Pôle emploi prévoit « 3 millions de projets de recrutements en 2022 », du jamais-vu

Fanny Guinochet
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Nombre de secteurs manquent de bras comme celui de la construction et du bâtiment.
Reuters

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Nombre de secteurs manquent de bras comme celui de la construction et du bâtiment.
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Régulièrement, les chefs d'entreprises se plaignent de ne pas trouver la main-d'œuvre suffisante. L'enquête annuelle sur les besoins en main-d'œuvre de Pôle emploi - basée sur des déclarations - confirme leurs doléances. Elle fait état d'un chiffre record : 3,046 millions de projets de recrutement sont attendus en 2022. Soit 323.000 de plus que l'an dernier. Du jamais-vu depuis que cette enquête est menée par Pôle emploi il y a 20 ans. « Les employeurs sont dans une véritable dynamique de recrutement », assure Stéphane Ducatez, le directeur des études de Pôle emploi.
Près de 7 intentions de recrutement sur 10 concernent des petites entreprises de moins de 50 salariés. Un tiers de ces embauches sont liées à un surcroît d'activité temporaire, 20% au lancement d'une nouvelle activité, 10% à des remplacements d'absence ponctuelle de main-d'œuvre.
Et, bonne nouvelle, ces embauches se feront en majorité via des contrats stables et pérennes, des CDI dans 54,3% des cas. Si on y ajoute les CDD de plus de six mois, la proportion bondit à 70,8%.
La plupart des secteurs sont concernés : l'hôtellerie-restauration en premier lieu, avec près d'un quart des embauches à venir. Mais aussi l'industrie, qui concentre près de 24% des intentions de recrutement, ou encore la construction qui enregistre 21,8% des embauches.
Les métiers du soin, de l'aide à domicile sont aussi très prisés. Avec l'avènement du e-commerce, on manque de bras également dans la logistique, le transport. À l'approche de l'été, les besoins en saisonniers explosent dans le commerce, la restauration, mais aussi dans le secteur de l'agriculture.
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Face à cet afflux de demandes, les difficultés pour trouver les profils adéquats s'intensifient. Près de 58% des employeurs se plaignent de ne pas trouver la perle rare. C'est 13 points de plus que l'an dernier. Trouver un plombier, un soudeur, un peintre, est devenu encore plus compliqué qu'auparavant. L'industrie aussi peine, encore plus qu'hier, à recruter des soudeurs, des chaudronniers, etc. Dans les métiers de services, les agents de sécurité et de surveillance s'arrachent.
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