Loi Travail : "plus de 220.000 manifestants" en France

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À Paris, les manifestants étaient entre 11.000 et 12.000 selon la police.
À Paris, les manifestants étaient entre 11.000 et 12.000 selon la police. (Crédits : REUTERS/Gonzalo Fuentes)
La CGT s'est félicité d'une amplification du mouvement, qui a rassemblé selon elle "deux fois plus" que lors de la journée du 12 mai. Le ministère de l'Intérieur fait lui mention de 55.000 manifestants. Une nouvelle journée d'action, à l'appel de la CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl, est organisée jeudi.

Encore une fois, les chiffres diffèrent. Les défilés organisés mardi en France à l'appel de sept syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl) contre la loi Travail portée par la ministre Myriam El Khomri ont rassemblé "plus de 220.000 manifestants", soit "deux fois plus" que la précédente journée d'action du 12 mai, selon un communiqué de la CGT.

Les chiffres communiqués à l'AFP par le ministère de l'Intérieur mentionnent quant à eux 68.000 manifestants, dont entre 11.000 et 12.000 à Paris.La participation de mardi est supérieure à celle de la dernière journée de mobilisation, jeudi, qui avait réuni 55.000 personnes en France, selon le ministère.

"Loin de faiblir, [le mouvement de protestation] va se poursuivre et s'amplifier jusqu'au retrait" du projet de loi Travail, prédit la confédération de Montreuil, qui avait recensé jusqu'à 1,2 million de manifestants au pic de la mobilisation le 31 mars.

Nouvelles grèves à venir

La CGT se félicite de la "puissante mobilisation" des chauffeurs routiers, débutée mardi à l'aube et reconduite pour mercredi. Elle assure également que les raffineries de Donges (Loire-Atlantique) et de La Mède (Bouches-du-Rhône) sont "à l'arrêt et/ou bloquées", tout comme "l'ensemble des ports français".

En ajoutant le mouvement social des cheminots mercredi et jeudi, qui "s'annonce d'ores et déjà très puissant", le syndicat y voit "la vitalité des mobilisations" et "une montée en puissance dans les heures à venir" de la contestation.

Une nouvelle journée d'action, à l'appel de la CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl, est organisée jeudi.

87 personnes interpellées

Lors de cette sixième journée de mobilisation, 87 personnes ont été interpellées, dont 46 placées en garde à vue, annonce le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, dans un communiqué. Onze policiers ont été blessés, dont un grièvement par un jet de projectile à Lyon, précise-t-il.

François Hollande a assuré mardi matin sur Europe 1 qu'il ne "céderait pas" sur une réforme "concertée" et "corrigée".

>> Lire Ce qu'il faut retenir de l'interview de François Hollande sur Europe 1

(avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 18/05/2016 à 21:21 :
pourquoi ce titre racoleur et mensonger ? ou il fallait préciser "selon les syndicats" ou bien il fallait indiquer les chiffres de la police ! ok ! on sait que les journalistes sont de gauche mais trop c'est trop !
a écrit le 18/05/2016 à 15:56 :
Vous savez sur la Côte Azur, la crise on a du mal à la constater.
Tous le monde ici a les derniers vêtements à la mode.
Idem pour les smartphones.
Le secteur Immobilier se porte a merveille.
Les voitures allemandes neuves sont très nombreuses dans les rues.
Réponse de le 19/05/2016 à 19:03 :
Je suis bien d'accord !et pas que sur la côte d'azur !! Le Français a la gueule trop pleine !!
a écrit le 18/05/2016 à 14:59 :
et pendant ce temps-là le syndicat allemand IG-Metall obtient 4,8 % d'augmentation salariale ... Pas mal, non, dans le pays des champions toutes catégories de la rigueur et de la lutte contre l'inflation ? On pourrait peut-être y envoyer Gattaz en stage ...
a écrit le 18/05/2016 à 14:00 :
on ne va pas laisser détruire ce pays parce que 200000 brailleurs sont sur la rue
a écrit le 18/05/2016 à 12:13 :
LA LUTTE CONTINUE RENDEZ VOUS LE 19 05 2016 DANS LES RUES DE FRANCE ? ??
a écrit le 18/05/2016 à 11:36 :
Il suffit maintenant d'assez peu de modifications de la loi pour calmer le jeu. Autoriser les entreprises à négocier les heures sup à la baisse est complètement stupide. On ne voit pas bien le rapport avec la lutte contre le chômage. D'une façon générale, il faut sans doute consolider des négociations nationales (par branche) sur les salaires horaires par niveau de qualification ainsi que sur le différentiel de coût de l'heure sup. Ca protègera les PME elles-mêmes de tout dumping social (elles ont déjà à se battre contre les travailleurs détachés). Ceci autoriserait en revanche une décentralisation des discussions sur le temps de travail. Donc avec un peu de bonne volonté on peut aboutir à une loi acceptée par le plus grand nombre...mais en France la bonne volonté c'est difficile à trouver.
a écrit le 18/05/2016 à 10:05 :
Je compare ces manifestants à des terroristes anti-démocratiques. Ce gouvernement a été régulièrement élu. Il fait sont boulot, s'il y en a qui ne sont pas d'accord avec ils pourront choisir d'autres élus aux prochaines élections qui changeront peut-être la loi. En attendant je suis opposé à une seule loi celle de la rue ainsi que des méthodes utilisées par certains syndicats. Ils créent un climat d'insécurité, d'inquiétude, l'impression d'une bande qui cherche à nuire, à détruire la vie de l'immense majorité.
Réponse de le 18/05/2016 à 11:15 :
"Ce gouvernement a été régulièrement élu".

C'était dans les 60 propositions cette réforme ?
a écrit le 18/05/2016 à 9:45 :
Ces manifs sont un rituel d'un autre âge pratiqué par une petite minorité de nantis : ouvrez vos yeux et regardez la grande majorité des français au travail autour de vous. Et dites vous que tout ce talent et cette énergie peuvent être gaspillés le jour où on perd son emploi, ce que ne risquent pas ces manifestants fonctionnaires, parce qu'on met trop de temps à en retrouver un autre. Ce que cette loi, quelle qu'elle soit, cherche à éviter.
a écrit le 18/05/2016 à 9:41 :
les politicar savent bien que la révolution ne se fait pas a l eau de rose.
a écrit le 18/05/2016 à 8:20 :
Personne n'est obligé de travailler si les conditions de travail ne lui conviennent pas.
Il peut chercher ailleurs : autre entreprise, autre métier, autre pays, etc...
a écrit le 18/05/2016 à 8:12 :
On peut comprendre que les routiers du secteur marchand fassent grève avec des semaines de 55h de travail, des rémunérations de misères et une concurrence déloyale face au pays de l'est... Alors que les politiciens de gauche comme de droite tous venant de la même caste énarque, hauts fonctionnaires... augmentent l'indice des fonctionnaires et les primes des enseignants publiques pour des semaines de -32h, 3 mois de congé, de 24h pour les contrôleurs aériens, l’absentéisme stratosphérique, etc... la caste de politiciens qui ne touchent pas à leurs avantages demandes à la société civile encore et encore des réformes, de se serrer la ceinture "pour travailler plus pour gagner moins" pour maintenir les privilèges de la monarchie parlementaire, sénateurs, députés, présidents des régions, etc ainsi que ceux des 5,6 millions de fonctionnaires ou entreprises publiques type sncf, ratp avec des journées de travail de 3,5h à 6h, la sécurité de l'emploi, retraites à 50 ans, etc... Faudra-t-il que le privé fasse sa révolution pour lutter contre cette situation inégalitaire et pour déboulonner cette caste de nabab de politiciens fonctionnarisés et ses vassaux qui ruinent notre pays et envoient notre pays dans son déclin !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! HOLLANDE NE FAIT QUE CREUSER L'ECART TRES INEGALITAIRE ENTRE LE PUBLIC ET POLITICIENS QUI NE FONT AUCUNE REFORME DANS LA FONCTION PUBLIQUE ET CREUSE LE DEFICIT AVEC LE PRIVE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 18/05/2016 à 11:18 :
"Faudra-t-il que le privé fasse sa révolution"

Avec 96% des entreprises françaises qui ont à peine une vingtaine de salariés , hi,hi...
Réponse de le 19/05/2016 à 12:46 :
Au prétendu nom de Liberté, dans le courant des années 70, des "décideurs" firent allégrement sauter les quelques barrières de sécurité ( trop larges majoritairement ) qui existaient dans les domaines des prix, celui aux noms de la libre entreprise, de baisses des coûts, de l'Europe etc... Par exemple suppression dans le monde du transport routier de la Tarification Routière Obligatoire (TRO). Suppression dans les commerces des coef multiplicateurs donc d'un plafond et d'un mini, bien entendu le grand silence sur les marges arrières, les quantitatifs honteux, les têtes de gondoles . En face, les règnes de groupements tant syndicaux que patronaux et bien entendu de services, d'entreprises publiques qui s'avèrent être des chancres, des poids qui pénalisent tout de part les volontés délibérées de leurs dirigeants connus ou occultes de montrer qu' existent des "travailleurs" alors qu'eux .... en roue libre même dans les grimpées.

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