Le calendrier pour accueillir le nouveau siège du gendarme européen de la lutte contre l'argent sale s'accélère. Convié par le Parlement européen ce mardi 30 janvier, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire doit défendre la candidature de Paris. « La France considère que le siège de l'autorité doit être situé dans un pays où les dispositifs de lutte contre le blanchiment font partie des meilleurs standards mondiaux », a argué l'entourage du ministre lors d'une réunion avec les journalistes.
Dans la délégation tricolore, sont également présents, le nouveau patron du Trésor Bertrand Dumont, l'ancien président de l'autorité des marchés financiers (AMF) Robert Ophèle, le directeur de Tracfin Guillaume Valette-Valla, et la vice-présidente de la région Ile-de-France en charge de l'attractivité Alexandra Dublanche.
Ce grand oral a lieu t
rois mois après la présentation officielle de la candidature à Bercy. À l'époque, Bruno Le Maire et l'ancienne secrétaire d'Etat aux affaires européennes, Laurence Boone, avaient mis les bouchées doubles pour recevoir les diplomates européens et représentants des institutions bruxelloises au ministère des Finances.
L'implantation de cette nouvelle autorité permettrait la création d'environ 300 postes au total. Pour défendre sa position, la délégation emmenée par Bruno Le Maire va rappeler que La France « n'est pas richement dotée en institutions européennes contrairement à d'autres capitales européennes ». Au total, l'Hexagone compte seulement 1.300 emplois rattachés directement à l'Europe. Outre-Rhin, plus de 5.500 postes sont recensés en prenant en compte le siège de la Banque centrale européenne (BCE) à Francfort. Et en Italie, les institutions européennes font travailler 2.200 personnes.