Nicolas Sarkozy veut un "contre-choc fiscal" d'au moins 20 milliards d'euros

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Nicolas Sarkozy a plaidé mercredi, sur l'antenne d'Europe 1, pour "un contre-choc fiscal". Le chef de file du parti "Les Républicains" souhaite ainsi contrebalancer ce qu'il estime être un "choc fiscal sans précédent" subi sous le quinquennat de François Hollande.
A la question posée par Europe 1: "Baisseriez-vous les impôts pour les 20% des ménages les plus aisés ?", l'ancien président de la République a répondu sans détour "oui"."Le choix d'un contre-choc fiscal, je veux dire de baisse des impôts", et celui-ci doit atteindre "au minimum entre 20 et 30 milliards d'euros", a évalué Nicolas Sarkozy...
Pourtant, la hausse d'impôts a été initiée sous son quinquennat. En 2011, le gouvernement Fillon met en place deux plans de rigueur successifs. Il augmente ainsi les impôts de 16 milliards d'euros cette année-là, puis de 13 milliards d'euros en 2012, comme le révèle le rapport budgétaire sur l'évolution des prélèvements obligatoires.
En sus, François Hollande rajoutera 7 milliards d'impôts après son élection. Le total est donc porté à 20 milliards d'euros de hausse d'impôts cette année-là.
Ce mercredi matin, Nicolas Sarkozy a notamment insisté sur la réduction du "poids des charges sur les emplois existants" et la réforme de la fiscalité sur le patrimoine et l'épargne.
L'ancien chef de l'Etat s'est prononcé pour le rétablissement de l'universalité des allocations familiales, désormais modulées en fonction des revenus des ménages.
Mais Nicolas Sarkozy aurait-il la mémoire courte ? En avril 2010, l'ancien président voulait pourtant suspendre partiellement les allocations familiales des familles ...pour lutter contre l'absentéisme scolaire. La loi sera adoptée en septembre de la même année, puis finalement enterrée par le Sénat en octobre 2012.
Face à la hausse du chômage, le chef de file des Républicains a par ailleurs estimé que "tout doit être fait pour encourager ceux qui n'ont pas d'emploi à reprendre un emploi", se disant favorable à une dégressivité des allocations :
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Rappelons que l'assurance chômage est gérée par les partenaires sociaux (organisations patronales et syndicales). Il est donc de leur seule responsabilité de fixer les règles régissant l'indemnisation du chômage.
(Avec AFP et Reuters)
L'interview de Nicolas Sarkozy du mercredi 2 décembre par Thomas Sotto sur Europe 1
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