Furieuses ! Les organisations patronales sont absolument furieuses devant l'évolution du contenu du projet de loi sur le dialogue social, après son passage mercredi 20 mai devant la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale.
La CGPME parle de « projet de loi de ringardisation du dialogue social » et la Fédération nationale de l'habillement (qui défend les commerces de centre-ville) ne décolère pas, tout comme les artisans employeurs de l'UPA. Quel est l'objet de leur courroux ?
Christophe Sigure, le rapporteur PS du projet, de loi a fait voter par la commission des Affaires sociales un amendement qui permet aux membres des futures commissions régionales paritaires, composées de salariés (élus sur listes syndicales) et d'employeurs, issus des TPE, d'avoir accès aux locaux des entreprises sur autorisation de l'employeur.
Initialement, le projet de loi, porté par le ministre du Travail François Rebsamen, précisait que ces futures commissions régionales, chargées d'assurer un dialogue social entre employeurs et salariés des entreprises de moins de 11 salariés, resteraient strictement hors de l'entreprise et n'auraient que des missions de « conseil ».
Intervenant devant l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis), Christophe Sigure a justifié cette évolution :
Le député ne considère pas que permettre la médiation sur la base du volontariat soit "une agression à l'égard des employeurs":
La CGPME a promptement réagi. Elle dénonce une mesure qui risque de « formaliser » le dialogue social dans les TPE, et ce, d'autant plus que :
Rappelons que, actuellement, les commissions paritaires de ce type, déjà en vigueur dans le secteur de l'artisanat (les GPRIA) n'ont absolument pas vocation à entrer dans les entreprises.
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Si cet amendement est confirmé en vote public - la discussion du texte dans l'hémicycle est prévue pour durer du 26 au 29 mai -, le fonctionnement de ces GPRIA risque alors d'être remise en question, ce que les employeurs artisans de l'UPA n'accepteront pas.
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D'ailleurs, l'UPA a immédiatement réagi:
L'organisation patronale des artisans appelle donc les députés à "retirer" cette disposition. Ça commence très fort...
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