Il est parfois surnommé « le clone de Macron ». L'actuel ministre des Comptes publics, Thomas Cazenave, a en effet un CV à faire pâlir le président de la République : normalien, agrégé d'économie-gestion, énarque et inspecteur des Finances. Dès 2007, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, les deux hommes travaillent ensemble à la commission pour la libération de la croissance dite « commission Attali ». Le premier part ensuite chez Rothschild, le second chez Orange et Pôle Emploi, avant d'accepter la fonction de directeur de cabinet adjoint de son ami au ministère de l'Economie. Puis lorsqu'Emmanuel Macron prend le large de Bercy, Thomas Cazenave reste comme directeur de cabinet du ministre de l'Industrie, Christophe Sirugue, avant de rejoindre l'Elysée comme secrétaire général adjoint de François Hollande.
Et puis tout s'accélère en novembre 2017, le chef de l'Etat, élu cinq mois plus tôt, le nomme délégué interministériel à la transformation publique, et deux ans plus tard, le haut-fonctionnaire décide de s'engager en politique à l'image de son aîné. Il démissionne de son poste et se met en disponibilité de la fonction publique pour se présenter aux élections municipales à Bordeaux de mars 2020. « J'ai toujours eu envie de m'engager pour ma ville. C'est une échelle passionnante où l'on peut être en proximité, engager des projets et en voir la réalisation », confie Thomas Cazenave à La Tribune.