Pour le président du Medef, la réforme sur l'indemnisation des chômeurs est "extrêmement courageuse"
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Le président de la première organisation patronale française à des journalistes a estimé que la réforme sur son volet incitation au retour au travail est une réforme extrêmement courageuse dont je pense qu'elle aura des effets directs et immédiats sur le marché du travail.
Selon les nouvelles règles qui s'appliqueront à partir du 1er novembre aux nouveaux demandeurs d'emploi, il faudra avoir travaillé six mois sur les 24 derniers mois au lieu de quatre mois sur les 28.
De plus, le seuil minimal de rechargement des droits sera fortement durci: si on est en situation de cumul emploi-chômage, il faudra avoir travaillé six mois pour ouvrir un nouveau droit au lieu d'un mois aujourd'hui.
Ces nouvelles conditions "vont pousser des gens à reprendre le travail plutôt que de rester en permittence" (alternant contrats courts et périodes d'indemnisation), selon le patron du Medef.
A l'inverse des chômeurs de longue durée éloignés du marché de l'emploi, "les gens qui ont fait deux mois dans un Ehpad, qui peuvent dire j'ai rechargé mes droits, eux peuvent retrouver du travail tout de suite", juge M. Roux de Bézieux.
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M. Roux de Bézieux a justifié la nécessité d'une telle réforme parce qu'en France, "on a une machine à transformer la croissance en emplois qui est moins efficace que dans d'autres pays", citant en exemple l'Espagne qui détruit plus d'emplois, mais en crée également davantage en fonction du cycle économique.
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Réitérant son opposition au système de bonus-malus qui va frapper les entreprises fortes consommatrices de contrats courts et d'intérim, il a par ailleurs expliqué l'échec des négociations paritaires sur l'assurance chômage:
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