Pourquoi la CGT se lance-t-elle dans un bras de fer avec le gouvernement ?

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Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, craint que sa centrale perde sa place de premier syndicats de France en 2017 au profit de la CFDT. D'où sa stratégie de radicalisation.
Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, craint que sa centrale perde sa place de premier syndicats de France en 2017 au profit de la CFDT. D'où sa stratégie de radicalisation. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Raffineries bloquées, grèves dans les transports, etc. La CGT est la pointe de la mobilisation contre le projet de loi travail. Mais le bras de fer engagé avec le gouvernement par la centrale de Philippe Martinez a bien d'autres motivations.

Raffineries bloquées ; appel à la grève illimitée à compter du 2 juin à la RATP ; grève reconductible à la SNCF le mercredi et le jeudi ; menace de blocage des centrales nucléaires... La CGT est à l'offensive et multiplie les initiatives contre le gouvernement Valls. Le prétexte ? La loi El Khomri réformant le code du travail dont la centrale de Montreuil continue de demander le « retrait ». Mais est-ce la vraie raison ? Comment comprendre cette poussée de fièvre au sein de la première - pour l'instant - organisation syndicale du pays lors de la dernière année du quinquennat? Cette poussé de fièvre radicale  représente-t-elle un réel danger pour un gouvernement jusqu'ici plutôt habitué à une certaine paix sociale ? Tentative d'explication.

Il y a deux ans, dans ces mêmes colonnes nous écrivions « Mais où sont donc passés les syndicats ? ». A cette époque, début 2014, pour la quatrième année consécutive la valeur du point n'était pas revalorisée dans la fonction publique, le gouvernement Ayrault faisait passer une réforme des retraites comme une lettre à la Poste, François Hollande décidait une augmentation de 0,4 point de la TVA et les premières mesures du « pacte de responsabilité » en faveur des entreprises étaient annoncées. Or, malgré quelques « journées d'action », la réaction syndicale a été faible, la sauce n'a pas prise.

Des syndicats quasi atones depuis 2012

Pourquoi ? D'abord, il est certain que les syndicats ressentaient une sorte de gêne. CGT, CFDT et même FO, ont largement participé à la défaite de Nicolas Sarkozy en 2012. Refusant la vraie-fausse neutralité qu'ils adoptaient lors des récents scrutins présidentiels antérieurs, CFDT et CGT ont assez clairement appelé à battre le président de la République en place. L'heure de la revanche avait sonné alors que Nicolas Sarkozy n'avait rien voulu lâcher en 2010 sur les retraites, même si les syndicats avaient jeté des millions de personnes dans la rue.

Difficile dans ces conditions de mobiliser contre la politique de François Hollande, une fois celui-ci arrivé au pouvoir. On ne peut pas, du moins dans un premier temps, renier celui-que l'on a porté.

Un gouvernement toujours prompt à lâcher un peu de lest

Le relatif calme social qui a régné depuis le début du quinquennat s'explique aussi par un indéniable savoir-faire dans la sphère gouvernementale. Quand la ministre de la Fonction publique de l'époque, Marylise Lebranchu, annonçait aux syndicats de fonctionnaires que le point d'indice ne serait pas, encore une fois, revalorisé, elle lâchait immédiatement que la très décriée journée de carence serait supprimée et que les grilles salariales de la catégorie " C " seraient revues. Cela calma les esprits. Son successeur a fait de même en 2016, en acceptant, enfin, une revalorisation du point d'indice en deux temps... De même, les enseignants des écoles primaires ont obtenu, divine surprise, une revalorisation de leur prime... résultat, un calme relatif règne toujours dans la fonction publique.

Enfin, depuis son arrivée à l'Elysée, François Hollande n'a eu de cesse de vouloir associer les syndicats et le patronat aux prises de décision. Un positionnement très "social-démocrate", diront certains. D'autres parleront "d'instrumentalisation". Chaque année une grande conférence sociale, ou, plus tard, des conférences thématiques, ont été organisées. Un agenda social a été fixé. Résultat, les organisations syndicales sont passées d'une négociation ou d'une concertation à l'autre : accords sur la rénovation du marché du travail, sur la qualité au travail, sur la formation professionnelle, sur le contrat de génération, sur le dialogue social dans les entreprises, le compte pénibilité, le compte personnel d'activité... sans parler des retraites complémentaires et de l'assurance chômage. Avec un tel maelstrom, difficile de penser à descendre dans la rue.

Un front syndical divisé

Sans oublier que François Hollande et ses deux premiers ministres successifs ont toujours su se concilier la CFDT, empêchant ainsi l'émergence d'un vrai front syndical. On l'a vu encore avec le projet de loi travail quand Manuel Valls a accepté de retirer du texte - certes un peu tardivement - les points qui mécontentaient le plus la CFDT, notamment le plafonnement des dommages et intérêts aux prud'hommes.

Ainsi, la CFDT de Laurent Berger n'est absolument pas dans le choc frontal avec le pouvoir politique, à la différence de la CFDT de François Chérèque avec Nicolas Sarkozy. Mieux, comme d'habitude quand la gauche est au pouvoir, le programme de la CFDT, qui sert souvent de laboratoires d'idées - on l'a vu surtout quand l'incarnation de la deuxième gauche, Michel Rocard, est arrivé à Matignon en 1988 - est largement repris. Ainsi, alors ministre du Travail, Michel Sapin a repris à son compte l'idée des "droits rechargeables" pour les chômeurs ou encore l'instauration d'un compte individuel de formation. Même sur le "Pacte de responsabilité", la CFDT se montre conciliante avec le pouvoir... mais moins avec le Medef. Bref, on ne voit pas la CFDT appeler à descendre dans la rue contre la "politique d'austérité" du gouvernement...

Mieux, la CFDT estime que la loi El Khomri va globalement dans le bon sens en instituant des droits nouveaux pour les salariés, le compte personnel d'activité par exemple. D'ailleurs, dans un entretien au quotidien « Le Parisien » de ce mercredi 25 mai, Laurent Berger déclare que retirer le projet de loi serait « inacceptable ».

La CGT cherche à capitaliser sur le discrédit de l'executif

Mais depuis quelques mois la machine se dérègle. La surenchère permanente pratiquée par le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a le don d'énerver la CGT et FO. Dans un entretien au quotidien « Les Echos » daté du 24 juin, le trublion du gouvernement jette même de l'huile sur le feu en estimant qu'il faudrait « aller plus loin » que la loi El Khomri... Les résultats sur le front du chômage tardent à se faire sentir, ce qui décrédibilise la politique menée par le gouvernement - ouvertement pro entreprises - auprès des militants et sympathisants syndicaux. Surtout, la côte de popularité de l'exécutif n'en finit pas de plonger. Il était donc temps pour la CGT de montrer les dents.

Et ce d'autant plus que la centrale de Philippe Martinez se trouve dans une mauvaise passe. Le départ de Bernard Thibault de son poste de secrétaire général en 2013 a été extrêmement mal géré. Après bien des tergiversations, c'est finalement Thierry Lepaon qui reprend les rênes de la centrale mais dans des conditions alambiquées qui ne lui permettent pas d'asseoir son autorité. Résultat, moins de deux ans plus tard, il sera victime d'un véritable « coup d'état interne », via d'opportunes « révélations » sur son train de vie. C'est dans ce climat tendu que Philippe Martinez a hérité du poste de secrétaire général.

Malaise interne à la CGT

Les militants CGTistes sont en recherche de repères. La doctrine de la centrale est flottante, hésitant entre radicalité et réformisme musclé. A l'instar de ce qui se passe actuellement au sein de la gauche française, - Manuel Valls estimant même qu'il existe maintenant deux gauches irréconciliables - la centrale syndicale est divisée entre différentes factions, notamment les « pros » Parti de Gauche de Jean Luc Mélenchon et les « pros » Pierre Laurent du Parti communiste. Le 51e congrès de la CGT qui s'est tenu en avril à Marseille a plutôt adopté un ton offensif. Philippe Martinez, adoubé lors de ce congrès, suit donc cette ligne. Il espère ainsi que la CGT va se refaire une jeunesse et retrouver des forces. Rien de mieux en effet que de hausser la voix pour ressouder et mobiliser les troupes. Il y a en effet le feu au lac. Philippe Martinez lui-même, en avril, devant l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis) reconnaissait en effet que la « CGT risquait de ne plus être la première organisation syndicale en 2017 ».

De fait, en raison de ses désordres internes, la centrale de Montreuil perd du terrain au profit de la CFDT. Depuis 2013, la CGT a ainsi reculé dans ses bastions traditionnels. Certes, elle reste à la première place à la SNCF, EDF et RATP, mais elle est en retrait. Chez Renault ou Air France, elle n'est même plus en tête.

Dans la Fonction publique, la CGT demeure aussi globalement la première centrale avec 23,1 % des suffrages devant la CFDT (19,2 %) mais elle a perdu 2,3 points entre 2011 et 2014.

En 2013, dans le privé, lors de la première « pesée » syndicale, permettant de connaître la représentativité de chaque syndicat, la CGT était arrivée tout juste en tête avec 26,77 % des voix, talonnée par la CFDT (26 %).

La CGT craint que la CFDT devienne le premier syndicat du pays

Or, la CFDT a gagné des points depuis lors des élections professionnelles et la CGT de son côté a perdu des voix dans de très nombreuses entreprises. C'est ce qui inquiète Philippe Martinez alors que la nouvelle « pesée » syndicale doit intervenir en 2017. Et un tsunami risque fort de se produire : pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, la CGT pourrait perde sa première place. C'est à la lumière de ce risque qu'il faut interpréter l'attitude actuelle de la CGT. Le message en substance est clair : « regardez, c'est moi qui suis à la pointe du combat contre un projet de loi impopulaire ».

Certes, mais le pari est risqué. Si la loi El Khomri est définitivement adoptée, sans réelle et nouvelle modification, alors la CGT n'aura pas pesé. Si, en revanche, avec l'appui des « frondeurs » du PS, le gouvernement lâche du lest, elle pourra se targuer d'avoir résisté. Il conviendra aussi de bien surveiller le degré de mobilisation lors de la huitième journée de protestation contre la loi travail jeudi 26 mai.

Le pari de Philippe Martinez va également dépendre du degré de savoir-faire de Manuel Valls et de son gouvernement. Le premier ministre doit jouer finement, surtout si la situation se tend aux abords des dépôts de carburant et des raffineries. Il peut certes jouer sur l'exaspération des Français empêchés de se déplacer... mais pas trop, au regard de l'impopularité du gouvernement.

Mais Manuel Valls a une autre partition à jouer et il ne va pas s'en priver à un an de l'élection présidentielle. Le Premier ministre pourra avertir la CGT sur le registre : « vous trouvez que mon gouvernement mène une politique trop libérale?  Lisez les programmes des candidats à la primaires de la droite, c'est pire ».

Certes, mais pour reprendre la fameuse formule de Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO : « quand l'exaspération ne s'exprime plus dans la rue, elle s'exprime dans les urnes ».

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Commentaires
a écrit le 28/05/2016 à 6:45 :
Bien sûr que NON ! le gouvernement ne doit pas céder , il doit revenir à la première lecture de la loi et faire une table ronde avec les parties prenantes et présenter un texte final ayant obtenu la majorité ! POINT BARRE !! Est-ce le défunt parti communiste qui essaie de renaître avec son bras armé , doit dicter sa dictature ??? Travailleurs ! Travailleuses ! vous vous faîtes berner si vous pensez que le communisme veut vôtre bonheur ! Il y a encore des rescapés des Goulags pour témoigner .
a écrit le 27/05/2016 à 12:17 :
"Toute radicalisation est suicidaire" a dit le 26/05/16 Raphael Anthoven (orthographe ?)sur Europe 1.Ce cirque organisé par la CGT risque d'etre utilisé par la vilaine finance capitaliste pour geler ou annuler certains projets d'investissements sur notre territoire. 500 patates d' Euros de travaux à Donges, c'est pas rien pour le dynamisme et la vigueur économique d'une région! Et puis aux médias aussi de mettre en valeur les idées et la parole de Monsieur Berger de la CFDT, discours bien plus (remarquez c'est pas dur) progressiste et en adéquation avec notre époque que l'archaisme et le dogmatisme cégétiste.
a écrit le 26/05/2016 à 13:36 :
Malgré l'appui des médias dominants à la loi Travail et malgré les blocages occasionnés par les grèves, 62 % des français rejettent cette loi (sondage Ifop ce jour pour RTL) . Il est donc faux de faire d'un syndicat le bouc émissaire des problèmes actuels : c'est un rejet total de la politique de ce gvt .El Blanco tient la barre et le bateau coule.
Réponse de le 27/05/2016 à 10:31 :
Tiens, les chaines d'info en continu nous montrent en ce moment ce que pense les autres pays de nos grèves, par contre toujours aucune image de ce qu'il se passe en Belgique suite à la loi Kriss Peeters qui ressemble étrangement à la loi El Khomri.On peut noter d'ailleurs,la synchronisation des deux réformes.
a écrit le 26/05/2016 à 13:33 :
Il suffit simplement de regarder comment la CGT casse l'outil de travail des salariés qui sont comme d'habitude les dindons de farce!!!! Quelle honte!!!
C'est un syndicat manipulateur et idéologique qui n'apporte rien de positif si ce n'est de tout casser sur son passage !!! il n'y a qu'a entendre lors de manifestation tout ce discours diffamatoire et malhonnête vis à vis des ouvriers !!!!
Réponse de le 26/05/2016 à 17:50 :
"C'est un syndicat manipulateur et idéologique qui n'apporte rien de positif"

Heureusement que ce n'est pas le cas des syndicats patronaux
Réponse de le 27/05/2016 à 7:52 :
@la chose.
Bien sûr, vous avez tous les méchants d'un coté ( et ils seront toujours méchants) et de l'autre les gentils ! C'est une belle vision parano !!!!!
Réponse de le 27/05/2016 à 10:33 :
@quidam

"C'est un syndicat manipulateur et idéologique qui n'apporte rien de positif"

Euh ,qui est parano ?
a écrit le 26/05/2016 à 12:13 :
Et en lisant les commentaires, je constate que leurs auteurs regardent ces événements à la manière du proverbe chinois "le sage montre du doigt la lune, les gens regardent le doigt"
Réponse de le 26/05/2016 à 16:34 :
je dirais même plus Le chien aboie le pousse pousse passe
a écrit le 26/05/2016 à 12:08 :
Cela suffit de casser du sucre sur le dos des syndicats, même s'ils ne sont pas parfaits !!! Le seul responsable de ce chaos n'est que gouvernement qui obéit au doigt et à l'œil aux recommandations d'un organisme étranger bruxellois, a fait passer en force le 49-3 sans que les députés aient le texte sous les yeux.
Ce gouvernement obéit à une puissance étrangère, et Monsieur Valls est d'une incroyable hypocrisie dans sa posture du coup de menton..
Réponse de le 26/05/2016 à 17:55 :
D'ailleurs, aucune image à la télé de ce qu'il se passe en Belgique en ce moment avec la loi Kris Peeters qui ressemble étrangement à la notre.
a écrit le 26/05/2016 à 11:06 :
Le retour du Soviet Suprême ? après le blocage de l'économie voici venu celui de la presse pourtant démocratique.
a écrit le 26/05/2016 à 10:40 :
je vous accorde, le droit" à médiatiser votre point d'analyse subjective; concernant la situation socio-politique et donc le rapport entre syndicats !
tout "cela " est cousu de fil d'or et correspond à un objectif : les présidentielles 2017 !!!.
Vous perdez de crédulité en focalisant l'essence de ces mouvement syndicaux et CITOYENS .
"si tu est à genoux personne ne te verra; mais alors?.. Levons nous !.
LE RAS LE BOL EST UNE CITERNE QUI NE SE VIDE PAS ! .
Je suis Ctoyen,et sans misérabilisme ni extrémisme, je m'inquiète pour cet avenir proche !
les bulletins blancs vous connaissez ?....
bonne analyse" à venir !...
a écrit le 26/05/2016 à 10:31 :
Quelqu'un faisait ce matin la liste des avancées sociales issues des syndicats et maintenant acquises. Ben, venant de la CGT, rien, sauf peut-être la suggestion dans l'air du temps de ne travailler que 32 heures.
On dirait qu'ils font le frein et les autres syndicats le moteur.
Si le but est de montrer la force de blocage pour attirer les adhésions, ça se comprend mieux ! Y a péril en la demeure.
Réponse de le 05/10/2016 à 20:55 :
rien sauf les congés payés, la sécurité sociale, la retraite, l'ensemble des conventions collectives qui protègent les travailleurs, les droits transférables..... rien que ça. Quand aux autres syndicats de salarié ? je n'en voit pas
a écrit le 26/05/2016 à 9:43 :
Dans une démocratie, il semble qu'une voie de sortie assez simple serait de pratiquer une votation à la suisse ou un référendum. Quel qu'en soit le résultat, le gouvernement pourrait s'en sortir proprement en respectant la voie du peuple qui de toute façon s'exprimera, peut être de façon catastrophique, en 2017. Quant à la CGT, peut être cela ressoudera t'il les troupes, mais leur attitude est suicidaire au regard des Français qui ont horreur qu'on les em...de. On n'ose imaginer que la CGT espère le grand soir....On peut craindre, ou espérer, que M. Martinez coule son syndicat avec ce genre de stratégie.
Réponse de le 26/05/2016 à 10:38 :
Si le référendum sur l'aéroport de Nantes fait 80% de "oui" (à condition aussi d'avoir toues les éléments en main, coûts, recettes, nuisances, etc etc), les zaddistes diront qu'eux détiennent la vérité, la vraie et unique, et qu'il ne se fera pas de toute façon.
Tout bloquer est peut-être pour compter les troupes et "admirer" son "armée". Avant que ça ne puisse plus pouvoir se faire. Ca peut faire adhérer des gens qui trouvent les autres syndicats trop réformateurs (complices du patronat, du pouvoir, voire des USA), la CGT elle freine, bloque, a du courage pour s'opposer, quitte à tout casser ("la faute de l'intransigeance du pouvoir en place").
Réponse de le 26/05/2016 à 11:43 :
Le réformisme en matière syndicale n'est pas synonyme de complicité avec le patronat. Le réformisme privilégie la négociation au conflit. Malheureusement dans notre système il faut bien souvent manifester plus ou moins agressivement pour se faire entendre/respecter. FO est par exemple un syndicat réformiste qui soutient pourtant le mouvement actuel.
La CGT ne représente qu'elle même et elle n'a que le courage de ceux qui savent ne rien risquer. Il n'est que de voir ce qu'est devenu le port de Marseille sous l'influence de la CGT pour apprécier toute la pertinence de leur action.
Réponse de le 26/05/2016 à 17:58 :
@Réponse de @photo73

"La CGT ne représente qu'elle même et elle n'a que le courage de ceux qui savent ne rien risquer".

Je croyais qu'elle votait 84% des accords d'entreprises ?
a écrit le 26/05/2016 à 9:39 :
La CGT va nous apporter le FN mais c'est toujours le Kremlin qui est derrière ces 2 organisation et parti extrêmes aux méthodes inacceptables.
Réponse de le 26/05/2016 à 18:02 :
"La CGT va nous apporter le FN"

Pas qu'eux apparemment :

Les sympathisants des syndicats se rapprochent tout doucement du Front national. Dimanche lors des élections européennes, ces derniers ont été attirés par le vote FN selon un sondage Ifop pour L'Humanité publié ce mercredi. Ceux de FO ont été les plus nombreux à voter pour le parti de Marine Le Pen à hauteur de 33%, suivis par l'Union syndicale Solidaires (27%), la CGT (22%) et la CFDT (17%).

Selon ce sondage, réalisé le jour du vote, le 25 mai, les salariés proches d'aucun syndicat ont voté pour le parti de Marine Le Pen à 34%, alors que la moyenne nationale de ce parti a été de 25%. Les personnes se disant proches d'un autre syndicat (CFTC, Unsa, CFE-CFC) ont voté à 29% pour le FN.
a écrit le 26/05/2016 à 9:20 :
L'Euro arrive dans dix jours quel spectacle de la France pour un 'pays apaisé' disait Moi Président...le gouffre entre ses promesses de campagne et la réalité de son presque quinquennat se creuse chaque jour un peu plus...il sera encore plus honni que son prédécesseur à mon avis!
Réponse de le 27/05/2016 à 19:34 :
La bonne nouvelle, c'est que si l'Euro se passe mal, on pourra retirer la candidature de Paris aux J.O. Finis la mégalomanie et le gouffre financier annoncé de ce projet !!!
a écrit le 26/05/2016 à 9:01 :
Monsieur Martinez, la majorité ne vous soutient pas, elle vous désapprouve. Elle désapprouve les mélodrames permanents, elle désapprouve le désordre, le gaspillage, et la lutte *pour la lutte*. Elle désapprouve que vos cohortes brûlent des pneus, que vos escadrons bloquent les transports, que vos équipes sabotent les réseaux de communication et, plus encore, elle désapprouve que votre organisation s'arroge une prétendue légitimité à représenter le peuple français.

Vous n'êtes représentatif de rien, si ce n'est d'une nostalgie syndicaliste arriérée, et vous n'êtes soutenus que par une frange minoritaire des actifs - moins de 3% des salariés du privé - vous reléguant aux scores électoraux de Besancenot ou Laguillier.

Je, citoyen français, actif, éduqué, poli, travailleur, respectueux des libertés, demande à l'état de mettre en oeuvre des moyens fermes pour faire cesser les fauteurs de trouble qui se revendiquent de votre organisation en semant le désordre et la cacophonie. Je, citoyen français, demande que la lumière soit faite sur le financement et l'impact d'organisations comme la votre, dont on ne saisit pas bien la mission d'intérêt public. Je, citoyen français, dénonce vos actes et prises de position comme des trahisons de mon état, et vous demande de cesser vos actions militantes, qui débordent allègrement des libertés individuelles dont vous disposez en empiétant sur les miennes.
Réponse de le 26/05/2016 à 17:07 :
Cher concitoyen, vous avex toute mon adhesion.
Réponse de le 26/05/2016 à 18:04 :
"Monsieur Martinez, la majorité ne vous soutient pas, elle vous désapprouve"

60% favorable dans le sondage de ce matin, tu dois être dans les 40%
a écrit le 26/05/2016 à 8:37 :
Bonne analyse objective et argumentée. Merci. Il y a aussi le côté subjectif : la classe politique a peur parce que ses gesticulations sont totalement incomprises par le tiers état qui est dans la réalité économique et ne supporte plus d'être pompé par les impôts, prélèvements et les réglementations (régulation?) qui s'additionnent. Pour cette classe politique, seul l'Etat est capable de redistribuer équitablement le revenu: C'est la bureaucratie qui défie le marché, la grenouille qui se fait plus grosse que le bœuf nature. Et bien qu'elle éclate! La CGT porte le coup d'aiguillon.
a écrit le 26/05/2016 à 8:06 :
Des milliards perdus pour l'économie à cause de l'UMPSUDI ;

QUAND est-ce qu'on envoie la note aux UDIRipoublicains et au PS-LESVERTS ?
a écrit le 26/05/2016 à 8:05 :
Le Peppone de la CGT a bien compris que son syndicat est en cours de marginalisation... il ne trouve pour remobiliser que la montée aux extrêmes...
a écrit le 26/05/2016 à 7:52 :
Moustachu Staline n,a pas compris que l,on n,est plus au temps des soviets.
a écrit le 25/05/2016 à 23:18 :
C'est Marion qu'il nous faut !
a écrit le 25/05/2016 à 21:56 :
Les centaines de millions perdus pour l'économie française, pour les intérêts d'une minorité, le syndicat des poils de mammouths dans le creux des deux mains,.......... Est-ce qu'on envoie l'addition à la CGT?
a écrit le 25/05/2016 à 21:44 :
Je propose de demander pour Martinez et ses amis l'asile politique en Corée du Nord. Aucune liberté individuelle, aucun emploi privé, aucun progrès, rien ne bouge depuis les années 1950. Il sera parfaitement heureux dans cet éden. Avec des rigolos pareils qui ne pensent qu'à leurs petits intérêts et qui se contrefichent de l'intérêt national, la France est dans de beaux draps ! Au fait, est-ce la CGT qui gouverne ?
a écrit le 25/05/2016 à 21:22 :
Cette fois, ça y est, les 19 centrales nucléaires ont voté la grève : la guerre civile peut commencer... Mais elle se fera d'abord à l'intérieur du clan des Gaulois, pendant que ceux-ci sont assiégé par les terroristes islamistes. Un peu comme à Byzance, où l'on discutait du sexe des anges quand les remparts étaient en train de tomber sous les coups des Turcs...
Réponse de le 26/05/2016 à 9:42 :
Oui. du chaos dans le chaos à des fins personnelles.
a écrit le 25/05/2016 à 19:18 :
j'en déduis qu'en 40 ans les gouvernements qui se sont succédés n'ont rien vu venir. En 2017 moi je me souviendrai
a écrit le 25/05/2016 à 19:09 :
en 68 sur les plateaux télé on voyaient t plusieurs membres de nos politiques actuels faire de la virulence et s'en prendre au gouvernement grâce à 68 certains sont devenus ministres présidents députés ils devraient se souvenir et remercier les Syndicats. Ils ont fait carrière, fortune depuis. ils devraient montrer l'exemple et subir la loi travail comme les ouvriers. Tous éGALS. Objectifs non tenus dehors.
a écrit le 25/05/2016 à 18:28 :
Je viens de lire sur légifrance que madame El Kombri a embauché au Ministère du travail la directrice adjointe de la CFDT, elle est pas belle la salade. officiel) Et après ce syndicat va défendre la loi..... Bandes de charlots....
a écrit le 25/05/2016 à 17:48 :
La CGT n aura aucun mal à démontrer que la cfdt est aux ordres .
L inversion de la norme , est l atteinte la plus grave contre les acquis ouvriers.
Second problème ; pour qui dira t elle de voter aux seconds tour des futures élections . Restera t elle dans le camp Libéral en vertu du moindre mal ou prendra t elle une autre option .Son positionnement nous indiquera à posteriori si elle est actuellement dans une posture de lutte syndicale ou dans un regain de défense des intérêts ouvriers .
a écrit le 25/05/2016 à 17:41 :
Vers la fin de ce gouvernement ? On l'espère tous !
Aller la CGT !!!
Réponse de le 26/05/2016 à 17:11 :
Si c'est de l;humour au 2eme degre c'est oser. Sinon, c'est pire mais ca doit se soigner.
a écrit le 25/05/2016 à 17:27 :
C'est vraiment agir en responsable que de jouer avec des raffineries ou des centrales nucléaires ?
Réponse de le 25/05/2016 à 22:05 :
Oui, surtout en état d'urgence, alors que nos forces de l'ordre et notre armée sont déjà boderline, ça rajoute une couche de risques, et des efforts en plus pour la sécurité, Après cela, il ne faudra s'étonner si un policier, par-ci, par là, surmené, pète un câble.
a écrit le 25/05/2016 à 17:15 :
Ce n'est pas que la CGT qui est pour la suppression de la loi el Kombri) Art 121 de la Commission Européenne, la Belgique n'en veut pas non plus, mais le Berger lui il esty pour il finira comme ses prédescesseur Notat et Chérèque, dans un ministère (Vendus)
a écrit le 25/05/2016 à 16:42 :
Corée du Nord a l'est, la France a l'ouest.
a écrit le 25/05/2016 à 16:19 :
La CGT se moque bien de la France qui est le cadet de ses préoccupations, elle ne s'intéresse qu'à son sort en tant qu'organisation et se bat uniquement pour ses permanents. Elle a un logiciel qui date du 19ème siècle, et ne survit que grâce à aux subventions, à la formation qu'elle détourne consciencieusement comme tous les autres syndicats, et aux comités d'entreprises comme on a pu le voir dans les actions de justice, d'ailleurs bien timidement relayées par des media qui ne veulent pas d'ennuis avec ce syndicat violent. Son action actuelle vise à passer des messages d'intimidation en vue de la prochaine présidentielle, et à protéger ses avantages mal, mais légalement, acquis, comme toujours. Ce genre de méthodes n'a rien à voir avec l'action syndicale, ni avec la démocratie, dont d'ailleurs elle ne s'encombre jamais ni en discours ni en acte. En somme, le "cadavre" (cf E.Michelin) bouge encore.
a écrit le 25/05/2016 à 16:05 :
La bonne question, c'est : pourquoi le gouvernement prétendument socialiste s'en prend-il aux salariés ?
a écrit le 25/05/2016 à 15:11 :
Bravo Mr Martinez ! on sent enfin revivre notre pays et nous le peuple vous soutenons .
a écrit le 25/05/2016 à 15:08 :
La CGT défend les sans dents , Mr Martinez fais un boulot de géant car il y a 25 ans à rattraper de complaisance de certains .
a écrit le 25/05/2016 à 15:08 :
L'attitude irresponsable et suicidaire de la CGT vis à vis de notre pays dans des moments difficiles uniquement pour des raisons de basse politique syndicale est un scandale alors que les forces de l'ordre seraient bien mieux employées à lutter contre le terrorisme et la criminalité. Il faut vraiment revoir en France les règles de représentativité de ces syndicats (financés principalement par de l'argent public et privé mais pas par leurs adhérents) qui sont ultra minoritaires et qui bloquent toute la vie d'un pays !!!
a écrit le 25/05/2016 à 14:45 :
"La CGT cherche a capitalisé sur le discrédit de l'Executif"

Euh l'orthographe correcte est "cherche à capitaliser".....

Décidément tout fout le camp ma pauvre dame....
a écrit le 25/05/2016 à 14:28 :
Vers la fin de la CGT ? C'est en ces termes que le syndicat aborde la question, s'agissant du projet de loi en cours et plus précisément des intentions du gouvernement à son égard. La loi organise le gommage du syndicat par le moyen d'accords locaux, parmi d'autres mesures; le gouvernement ne considère plus le syndicat comme actif dans la parade politique (bien que l'on se défende cyniquement que les syndicats puissent tremper dans la marmite). Dès lors la solution est de "peser" pour compter les points et aussi les poings. Il y a donc 3 axes, présenter une menace dissuasive de fort désordre voire de guerre civile en cas d'élection par exemple de Marine Le Pen ou même Alain Juppé; ratisser très large avec un réflexe pied-de-nez/pouvoir de la rue par une fixation de tous révoltés sur un premier tour ... dont les électeurs moutons seraient reportés vers le candidat socialiste du second tour, comme d'habitude; gagner sa part électorale au paradis socialiste par la preuve de son engagement. C'est à l'action réussie pour ces 3 principes qu'il sera permis à la CGT de survivre, sinon elle sera simplement "fermée". Les autres syndicats aussi, transformés en commissions représentatives ou instituts techniques. On voit bien que ce syndicalisme préférentiel, illégal si ce n'est le fait du petit prince, débordée sur toute question, n'est plus ni pertinent ni pérénisable. Ce sont donc les dernières cartouches du syndicalisme marxiste des gros bras qui sont tirées actuellement, comme les toutes premières d'un embryon de mouvement réfractaire fascisant qui prend une forme de "milice de révolte civique" anti-nationale et anti-républicaine et pour tout dire nihiliste. Un danger pour tous.
a écrit le 25/05/2016 à 14:24 :
"Quand le PS aura rétabli l'esclavage, la CFDT négociera le poids des chaînes"
a écrit le 25/05/2016 à 14:19 :
La CGT cherche a capitalisé sur le discrédit de l'Executif

La CGT cherche à capitaliser sur le discrédit de l'Executif

sans fautes c'est mieux
a écrit le 25/05/2016 à 14:02 :
Heures supplémentaires moins payés pour les salariés du privé qui concernent surtout le secteur marchand par contre aucun problème pour les augmentations des rémunérations des agents du publics comme les dernières pour la catégorie C et les enseignants du publics malgré les 32 heures mensuel et leurs piètres qualités de service. Chercher l'erreur ! Montebourg a raison la France est divisé...
a écrit le 25/05/2016 à 13:58 :
les responsables politique ne sont pas diplomate.. début de chienlit
a écrit le 25/05/2016 à 13:55 :
De toute façcon il y a les réserves stratégiques, et puis le vélo, c'est bon pour la santé et l'air pur. Une grève générale serait très profitable pour diminuer le changement climatique.
a écrit le 25/05/2016 à 13:52 :
Heures supplémentaires moins payés pour les salariés du privé dans le cadre de la loi "Khomeini" qui concerne surtout le secteur marchand par contre aucun problème pour les augmentations des rémunérations des agents publics dont les dernières pour la catégorie C et les enseignants publics qui déjà travaillent très peu et offre des prestations calamiteuses... chercher l'erreur !
a écrit le 25/05/2016 à 13:38 :
la loi EL KHOMRI est la transposition d'une directive européenne.
Pourquoi les médias n'en font-ils jamais état ?
Réponse de le 25/05/2016 à 15:30 :
La peur de montrer que c'est la commission europeenne qui décide ?
Réponse de le 25/05/2016 à 18:07 :
En effet. Voici le lien

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/05/17/31001-20160517ARTFIG00137-ce-que-la-loi-el-khomri-doit-a-l-union-europeenne.php
a écrit le 25/05/2016 à 13:35 :
L'action de la CGT est très légitime,

le gouvernement VallsAyrault veut organiser la misère en France, pour les générations futurs c'est un désastre auquel il convient de résister ;

Les français sans dent rêvent du jour ou les journalleux de la télévision et de la radio seront remplacés par des journalistes Roumains, Marocains tous payés à 300 euro par mois ;
a écrit le 25/05/2016 à 13:30 :
La photo parle d' elle même !
a écrit le 25/05/2016 à 13:23 :
Ils veulent Juppé Premier ministre pour 100 jours et puis l'élection présidentielle du seul parti de gauche : le FN, j'ai bon ?
a écrit le 25/05/2016 à 13:15 :
Car la CGT déteste les français et les française. Car elle hait les gens qui ne disent pas amen à leur vision étriqué. Car La CGT méprise la démocratie et la république. Car la CGT méprise tout, même ses cotisants. Car la CGT se croie en 1816 et à peur pour les avantages et les privilèges de ces dirigeants. Je pense que je vais être censuré.
Réponse de le 25/05/2016 à 14:44 :
Oh toi, tu dois être RH minimum, non ?
Réponse de le 25/05/2016 à 15:20 :
Perdu, je suis intérimaire, ouvrier. Pas de chance. La CGT n'aime que la structure de l'organisation comme au bon vieux temps du parti communiste en 1917.
Réponse de le 25/05/2016 à 18:33 :
mon pauvre @lachose, les ouvriers ne sont pas des paresseux, donc pas à la cgt, uniquement composée de gens à la ramasse, hips, pas envie de traviller, hips,
Réponse de le 25/05/2016 à 19:08 :
Faut retourner à l'école pour apprendre à écrire sans faute.
a écrit le 25/05/2016 à 13:04 :
Toujours la même chose
Même eux penses d abord à leurs intérêts personnels plutôt qu au bien de leur pays
a écrit le 25/05/2016 à 13:00 :
tout est dit en fait , rien à commenter :
<<
Certes, elle reste à la première place à la SNCF, EDF et RATP, mais elle est en retrait. Chez Renault ou Air France, elle n'est même plus en tête.
Dans la Fonction publique, la CGT demeure aussi globalement la première centrale avec 23,1 % des suffrages devant la CFDT (19,2 %) mais elle a perdu 2,3 points entre 2011 et 2014.
>>
Réponse de le 25/05/2016 à 15:39 :
La CGT est en tête aussi ,dans les TPE , vote qui a eu lieu en décembre 2013 :
La CGT est arrivée en tête dans les élections professionnelles dans les Très petites entreprises (TPE), avec 29% des voix, suivie par la CFDT 19,26%, FO 15,35% et Unsa 7,35%.La CFTC a obtenu 6,53%, Solidaires 4,75% et la CFE-CGC qui participait au seul collège cadre a obtenu 26% des voix dans ce collège.
Réponse de le 25/05/2016 à 18:41 :
vos stats sont mensongères, du vent, du flan cgétiste, vos sources?? vite. La cgt comme les cocos va disparaître pour le bien de la France . ns sommes au 21e siècle et ces deux partis anti ouvriers DOIVENT disparaître pour le bien du monde ouvrier, ils ont assez cassé d'entreprises, faits délocaliser, sacrifié des emplois par milliers. Good Year Amiens, n'est qu'un exemple de ce phénomène qui dure depuis des décennies avec ce groupuscule de fainéants.

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