Loi travail 2 : le plan du gouvernement pour la rentrée

Fanny Guinochet
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Catherine Vautrin, la ministre du Travail.
© LTD / Raphaël Lafargue/ABACA

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Catherine Vautrin, la ministre du Travail.
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Ne pas montrer que l'on est uniquement dans le coercitif avec la réforme de l'assurance chômage, être à l'écoute des nouvelles aspirations des actifs, notamment des jeunes générations qui rêvent de moduler leur temps de travail, d'être plus autonomes, de changer plusieurs fois de métier au cours de leur vie professionnelle. Telle est l'ambition du gouvernement à l'approche des élections européennes.
Aussi l'exécutif réfléchit-il déjà à une nouvelle loi travail qui, cette fois, ouvrirait de nouveaux droits sociaux. « Le nom n'est pas encore défini mais il s'agirait d'un texte autour des nouvelles organisations du travail, une sorte d'acte 2 des ordonnances travail... même si "ordonnance", c'est un peu trop connoté », confie un conseiller ministériel.
Emmanuel Macron comme Gabriel Attal en avaient parlé en début d'année sans donner plus de détails. Mais, selon nos informations, ce projet de loi avance. Et il aura pour socle l'accord que les syndicats progressistes (CFDT et CFTC) s'apprêtent à signer, mardi, avec l'U2P, l'organisation patronale des artisans. Des discussions auxquelles ni le Medef ni la CPME n'ont voulu s'associer mais que l'exécutif entend bien retranscrire en l'état. Histoire de montrer qu'il reste à l'écoute du dialogue social, fût-il non représentatif et partiel.
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Et cela tombe bien : ces échanges remettent au goût du jour une vieille idée de la CFDT, promesse d'Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle : le compte épargne temps universel (Cetu). Objectif : permettre aux travailleurs d'accumuler des jours de congés - et de les conserver lorsqu'ils changent d'entreprise - pour mieux moduler leur temps de travail tout au long de leur carrière. Aujourd'hui, seuls les salariés des grandes entreprises ont des comptes épargne temps, et l'accord repris dans la loi permettrait d'en faire bénéficier tous les salariés y compris ceux des TPE.
Fanny Guinochet