Métiers d’art : une manne économique bien réelle
Valérie Abrial
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Première édition des Rencontres des métiers d'art en juin 2023 à Tonnerre, en Bourgogne-Franche-Comté
REMA
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Première édition des Rencontres des métiers d'art en juin 2023 à Tonnerre, en Bourgogne-Franche-Comté
REMA
Avec plus de 60 000 entreprises et 150 000 professionnels répartis sur tout le territoire, les métiers d'art constituent une véritable force économique. En 2019, ils ont généré un chiffre d'affaires de 19 milliards d'euros, dont 8 milliards issus des exportations*. Initié en majorité par des TPE, la transmission des savoir-faire et leur structuration est aujourd'hui un enjeu capital. Enjeu que le gouvernement a décidé de soutenir avec le lancement d'un plan stratégique en faveur des métiers d'art en mai 2023.
La prise de conscience ne date pourtant pas d'hier dans le secteur économique où l'on observe un certain nombre d'initiatives comme celle de la Fondation Bettencourt-Schueller avec son prix L'intelligence de la main depuis 1999, celle de la maison Chanel qui a ouvert en 2022 le 19 M porte d'Aubervilliers un lieu dédié aux métiers d'art, ou encore celle de LVMH qui vient de dévoiler La Main rue Réaumur au centre de Paris, un espace également consacré à l'artisanat d'art ; tous soutiennent depuis longtemps le secteur tant il est à bien des égards la vitrine de la France et de ses régions, et bien plus encore indispensable de par son excellence, au secteur du luxe et de la mode.
Et à observer la crainte suscitée par l'IA sur les professions dites intellectuelles, pas étonnant que les métiers dit de la main reviennent sur le devant de la scène. Encore moins étonnant au vu de la quête de sens des nouvelles générations quant à leur avenir professionnel, une quête largement accélérée depuis le Covid 19 et l'envie d'exercer une activité utile.
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Planté le décor, il n'était pas inopportun de créer les Rencontres économiques des métiers d'art (REMA) ; bien au contraire, valoriser le dialogue, voire la réconciliation entre deux univers, celui de l'économie et de l'artisanat sous le prisme de l'attractivité, c'était plutôt judicieux. Porté par Romain Mouton et son cabinet de conseil RM, les REMA affichent clairement leur position : révéler la valeur ajoutée des métiers d'art autour d'une communauté d'acteurs économiques, politiques, institutionnels et sociaux.
Valérie Abrial