Plein emploi : le gouvernement décline ses huit chantiers de réforme
Paul Marion
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Dussopt veut prolonger la reforme de l'assurance chomage et "aller plus loin"
BENOIT TESSIER
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Dussopt veut prolonger la reforme de l'assurance chomage et "aller plus loin"
BENOIT TESSIER
Olivier Dussopt et Carole Grandjean dévoilent prudemment leurs cartes. Le ministre du Travail et sa collègue chargée de la Formation recevait ce lundi les syndicats et les organisations patronales lors d'une réunion aux allures de rentrée sociale. Pour atteindre l'objectif de plein emploi affiché par Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle, le gouvernement a dévoilé les huit chantiers prioritaires de réforme du Travail. Une manière d'en préciser (un peu) les contours aux partenaires sociaux.
L'ambition de tomber en dessous de 5% de chômage doit passer par l'évolution de l'assurance chômage, la rénovation de Pôle Emploi en France Travail, le développement du Contrat d'engagement jeune, la démocratisation de l'apprentissage, un nouvel accompagnement des bénéficiaires du RSA et des personnes éloignées de l'emploi, une meilleure insertion des seniors dans le marché du travail, le développement des compétences de demain et enfin l'amélioration des conditions de travail des salariés.
Mais derrière ces objectifs généraux, les deux ministères se refusent à donner des détails concrets sur le contenu des réformes à mener. Soucieux de ne surtout pas braquer les syndicats prématurément et d'éviter que la contestation sociale ne se déporte dans la rue, les cabinets d'Olivier Dussopt et de Carole Grandjean promettent d'associer au maximum les partenaires sociaux à l'élaboration des projets de loi sur le travail.
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En effet, la réforme du Travail se trouve déjà dans le viseur des huit principaux syndicats (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires et Unsa) qui ont fait part de leur hostilité. Dans un texte en forme d'avertissement publié vendredi avec cinq associations étudiantes, les organisations s'opposent à la réduction des allocations chômage lorsque le marché de l'emploi se porte bien, en parlant de mesures jugées « injustes », « inefficaces » et « qui risque d'accentuer la précarité, notamment de jeunes ». Une manière de brandir la menace des conflits sociaux dans un automne où les crises vont s'empiler.
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