieux: "t'as une voiture électrique et t'as pas de prise ! non mais allo quoi..."
Réponse de le 26/11/2018 à 13:42 :
Vous n'avez pas tort.

La prime est encore plus idiote que ça puisqu' elle permettra de remplacer un véhicule diesel... par un autre véhicule diesel!

Ou plus fort, un véhicule essence, par un véhicule diesel d'occasion.
a écrit le 26/11/2018 à 9:36 :
Forte augmentation des vols de carburants. La taxe ne va faire qu'augmenter le phénomène.
a écrit le 26/11/2018 à 9:04 :
Forte augmentation des vols de carburants. La taxe ne va faire qu'augmenter le phénomène.
a écrit le 26/11/2018 à 8:37 :
Taxo-Man, va se coller en Glue, ses " Gilets Jaunes " pour ses 41 mois restants. Il n'a rien à proposer de VRAI et concret EN POUVOIR D ACHAT. Etat-Cigale le plus dépensier-gaspill, et endetté de tous les pays socialement avancés. Les 60 Milliards/eur/an de taxes carbur, c'est évidemment pour l écologie et pour notre pouvoir d'achat. Taxo-Man ne connait rien de la souffrance des classes moyennes, et s'en fout. Il ne résoudra rien : SES TAXES ET RIEN QUE SES TAXES, et saignée des retraités désindexés à perpet. La croissance du 4ème trimestre ne sera que de 0.2%. et 1% 2019
Le 15 du mois malgré les privations, devient la déprimante et sinistre fin de mois.
a écrit le 26/11/2018 à 8:04 :
Merci aux Gilets Jaunes de demander des diminutions d'impôts alors qu'une grande partie d'entre eux n'en paient pas (directs, sur le revenu). Devant une telle situation, M.Macron n'aura comme seul choix que de s'attaquer enfin au mammouth de la dépense publique incontrôlée, inefficiente. Et que l'on ne parle pas des nécessaires dépenses de santé ou d'éducation, nous sommes tous d'accord..C'est le reste qui pose problème.
Réponse de le 26/11/2018 à 8:51 :
Je crois qu'il y a une méconnaissance du sujet. Tout le monde paye des impôts directs à partir du moment ou vous travaillez vous payez de la CSG et du RDS qui sont des impôts directs.
Réponse de le 26/11/2018 à 12:43 :
"A partir du moment ou vous travaillez" CQFD
a écrit le 26/11/2018 à 7:02 :
trop de gaspillage d'argent public par exemple la loi sur le mécénat. Il faudrait la réserver à une liste limitée et publique d'organisations : fédérations sportives, ONG comme les Restos du Coeur.
a écrit le 26/11/2018 à 6:14 :
Macron a été élu pour mener les réformes nécessaires même si elles sont impopulaires.

Reculer maintenant serait un échec sur toute la ligne : il perdrait ses soutiens tout en ne gagnant pas celui des nombrilistes de courte vue.

Il doit y aller jusqu’au bout, quittes à perdre la prochaine élection. Au moins il aura gagné sa place dans l’Histoire de France.
Réponse de le 26/11/2018 à 7:28 :
@Tom: Comme tous ses prédécesseurs depuis MITTERRAND, MACRON a été élu faute de mieux. Il n'apparait pas, jusqu'à présent, que ses "réformes" aient modifié quoi que ce soit dans le monde économique à en voir les résultats; je ne crois pas me tromper en écrivant que l'appauvrissement de la population est général.
Réponse de le 26/11/2018 à 8:41 :
Et les dépenses publiques-gaspill ? Le Mammouth obèse ?
Réponse de le 26/11/2018 à 9:00 :
En parlant d'election :

C’était attendu. Avec 12 points d’avance sur son opposante de La France insoumise, Farida Amrani, à l’issue du premier tour (30% contre 18%), Francis Chouat s’est logiquement imposé, dimanche 25 novembre, et devient le nouveau député de la première circonscription de l’Essonne, comme le rapporte Franceinfo. Avec 59,1% des suffrages, Francis Chouat, soutenu par LREM et l'ensemble des maires de droite du secteur qui ont tous appelé à voter Chouat au deuxieme tour., n’a pas tremblé, et succède à Manuel Valls, démissionnaire et parti vers de nouveaux horizons à Barcelone.De l’autre côté, pour La France insoumise. La candidate Farida Amrani n’a pas réussi à unir derrière elle une gauche divisée, qui présentait trois candidatures distinctes au premier tour.Le taux d’abstention qui tourne autour de 82% au terme de ce second tour montre bien que les Insoumis n’ont pas réussi à mobiliser, dans un contexte pourtant défavorable à Emmanuel Macron et son gouvernement.
a écrit le 26/11/2018 à 0:33 :
Macron n a pas compris que la taxe gaz oil n est que la goutte d eau......qui fait déborder le vase
c est tout le reste qui est bancale.....
sans compter que....les derniers loyers de ssence émettent plus de CO2.....car consomment plus qu un diesel équivalent, émettent des nanoparticules tres complexes a bloquer.....et quid des Nox..dont on ne souffle mot.injection directe+turbo ne font pas bon ménage avec la planète
bref, le mec qui achète une voiture essence neuve, avec la prime..risque de polluer encore longtemps, compris la pollution générée par la production de sa voiture neuve...
a écrit le 25/11/2018 à 22:47 :
Total soutien au gouvernement.
Il ne faut pas laisser quelques milliers de casseurs imposer leur loi au peuple français.
Réponse de le 26/11/2018 à 19:29 :
Sauf si les casseurs et le gouvernement sont les deux faces des mêmes intérêts. Le gouvernement a besoin de casseurs. S’il n’en a pas, il en crée. C’est ça qu’on lui reproche aussi. Et là, c’est de légitimité que l’on parle. Il n’y a pas si longtemps, un certain Assad a essayé de maintenir le statut quo en Syrie en invoquant la menace Israélienne au combien fédératrice. Ça lui a quand même peté à la gueule. Là, c’est pareil. Comme ils sont opportuns, ces casseurs quand 80% de la population pense que le Gvt se fout du monde. Je n’ai pas le moyen de le prouver pour le moment, mais il me semble que des personnes paient la formation des casseurs et que ces personnes partagent les mêmes intérêts que le gvt. Une enquête là dessus et le journaliste aura un accident.
a écrit le 25/11/2018 à 20:35 :
Etape n°1 : Affirmer que les Français refusent d'être responsables
Etape n°2 : Affirmer que les revendications sont entendues
Etape n°3 : Passer sous silence les interventions des CRS
Etape n°4: Affirmer que le mouvement s’essouffle
Etape n°5 : Changer de sujet
Etape n°6 : Maintenir la volonté de l'enfant roi ?
Réponse de le 26/11/2018 à 19:31 :
Je partage à 100% votre analyse de la chronologie. La journée n’avait pas encore commencée que les annonces se succédaient pour marteler un essoufflement de la mobilisation.
a écrit le 25/11/2018 à 20:23 :
il suffit de lire les réponses d un ancien ministre mr LUC FERRY sur var matin qui soutien cette colère légitime! du raket... soutien aux gilets jaune
Réponse de le 26/11/2018 à 12:48 :
N'oubliez pas d'acheter le bouquin de Luc. Un camarade.
a écrit le 25/11/2018 à 20:06 :
Bloque t-il pollution et réchauffement climatique à nos frontières, Jupiter qu'il est ? A Prouver….. Ecologie : prétexte FISCAL mensonger. Mon époux et moi en France intérieure, faisons A/R l'un dir nord, l'autre direct sud 2X43KM et 2X28KM chaque jour : aucune autre alternative. 3200eur à nous deux : des centaines d'eur de taxes carbur chaque mois. Température de la maison réduite à 16° pour nous 4 ( 2 ans et 4ans ) : explosion du prix du gaz plus 23%.

Noel 2018! internet et achats en vraies promos, ou malins.
Réponse de le 25/11/2018 à 22:34 :
Roulez à l'électrique et chauffez vous avec du solaire thermique + PV pour vous rembourser plus vite et pompe à chaleur de Cop supérieur à 5. Vous devriez le savoir depuis 45 ans maintenant "la France n'a pas de pétrole mais elle a des idées" çà ne vous dit rien ce vieux slogan des années 70 ? Il fallait en tenir compte au lieu de faire n'importe quoi.
a écrit le 25/11/2018 à 19:52 :
Ils ne veulent rien céder : Calcul du prix TTC du Carbur A CHANGER AINSI :
Produit fini Plus tva 5.5%; Plus T.I.P.P modérée Mais ! en pourcentage. AINSI REPERCUSSION INTEGRALE DES BAISSES DU BARIL.
a écrit le 25/11/2018 à 19:42 :
Le Litre ce Carbur est aussi cher à 60 Dollars le Baril, qu'à 130 Dollars il y a quelques années CHERCHONS L ERREUR. De Deux choses l'une il ANNULE les TAXES 2012-2022 ( il était conseiller Eco de Hollande 2012-2014, puis Ministre à Bercy, jusque fin 2016. Ou IL MAINTIENT CES TAXES Carbur 2012-2022, et les affecte en TOTALITE CONTROLEE !!!! à baisse de la CSG CRDS pour tous. Réindexation à titre irrévocable et perpétuel des retraites depuis 2013, Et renoncement aux 4 Milliards d'eur/An du Service Universel pour les affecter EN TOTALITE CONTROLEE AINSI : rendre Dignes et Décents, tous les EHPAD ( exceptés les privés-business) et revaloriser les Infirmiers(es) MAIS NOUS NE SOMMES QUE BAS PEUPLE POPULISTES, DEMAGOGUES, DEMEURES, incapables d'etre cohérents et pertinents. L'écologie est un prétexte-fiscal mensonger : Les Taxes Carbur n'alimentent que l'ETAT CIGALE : le plus dépensier et endetté de tous les pays socialement avancés. Date de libération fiscale : 1/08-31/12. Les résidents volontaires des EHPAD et leur Personnel A BOUT !!! devraient sortir en Gilet Jaune.
Réponse de le 25/11/2018 à 22:16 :
L'erreur c'est de continuer à croire que l'on pourra continuer à polluer/gaspiller indéfiniment et sans effets secondaire pour l'Humanité. Ce que vous proposer se sont des mesures pour assurer le meilleur train de vie possible pour les fossoyeurs de notre planète, pas de laisser une possibilité de survie pour les Humains à naître.
Réponse de le 25/11/2018 à 22:37 :
Il faut maintenir les taxes car nous produisons notre propre énergie en France (électricité, hydrogène et dérivés non carbonés, biométhane etc) donc pas besoin d'importer 56 milliards d'euros par an d'énergies fossiles qui ne servent qu'à payer des yachts aux oligarques russes etc
Réponse de le 26/11/2018 à 8:10 :
En effet TAXO-MAN Bloque la pollution et réchauffement mondial aux Frontières FR !!!! Les 60 Milliards d'eur/an et 600 Milliards/Eur sur 10ans c'est Absolument pour l'écologie !!!! 208 électr 5 portes à 12000 eur, chauffage gaz, plus 23%, limité à 16°( trop couteux) bien isolé, double vitrage : Grand merci aux 60 Milliards eur/An de TAXES Carbur pour financer à 100% l'écologie.

Heureusement USA INDE CHINE BRESIL RUSSIE JAPON EUR DE L EST ALLEMAGNE-CHARBON NE POLLUENT QUE DANS LEURS FRONTIERES.
a écrit le 25/11/2018 à 19:31 :
Ils feraient mieux de voter lors des élections. Parce que 106 000 personnes qui mettent une telle pagaille pour des raisons politiques, qui occupent la rue, empêchent de circuler librement, menacent les personnes et les élus, cela s'appelle du fascisme. Il faut le dire.
a écrit le 25/11/2018 à 19:31 :
L' UPR n' attend pas la réponse de Macron -qui invitait les français à venir le chercher dan la Benalla' s affair- en invitant les français hostiles à la "Macron's policy" et Gilets Jaunes à appeler à la destitution d' icelui en en convoquant l' article 68 de la constitution via les députés élus..
https://www.youtube.com/watch?v=2xdZALD1wRE
Sans bien sûr casser les vitrines et le tout en parfaite légalité constitutionnelle.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :