Portrait-robot du travailleur du dimanche en 2014

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Les salariés de l'hôtellerie-restauration, des transports, des commerces, des activités culturelles ou de loisirs, sont 32% à travailler le dimanche.
Les salariés de l'hôtellerie-restauration, des transports, des commerces, des activités culturelles ou de loisirs, sont 32% à travailler le dimanche.
Avant même que l'Assemblée ne vote la loi sur le travail du dimanche, celui-ci concerne déjà près de 1 salarié sur 5 en France. Voici ce qu'il faut retenir du/de la travailleur/euse du dimanche en 2014.

Ils représentent 18% des salariés français. Un total de 4,2 millions de salariés a travaillé "au moins un dimanche" sur une période d'observation d'un mois en 2014, et pour 12% "au moins deux dimanches", selon une étude publiée jeudi 22 octobre par la Dares, le service statistiques du ministère du Travail.

Voici ce qu'il faut retenir du/de la travailleur/euse du dimanche en 2014

  • Plus forte propension à travailler le samedi et tard le soir

Le travail du dimanche peut aussi être lié à une charge de travail conséquente et la nécessité de ramener du travail chez soi (cadres, enseignants). Le travail le samedi, ainsi que les horaires tardifs ou variables, sont plus fréquents pour les travailleurs du dimanche.

  • Les employés deux fois plus concernés que les ouvriers

Chez les salariés, le travail du dimanche concerne 24% des employés, devant les cadres et professions intermédiaires (18%) et les ouvriers (12%), selon cette étude. Il est lié en premier lieu aux activités de services. L'ensemble de ces professions regroupe un peu plus de 25% des salariés, mais près de 50% de ceux qui travaillent au moins un dimanche par mois.

  • L'État, employeur du dimanche

35% des salariés qui travaillent au moins deux dimanches par mois relèvent d'employeurs publics (État, collectivités locales, hôpitaux publics), alors que ceux-ci n'emploient que 22% des salariés.

  • Sécurité et santé largement sollicités

Les salariés du secteur de la sécurité (gendarmes, policiers, agents civils de sécurité, surveillants de prison, pompiers) sont parmi les plus appelés à exercer leur activité le dimanche. Sur un mois, 54% d'entre eux sont concernés par le travail dominical, dont 35% qui travaillent "au moins deux dimanches".

Les professionnels de la santé et du médico-social (aide-soignants, infirmiers, ambulanciers, médecins et agents de services hospitaliers, aides médico-psychologiques) sont également très concernés: 45% travaillent au moins un dimanche par mois, dont 31% au moins deux.

En ce qui concerne les salariés de l'hôtellerie-restauration, des transports, des commerces, des activités culturelles ou de loisirs, ils sont 32% à travailler le dimanche. Ce chiffre monte à 37% pour les salariés des arts, spectacles et activités récréatives.

38% des non salariés sont aussi concernés par le travail dominical (1,1 million de personnes). Ils exercent dans les mêmes secteurs que les salariés, mais aussi dans l'agriculture et l'élevage.

  • Les jeunes et les femmes plus présents

Les domaines d'activité les plus concernés sont plutôt féminins, à l'exception du secteur de la sécurité.

>> Aller plus loin Avant même la loi Macron, près de 30% des salariés travaillent déjà le dimanche

(avec AFP)

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