Nouvelle-Calédonie : les premières évacuations débutent dans un climat de tensions
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Les dégâts des émeutes en Nouvelle-Calédonie pourraient s'élever à un milliard d'euros.
Reuters
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Les dégâts des émeutes en Nouvelle-Calédonie pourraient s'élever à un milliard d'euros.
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La tension reste vive ce samedi en Nouvelle-Calédonie, où la mission de « rétablir l'ordre dans les jours à venir », fixée par le président Emmanuel Macron lors de son déplacement express, se révèle difficile à remplir.
Malgré une situation qui reste « difficile », selon la ministre déléguée aux Outre-mer, Marie Guévenoux, restée dans l'île depuis la visite du chef de l'Etat, les premières évacuations de touristes coincés depuis dix jours dans l'archipel, ont débuté samedi, grâce à des rotations d'avons militaires depuis l'aérodrome de Magenta à Nouméa, vers l'Australie et la Nouvelle-Zélande.
« L'attente était interminable, puisque la réouverture de l'aéroport est repoussée de jour en jour », a raconté à l'AFP l'une de ces touristes. Les barrages sur les routes continuent pourtant d'entraver la circulation. Une trentaine de personnes ont dû être évacué dans la nuit de vendredi à samedi dans un quartier à Nouméa en raison d'incendies et de pillage. De nombreuses maisons ont été pillées et les pilleurs ne sont pas forcément les mêmes qui tiennent les barrages.
Le FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste) a lui-même admis samedi qu'« aujourd'hui, l'objectif principal est d'apaiser les tensions et de trouver des solutions durables pour notre pays ».
Les indépendantistes réclament toujours le retrait de la révision constitutionnelle du corps électoral, risquant selon eux de minoriser encore plus les voix du peuple Kanak, que le gouvernement projetait encore récemment de faire voter en Congrès au mois de juin. Mais ils prennent également « acte du processus de désescalade proposé par le président de la République et des engagements demandés à chacune des parties de façon à pouvoir sortir de cette crise par le haut ».
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« On maintient la résistance dans nos quartiers », avait cependant lancé la veille, Christian Tein, le chef de file de la CCAT, collectif indépendantiste qui organise la contestation, dénonçant « la forte répression (...) que notre population est en train de subir ».
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