Les projets d'Élisabeth Borne pour les mobilités du quotidien

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(Crédits : CHARLES PLATIAU)
En attendant le projet de loi d'orientation des mobilités qui sera présenté d'ici à la fin novembre en Conseil des ministres, Élisabeth Borne a répondu à La Tribune lors de la « Matinale de la FNTP » sur tous les enjeux liés aux transports de demain : mobilité douce et durable, révolution numérique, fiscalité écologique...

LA TRIBUNE - Les territoires sont désormais représentés par trois ministres au gouvernement. Est-ce un changement de cap ? Une nouvelle méthode de travail ?

ÉLISABETH BORNE - Ce n'est pas une rupture, c'est une affirmation plus forte. L'intitulé et le périmètre des ministères traduisent la volonté de travailler davantage encore avec les territoires, ce que nous faisons déjà. Depuis un an et demi, je travaille avec les élus et leurs associations, car mon champ de compétences est un domaine décentralisé. Si nous voulons que nos politiques se mettent en oeuvre, il faut travailler avec eux. Dans ce grand ministère auxquels les transports sont rattachés, la transition écologique et solidaire ne peut se faire que si les élus locaux s'en saisissent et qu'on leur apporte les bons outils.

Vous venez d'annoncer que l'A45, prévue entre Lyon et Saint-Étienne, ne se ferait pas. Ce choix s'inscrit-il dans la continuité de votre discours « on ne peut pas tout financer » ?

La méthode du gouvernement ne consiste à pas tout décider depuis Paris. Le Conseil d'orientation des infrastructures (COI), instance indépendante et pluraliste, préconisait de travailler de façon privilégiée sur des alternatives à ce projet. Nous l'avons suivi. L'A45 soulève en outre trois paradoxes : c'est une autoroute à péage majoritairement financée par des subventions, le trafic n'y serait pas assez important et elle doit déboucher sur un contournement ouest de l'agglomération lyonnaise qui n'est pas prévu à ce jour. Ce projet a aussi un impact important sur les terres agricoles avec des enjeux environnementaux. Je suis convaincue que les conditions de déplacement entre Lyon et Saint-Étienne ne sont pas satisfaisantes voire sont insupportables. Pour apporter les réponses les plus efficaces, nous disons « améliorons les infrastructures existantes », routières et ferroviaires. Avec 20 000 voyageurs par jour, la ligne ferroviaire actuelle doit être renforcée... Notre décision ne relève en rien d'un enjeu d'économies pour l'État, puisque les 400 millions d'euros prévus seront sanctuarisés pour investir sur ces alternatives.

Quid d'autres grands projets comme le Canal Seine Nord Europe ou la LGV Bordeaux-Toulouse dans les tuyaux depuis parfois plus de dix ans ?

Lorsque je suis arrivée à la tête de ce ministère, il y avait 10 milliards d'euros d'engagements de plus que les ressources prévues sur la période. Il fallait arrêter de promettre des choses sans avoir les capacités à tenir les engagements. C'est tellement plus facile de dire que chacun doit avoir sa ligne de TGV ou son autoroute, mais il faut sortir de cette logique où l'on promet tout et où on ne fait rien ensuite. Il en va de la crédibilité de la parole de l'État ! C'est d'abord sur les transports du quotidien que nous devons agir. Dans les grandes métropoles, les gens perdent des heures dans les embouteillages ou dans des transports en commun saturés. Dans d'autres territoires, la mobilité est souvent vécue comme une injustice, car il n'y a pas de moyens ou bien peu d'alternatives à la voiture individuelle. La priorité absolue aujourd'hui, c'est l'entretien et la régénération des réseaux, et ce afin d'avoir des conditions de circulation meilleures sur nos routes. Nous voulons aussi donner la priorité à la modernisation, à la mise en place de capacités supplémentaires pour le ferroviaire autour des grandes agglomérations, au désenclavement routier de tous les territoires de notre pays et à l'accompagnement des collectivités en matière de mobilités propres et de transports en commun. Il nous faut aussi favoriser le report modal du fret. Sur les grands projets de liaisons entre métropoles, nous n'y renonçons pas mais nous les inscrivons dans une réalisation progressive, avec des calendriers crédibles, avec des ressources pour les transports du quotidien.

Annoncée pour le premier semestre 2018, la loi d'orientation des mobilités (LOM) en est encore à l'étape du Conseil d'État. Quand sera-t-elle présentée au Conseil des ministres ?

Le projet de loi sera présenté d'ici à la fin novembre. Sur les investissements, nous changeons de méthode. Nous ne faisons plus de schémas non datés ou non fixés, mais nous déterminons dans la loi une programmation des investissements, avec une trajectoire de ressources pour l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF). Nous voulons en effet investir plus et mieux : 13,4 milliards d'euros sur ce quinquennat - 40 % de plus par rapport au précédent - et 14,3 milliards sur le suivant. Nous allons ainsi augmenter de 70 % les investissements sur la régénération du réseau routier national, la catastrophe de Gênes nous rappelant à quel point il est important d'entretenir et de moderniser les réseaux existants. Dans les dix ans à venir, nous prévoyons également de dépenser 2,6 milliards pour désaturer les nœuds ferroviaires, 1 milliard pour achever le désenclavement routier des villes moyennes et des territoires ruraux, 2,3 milliards pour des modes alternatifs à la route pour le fret et 1,2 milliard pour les mobilités partagées, les transports en commun et le plan vélo. Ces chiffres seront dans la loi. Nous sortons d'une promesse en l'air. Nous disons ce que nous allons faire concrètement dans ce quinquennat et dans le prochain.

Pour éviter une catastrophe comme à Gênes, le Sénat a lancé une mission d'information sur l'état des ponts. Les travaux s'inséreront-ils dans la loi ?

Je me félicite que le Sénat se soit saisi du sujet. Nous ne sommes pas dans la situation de l'Italie : les 12 000 ponts sur le réseau routier national font l'objet d'une surveillance très forte, et leur entretien comme leur régénération sont au cœur de nos priorités. Il y a déjà des inspections annuelles et des contrôles plus poussés tous les trois ans. J'ai d'ailleurs publié les diagnostics des principaux ouvrages en toute transparence. Au-delà, il faut désormais une vision d'ensemble, aider les collectivités à surveiller leurs ouvrages et les accompagner si nécessaire. Nous devons nous assurer que les compétences sont là et réfléchir aux modes de financement pour ceux qui le nécessitent.

À ce sujet, la vignette poids lourds, annoncée par François de Rugy, n'apparaît pas dans l'avant-projet de loi transmis au Conseil d'État. Où en êtes-vous ?

Une programmation des investissements sincère doit être financée. On ne peut pas dire: « On veut des investissements, mais les ressources, ce n'est pas notre sujet. » Si nous voulons avoir une programmation ambitieuse ; il faut de la visibilité sur la ressource. Il n'y a pas d'urgence car, pour 2019, les 300 millions d'euros supplémentaires prévus seront financés par le budget de l'État. Pour 2020, nous aurons besoin de 500 millions d'euros de ressources nouvelles. S'il n'y a pas de ressource, nous serions forcément amenés à nous interroger sur notre niveau d'ambition. Le Conseil d'orientation des infrastructures a préconisé de mettre en place une fiscalité écologique, fondée sur ce qui a un impact sur l'environnement. Il est donc légitime de se poser la question de la participation des poids lourds, notamment ceux en transit, au financement des infrastructures. Il faut bien sûr prendre en compte les enjeux d'équité des usagers, de compétitivité des territoires et des différents secteurs économiques. Nous devons prendre le temps de discuter et de nous concerter avec les acteurs concernés, c'est la discussion que je mène actuellement. J'ajoute que nous ne voulons pas refaire l'écotaxe et qu'il n'est pas question de faire payer les automobilistes.

Les agglomérations de plus de 10 000 habitants pourront d'ailleurs instaurer, si elles le souhaitent, un « tarif de congestion ». Quel est le sens de tels péages urbains ?

C'est un dispositif qui existe déjà dans la loi depuis le Grenelle de l'environnement, mais de façon telle qu'il n'a jamais pu être mis en oeuvre. Avec la LOM, nous allons simplement rendre le dispositif opérationnel mais aussi nous assurer qu'il reste proportionné pour les habitants, par un encadrement assez précis par exemple en termes de concertation ou de plafonnement des tarifs.

C'est un outil de plus pour lequel l'État donne le cadre, ce sera aux collectivités locales de décider si elles souhaitent le mettre en oeuvre.

Dans le même temps, le projet de loi de finances (PLF) 2019 supprime le taux réduit de la TICPE sur le gazole non routier (GNR). Les entreprises des travaux publics redoutent déjà 500 millions d'euros de pertes l'an prochain. Allez-vous revoir votre copie ?

Nous avons pu entendre parfois que le gouvernement ne s'engageait pas suffisamment sur l'écologie. Cependant, lorsque nous voulons mettre en place une fiscalité plus écologique, nous entendons que ce n'est pas la bonne méthode. Nous assumons ces décisions, à l'échelle de l'ensemble du gouvernement. Nous sommes bien conscients qu'il faille accompagner les entreprises dans la possibilité de répercuter cette hausse afin que les marges ne soient pas « mangées ». Des échanges ont eu lieu entre les représentants du secteur et le cabinet de Bruno Le Maire. Nous allons travailler avec la profession pour trouver la bonne solution.

La révolution numérique s'impose par ailleurs dans la mobilité, que ce soit avec les véhicules autonomes ou l'utilisation des données des voyageurs. Comment comptez-vous réguler ces nouveaux usages ?

Pour réussir la transition écologique et environnementale et apporter des solutions de mobilité à tous, les révolutions de l'innovation et des pratiques plus partagées sont une formidable opportunité. Les données permettent de rendre visibles toutes les offres disponibles. Avec Mounir Mahjoubi, nous venons de mettre en place un comité data pour préparer l'ouverture des données avec tous les acteurs. Nous voulons nous assurer que les startups et entreprises françaises, dynamiques en matière de mobilité, travaillent ensemble, prennent de l'avance, vendent leurs solutions dans le monde, et ne soient pas marginalisées par les grands acteurs du numérique. La LOM va donc accélérer la mise à disposition des données statiques et dynamiques en temps réel. Un volet important du texte vise aussi à développer les services de covoiturage, d'autopartage, de transports à la demande... et à s'emparer de la révolution du véhicule autonome qui amènera sécurité et nouveaux usages. Demain, avec son smartphone, on pourra avoir une navette autonome à la demande, comme cela est testé en ce moment à Rouen. Ces véhicules pourront enfin servir pour le dernier kilomètre, un défi auquel nous devons répondre si nous voulons sortir de la dépendance à la voiture individuelle.

Justement, pour réduire la congestion, en quoi pouvez-vous inciter les métropoles à construire des parkings relais aux périphéries ?

Le gouvernement ne mène pas une politique anti-voiture et je suis persuadée que dans beaucoup de territoires, elle reste la colonne vertébrale de la mobilité. Il faut simplement qu'elle soit plus propre, plus partagée et plus connectée, notamment pour mieux gérer les flux de circulation. C'est pourquoi nous avons renforcé la prime à la conversion pour accompagner cette transition. En 2018, 250000 ménages auront bénéficié de ce dispositif, et ce alors que nous avions prévu 500000 primes sur l'ensemble du quinquennat. Faire de la mobilité de bout en bout passe aussi par la mise en place de pôles d'échanges. Il faut permettre le stationnement, la venue à vélo, le covoiturage... bref accompagner les concitoyens vers des solutions plus faciles. Le partage des données peut y contribuer, à condition que tous les acteurs y contribuent. En ce sens, la LOM vise à favoriser la coopération pour offrir une solution globale.

Le plan vélo a-t-il les moyens de ses ambitions ?

Il est sans précédent. C'est le résultat de plus d'un an de travail avec toute la filière, un plan global qui a pris en compte les freins à lever. Pour développer l'usage du vélo, il faut avoir un itinéraire sans obstacle et sécurisé. C'est l'objet du fonds vélo de 350 millions d'euros. Il ne s'agit pas de faire les choses à la place des collectivités - l'État ne va pas se mettre à faire des pistes cyclables, les municipalités le font très bien - mais de financer les infrastructures pour franchir les grands obstacles, un périphérique ou une gare par exemple. Il faut aussi améliorer la sécurité routière avec des sas vélo et encourager les déplacements domicile-travail. Les entreprises pourront verser un forfait mobilité durable allant jusqu'à 400 euros sans charges fiscales et sociales. Nous voulons enfin lutter contre les vols avec la généralisation du marquage et la mise en place de parkings sécurisés.

Qu'en est-il de la régulation des trottinettes électriques ou des gyropodes avec lesquels les accidents se multiplient ?

Leur développement est une très bonne nouvelle, mais nous devons leur donner la possibilité de se développer dans un cadre harmonieux. Les piétons sont ceux qui sont le plus gênés par la multiplication de ces nouveaux modes de déplacement. Nous allons ajuster le Code de la route pour interdire les engins électriques sur les trottoirs. Les acteurs du free floating doivent aussi être sensibilisés, responsabilisés. Nous permettrons aux collectivités de définir des cahiers des charges pour que ces nouvelles mobilités se développent de manière harmonieuse.

Malgré le recalibrage du calendrier en février dernier, des retards sont déjà annoncés sur le Grand Paris Express, notamment sur les lignes prévues pour les J.O. Comment faire en sorte que tous les trains arrivent à l'heure ?

Le Grand Paris Express (GPE) est un chantier d'une complexité exceptionnelle. Les travaux souterrains sont un défi considérable qui demande des compétences rares. Il est plus simple de creuser sous la Manche ! Arrêtons de laisser croire que tout le GPE sera livré demain. Le calendrier recalé avec le Premier ministre est réaliste. Courir tous les lièvres à la fois faisait prendre le risque qu'aucune ligne n'arrive à la bonne date. Tout est mobilisé pour que les engagements de livraison pour les J.O. soient tenus même si, je le rappelle, nous ne le faisons pas pour les J.O. mais pour désaturer un réseau aujourd'hui concentré sur Paris. C'est une opportunité de voir Paris en plus grand et cela permettra de développer la petite couronne qui avait été un peu oubliée. C'est un projet de 35 milliards d'euros qu'il faut gérer avec la préoccupation des coûts. Il faut réaliser le GPE en tenant compte de l'impatience, mais aussi en étant réaliste.

Entre la privatisation d'ADP et les aéroports régionaux à rénover, se sont ouvertes les Assises du Transport aérien. Quel est votre calendrier ?

J'ai lancé ces assises sur le thème de la performance collective : environnementale, économique et sociale. Elles ont bien avancé. J'ai par exemple annoncé que je souhaitais renforcer les budgets consacrés aux liaisons d'aménagements du territoire. Dans des villes comme Tarbes, Limoges ou Aurillac, plutôt que de promettre de très grandes infrastructures, qui ne se réaliseront pas demain matin, il faut aussi miser sur l'aérien pour mieux connecter ces villes aux métropoles françaises et européennes. C'est une dimension qui me tient à coeur. Par ailleurs, la privatisation d'ADP se fera en renforçant le cadre de régulation. En raison des changements récents à la direction d'Air France, nous avons souhaité laisser le nouveau dirigeant Ben Smith nous dire sa vision et ses attentes en termes de compétitivité. C'est pourquoi nous prenons un peu plus de temps que prévu. Je l'assume, pour que ces assises soient à la hauteur des enjeux.

Propos recueillis par Philippe Mabille et César Armand

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Commentaires
a écrit le 29/10/2018 à 15:27 :
En 2021 :
- 5 gilets jaunes obligatoires dans les voitures en sus de 10 gilets rouges et bleus obligatoires depuis mars 2020.
- contrôle technique auto, moto, vélo, poussette, skate, fauteuil roulant, trottinette et enfin rollers tous les 6 mois suite à la loi « Borgne » de juin 2019 validant le projet de loi de janvier 2019 sur la sécurité dans la mobilité intercontinentale autorisant à créer une redevance, une vignette et une taxe Eco sur les outils de mobilité détaillés plus haut
- portique péage dans les villes de plus 100 habitants
- malus écologique renforcé au dessus de 10g/km
....
a écrit le 29/10/2018 à 10:30 :
Tout cela est beau : l'écologie : je suis pour, la modernisation : je suis pour, la mobilité : je suis pour, le vélo : je suis pour..... Mais qu'en est il des personnes handicapées, à mobilité réduite. Mais qu'en est il des personnes qui, malgré les primes à la conversion et tout ce qui va avec, n'ont malgré tout pas les moyens de changer de véhicule. Déjà marginalisés seront ils sur-marginalisés et privés de circulation?
a écrit le 29/10/2018 à 8:43 :
Qu'elle fasse que les trains partent à l'heure, soient propres, servent des repas de qualité, n'aient plus d'accidents mortels, que le métro parisien soit rénové pour sortir de l'état de délabrement et de saleté qui est le sien...
a écrit le 28/10/2018 à 21:27 :
St etienne lyon en trottinette débilité ?
a écrit le 28/10/2018 à 11:30 :
"Les agglomérations de plus de 10 000 habitants pourront d'ailleurs instaurer, si elles le souhaitent, un « tarif de congestion »"
c'est pas 100 000 ?
500 000 primes à la conversion sur le quinquennat, avec 40 millions d'automobilistes, ça ne sera pas la "conversion écologique" vigoureuse pour laquelle les taxes carbone et autres sont mis en place pour faire changer rapidement de comportement automobile, surtout que passer d'un tacot fumant à une essence récente ne permet pas d'éviter les pompes et leurs taxes croissantes, même l'hybride ne peut faire Chambéry Marseille (pour prendre le ferry pour la Corse) sans pétrole du tout. Un hameau avec 5 maisons à la montagne, horaires et destinations différentes, à part le bus pour les écoliers matin/soir, y a rien et ne pourra jamais rien y avoir. Tous en ville ?
Le parking à étages créé à Villejuif quand la ligne 7 a été "aménagée", pas sûr qu'il puisse contenir toutes les voitures des gens passant pas là, pour prendre bus ou métro et ne pas accéder à Paris au volant. C'est déjà ça mais peu.
a écrit le 28/10/2018 à 11:26 :
Ce gouvernement est liberticide et nous prend pour des demeurés !!!!!
a écrit le 27/10/2018 à 17:42 :
Assez de gargarisme sur des concepts vides comme cette imbécile "mobilité" qui ne recouvre que l'incompétence crasse des bozos au pouvoir.
a écrit le 27/10/2018 à 10:38 :
" si nous voulons sortir de la dépendance à la voiture individuelle"
Qui est ce nous ? Moi, par exemple, je n'ai aucune envie de sortir de la "dependance" à la voiture, qui a amené tant de belles choses aux peuples, à commencer par du travail, du tourisme et une liberté totale de déplacement. Et vraisemblablement un accroissement du PIB sans précédent.
Par ailleurs, la ministre affirme que ce gouvernement n'est pas autophobe. Entre le 80 km/h, les taxes sur les carburants, les péages urbains et j'en oublie, ca y ressemble pourtant bigrement. Les Français ne sont pas dupes !
Réponse de le 27/10/2018 à 13:02 :
Vous avez parfaitement résumé ma pensée et j'imagine celle de la plupart de nos concitoyens.

La voiture c'est la liberté, et s'y attaquer c'est forcément vécu comme une atteinte à nos libertés individuelles, même si parfois avoir une voiture est une obligation et toujours des contraintes.

Bref, c'est un sujet explosif.
Réponse de le 28/10/2018 à 10:26 :
Dans les contraintes ne pas oublier la création des "points critiques" pour les contrôles techniques avec pour amusement si on en est victime de perdre la validité de son CT le minuit suivant le contrôle donc son assurance, il en existe quelque 126. Ainsi j'ai été obligé en catastrophe de remplacer deux pneus donc l'un était récemment abimé par une bordure de trottoir sur un petit cm2. Le contrôleur m'indiquait que la chose était courante même après un pré-contrôle tellement on baigne dans le complexe. Merci qui?
Réponse de le 28/10/2018 à 11:05 :
La voiture c'est la seule liberté qui nous reste, si vous comptez sur les transports en commun, vous ne serez jamais sûr d'être rendu à l'heure.
Bientôt ils vont vouloir nous apprendre à mettre un pied devant l'autre au cas ou ne on sache pas marcher.
a écrit le 27/10/2018 à 10:21 :
La congestion urbaine est organisée par les services de l’état, comment la tête d’épingle veut transformer le monde, c’est du n’importe quoi, la seule chose qui transparaît c’est la pauvreté des etres sur une pollution ou ils n’ont aucun rôle ... mais les riches sont de plus en plus riche, et bientôt nous serons que locataire à verser des loyers pour tout,
a écrit le 27/10/2018 à 10:10 :
Ce pays est irrespirable ! Arretez le jeu de loi les anatidés! CACACACCACA, ça caquette du bec et fait partout! Jaune devant marron derrière !

Les nouvelles mobilités urbaines ou la chaise roulante généralisée pour les valides !
Si la fonction crée l'organe faut pas s'étonner qu'i naisse des bébés sans bras ni jambes devenus inutiles :) !!
a écrit le 26/10/2018 à 22:18 :
> pistes cyclables, les municipalités le font très bien
Ben non, la plupart du temps, à part dans quelques grandes villes, elles ne le font pas du tout ou n'importe comment.
a écrit le 26/10/2018 à 13:10 :
Ne plus voter pour des hauts fonctionnaires qui vous ponctionnent 60% de ce que vous produisez ..., la vrai réforme de l'état commencera lorsque l'ENA et les grands corps auront été supprimés ...
a écrit le 26/10/2018 à 13:04 :
Même les vélo vont devoir être immatriculés !
Réponse de le 28/10/2018 à 11:35 :
tatoués plutôt.
Ça serait bien qu'il y ait un système européen homogène sinon les vélos passeront les frontières sans soucis.
Sais pas si y a souvent des contrôles des cycles et leur utilisateur ? Ça permettra plutôt de savoir à qui rendre un vélo volé intercepté.
Pour Crit'Air dommage que ce ne soit pareil pour tous, j'ai la Umweltplakette 4 (verte = très bon) pour l' Allemagne (centre ville), Crit'Air 2 jaune en France (diesel Euro5), s'il faut autant de pastilles que de pays visités, on n'a pas fini. Plus celle des autoroutes Suisses. :-) Agrandir les parebrises ?
a écrit le 26/10/2018 à 11:51 :
Cette ministre passée par divers postes ministériels ou parapublics à tout compris de langue de bois. Comment croire que le nouveau!!!gouvernement va être plus près des territoires mot "grossier" dans la bouche du Président. Si il y une fiscalité parait il écolo alors que la totalité des sommes collectées soient misent dans l'écologie et non pas par le gouvernement mais par une agence INDEPENDANTE liée exclusivement à l'écologie. Pour moi cette ministre comme l'ensemble de l'exécutif ment car la fiscalité écologique sert dans sa majorité à la gabegie de l'exécutif qui continue un à ne pas s'attaquer à la dépense publique deux a la cordée de la dette. L'erreur de 2017 ne se reproduira pas en 2019 surtout sur le slogan "progressiste" encore un mot pour enfumer l'électeur.
a écrit le 26/10/2018 à 11:17 :
Sans surprise, les commentaires de cet interview se résument aux pleurnicheries habituelles... Même pas une petite proposition constructive?
Si on avait suivi les accros du surtout ne changeons rien nous vivrions encore au fond des grottes. Nous n'aurions même pas domestiqué le feu au prétexte qu'on leur demanderait de ramasser du bois...
a écrit le 26/10/2018 à 10:49 :
les 300 millions seront finances par l'etat ;!!!!!!MENSONGE comme la taxe d'habitation elle n'est financée que par le déficit donc à charges pour nos enfants;
Nous sommes pourtant presque un pays communiste quand l'etat absorbe 56 % du PIB ET que les sans dent vont aller en velo pendant que les autres poluent avec avion bateaux 4xc4 etc
a écrit le 26/10/2018 à 10:47 :
le chantier de démolition va il stopper ? des taxes via les collectivités en vue et que du mécontentement . qui ne dit mot consent ! un système a bout de souffle
a écrit le 26/10/2018 à 8:47 :
Cela sent à plein nez de nouvelles taxes. Merci Macron.
a écrit le 26/10/2018 à 8:33 :
"Je me félicite que le Sénat se soit saisi du sujet."

Ah parce que sinon vous n'auriez rien fait ? Vous êtes ministre des transports vous voyez que les ponts s'écroulent en Italie du fait de la vénalité des actionnaires milliardaires et de leurs politiciens et à aucun moment cela ne vous donne l'idée d'aller vérifier nos propres ponts ?

Inquiétant.

"Il n'y a pas d'urgence car, pour 2019, les 300 millions d'euros supplémentaires prévus seront financés par le budget de l'État. "

Ah ben tout va bien alors, continuons tranquillement de laisser les intérêts privés détruire les infrastructures publiques...

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