Manuel Valls ne veut pas d'accord de libre-échange transatlantique

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Manuel Valls rejette le Tafta
Manuel Valls rejette le Tafta (Crédits : © Philippe Wojazer / Reuters)
Le premier ministre a rejeté pour l'instant tout accord de libre-échange avec les Etats-Unis. Il appelle l'Europe à la fermeté et au respect de ses intérêts.

Le premier ministre Manuel Valls s'est montré très dur face au projet de traité de libre-échange transatlantique avec les Etats-Unis connu sous son acronyme anglais Tafta. Devant des militants socialistes à Belleville-sur-Mer, en Seine-Maritime, il a prévenu que la France s'opposerait à ce projet qui, selon lui, « ne va pas dans le bon sens ». Pour l'hôte de Matignon, l'Union européenne doit sortir d'une certaine naïveté. « Dorénavant, aucun accord de libre-échange ne doit être conclu s'il ne respecte pas les intérêts de l'Union. L'Europe doit être ferme. La France y veillera. »

Pas d'accord

Et Manuel Valls de conclure : « il ne peut y avoir d'accord de traité transatlantique ». Pour lui, ce traité « imposerait une vision qui ferait non seulement le lit des populismes, mais qui, tout simplement, serait mauvaise pour notre économie ». La France ne s'était jamais montré très enthousiaste par ce projet qui est en négociation depuis 2013 dans le plus grand secret. Voici deux mois, Manuel Valls s'était montré très inquiets sur les conséquences sanitaires et environnementales du Tafta. Cette fois, il va plus loin et rejette pour le moment tout accord.

Conséquences d'un « non » français

Depuis le traité de Lisbonne, la politique commerciale est assurée par l'UE. Ce sont donc les services bruxellois qui négocient avec les Etats-Unis, en particulier la commissaire suédoise Cecilia Malmström. Mais le Conseil européen des chefs d'Etats et de gouvernements devra valider les termes de l'accord trouvé. Un « non » français pourrait donc avoir un impact sur les négociations, l'UE tentant de trouver un accord qui soit acceptable par Paris. Il renforce cependant les positions de ceux qui rejettent le Tafta. Si Angela Merkel reste officiellement favorable à un accord, les Sociaux-démocrates sont beaucoup plus sceptiques alors même qu'une majorité d'Allemands rejette l'idée d'un tel traité.

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Commentaires
a écrit le 27/06/2016 à 16:20 :
Excit le TAFTA, mais le CETA est en embuscade, avec 40 000 entreprises US implantées au Canada.
Qui est mandaté pour négocier ces accords? Est-ce une demande du peuple?
Finalement, qu'elle Europe négocie? : Le conseil de l'Europe, L'Union européenne, l'Espace Economique Européén, La zone euro, l'Union douaniere avec l'UE, l'espace Schengen? (çà en fait des gens à payer!)
a écrit le 27/06/2016 à 13:40 :
Il a parfaitement raison
Qu'est ce que cette Europe qui négocie, secret ( pourquoi ?) des accords qui vont à l'encontre de ses intérêts. Raz le bol de cette Europe technocratique, gouvernée par des gens qui gagnent au moins 6 000€/mois et qui ont une vision ultra libérale : concurrence tout prix
a écrit le 27/06/2016 à 10:45 :
Et l'accord TISA ?

Cet immense marché en cours de négociation menace l’existence même des services publics. En plus des traités européens existants, ce projet laisse à penser que les services publics subiront une nouvelle attaque libérale. Cet accord entend forcer les pays à ouvrir les portes à la concurrence. La philosophie générale vise à renforcer l’emprise des multinationales sur notre vie quotidienne, la politique locale, nationale et globale. L’idée est de pousser les pays à accepter la concurrence des grands groupes avec les fournisseurs domestiques. S’il était validé, cet accord empêcherait les États et les localités de rapatrier certains secteurs en régie publique. Demain, au titre des profits perdus, les multinationales pourraient poursuivre en justice les gouvernements qui prennent ces mesures pour assurer l’accès universel aux services essentiels. Une fois que la porte est ouverte, il est très difficile de revenir en arrière. Aux États-Unis, un groupe nommé Coalition des industries et des services regroupe tous les acteurs de la finance et des multinationales, telles que AIG Assurance, Microsoft, Oracle, Walmart, Google, Walt Disney… Un consortium qui a véritablement à gagner en ouvrant les marchés des autres pays. S’il ne le fait pas déjà, c’est justement parce qu’il en est empêché par les politiques nationales.
Réponse de le 27/06/2016 à 14:52 :
L'accord Ceta avec le Canada est quasi finalisé, je crois, Bruxelles a trouvé une astuce pour ne pas le soumettre aux 28-1 en disant que l'accord n'est pas fondamental, donc agréé directement (marianne web, article du 08 Juin 2016). Les USA ont des filiales au Canada, ils pourront donc de toute façon vendre en UE par ce biais. Pour le tribunal, ça choque et bloque pour le TAFTA mais pour l'autre, calme plat, rien de précisé, étrange voire inquiétant.
Nous sommes cernés par les accords (défavorables).
a écrit le 27/06/2016 à 10:36 :
Position de circonstance probable, la seule différence c'est que sur cet accord avec les USA Mr Valls ne dispose pas du 49,3 comme avec la loi travail! Nos amis Allemands pèseront sans aucun doute beaucoup plus à la finale que les syndicats opposés à la loi travail en France ....
a écrit le 27/06/2016 à 8:51 :
il voit que le vent tourne, alors il se raccroche aux branches
a écrit le 26/06/2016 à 23:58 :
Apres le brexit, un accord de libre échange permettrait un fantastique développement des échanges commerciaux entre l'UE et les USA. Valls est fini donc le point de vue de l'ex 1er ministre compte autant que celui de toto.
a écrit le 26/06/2016 à 23:12 :
C'est qui Valls ? Il fait quoi ? Il parle de qui de quoi ? C'est pas Mr Komri en photo ...
a écrit le 26/06/2016 à 23:04 :
Enfin une bonne nouvelle ...
a écrit le 26/06/2016 à 22:20 :
Valls à 18 % est cuit, comme ce gouvernement d' européïstes aux ordres de la Bruxelles us, condamné à la poubelle de l' histoire...
a écrit le 26/06/2016 à 19:54 :
Le TAFTA était déjà en fort mauvaise position depuis des mois.
Comme Obama l'a dit, les USA ne reprendraient pas 10 ans de négociation avec l'UE si elles échouaient, et il est patent qu'avec le Brexit, les paramètres changent considérablement et ne seront pas stabilisés avant 4 ans, voire beaucoup plus.

De facto, le TAFTA est abandonné, et Valls n'y est pour rien.
a écrit le 26/06/2016 à 17:50 :
les US doivent patienter si M. Bisthmuth est élu, après avoir fait allégeance à M. G.Bush puis M. Obama, il fera allégeance au suivant. Donc amis US soyez patients votre cheval de Troie essaie par tous les moyens de revenir malgré sa parole en 2012 de ne pas briller un autre quinquennat s'il était éliminé mais en France la parole politique est une poubelle dans laquelle on déverse tout y compris et surtout sa parole. .
Réponse de le 27/06/2016 à 12:04 :
Bien vu car à peine élu Bismuth allait au Canada avec l'avion de Bolloré et passait 8 jours chez DESMARAIS le puissant relais de la CIA pour y prendre ses ordres. Rappelons que sa belle mère est sous directrice de cet organisme.
a écrit le 26/06/2016 à 17:45 :
Je vous fait le pari que d ici à janvier il rejoindra Mélanchon , et même le dépassera !
a écrit le 26/06/2016 à 17:36 :
dans un an ce mec entrera dans une des plus grosses poubelles de l'histoire.
on s'en fout de ce mec. si ca se trouve dans 2 mois hollande devra dissoudre (brexit) et le PS fera 5 ou 10%.
a écrit le 26/06/2016 à 15:32 :
Il est demander a l'UE de la fermeté et le respects les intérêts des pays membres.... Cela me semble un minimum , mais comme il n'y a aucun contrôle sur l'action parlementaire europeen, comme malheureusement cela est secret, nous somme dans le doute permanent, surtous que les groupes de pression sont nombreux aux parlements européen .... Un des problemes de disfonctionnements de cette Europe qui ce voulez democratique, ils n'y a aucun contrôle... Ce qui ne peu fonctionner dans le monde actuel... Un point à réformer impérativement ....
a écrit le 26/06/2016 à 15:32 :
Il est demander a l'UE de la fermeté et le respects les intérêts des pays membres.... Cela me semble un minimum , mais comme il n'y a aucun contrôle sur l'action parlementaire europeen, comme malheureusement cela est secret, nous somme dans le doute permanent, surtous que les groupes de pression sont nombreux aux parlements européen .... Un des problemes de disfonctionnements de cette Europe qui ce voulez democratique, ils n'y a aucun contrôle... Ce qui ne peu fonctionner dans le monde actuel... Un point à réformer impérativement ....

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