Péages urbains : le gouvernement va faire marche arrière

Le gouvernement a préféré exclure les péages urbains du projet de Loi sur les mobilités (LOM) qui doit être présenté lundi en Conseil des ministres.

1 mn

(Crédits : Charles Platiau)

Le gouvernement a préféré exclure les péages urbains du projet du LOM qui doit être présenté lundi en Conseil des ministres, faute de villes candidates et pour ne pas "accentuer les fractures entre territoires", a indiqué dimanche Élisabeth Borne, la ministère des Transports.

L'article 22ter du projet de loi était censé donner aux grandes agglomérations intéressées la possibilité d'instaurer un péage urbain - officiellement appelé "tarif de congestion" - "pour limiter la circulation automobile et lutter contre la pollution et les nuisances environnementales". Il encadrait une éventuelle mise en oeuvre et en fixait un tarif maximum, jusqu'à 2,50 euros pour entrer dans les zones concernées pour un véhicule léger.

Eviter de plus fâcher les "Gilets jaunes"

"Lors des Assises de la mobilité (une vaste concertation menée à l'automne 2017, Ndlr), les collectivités nous avaient demandé de disposer d'un outil plus opérationnel et plus encadré. C'est ce à quoi nous avions travaillé", a expliqué un porte-parole du ministère.

"Manifestement, cette mesure est perçue comme risquant d'accentuer les fractures entre territoires. Nous ne voulons pas créer de faux débats, aussi cette disposition ne figure pas dans le projet de loi", a-t-il ajouté, rappelant que la loi "Grenelle 2" de 2010 les envisageait déjà.

"Si les élus (...) le demandent, on leur donnera la façon de mieux encadrer ces péages, s'ils ne le demandent pas, cette disposition ne sera pas dans la loi", avait déjà dit la ministre Elisabeth Borne sur France Info le 19 novembre.

De fait, aucune agglomération ne s'est plus montrée intéressée, tandis qu'on a vu les péages urbains vilipendés lors de manifestations de "Gilets jaunes".

(avec agences)

1 mn

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 10
à écrit le 27/11/2018 à 14:49
Signaler
Bonjour, c'est une article très interessant

à écrit le 26/11/2018 à 20:04
Signaler
Superbe logique, on accepte la mondialisation sans limite et sans taxes qui ruinent notre industrie et on taxe la mobilité a l'intérieur du pays qui écrase les classes moyennes ???

le 27/11/2018 à 3:50
Signaler
Depuis colbert. On ecrase le peuple de France de taxes. Il ne font que faire perdurer un systeme.

à écrit le 26/11/2018 à 14:01
Signaler
Serait-ce le début d’un retour à la réalité...... sans doute si cela se confirme par l’abandon des hausses de taxes sur les carburants et le retour à la situation au 1er Septembre dernier !!!

à écrit le 26/11/2018 à 13:33
Signaler
Et pourquoi pas, un péage pour sortir des villes. Leurs habitants seraient aussi soumis à contribution. Mais là, plus personne n'envisagerait une telle mesure. L'arroseur serait arrosé.

à écrit le 26/11/2018 à 12:06
Signaler
C'est juste du bon sens pour ne pas revenir au moyen age avec les féodaux (déjà qu'on en est pas loin)... Tiens, ou est le conseil constitutionnel pour censurer toutes ces taxes inéquitables (ou abandon de taxe toujours inéquitables..)

à écrit le 26/11/2018 à 10:56
Signaler
Un péage urbain en lui même suffit-il ?? Les gens ont quoi comme choix ? Prendre le bus à côté de chez eux pour aller en ville sans conduire ? Y a pas de bus près de chez eux. What else ? Quand c'est que pour aller, rester la journée et revenir, le v...

à écrit le 26/11/2018 à 10:38
Signaler
Les nouvelles mesures fiscales sont discriminatoires. Elles divisent les français en catégories traités de manières inégalitaires. S'attaquer à la liberté de circuler, c'est une pratique monarchique qui avait cours au moyen age, et que l'état avait e...

à écrit le 26/11/2018 à 8:55
Signaler
j aime

à écrit le 26/11/2018 à 8:29
Signaler
Une mesure qui risquait de couler les commerçants .

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.