Les télétravailleurs ont-ils besoin de séances de "détox" numérique ?
Charlotte Hill, AFP
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Photo by Yasmina H on Unsplash
Charlotte Hill, AFP
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Photo by Yasmina H on Unsplash
"Bonne nouvelle, tu n'es pas addict !": dans un monde ultra-connecté, où le télétravail a explosé avec le Covid-19, des ateliers de "digital détox" visent à aider les salariés à mieux vivre avec le numérique.
Lors d'une séance organisée pour une demi-douzaine de syndicalistes CFDT, le formateur, Thierry Le Fur, explique d'emblée l'origine de la démarche : cet ex-directeur marketing raconte en souriant avoir été dans le passé "un peu un dealer de numérique".
Après une période où il a été alcoolo-dépendant, il a décidé de se lancer dans la prévention, et a obtenu un diplôme en santé mentale de "prise en charge des addictions", se plongeant dans le sujet encore peu exploré du "stress numérique".
"Peut-être que je peux aider à prévenir ce que j'ai pu connaitre", dit-il, en soulignant les liens entre "les différentes conduites chroniques et addictives".
Il a calculé qu'un cadre toujours connecté pourrait l'être 250.000 heures dans sa vie, rappelant les études récentes qui font état d'une explosion des cas de burn-out depuis un an.
Les participants, qui travaillent chez Thales, à la SNCF ou encore chez EDF, ont été invités en amont à faire "un test d'hyper connexion".
Au vu de ses réponses, Sophie, qui travaille chez Thales, n'est "pas addict", constate le formateur, tout en la prévenant que se laisser interrompre de façon permanente par des messages risque de rompre le fil de sa pensée, alors que "la mémoire de travail est de 20 à 30 secondes".
"Je pense que je suis un peu plus addict", constate Sandrine, également chez Thales. Sa collègue Sophie lui fait remarquer que c'est peut-être parce qu'elle est plus jeune, alors qu'elle-même a connu "le Minitel et le téléphone avec un fil..."
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

À lire également
Frédéric, qui travaille chez EDF, rapporte pour sa part avoir vu son comportement "totalement changer" depuis la pandémie lors des réunions, faisant désormais "quasiment systématiquement deux choses à la fois", ce qui est "fatiguant".
Charlotte Hill, AFP