Nomination d'un nouveau Premier ministre : Macron va discuter avec les chefs de parti vendredi prochain
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Emmanuel Macron a opposé une fin de non-recevoir à la nomination de Lucie Castets.
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Emmanuel Macron a opposé une fin de non-recevoir à la nomination de Lucie Castets.
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La « trêve » des JO terminée. Le monde politique planche à nouveau sur le sujet principal de cet été : la nomination d'un nouveau gouvernement.
Après avoir joué la montre, à la suite de la victoire du Nouveau Front populaire aux élections législatives, début juillet, Emmanuel Macron a finalement convié les présidents des groupes parlementaires et les chefs des partis représentés au Parlement à « une série d'échanges » le vendredi 23 août, en vue de tenter de constituer un gouvernement, a annoncé ce vendredi l'Elysée.
Arrivée en tête avec 193 députés, l'alliance de gauche espère pouvoir placer une de ses membres à la tête du futur gouvernement. Mais ces derniers vont devoir convaincre les autres forces politiques, étant donné que leur majorité relative est loin des 289 voix requises au palais Bourbon pour gouverner seul.
Le Nouveau Front populaire a envoyé cette semaine des signaux d'ouverture sur son programme pour tenter d'élargir son socle de soutiens afin d'envoyer sa représentante Lucie Castets à Matignon, malgré la fin de non-recevoir d'Emmanuel Macron. Lundi, la haute fonctionnaire de 37 ans a envoyé un courrier aux parlementaires non-RN pour expliquer notamment que sa famille politique entendait « convaincre au-delà des rangs du NFP pour construire des majorités parlementaires ». La missive était co-signée par tous les présidents des groupes de gauche à l'Assemblée nationale et au Sénat.
Dans une interview mardi au Parisien, Lucie Castets a également appelé à chercher « des accords », faute de majorité absolue. Et a déclaré à propos du programme du NFP, véritable boussole des Insoumis qui en ont fait leur alpha et leur omega : « C'est notre base de travail mais il a été construit pour l'exercice du pouvoir en cas de majorité absolue. Maintenant on n'est pas fous, on sait bien que notre majorité est relative ». Ainsi, la directrice des finances de la mairie de Paris a expliqué que l'augmentation du SMIC à 1.600 euros nets, une mesure phare du NFP, restait un « horizon ».
Reste à savoir si cela sera suffisant pour convaincre les autres partis. « Le Nouveau Front populaire n'a pas d'alliés. Imaginez que demain un gouvernement du NFP soit nommé. La première censure tomberait le lendemain », a balayé mercredi sur France Info le patron des sénateurs macronistes François Patriat. Le député RN du Loiret Thomas Ménagé a confirmé que son parti déposerait une motion de censure en cas de gouvernement comportant des ministres écologistes ou insoumis.
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D'autant que les contestations ne se limitent pas qu'au sein des bancs du Parlement. Début juillet, le président du Medef Patrick Martin avait déclaré dans une interview aux Echos que le programme de l'alliance de gauche, qui espère être chargée par le président Emmanuel Macron de former un gouvernement, « est le programme de La France insoumise. Sa mise en œuvre serait fatale pour l'économie française et précipiterait notre déclin. » « On a l'impression que le débat politique s'est affranchi des réalités économiques, beaucoup de responsables ne parlant que d'augmentations de dépenses et d'impôts », avait-il aussi ajouté.
Face à la candidate NFP, qui ne fait donc pas l'unanimité, les noms de Xavier Bertrand, Bernard Cazeneuve ou encore Michel Barnier ont été évoqués ces derniers jours.
La situation devrait donc s'éclaircir dans les prochaines semaines, après les discussions qui auront lieu à l'Elysée.
Reste qu'un Premier ministre nommé par Emmanuel Macron dès la semaine prochaine, « ça me paraît difficile », a expliqué mercredi sur France Info le patron des sénateurs macronistes, François Patriat. « Je verrais plutôt (une nomination) début septembre ou vraiment à la fin du mois (d'août). Il y a une échéance incontournable, c'est le 15 septembre, car il faut présenter un budget. Donc il faut que le gouvernement soit fait en amont », a détaillé le sénateur de Côte-d'Or.
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Ce parlementaire a en effet estimé que les « vraies discussions » en vue d'alliances gouvernementales n'avaient commencé que « ces derniers jours », à travers l'envoi de courriers aux parlementaires par différentes forces politiques (Nouveau Front populaire, Horizons, Renaissance) entre lundi et mardi. « Je crois que le chef de l'Etat consulte beaucoup, que les gens se parlent entre les mouvements, entre les partis. Je crois qu'il y a un dialogue qui est instauré », a-t-il encore affirmé.
(Avec AFP)
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