Logement : les propositions des candidats à la présidentielle au banc d'essai
César Armand
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A deux mois et une semaine du premier tour, le logement s'invite enfin dans le débat présidentiel. Et ce grâce à la Fondation Abbé Pierre qui a réuni le 2 février dernier la ministre du Logement Emmanuelle Wargon - qui a défendu le bilan du quinquennat -, Fabien Roussel (Parti communiste français), Christiane Taubira (soutenue par le Parti radical de gauche), Anne Hidalgo (Parti socialiste), Jean-Luc Mélenchon (la France insoumise), Yannick Jadot (Europe Ecologie Les Verts) ou encore Aurélien Pradié, député (LR) du Lot pour Valérie Pécresse.
L'habitat reste en effet le premier poste de dépenses contraintes des Français, et il reste 300.000 sans domicile fixe (SDF), 4 millions de mal-logés - en cohabitation forcée, en suroccupation... - et 12 millions de précaires énergétiques.
Le quinquennat qui s'achève aura été marqué, pêle-mêle, par la suppression de l'APL accession, la baisse de 5 euros des APL, la contemporanéisation des APL, la réduction du loyer de solidarité des offices HLM.
Sans oublier la transformation de l'ISF en impôt sur la fortune immobilière (IFI), la crise Covid, la création de 40.000 places d'hébergement d'urgence supplémentaires ou encore les milliards d'euros débloqués pour la construction neuve et la rénovation dans le cadre de France Relance.
Lors d'un débat enregistré et filmé avec Christophe Robert, le délégué général de la Fondation Abbé Pierre, le président Macron a concédé ne pas être « allé suffisamment loin » sur la production de logements sociaux. Malgré le volontarisme de sa ministre Wargon de vouloir construire 250.000 logements d'ici à fin 2022, seules 104.800 autorisations à construire au lieu de 120.000 ont été délivrées en 2021 auprès des bailleurs sociaux. Ces derniers estiment même qu'il en faudrait 150.000 par an pour répondre aux 2,2 millions de demandes de logements sociaux.
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Malgré le tollé général à l'automne 2017 après la baisse de 5 euros des APL, le chef de l'Etat veut encore « réformer les aides personnelles au logement » (APL). En ligne de mire : le revenu d'universel d'activité (RUA), évoqué dès septembre 2018, qui fusionnerait l'ensemble des aides sociales, dont les APL. « C'est une réforme d'ensemble. Elle est très importante et s'accompagnera, de toute façon, d'un investissement de la Nation parce que tout ça, ça ne se fait pas en baissant les prestations », a déclaré Emmanuel Macron.
César Armand