Assurance-chômage : le gouvernement dévoile son plan de bataille

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Les effectifs de Pôle emploi ne seront pas réduits alors que la numérisation permet d'augmenter la productivité et l'efficacité. Nous avons décidé de consacrer tous ces gains, non pas à des économies sur pôle emploi, mais à un renforcement de l'accompagnement, a expliqué le Premier ministre pendant la conférence de presse organisée ce mardi 18 juin.
"Les effectifs de Pôle emploi ne seront pas réduits alors que la numérisation permet d'augmenter la productivité et l'efficacité. Nous avons décidé de consacrer tous ces gains, non pas à des économies sur pôle emploi, mais à un renforcement de l'accompagnement", a expliqué le Premier ministre pendant la conférence de presse organisée ce mardi 18 juin. (Crédits : Reuters)
Limitation des contrats courts, durcissement des règles d'indemnités, accompagnement des demandeurs d'emploi... Le Premier ministre Édouard Philippe et la ministre du Travail Muriel Pénicaud ont présenté une série de mesures destinées à réaliser 3,4 milliards d'euros d'économies et baisser le nombre de chômeurs de 150.000 à 250.000 d'ici trois ans.

Dans son discours de politique générale mercredi 12 juin, le Premier ministre avait esquissé plusieurs pistes explosives pour réformer l'assurance-chômage après l'échec des négociations entre les partenaires sociaux au mois de février. Et les annonces dévoilées ce mardi matin n'ont pas manqué de faire réagir les syndicats. Après la refonte du code du travail, la réforme de l'apprentissage et de la formation professionnelle,  Édouard Philippe et Muriel Pénicaud ont multiplié les annonces en faveur d'un durcissement des règles d'indemnisation des chômeurs, des pénalités pour les entreprises qui abusent de contrats courts et un meilleur accompagnement des demandeurs d'emploi.

Avec cette reprise en main par le gouvernement, les règles de l'assurance-chômage sont profondément transformées. Il avait cependant préparé le terrain en supprimant les cotisations chômage des travailleurs et en modifiant ainsi les règles de financement de ce système assurantiel. Ce qui permet à l'État de reprendre le contrôle sur ce système mis en place en 1958 et basé sur le paritarisme. Dans son allocution à la presse organisée à l'hôtel de Matignon, le chef du gouvernement a expliqué :

« L'ambition de cette réforme, c'est d'aboutir au plein emploi. Je pense à l'emploi durable qui permet d'envisager le long terme avec confiance. [...] Rien ne condamne la France au chômage de masse. Dans toutes les régions et tous les secteurs, il existe des offres d'emploi qui ne trouvent pas preneur. Ce qui constitue une absurdité et un appauvrissement collectif [...] Avec cette réforme, nous visons une baisse du nombre de chômeurs de 150.000 à 250.000 chômeurs sur les trois ans à venir».

Toutes ces nouvelles mesures doivent faire l'objet « d'un décret publié avant la fin de l'été a précisé le Premier ministre. En attendant, le texte doit être soumis à des consultations nombreuses. »

Durcissement de l'accès aux indemnités chômage

L'exécutif prévoit de durcir les conditions d'accès aux indemnités de l'assurance chômage. À partir du premier novembre prochain, il faudra avoir travaillé l'équivalent de six mois durant les 24 mois avant la fin de son contrat pour bénéficier des allocations chômage, et non plus quatre mois pendant 28 mois. Le régime se rapprocherait de celui en vigueur au Royaume-Uni.

Outre les conditions d'accès, le gouvernement prévoit le maintien du principe de rechargement mais le seuil minimum pour recharger ses droits sera ramené à six mois, au lieu d'un mois aujourd'hui. Ainsi, que l'on soit salarié ou demandeur d'emploi en situation de cumul emploi-chômage, il faudra demain avoir travaillé six mois pour ouvrir un nouveau droit à l'assurance chômage.

Pour Edouard Philippe, « les règles actuelles datent de 2009, c'est-à-dire d'une époque où il fallait amortir le choc de la crise économique et financière. Aujourd'hui, la conjoncture est meilleure. Les offres d'emploi sont plus nombreuses. Les projets de créations sont bien plus nombreux, il est donc normal que les règles d'accès changent. Pour autant, je tiens à préciser que la France conservera un des régimes les plus favorables de l'OCDE».

L'équipe du gouvernement veut également modifier les règles de calcul des indemnités. Muriel Pénicaud a ainsi précisé que « techniquement, cela signifie que les allocations ne seront plus calculées en fonction du salaire journalier de référence mais en fonction du revenu mensuel moyen. Personne ne verra son capital de droits diminué. Il sera juste réparti différemment dans la durée. Les indemnités chômage ne pourront jamais être inférieures à 65% du salaire mensuel moyen des personnes, ni supérieures à 96% alors qu'aujourd'hui même, elles peuvent être supérieures à 200% ».

Dégressivité des allocations versées aux cadres

Cette mesure risque de provoquer des mécontentements chez les salariés cadres. En effet, le gouvernement prévoit une dégressivité au bout du septième mois d'indemnisation pour les salariés qui ont un revenu brut supérieur à 4.500 euros bruts. Leurs indemnités doivent être réduites de 30% avec un niveau plancher, précise le gouvernement dans sa plaquette de présentation. Le plancher est fixé à 2.261 euros nets. Muriel Pénicaud a précisé que tous les salariés âgés de 57 ans et plus ne seront pas concernés par cette mesure qui doit être effective à partir du premier novembre prochain.

Selon Edouard Philippe, le but est « d'adapter les règles d'indemnisation pour prendre en compte les capacités des personnes les plus qualifiées à retrouver un emploi. »

« Les personnes les plus qualifiées ayant un plus haut revenu bénéficient du plus faible taux de chômage à un niveau proche du plein emploi. Ils ont des indemnisations largement supérieures à la moyenne européenne et aux grandes démocraties sociales-démocrates qui nous inspirent. Le plafond a atteint en France 7.500 euros bruts contre moins de 2.500 euros en Allemagne ».

Élargissement des droits aux indépendants et aux démissionnaires

C'était une promesse d'Emmanuel Macron pendant la campagne pour la présidentielle de 2017. Les salariés démissionnaires et les travailleurs indépendants pourront bénéficier de l'assurance chômage à partir du premier novembre 2019. « Notre objectif, c'est de créer des droits nouveaux qui permettent aux actifs de choisir leurs activités », a précisé la ministre de la rue de Grenelle.

« Le système collectif de solidarité doit permettre à chacun d'avoir les moyens de ne pas subir et de choisir son avenir professionnel », a-t-elle ajouté.

Les règles pour pouvoir toucher les indemnités risquent de restreindre le nombre de bénéficiaires. En effet, le gouvernement prévoit que « tous les salariés ayant au moins cinq ans d'ancienneté dans leurs entreprises auront droit à l'assurance-chômage quand ils démissionnent pour réaliser un projet professionnel. Ce droit sera renouvelé tous les cinq ans. » L'indemnisation sera de 800 euros par mois pendant six mois et « l'activité professionnelle devra avoir générer un revenu moyen de 10.000 euros sur les deux dernières années », selon la ministre.

Limiter les abus de contrats courts

L'autre point à retenir de cette présentation est la volonté de lutter contre la multiplication des contrats courts. Un système de bonus-malus doit être mis en place à partir du premier janvier 2020 pour les entreprises de plus de 11 salariés. Sept secteurs sont dans le viseur du gouvernement. Il s'agit de l'industrie agroalimentaire avec la fabrication des denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac, l'hébergement et restauration, la production et distribution d'eau-assainissement, gestion des déchets et dé-pollution, les transports et entreposage, la fabrication de produits en caoutchouc et en plastique, et d'autres produits non métalliques, le travail du bois, l'industrie du papier et l'imprimerie.

« Dans ces secteurs, on compte trois contrats précaires pour deux contrats stables, c'est-à-dire par exemple 15 CDD pour 10 CDI. Il ne s'agit pas d'un surpoids marginal [...] Les contrats d'apprentissage, de professionnalisation et d'insertion ne seront pas concernés », a précisé la ministre

Un taux de cotisation entre 3% et 5% de la masse salariale doit être fixé en fonction des pratiques de l'entreprise. L'autre nouveauté est que les CDD d'usage devrait faire l'objet d'une nouvelle taxe forfaitaire de 10 euros « pour inciter les entreprises qui en abusent à proposer des contrats d'une semaine ou d'un mois plutôt que de quelque heures chaque jour ».

Renforcer l'accompagnement des chômeurs

À partir du 1er janvier 2020, tous les demandeurs d'emploi qui le souhaitent auront droit, dans les quatre premières semaines qui suivent leur inscription à Pôle emploi, à deux demi-journées d'accompagnement intensif avec Pôle emploi.

Selon Muriel Pénicaud, « un demandeur d'emploi a un rendez-vous de 45 minutes dans les deux premiers mois [...] Nous l'avons vu dans d'autres pays. L'accompagnement précoce et intensif permet un meilleur taux de reprise d'emploi ».

Pour renforcer cet accompagnement, la ministre a annoncé que 4.000 agents seront mobilisés pour mettre en oeuvre cette réforme. Par ailleurs, des opérateurs privés se verront confier des missions spécifiques pour les personnes qui cumulent emploi et chômage.

3,4 milliards d'euros d'économies attendues

Le gouvernement n'a pas oublié de rappeler que son objectif est également de réaliser des économies même si le locataire de Matignon veut relativiser cette ambition.

« Loin d'une approche comptable budgétaire, loin d'une logique du rabot, cette transformation devrait nous permettre de faire des économies de l'ordre de 3,4 milliards sur la période 2019-2021. La dette globale de l'Unedic est de l'ordre de 35 milliards pour un volume annuel de dépenses de l'ordre de 40 milliards », a quand même assuré Édouard Philippe.

Pour le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, « le gouvernement parle de justice sociale mais propose une réforme assurance chômage qui produit le contraire ! Une logique budgétaire et une ignorance des réalités vécues par les femmes et hommes victimes du chômage conduiront à des baisses drastiques de leurs droits ».

Du côté du patronat, les déceptions sont également également très présentes. « Mesure à caractère politique, l'instauration d'un bonus-malus sur les contrats courts aura, dans les secteurs concernés, avant tout pour effet d'augmenter les charges des entreprises ciblées. Un mauvais coup porté à la création d'emplois », a indiqué la CPME dans un communiqué.

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Commentaires
a écrit le 19/06/2019 à 18:07 :
" Le plancher est fixé à 2.261 euros nets. Muriel Pénicaud a précisé que tous les salariés âgés de 57 ans et plus ne seront pas concernés par cette mesure ".

Entre 50 et 56 ans , il va falloir serrer les fesses dans les boites.
Réponse de le 20/06/2019 à 23:37 :
Oui , admettons qu’aux prochaines élections les Lrem sont «  éliminés » du circuit;
Vous croyez vraiment que le prochain nouveau gvt va changer ces «  réformes » ?

Absolument pas , ils vont continuer , à faire des «  économies » sur la «  vie des gens » comme ci - eux sont «  des racines immuables sur terre »

Oui aux réformes mais pour «  tout le monde » y compris les Sénateurs , les députés , les présidents , les élus de tous bords , y compris la «  ministre du travail » tout le monde «  sans exception »

Et il faudrait rajouter la «  cotisation obligatoire sur les salaires pour tous les fonctionnaires : « histoire d’équité » et d’éthique !

C’est «  comme ça «  que les «  réformes » se font , pas comme vous le faites.
a écrit le 19/06/2019 à 14:43 :
souhaitons qu'en cas de non réelection les parlementaires soient soumis aux mêmes règles en matière de chomage que les citoyens ; il serait normal que leur soit appliqué ce qu'ils auront votés , question d'équité
a écrit le 19/06/2019 à 11:00 :
Expliquer que les cadres chômeurs peuvent toucher jusqu'à 2 fois plus en indemnité chômage qu'en salaire est une idiotie sans nom. Pourquoi diable LT laisse t'elle passer de telles fake-news sans réagir et sans au minimum interroger la ministre à ce sujet?

Pour le reste c'est du vide.
La taxe de 10 € ne compense pas le coût social de la précarité, notamment pour celui qui la subit, notamment parce que ce n'est pas lui qui touchera la taxe.

4000 personnes pour "suivre" en novlangue (en réalité :harceler) les chômeurs, c'est pas une bonne nouvelle pour eux, mais il ne s'agit pas de nouvelles embauches puisque PE va au contraire réduire ses propres effectifs. Gros taux de suicide à prévoir chez les salariés de PE...

Quant aux droits "nouveaux", ils ne bénéficieront à tellement peu de personnes que c'est de l'habillage.

Quand je lis celà, j'ai envie de foutre des claques.
Réponse de le 20/06/2019 à 9:33 :
Le "suivi" cela veut dire : "dites-nous ce dont vous avez besoin, on vous dira comment vous en passer" en allant à l'AFPA, au Greta, dans les Maisons de la Promotion Sociale, à l'association copine….
a écrit le 19/06/2019 à 10:47 :
On l'accusait d'être le Président des riches! Sa réforme taxe les indemnités des gros revenus et protège celles des petites gens par l'instauration d'un bonus-malus, (le peuple, chers aux gilets jaunes!) et tout le monde crie à l'assassinat! Etrange!
a écrit le 19/06/2019 à 9:49 :
J'ai une pensée ( mi compatissante mi amusée ) pour tous les cadres qui ont voté Macron et LREM. Ils sont bien sacrifiés par la réforme de la dégressivité qui permet de contourner l'écart déjà important entre la contribution des cadres au système et ce qu'ils en retirent .
Réponse de le 19/06/2019 à 11:07 :
D'abord les cadres sont peu touchés par le chômage, ils y restent moins longtemps et la dégressivité ne va pas les impacter collectivement. Et puis les cadres qui ont les plus hauts salaires dépendent moins de leur salaire, ils ont en général d'autres revenus de placements financiers ou immobiliers.

Ensuite, ils vont évidemment négocier une baisse des cotisations, qu'ils obtiendront parce qu'il est inconstitutionnel de faire sur cotiser des gens sans contrepartie.
Donc ce qui va se passer c'est une perte sèche de cotisations pour les ASSEDIC qui ne sera pas compensée par la baisse des indemnisations des cadres.

Comme toujours avec Macron, les plus riches vont s'en sortir et laisser la facture aux autres.
a écrit le 19/06/2019 à 9:04 :
Dégressivité = Hold Up ! Spoliation !

Point 1 : Les cadres ont des cotisations représentant 42% des recettes et ils ne coûtent que 15% des dépenses
Point 2 : On les fait cotiser jusqu'à un plafond de plus de 12000 € mensuels. Si on plafonne leur indemnités alors il faut aussi plafonner leur cotisation !
Point 3 : Bizarre que le gouvernement ne cherche pas à faire des économies sur un gros scandale qui dure depuis des décennies et coûte au régime UNEDIC plus d'1 Milliard de déficit à savoir le régime des intermittents du spectacle. Ce n'est pas aux salariés du privé à subventionner la culture à travers l'UNEDIC mais à l'Etat !!!!!!
a écrit le 19/06/2019 à 8:43 :
Ce n'est pas une lutte contre le chômage, puisque la croissance économique de 1.3 % ne permet pas créer des emplois. C'est simplement une lutte acharnée, un harcèlement contre les chômeurs pour les dissuader à s'inscrire. La promesse de 150 000 chômeurs en moins sur 6 millions, c'est une mesure homéopathique...
a écrit le 19/06/2019 à 7:36 :
Les cadres sont une nouvelle fois sacrifiés au nom de la sacro sainte solidarité. Non seulement ils sont les plus taxés, ont des retraites proportionnellement moins généreuses que les autres mais en plus ils seront moins indemnisés le jour où ils auront un problème... La France est le dernier pays communiste après la Corée du Nord.
a écrit le 18/06/2019 à 23:20 :
L'emploi ne se décrète pas et forcer les gens à être sous payés fabriquent une armée de gilets jaunes, comprenez des travailleurs pauvres. Décidément, ils ne sont pas brillants à la LREM
a écrit le 18/06/2019 à 20:33 :
L assurances chômage raboter les retraites raboter travailler plus pour gagné mois du Macron est du Philippe des économies sur les pauvres travailleurs retraitées handicapés la république en marches pour les plus riches 🤑
a écrit le 18/06/2019 à 20:13 :
....Les indemnités chômage ne pourront jamais être inférieures à 65% du salaire mensuel moyen des personnes, ni supérieures à 96% alors qu'aujourd'hui même, elles peuvent être supérieures à 200%


Réaction : ça n’a empêché le conseil constitutionnel pro- LR de voter et imposer des pensions de réversion à 55 ans à 50% du salaire du défunt...

Voici une mesure pour augmenter le chômage en France

Encore un autre scoop des Ump :
Entre 2007 à 2012 a été déclaré une «  aide de 5000 euros » annuelle aux enfants des Expatriés ( riches , des Elites) pour la gratuité des Lycées Français à l’étranger , c’est un “ moyen » de détourner encore et toujours de l’argent publique.

Vous ne croyez pas que vous nous devez des comptes sur les dettes en France maintenant ?
a écrit le 18/06/2019 à 20:03 :
Le problème du chômage est qui fait quoi pour les autres ? En général ceux qui font sont les commerçants, agriculteurs, artisans, etc... en gros tout ceux qui n'ont pas droits aux allocations.
Réponse de le 20/06/2019 à 12:05 :
Ils ne leur restent qu'à cotiser et si c'est la caisse du RSI, c'est mal barré ,vu la gestion.
a écrit le 18/06/2019 à 19:49 :
Si je comprends bien, je gagne 4501 € par mois, mon chômage est dégressif au bout de 7 mois, je gagne. 4499 € , il n est pas dégressif....et donc au bout de 7 mois, je suis mieux indemnisé que celui qui gagnait 4501 €.
Ce gouvernement d incapable me donne envie de vomir
Réponse de le 19/06/2019 à 9:55 :
En même temps, les cadres votent majoritairement LREM ,tant pis pour eux.
a écrit le 18/06/2019 à 18:36 :
J'ai pas vraiment l'impression que l'essence du problème français soit là, mais au moins ça les occupe tous, pendant ce temps ils font pas de bêtises.
Réponse de le 18/06/2019 à 20:07 :
Ca en fait quand même partie. Un régime d'indemnisation trop favorable n'incite guère à la reprise d'emploi. Et en plus ça cause un coût trop élevé des cotisations chômage donc du coût du travail. Le problème français comporte aussi le SMIC horaire trop élevé du fait des 35 heures et aussi les cotisations retraite trop lourdes du fait d'un âge de départ trop précoce.
a écrit le 18/06/2019 à 18:26 :
Pour un plan, c'est un plan, pas sur qu'il soit de bataille, sinon les intermittents seraient dedans et ce n'est pas le cas, donc c'est une foutaise.
a écrit le 18/06/2019 à 18:23 :
Et voici de nouveau le chœur des pleureuses! Ces syndicats qui ont été incapables de se mettre d'accord sur le sujet se défaussent sur le gouvernement qu'ils accusent ensuite de scélératesse. Six mois de vaines négociations et d'irresponsabilité pour venir geindre que le gouvernement dépouille les chômeurs! Lamentable!
a écrit le 18/06/2019 à 18:05 :
La logique financière prime sur les reste comme qu'en dise les syndicats. Il faudra bien payer les 35 milliards de dette.
a écrit le 18/06/2019 à 17:54 :
et les intermittants du spectacle,,les fraudes aux licenciements conventionnels,,,?????

ET QUE NOS Politiques fassent des stages pour nous expliquez s'ils sont capables des gerer une entreprise évènementiel, ou meme un centre de rééducation sans utiliser des CDD exemple pendant les vacances des agents ,,,,,,?S AUF à faire comme la fonction publique avoir des agents sans affectation mais payes par le CON tribuable
a écrit le 18/06/2019 à 17:52 :
Le grand plan de renforcement de l'accompagnement des chômeurs est couplé à un plan de licenciement massif de 4000 agents de pôle emploi entre 2019 et 2022. Philippe s'est bien gardé de le rappeler, ça aurait renvoyé ses propos au néant.

Ils seront suivis par quoi, par qui les chômeurs?
Par des sociétés privées? Ça ne fonctionne pas et ça coûte cher.

La seule chose à retenir c'est 3.6 milliards € d'économies espérées pour compenser l'ISF.

Macron se prépare une seconde partie de mandat agitée, et pour nous ce sera l'élection de MLP si aucune alternative n'émerge (ou si, divine surprise, la justice faisait son boulot et la rendait inéligible).
a écrit le 18/06/2019 à 17:42 :
"À partir du premier novembre prochain, il faudra avoir travaillé l'équivalent de six mois durant les 24 mois avant la fin de son contrat pour bénéficier des allocations chômage, et non plus quatre mois pendant 28 mois. Le régime se rapprocherait de celui en vigueur au Royaume-Uni."

Ces mesures vont exclure d'après le gouvernement 600.000 personnes.

https://www.youtube.com/watch?v=wGU6gwLA3YA
a écrit le 18/06/2019 à 16:58 :
Interdire le dumping social venant de l'europe de l'est tout simplement non ?

BEn il est passé où !?
Réponse de le 18/06/2019 à 20:15 :
Difficile de parler de dumping social venant des pays de l'Est quand on sait qu'à parité de pouvoir d'achat les régions de Prague et de Bratislava ont un PIB/habitant supérieur à celui de l'Ile de France. Après la chute finale du communisme la plupart des pays de l'Est ont fait les bons choix économiques et sociaux. Et malheureusement la France a fait toutes les erreurs possibles au premier rang desquels les 35 heures.
Réponse de le 18/06/2019 à 20:16 :
Difficile de parler de dumping social venant des pays de l'Est quand on sait qu'à parité de pouvoir d'achat les régions de Prague et de Bratislava ont un PIB/habitant supérieur à celui de l'Ile de France. Après la chute finale du communisme la plupart des pays de l'Est ont fait les bons choix économiques et sociaux. Et malheureusement la France a fait toutes les erreurs possibles au premier rang desquels les 35 heures. Sans même parler du maintien de l'ISF.
Réponse de le 19/06/2019 à 8:58 :
@ girouette:

Tu veux pas changer de disque vraiment ? Approfondir juste un peu ta pensée que l'on avance au moins, si pensée est... Puis laors ta raison, une réflexion aussi fulgurante valait bien un spam ! :D

SIgnalé
Réponse de le 19/06/2019 à 8:59 :
@ girouette:

ah ben tiens il est là !? :D
Réponse de le 19/06/2019 à 22:11 :
@citoyen : à part le fait d'apporter la contradiction argumentée à vos propos, qu'est ce qui, dans les miens, pourrait me valoir une censure ?

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