Pourquoi la croissance française est si molle

Le PIB a progressé de 1,1% en 2015, soit 0,1 point de plus que ce qu'anticipait le gouvernement. Les marges de progression paraissent assez faibles.
Fabien Piliu
La stratégie économique du gouvernement est encore floue. Parce que qu'elle à définir ?
La stratégie économique du gouvernement est encore floue. Parce que qu'elle à définir ? (Crédits : Reuters)

Pari tenu ! En 2015, le PIB a progressé de 0,2% au quatrième trimestre ! Grâce à cette performance, la croissance annuelle s'est élevée à +1,1%. L'objectif gouvernemental est dépassé. Il aurait même pu l'être davantage si le climat avait été moins doux, ce qui aurait fait remonter les dépenses énergétiques, et si la peur des attentats n'avait pas paralysé une partie des citoyens.

Tout est dit ? Ce serait formidable. Ce le serait d'autant plus si le taux de chômage n'avait pas atteint 10,2% de la population active au troisième trimestre et si celui des 16-24 ans ne flirtait pas avec les 20%...

Certes, l'objectif du gouvernement a été dépassé et il faut s'en réjouir. C'est trop rarement le cas. La prudence de Michel Sapin, le ministre des Finances a payé. Cet éternel optimiste a dû se tordre le bras pour ne pas réviser à la hausse l'estimation officielle du PIB au début de l'année 2015. La chute des prix des matières premières, et notamment du baril de brut, la dépréciation de l'euro face au dollar, deux éléments qui ont permis le redressement de la compétitivité prix du made in France, ainsi que la politique expansionniste de la Banque centrale européenne (BCE) qui offre des conditions d'emprunts attractives, pouvaient inciter à l'optimisme. Un tel alignement des planètes est si rare. Et pourtant, il a tenu bon !

Toutefois, dépasser de 0,1 point un objectif si peu élevé n'est pas un exploit incroyable. Comment expliquer la faiblesse de la reprise française, inférieure à celle affichée par la plupart des membres de la zone euro et du Royaume-Uni ?

Deux moteurs sur trois sont allumés

Pour quelles raisons l'économie française ne décolle-t-elle pas ? Le problème est structurel. Sur les trois moteurs de la croissance, deux seuls tournent actuellement. Plutôt au ralenti. Stimulée par la chute des prix du brut qui allège leur facture énergétique, la consommation des ménages résiste. En hausse de 1,4 point, elle a accéléré de 0,8 point entre 2014 et 2015. C'est un progrès réel. Mais il convient de rappeler que cette progression se situe bien loin de celle affichée pendant une bonne partie des années 2000. Jusqu'en 2008, la consommation annuelle des ménages augmentait en moyenne à un rythme supérieur à 2%.

Par ailleurs, cette bonne tenue - relative - de la consommation a un impact limité sur l'activité, le taux de couverture export/import étant négatif depuis 2003. En clair, quand les ménages consomment, les entreprises françaises ne sont pas les seules à en profiter. C'est donc sans surprise que le commerce extérieur pèse statistiquement sur l'activité. En 2015, il a retiré 0,2 point de PIB à la croissance, en dépit de la chute des cours du pétrole et du repli de l'euro face au dollar.

Seule bonne nouvelle figurant au bilan de l'exercice 2015, l'investissement des entreprises repart. Il a ainsi augmenté de 0,9% au premier trimestre puis de 0,5% au cours des deuxième et troisième avant de signer un bond de 1,9% au quatrième trimestre ! En 2015, la formation brute de capital fixe (FBCF) a progressé de 2%, comme en 2014.
Malheureusement, ce rebond de l'investissement privé ne compense pas le repli continu de l'investissement public (-3,1% après -6,9%) et de l'investissement des ménages (-3% après -5,3%). Pour résumer, la consommation et l'investissement - partiellement - stimulent l'activité quand le commerce extérieur la plombe.

Politique de l'offre ou politique de la demande ?

Dans ce contexte, le gouvernement a-t-il les moyens de rééquilibrer le modèle de croissance tricolore ?

On peut l'espérer. A condition qu'il ait une vision, un cap et qu'il respecte les objectifs qu'il se fixe. Pour l'instant, n'en déplaise aux ténors de Bercy, la stratégie reste encore à établir. Coincé entre des idéaux de gauche et des impératifs de résultats en matière de croissance et d'emploi, le gouvernement ne sait comment s'y prendre. Depuis 2012.

Cette reprise désynchronisée de l'investissement illustre parfaitement cette absence de stratégie claire et précise. La reprise de l'investissement des entreprises s'explique en partie par la politique de l'offre menée par le gouvernement depuis 2012. Conjugués à la chute des cours du brut, le lancement du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), les allégements de cotisations patronales intégrés dans le Pacte de responsabilité - d'autres interviendront en avril - la mesure temporaire de suramortissement décidée en avril, ont permis le redressement du taux de marge des entreprises. Après plusieurs années de désinvestissement, elles ont enfin les moyens de renouveler une partie de leur parc de machines.

Mais cette reprise de l'investissement privé est fragile. D'une part, rien n'indique que l'investissement restera dynamique, une fois la mesure de suramortissement stoppée, en avril 2016. D'autre part, les carnets de commande sont plombés par l'austérité imposée par l'exécutif, qui fait plonger l'investissement public. Quant à l'investissement des ménages, il reste faible. Faut-il rappeler que six millions de personnes sont inscrites à Pôle emploi ? Par ailleurs, les allers-retours du gouvernement dans le domaine de l'accession à la propriété ont désorienté les ménages et en particulier les primo-accédants.

Bref, que ce soit pour des raisons politiques - le gouvernement ne veut pas donner trop de gages au patronat - ou pour des raisons budgétaires - bien que la France emprunte depuis un an à des taux négatifs - la politique de l'offre menée par l'exécutif n'est pas franchement assumée. Ce que donne le gouvernement d'une main, il le reprend de l'autre, selon le principe des vases communicants.

C'est également le cas de la politique de la demande. La question de sa légitimité ne se pose pas. Pour être efficace, une politique de l'offre doit avoir pour pendant un soutien à la demande. Mais là encore, les impératifs budgétaires limitent les effets de cette stratégie. Les allègements d'impôts accordés aux ménages les plus modestes de la classe moyenne ne permettent pas réellement à la consommation de décoller, on l'a vu.

Quel est le cap ?

Aux errements de la politique économique gouvernementale, qu'un certain nombre de citoyens considèrent comme un volontarisme mou et désordonné, s'ajoutent les malentendus et donc les inquiétudes que provoquent certaines déclarations ministérielles. Quand Emmanuel Macron, le ministre de l'Economie porte haut les couleurs de l'entrepreneuriat, encourage les plateformes « collaboratives » de type Uber à continuer à se développer, il provoque l'inquiétude, sinon la colère de ceux qui subissent de plein fouet leur concurrence jugée déloyale.

Après le petit commerce, l'hôtellerie-restauration, les taxis, quels seront les prochains métiers touchés par l'arrivée des nouvelles technologies ? Pour l'instant, le gouvernement n'a pas encore donné de réponse officielle même si des rumeurs bruissent d'une déréglementation de certaines professions artisanales.

La loi sur les Nouvelles opportunités économiques (Noé) devait en apporter. Intégrées dans le projet de loi sur la réforme du droit du travail et dans la loi sur la République numérique, ses mesures pourraient permettre, espérons-le, d'y voir plus clair sur la vision gouvernementale sur ce sujet de société. Il y a urgence car l'inquiétude des chefs d'entreprises est vive.

Les enjeux ne sont pas seulement microéconomiques. Ils sont également sociétaux. Si ces activités ne sont pas encadrées par la loi, si la fin du salariat est entérinée, l'exécutif a peut-être trouvé la martingale pour réduire le nombre de demandeurs d'emplois, ce qui lui permettrait d'augmenter ses chances de rester au pouvoir en mai 2017.
Mais si telle est l'option choisie, comment peut-on espérer que le modèle social français puisse financièrement survivre ? Si le robinet des cotisations est coupé, la protection sociale est en danger. Tout simplement. Quant à l'objectif de réduction du déficit public de la France, fixé à 3% du PIB en 2017, il devient encore plus hypothétique qu'il ne l'est actuellement.

Fabien Piliu

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Commentaires 73
à écrit le 03/02/2016 à 10:00
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il ne faut pas épiloguer longtemps et se demander s'il faut faire de 'loffre ou de la demande !! la france a le record européen d'impôts et charges d'europe, donc impossible qu'il y ait la moindre reprise avec un tel boulet qui détruit le pouvoir d'...

le 13/02/2016 à 11:29
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Depuis les années 60 les dépenses publiques de fonctionnement (dont RH) ont suivi la progression du PIB. Ce qui a progressé plus vite ce sont les dépenses sociales, avec en premier les retraites et la santé. Or, vas proposer à un employé ou un ouv...

à écrit le 02/02/2016 à 22:53
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c'est juste fini la croissance....

le 04/02/2016 à 15:46
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@jean94 J'en suis arrivé à la même conclusion: C'est juste fini la croissance... Le corollaire étant que le système économique est de fait lui aussi fini. Un Monde nouveau est à créer, économiquement et financièrement au service des "gens". Va y a...

à écrit le 02/02/2016 à 19:28
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Commentaires intéressants et criant de vérité ...mais voilà cela ne va pas changer ! Pourquoi ? Tout simplement parce que nous sommes gouvernés par DES POLITIQUES ! Ceux-ci ne feront rien... ! D'abord, Ils feront tout pour garder leur place et ne ...

à écrit le 02/02/2016 à 19:01
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Comment peut-on espérer une croissance plus forte quand la gabegie gouvernementale gonfle les dépenses publiques sans se soucier de leur efficacité et de leur intérêt ? Le secteur privé maitrise ses dépenses, fait des choix, recherche l'efficacité qu...

à écrit le 02/02/2016 à 15:25
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Manitou "En France, les effets de la loi Macron auprès des loueurs ont impacté positivement le résultat du groupe." Le constructeur de nacelles Manitou enregistre un chiffre d’affaires de 1 287 M€ en croissance de +3% par rapport à 2014. ... Et l...

à écrit le 02/02/2016 à 14:43
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Article intéressant

à écrit le 02/02/2016 à 13:59
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tant qu'il y aura autant de fonctionnaires en France il n'y aura pas de croissance parce que les fonctionnaires c'est bien connu cà bouffent un max et çà ne produisent rien çà ne pensent qu'aux 35 heures et RTT et embaucher un fonctionnaire c'est po...

à écrit le 02/02/2016 à 10:43
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LES EXPERTS ANNONCENT 5MILLIOND DE CHOMEURS DANS LES ANNEES A VENIR? DONC IL VAS FALLOIR REVOIR TOUS LES BUJETS ECONOMIQUE ET SOCIAUX? LES FRANCAIS VOYENT TOUS LES JOURS DES LICECIMENT DANS LA PRESSE ET BEAUCOUP D INVESTISSEMENT DES TRUTS FRANCAIS A...

à écrit le 02/02/2016 à 10:20
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Pour avoir de la croissance, il faut créer des emplois; pour créer des emplois, il faut réduire le cout du travail; pour réduire le cout du travail, il faut augmenter le prix de l'énergie. Etc...

le 02/02/2016 à 11:42
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le record mondial de fonctionnaires et notre millefeuille administratif ça ne donne pas d idée ??

le 02/02/2016 à 12:20
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Bravo gepe grave

le 13/02/2016 à 11:10
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Ce n'est pas en réduisant le coût du travail qu'on devient compétitif sur le haut de gamme, celui qui est le moins sensible au prix. En Allemagne par exemple le coût du travail n'a été réduit que pour une petite catégorie d'emploi (services aux en...

à écrit le 02/02/2016 à 10:11
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La croissance est liée au capital humain; le capital humain est lié à la notion de saturation de ce capital humain. C'est ce que voulait exprimer le club de Rome.

le 02/02/2016 à 14:01
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en français compréhensible çà donne quoi au juste. Merci Je pensais comme vous j'allais le dire encore merci

à écrit le 02/02/2016 à 9:51
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L'inventivité permanente des parlementaires en matière de taxes et de réglementations fait que la confiance en l'avenir est au niveau zéro. En plus le capital taxé comme le travail, annule toute prise de risques pour les investisseurs. Conclusion : l...

à écrit le 02/02/2016 à 8:48
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On publie dans la presse numérique qu’on ferait en Europe de la magie Keyneisienne, n’est-ce pas très drôle, on joue au magot ? N’aurait-on pas un souci intellectuel avec la notion de développement économique ? La croissance potentielle et le maximum...

à écrit le 02/02/2016 à 7:43
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Il s'agit du modèle social français, le chomage et les retraites. Le chomage est lié aux gains de productivité, les retraites à la démographie (baby boom).

le 02/02/2016 à 10:29
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Dans une économie dynamique les gains de productivité permettent de créer une nouvelle offre de biens et services. Ils ne causent pas en soi de chômage.

à écrit le 02/02/2016 à 6:44
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Les détracteurs de l’Europe ne devraient-il inculper le Parlement européiste d’impéritie à la sortie de crise en termes de croissance et d’emploi, l’Europe n’est-elle pas Caïn, un furoncle anti-jeune et anti-croissance sur le monde, on y prône le vic...

le 02/02/2016 à 10:34
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L'Italie à son tour semble s'en sortir grâce entre autres aux réformes de Renzi. L'Espagne a redémarré, l'Irlande aussi (et de quelle façon). Pourquoi ce qui marche dans tous les autres pays européens (sévère cure d'austérité et libéralisation économ...

le 02/02/2016 à 13:35
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"Pourquoi ce qui marche dans tous les autres pays européens (sévère cure d'austérité et libéralisation économique et sociale) ne marcherait pas en France ? " Tu peux toujours montrer l'exemple.

à écrit le 02/02/2016 à 1:35
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On ne fait pas d'un âne un cheval de parade... pas grand chose d'autres a dire la photographie parle d'elle même..

à écrit le 02/02/2016 à 0:32
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il faut dire qu'avoir des économistes assez menteurs et voleurs pour vous dire que acheter (consommation) un produit revient à dire qu'on le produit !!!! cela s'appelle de l'escroquerie, mais peu importe, c'est ce que l'on apprend à l'ENA !!! il es...

le 02/02/2016 à 6:35
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Vous avez raison, il est d'ailleurs de plus en plus difficile de trouver des produits manufacturés fabriqués en France. Des pans entiers de l'industrie se sont effondrés avec la bénédiction de nos politiques.

le 02/02/2016 à 10:55
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le problème est qu'en France on a toujours eu une vision administrative et fiscalisante de la production. A la limite il vaut mieux vu de Bercy qu'un importateur fasse une marge de 100% sur un produit importé et dégage ainsi un plantureux bénéfice im...

à écrit le 01/02/2016 à 22:22
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Pourquoi la croissance française est si molle. Parce que le président en a une molle et certainement le joyeux Catalan aussi.

à écrit le 01/02/2016 à 21:57
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Reponse à ''Réponse de yvan''';Rosevelt a resolu le probleme en convaincant les patrons americains '''tous ensemble ''' à augmenter massivement les salaires ce qui a relancé la consommation ,donc l'activité et a fait diminuer le chomage .Mais il y a ...

à écrit le 01/02/2016 à 21:48
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Quand allons-nous enfin comprendre que la croissance élevée, dans nos pays, c’est fini ? La croissance est destructrice de l’environnement. Elle ne peut, et ne doit pas continuer. Il est plus que temps de changer de disque et de civilisation. La n...

le 02/02/2016 à 10:30
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EXAT???

à écrit le 01/02/2016 à 21:45
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'''''....... La chute des prix des matières premières, et notamment du baril de brut, la dépréciation de l'euro face au dollar, deux éléments qui ont permis le redressement de la compétitivité prix du made in France .....'''''Sauf que ces elements là...

à écrit le 01/02/2016 à 21:32
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"Deux moteurs sur trois sont allumés" Il y a un quatrième moteur souvent oublié et pourtant un des plus importants : notre ENVIRONNEMENT ÉCONOMIQUE (proche et lointain) a une influence décisive sur notre performance (et réciproquement). Lorsque tou...

à écrit le 01/02/2016 à 21:10
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Quand on aura une gestion par l’offre, un respect pour l’homme et du travail pour tous et surtout des valeurs, on pourra construire une Europe autre que la piraterie, on est chez Caïn !

à écrit le 01/02/2016 à 20:03
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La confiance est morte en 2012. Le pays n'est pas dirigé. Hollande gère sa situation, il prend des postures. Il aurait fallu un homme d'état honnête et courageux. On a l'inverse. Il aura au moins pulvérisé le PS. C'est le positif.

le 01/02/2016 à 20:44
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"La confiance est morte en 2012" 2008 aurait été plus judicieux... Sinon, dans la même crise de 1929, un certain ... Roosevelt a redressé l'économie us. Mais QUI VEUT s'en souvenir... Commission Pecora, ça vous PARLE..??

le 01/02/2016 à 21:28
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tu es honnête, toi ? tes commentaires sentent quand même pas mal le baratin.

le 01/02/2016 à 22:51
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Tiens, vous avez oublié votre éternel laïus sur le modèle germanique ? Il faut dire que, depuis l'affaire WV, l'objet de votre admiration n'est pas très en forme en ce moment.

le 02/02/2016 à 0:37
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et la situation de Renault : je crains que tous les constructeurs soient dans la même situation !!! et puis allez en Allemagne l'activité y est autrement plus solide !!!! il est vrai que les allemands n'attendent pas tout de l'Etat !!!!

le 02/02/2016 à 10:46
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@Patriot9 : en janvier les ventes de VW en France ont AUGMENTE de 12%. Pas si mal pour un groupe que les beaux esprits s'ingéniaient à déclarer moribond. La vérité est que dans cette affaire le groupe a très bien réagi en technicien en trouvant rapi...

à écrit le 01/02/2016 à 19:57
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Vous oubliez le prime d'activité qui va relancer la consommation plutôt rapidement. Une partie va aussi se transformer en en déficit extérieur, certes, mais ça va être bon pour beaucoup de secteur à caractère local. L'euro et l'Europe portent au...

le 01/02/2016 à 20:24
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La prime d'activité n'est qu'un redéploiement de prestations déjà existantes, la prime pour l'emploi et le RSA-activité. Aucune augmentation particulière de la dépense publique à en espérer donc.

le 01/02/2016 à 22:55
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Personne n'appelle a la fin du CDI mais au passage a un CDI progressif. L'idée est d'obtenir de plus en plus de droit avec le temps. Cela existe et fonctionne dans d'autres pays.

le 02/02/2016 à 6:40
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Le caractère mensuel va changer l'utilisation de cet argent.Au lieu d'acheter un ordi et du jambon, on va pouvoir manger du steak toute l'année!

à écrit le 01/02/2016 à 19:34
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Lorsque l'on fait l'inventaire de l'action économique de Hollande Valls, l'on fait le constat de ce qu'ils sont dans un mimétisme parfait avec le piètre duo Sarkozy-Fillon ; Un ex 1er Ministre avait prononcé le qualificatif de bon aloi qui sied...

à écrit le 01/02/2016 à 18:57
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Pourquoi la croissance est si molle ? Eh bien c'est simple, parce que la France n'est pas assez sexy.

à écrit le 01/02/2016 à 18:56
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Cela fait plus de 30 ans que la France régresse inexorablement. jadis 4e économie nous sommes à la 6e et bientôt dépassée par la Corée , l'Inde ( logique compte tenu de la démographie), le Brésil...pourquoi? a) Taxes, taxes, taxes..... b) Prélèveme...

le 01/02/2016 à 20:27
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Salaires trop bas mais coûts salariaux trop élevés. Ce qui veut dire trop de dépenses publiques et trop de redistribution...

à écrit le 01/02/2016 à 18:50
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La protection sociale des français est payées par les salariés du privé, et pas les revenus financiers. Etonnez-vous qu'avec ce fardeau sur les épaules ça avance moins vite que dans les pays + justes ?

le 01/02/2016 à 20:28
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Les revenus du capital sont maintenant plus taxés que les revenus du travail. Il faut trouver une autre explication...

le 01/02/2016 à 22:13
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Reponse à Pat 34 ;Qu'es ce que les revenus financiers ont à voir avec la protection sociale ? La protection sociale se fait là ou sont les salaires dans l'entreprise et pour ceux qui y travaillent ,les salariés!Toutes transactions financieres se voie...

à écrit le 01/02/2016 à 18:17
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quand le PIB est important en valeur absolue ,il est impossible de faire une croissance forte,sauf en cas de bulle financière (usa et gb).

le 01/02/2016 à 20:29
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Faux. Voir USA, Allemagne, Rpyaume-Uni.

le 01/02/2016 à 21:35
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Bon l'Allemagne c'est pas glorieux non plus. 1,7% de croissance, elle est faiblarde la "locomotive" de l'Europe. Quand au RU, sa croissance est tirée par la bulle immobilière.

le 02/02/2016 à 10:39
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@@bruno l'Allemagne, à la démographie -hors accueil ponctuel et en principe à durée limitée de réfugiés (la plupart des nombreux réfugiés kosovars sont repartis)- déclinante n'a pas besoin de beaucoup de croissance pour garantir le plein emploi et a...

à écrit le 01/02/2016 à 18:10
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et pourtant Doze et Lechippre vit pour l'un depuis des semaines une superbe amélioration à venir de la croissance française (tous les facteurs sont réunis alignement des planètes réussis pour N.Doze, or 1.1% 2015 pffffr terrible constat) et pour Lec...

le 01/02/2016 à 20:35
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1,1%... On se demande ce que ça aurait donné dans un contexte moins favorable avec pétrole plus cher, taux d'intérêts (un peu) plus haut et € (un peu) plus haut. A vrai dire pour l'investissement des taux d'intérêts à 0% ou à 1%, ça ne change pas gra...

à écrit le 01/02/2016 à 17:39
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Quand on demande à la ministre du travail pourquoi la France est le seul pays d'Europe en dehors de la Grèce dans lequel le chômage augmente? Sa réponse est parcequ'en France la croissance est molle! Un peu comme s'il s'agissait d'une donnée exogène ...

le 01/02/2016 à 18:13
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tu dis que tu attends tout de l'Etat ?

le 01/02/2016 à 20:41
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C'est pourtant simple : les 35 heures ont poussé hors de France la quasi totalité des activités de main d'oeuvre délocalisable, c'est à dire l'essentiel de l'industrie manufacturière. Autre chose, à force de règlementations l'agriculture française a ...

à écrit le 01/02/2016 à 17:36
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C'est un échec, la croissance moyenne est de 1,5% en Zone Euro. Le petrole est au plus bas, l'euro est quasi a parité avec le Doll et si malgré cela l'économie ne repart pas franchement c'est que la France doit (encore) faire des reformes mais des vr...

le 01/02/2016 à 20:50
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La France d'aujourd'hui est sensiblement dans la situation de l'Allemagne avant que Schröder n'engage l'agenda 2010 : incapable de profiter de la bonne conjoncture de ses voisins et chômage important (mais avec en plus une dette à 100% du PIB ce que ...

à écrit le 01/02/2016 à 17:26
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Je vois plutôt le verre à moitié plein. Malgré toutes ces entraves (réglementaires, fiscales...) l'économie française arrive quand même à être en croissance. Avec des réformes structurelles et une libéralisation de l'économie, on ferait facilement du...

le 01/02/2016 à 21:01
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Les adeptes de l'ideologie liée à la globalisation neoliberale mettent l'accent sur le manque de compétence des politiciens. Ils sont certes fort médiocres, il faut en convenir. Mais le problème ne tient pas aux hommes mais au choix de sociétés et de...

à écrit le 01/02/2016 à 17:01
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D’après M. PILIU, les idéaux de gauche ne serait pas de faire de la croissance et des emplois ? Au moins pour tenter de se faire réélire ? C'est dommage d'avoir un tel idéologue qui ose écrire ce genre d’âneries qui font douter de toute la véracité ...

le 01/02/2016 à 21:00
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Factuellement Woerth n'a pas tort : malgré des années d'enquête, de nombreuses arrestations suivies d'à peu près autant de remises en liberté, il n'a pas été possible de mettre en évidence un quelconque réseau autre que familial autour de Merah ni un...

à écrit le 01/02/2016 à 16:48
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Qui est responsable?? Regardez la photo...

à écrit le 01/02/2016 à 16:40
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Cet article ne peut pas faire vendre ! La France est écrasé par les impôts et taxes et un poids de l'état colossal qui étouffe toutes les initiatives. La France n'intéresse plus grand monde sauf les politiciens

à écrit le 01/02/2016 à 16:30
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Pourquoi ? Parce-qu'il y a un dégonflement de la bulle de l'immo/BTP (prix qui ont bien trop augmenté par rapport aux revenus et loyers jusqu'en 2011, alors que nous construisons beaucoup, que nous avons le parc de logements le plus important en Eur...

à écrit le 01/02/2016 à 16:28
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Une mentalité édredon, une politique en caramel mou, des réformes en guimauve, un chef de l'Etat comme un macaroni trop cuit, et un chef du gouvernement en réglisse, les autres en mélasse, pas étonnant que la croissance manque de fermeté.

à écrit le 01/02/2016 à 16:19
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Ben c'est à cause du gros tout mou !!

le 01/02/2016 à 19:19
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Vivre à l'Elysée lui réussit...on y mange bien, vie de rêve, loin des contraintes de la vie de tous les jours...pas étonnant qu'il ait pris du poids le bougre! Il sait que 2017 , cela va être ceinture et retour en Corrèze! et pas en avion du Glam!! ...

le 01/02/2016 à 19:33
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C'était pas mieux avant avec le petit agité.

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