Présidentielle 2017 : quel avenir pour l'industrie ?

 |   |  2269  mots
Quelles sont les propositions des candidats à l'élection présidentielle pour dynamiser l'industrie ?
Quelles sont les propositions des candidats à l'élection présidentielle pour dynamiser l'industrie ? (Crédits : © Kai Pfaffenbach / Reuters)
Ce jeudi et vendredi se déroulent à Reims les Assises du produire en France. Plusieurs personnalités politiques, parmi lesquelles des candidats à l'élection présidentielle 2017, présentent leur stratégie industrielle en cas de victoire électorale. Aucun industriel ne figure parmi eux.

Les organisateurs des "Assises du produire en France" ont le sens du marketing. Pour la seconde édition de cet événement qui se déroule ce jeudi et demain vendredi à Reims, c'est tout simplement le « grand oral de l'Elysée » que les responsables politiques présents, parmi lesquels figurent des candidats à l'élection présidentielle, passeront.

Le thème de cet oral ? Leur stratégie pour relancer l'industrie. En pleine affaire Alstom, cet événement tombe à pic.

Quels sont les candidats à cet oral ? Le plateau est assez riche. Arnaud Montebourg, Jean-Christophe Lagarde, Marie-Noëlle Lienemann, Bastien Faudot, Frédéric Lefebvre, Marine Le Pen, Jean-François Copé, Nicolas Dupont-Aignan, Jean Lassalle, Bruno Le Maire, Cécile Duflot, Alain Juppé, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot et Jacques Cheminade devraient défiler, à moins d'un désistement toujours possible. Parmi les absents et candidats de poids, il manque Nicolas Sarkozy, Benoît Hamon, François Fillon entre autres ...

Où sont les capitaines d'industrie ?

Avec ce grand oral, on devrait en savoir plus sur les intentions des participants pour relancer l'industrie tricolore qui souffre depuis vingt ans de la concurrence internationale, concurrence face à laquelle elle n'a pas été préparée et armée, faute d'une stratégie publique stable et cohérente. Mais la composition de ce panel interpelle un peu. Aucune de ces personnalités n'a exercé une activité dans ce secteur de l'économie. En revanche, en tant que ministre ou élu local, il serait étonnant que les questions industrielles leur aient totalement échappé.

Quel est leur parcours ? Une revue de détail s'impose.

Arnaud Montebourg a-t-il été ministre de l'Economie ?

A tout seigneur tout honneur, puisqu'il est l'un des parrains des assises, avec Yves Jégo (UDI), commençons par Arnaud Montebourg. Le troisième homme des primaires socialiste en 2012 n'est pas un industriel. Il est avocat. Il a été successivement ministre du Redressement productif puis de l'Economie entre 2012 et 2014. Ce mercredi, la veille de ce grand oral, ce qui ne manque pas d'élégance, il a déjà précisé sa stratégie industrielle dans Les Echos. Il propose une relance de l'investissement par les infrastructures dans les transports et le haut débit à hauteur de 20 milliards d'euros et la mise en place d'une " banque d'encouragement au risque, pour faire ce que la BPI ne fait qu'au compte-gouttes ". Il plaide aussi pour un investissement massif, de l'ordre de 100 milliards d'euros sur cinq ans, dans les économies d'énergie sur les bâtiments publics et privés. Il est regrettable qu'il n'ait pas eu ces idées lorsqu'il était à Bercy.

Alain Juppé en blouse bleue ?

Alain Juppé en bleu de travail, une clé à molette à la main et un crayon HB sur l'oreille ? Cette photo n'existe pas. Alain Juppé est inspecteur des finances. Il a été Premier ministre, ministre des Affaires étrangères... Dans son livre intitulé « Cinq ans pour l'emploi », il propose essentiellement de baisser la fiscalité des entreprises, de toutes les entreprises et pas seulement dans l'industrie, et de réduire les charges pour parvenir au plein emploi, son objectif ultime.

Jean-Christophe Lagarde est président de l'UDI. Il est élu local, maire de Drancy, député de Seine-Saint-Denis. Il n'a jamais travaillé dans le secteur privé. On attend avec impatience ce grand oral pour connaître ses positions sur l'industrie car ce thème est absent de son blog. Ou alors bien caché.

Sus aux vide-greniers pour dénicher un "S63" !

Marine Le Pen est avocate. Disponible sur le site Internet du Front national, son programme consiste à renégocier les traités européens pour mettre fin " au dogme de la concurrence libre et non faussée, qui promeut en réalité la loi de la jungle ". Marine Le Pen prévoit également la mise en place d'une " Planification Stratégique de la Réindustralisation, directement rattachée au Premier ministre, associant établissements universitaires et grandes écoles, filières industrielles et représentants de l'Etat, qui organisera la réindustralisation de la France ". Parallèlement, des protections " intelligentes " aux frontières seront dressées. Mais elles seront sélectives. Des droits de douane ciblés et des quotas d'importation seront par exemple mis en place pour lutter contre les pays qui nous concurrencent " de façon déloyale ".

La Chine ou certains pays d'Europe de l'Est sont en tête de liste. Les pays de niveau économique, social et environnemental comparable comme l'Allemagne ou les Etats-Unis seront épargnés. Mais comment Marine Le Pen compte-t-elle interdire l'entrée des produits vendus par des entreprises allemandes ou américaines qui sont fabriqués en Asie ? Si elle n'a pas la réponse, les Français peuvent se préparer à ressortir leur Minitel et leurs téléphones fixe made in France comme le fameux téléphone "S63" à cadran fabriqué par HPF à Bonneville en Savoie. Par ailleurs, comment l'entreprise Wiko, la marque française de téléphones mobiles et smartphones du fabricant chinois Tinno, fera-t-elle pour importer ses téléphones fabriqués en Chine ? Devra-t-elle rapatrier sa production en France ?

Si Marine Le Pen rallie l'Elysée l'année prochaine, on peut s'attendre à ce que les Douanes lancent un plan massif d'embauches pour séparer le bon grain de l'ivraie... Quant à " la restauration de notre liberté monétaire" offerte par la sortie de la zone euro, elle " redonnera des marges d'ajustement pour favoriser la compétitivité de notre industrie ".

Plus de libertés pour Jean-François Copé

Jean-François Copé est élu local. Il est maire de Meaux et député de la sixième circonscription de Seine-et-Marne, il a occupé plusieurs fonctions ministérielles dans les gouvernements Jean-Pierre Raffarin et Dominique de Villepin. Mais il n'est pas industriel. Il a été administrateur civil à la Caisse des dépôts et consignations (CDC), directeur de cabinet du président du Crédit local de France, maître de conférences d'économie et de finances locales à Sciences Po et professeur associé à l'université Paris VIII.

Depuis mai 2007, bénéficiant du décret permettant aux anciens ministres et parlementaires de devenir avocats sans formation spécifique ni examen, il est titulaire d'un certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA) et a prêté serment devant la cour d'appel de Paris. Il a exercé pour le cabinet d'avocats d'affaires Gide Loyrette Nouel. Dans l'ouvrage de l'ancien secrétaire général de l'UMP  " Le sursaut français ", l'industrie est aux abonnés absents. On imagine que son réveil passe par la liberté économique " à tous les étages " que le candidat entend instaurer.

Les délais de paiement dans le collimateur de Bruno Le Maire

A sa sortie de l'ENA, Bruno Le Maire entre au ministère des Affaires étrangères, à la Direction des Affaires stratégiques, de Sécurité et du Désarmement. Il n'est pas un industriel. Son projet consiste surtout à « donner de la liberté aux entrepreneurs ». Cette stratégie passe par un assouplissement du marché du travail, un relèvement des seuils sociaux, une transformation du CICE en baisse de charges et une réduction des délais de paiement.

Cécile Duflot est député. Urbaniste de profession selon Wikipedia, l'ancienne ministre du Logement a fait des visites sur des sites industriels en tant que ministre et comme secrétaire national des Verts.

Le retour des grands travaux pour Marie-Noëlle Lienemann ?

Quel mandat a échappé à Marie-Noëlle Lienemann ? Après avoir a été professeur de physique dans plusieurs collèges et enseignante à l'Institut universitaire de formation des maîtres de Versailles, Marie-Noëlle Lienemann a été élue locale, députée, sénatrice, secrétaire d'Etat, ministre, députée européenne, membre du Conseil économique social et environnemental... Sur son blog, elle milite pour " une politique de relance par l'investissement et des grands travaux ". L'industrie n'est pas citée parmi ses priorités, à la différence du logement, l'environnement et l'Europe.

Frédéric Lefebvre pour ou contre les robots ?

Frédéric Lefebvre a été attaché parlementaire, porte-parole de l'UMP, secrétaire d'État chargé du Commerce, de l'Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme, des Services, des Professions libérales et de la Consommation. Il est élu député de la première circonscription des Français établis hors de France en 2013. En tant que député, il est le co-auteur d'une proposition de loi, avec Luc Belot et Philippe Vigier visant à créer une commission d'enquête sur les conséquences de l'automatisation sur le marché de l'emploi.

Les "champions mondiaux" de Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan est le maire d'Yerres, député de l'Essonne et président de Débout la France. Il commence sa carrière professionnelle en tant qu'administrateur civil. Il a exercé dans différents cabinets, notamment celui de François Bayrou alors ministre de l'Éducation nationale ainsi que celui de Michel Barnier, ministre de l'Environnement. Pour " débrider le moteur de l'économie française ", il plaide pour la renaissance du Plan, le développement de champions mondiaux " sur le modèle de ce qui a été fait dans l'aéronautique, le nucléaire, les trains à grande vitesse ou l'aérospatiale dans les années 60 par l'association des industriels, de la recherche et de l'enseignement supérieur ". Cette politique serait financée par la Caisse des dépôts. Depuis le mois de juin, aucun des billets rédigés sur son blog n'a l'industrie pour thème.

Depuis juin 2015, Bastien Faudot est le porte-parole Mouvement Républicain et Citoyen. Il a été surveillant au sein de l'Education nationale. « Mon parcours professionnel s'est orienté dans le développement local et le travail auprès d'élus locaux sur différentes thématiques : accompagnement politique, foncier, logement, transports publics », écrit-il sur son blog.

Lui aime l'industrie. Au point de mettre sa santé en péril ! Jean Lassalle, élu local, maire de Lourdios-Ichère et député centriste est un ardent défenseur de la relocalisation du made in France. En mars 2006, il entame au Palais Bourbon une grève de la faim qui durera 39 jours pour éviter le départ de la Vallée d'Aspe, de l'usine Toyal, filiale du groupe japonais Toyo Aluminium K.K., qui emploie 150 salariés.

Jean-Luc Mélenchon veut réorganiser la production

Jean-Luc Mélenchon, l'ancien président du Parti de gauche, n'est pas un industriel. Il a été correcteur dans une imprimerie, professeur de français et même journaliste. Il a été ministre, député européen, sénateur. Sur son blog, il milite pour " une relance écologique et sociale de l'activité fondée sur l'objectif de la règle verte : réorganiser la production, la consommation et l'échange pour ne plus prélever davantage de ressources que l'écosystème ne peut en reconstituer ".

Parce que " les taux de profits exigés aujourd'hui sont incompatibles avec le progrès social et avec les investissements nécessaires à la transition écologique ", il propose par exemple de " taxer les revenus financiers des entreprises, d'interdire les licenciements dans les entreprises bénéficiaires ou encore de moduler l'impôt sur les sociétés selon la politique d'emploi, de salaires et d'investissement. Mais aussi la création d'un pôle financier public pour financer l'investissement des entreprises aujourd'hui trop souvent étranglées par les banques ". En octobre, il devrait donner plus de précisions sur le programme de " la France insoumise " qu'il prépare.

Yannick Jadot est député européen écologiste et membre d'Europe Écologie Les Verts (EELV). Il a travaillé pour Solagral, une ONG spécialisée dans le suivi des négociations internationales (commerce, environnement, agriculture...) et l'appui aux pays en développement. Il a été directeur des campagnes de Greenpeace France. Il dénonce l'absence de politique industrielle coordonnée en Europe, et veut faire de l'accès aux marchés publics un véritable levier de développement pour les entreprises, notamment dans le domaine du développement durable.

Jacques Cheminade, un homme de la mer et de l'espace

Jacques Cheminade est le président du parti Solidarité et progrès. Après un parcours à HEC et à l'ENA, il a été fonctionnaire à la Direction des relations économiques extérieures (DREE) du Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie. Ses priorités dans le domaine industriel portent sur la préservation de nos fleurons. Pour y parvenir, outre la sortie de la zone euro, il souhaite " renforcer les moyens de la Banque publique d'investissement, afin qu'elle puisse réellement aider les PME et les ETI à leur décollage et à leur essor, accompagner leur stratégie de croissance et leur vocation à se développer dans une économie mondiale ". Par ailleurs, Jacques Cheminade, pour qui l'espace est un " vecteur fondamental " de son engagement politique est également l'un des rares candidats, avec Jean-Luc Mélenchon, à faire des propositions pour que la France tire enfin partie de ses atouts dans le domaine maritime. Il propose notamment de lancer " un grand programme d'extraction minière sous-marine raisonnée, tout en élaborant, en concertation avec nos partenaires des BRICS, un plan d'aménagement territorial des fonds marins afin de développer, au profit de tous, le potentiel scientifique, environnemental et industriel de chaque zone ".

Affiner les propositions

A la lecture de ce tour d'horizon, certaines mauvaises langues pourraient considérer que ce grand oral sera moins intéressant que le contenu des tables rondes de ces Assises, tables rondes auxquelles participeront des industriels. Un peu d'indulgence ! Pour ceux qui sortiront des primaires, ou ceux qui les éviteront, il reste encore du temps pour affiner leur stratégie industrielle.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 08/09/2016 à 22:04 :
Merci à la tribune pour ce décryptage . Ce n est pas dans les autres titres de la presse economique que l on retrouve ce type d article
Bravo et continuez ainsi
a écrit le 08/09/2016 à 18:15 :
l'industrie est economiquement ' intensive en capital'
la france fait la chasse au grand capital, qui va voir ailleurs, vu qu'on le chasse
la france chasse en outre les talents en les insultant
le dernier quartier de business angels qui n'avait pas compris par amour a fini au tas avec les mesures de hollande... et la boucle est bouclee
apres on peut broder du pipeau, il suffit d'entendre montebourg dire quil faut faire des investissements a long terme sans regarder la rentabilite ( alors que lui a son fric sur des livrets de court terme!!! 300.000 euros, de memoire de sa declaration), on a tout compris
a écrit le 08/09/2016 à 17:50 :
La mondialisation est la mort rapide de l'industrie qui à débuté des 1999 avec l'euro. Mais cela fait la richesse des multinationales qui peuvent facilement trouver de cette manière de la main d’œuvre à bas coup.
Vive l'Europe, vive la mondialisation, vive les multinationales et la finance. Le bien d'une minorité l'emporte sur le bien de la majorité. Ou est l'erreur ?
a écrit le 08/09/2016 à 17:07 :
Une des difficulté de notre pays : nous avons une culture de fonctionnaire et non d'entrepreneurs même si les lignes commencent à bouger , ainsi nos élites formés à l'ENS ou l'X appartiennent aux grands corps d'état et débutent leur carrière professionnelle dans la haute fonction publique .
Et vous entendrez parler de façon élogieuse de grand serviteur ou de grand commis de l'état alors que le chef d'entreprise lui exploite ses salariés ce qui est assez édifiant sur notre mode de pensée !!!
Maintenant interrogez un chef d'entreprise qui tente de construire une usine ou qui sollicite les politiques pour obtenir l'amélioration des voies d'accès ; au mieux les politiques n'entendent pas et au pire les associations en tout genre font de l'obstruction systématique pour faire avorter le projet !!!!
a écrit le 08/09/2016 à 14:06 :
Et l'énergie, ça sert à quoi? On n'est plus au moyen age. L'énergie doit participer au financement des charges sociales.
a écrit le 08/09/2016 à 12:48 :
À quel niveau que ce soit et dans toutes les organisations, la réforme doit passer par quatre étapes :
1) Cerner et analyser le problème.
2) Établir des solutions.
3) Faire la pédagogie de ces solutions auprès du collectif.
4) Mettre en oeuvre les solutions : Donner des ordres, sortir le chéquier.

Sauf que traditionnellement, les étapes 1 et 2 ne sont pas mises en pratique par les mêmes individus que les étapes 3 et 4. Parce qu'elles ne demandent pas le même type de personnalité. Les étapes 1 et 2 nécessitent des gens analytiques, rationnels, scientifiques, tandis que les 3 et 4 requièrent des gens charismatiques, doués pour les relations sociales.

À la tête de l'Etat, 1 et 2 sont entre les mains des économistes, des conseillers, des experts, tandis que 3 et 4 sont le job des politiques.

Et dans ces quatre étapes, la phase d'arbitrage se trouve quelque part entre l'étape 2 et la 3 : Le conseiller présente des options au responsable politique d'une manière qui déjà l'oriente dans son choix, tandis que le politique y rajoute sa touche personnelle et acte la décision.

Mais on le voit bien ici : Nos décideurs politiques actuels ne comprennent rien au monde qui les entourent, certains d'entre eux n'ont même jamais eu d'expérience de terrain. Et lorsqu'ils sont à la tête de l'Etat, ils n'ont plus le temps de lire les rapports des experts. Cela aboutit à ce gloubi boulga de propositions sans logique propre, sans lien avec les problèmes actuels, sans financements, bref sans intérêt.

Un type comme Macron a fait le travail d'analyse lorsqu'il était banquier, puis dans la commission Attali, puis en tant que conseiller. Et il restera pertinent tant que la France n'aura pas trop changé. S'il arrive à l'Elysée, il aura la possibilité de faire quelques réformes importantes que tout le monde attend, puis il faudra qu'il laisse sa place à un individu plus à jour.
Réponse de le 08/09/2016 à 14:26 :
Etude intéressante. Essayez d'appliquer ma solution. Ca marche dans plusieurs cas: le climat, le chomage, la croissance...éventuellement, les retraites. Merci.
Réponse de le 08/09/2016 à 14:40 :
Suite. Je ne pense pas que Macron soit compétent dans le domaine de l'énergie. Hulot, avec sa fondation, me semble plus compétent, mais il ne veut pas se manifester. Les deux ensemble?
a écrit le 08/09/2016 à 12:00 :
Peut-être qu'on pourrait commencer à envisager de passer à une industrie plus moderne ? comme l'industrie informatique ?
a écrit le 08/09/2016 à 11:38 :
Merci pour ces précisions, même si tout ça ne sont que paroles de politiciens et donc au final impossible de leur accorder une quelconque crédibilité.

"Où sont les capitaines d'industrie ?"

Ben ils sont là bien présents, ils tirent les ficèles, ils détiennent le pouvoir financier et économique ils ne vont quand même pas venir s'exposer sur scène public ils ne sont pas fous, ils ont déjà le pouvoir ! What esle !?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :