Macron, le tragédien, et son rêve de puissance

Marc Endeweld
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PIROSCHKA VAN DE WOUW

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... épendance face aux turbulences du monde.
Quelle drôle d'ambiance pour une entrée en campagne présidentielle... La perspective d'une guerre totale plane sur l'Europe, mais les responsables politiques français ne semblent pas réellement prendre la mesure de la situation. Exemple parfait avec le ministre des Finances et de l'Economie Bruno Le Maire : cet ancien collaborateur de Dominique de Villepin, formé au Quai d'Orsay, n'a pas pu s'empêcher de sortir les canons en déclarant mardi dernier que la « guerre économique et financière » à la Russie allait être « totale », afin de « provoquer l'effondrement de l'économie russe ».
Ces paroles guerrières interviennent au moment même où la diplomatie française annonce vouloir entamer une « désescalade » autour du conflit ukrainien. La réponse russe ne sait pas fait attendre. L'ancien président et Premier ministre de Vladimir Poutine, Dmitri Medvedev, actuellement vice-président du Conseil de sécurité de Russie, a réagi en postant, en français et en anglais, un tweet menaçant : «Un ministre français a dit aujourd'hui qu'ils nous avaient déclaré la guerre économique. Faites attention à votre discours, messieurs ! Et n'oubliez pas que les guerres économiques dans l'histoire de l'humanité se sont souvent transformées en guerres réelles ». Finalement, après le tollé provoqué par ses déclarations, Bruno Le Maire tente de corriger le tir plusieurs heures après via une dépêche AFP dans laquelle il regrette le terme « inapproprié » de « guerre économique ».
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Pour que les choses soient plus claires, un peu plus de 24 heures après la sortie irresponsable du ministre de l'Economie, lors de son allocution présidentielle, Emmanuel Macron tient alors à dire : « Nous ne sommes pas en guerre avec la Russie ». Le président français rappelle à cette occasion qu'il a toujours cherché le dialogue avec son homologue russe depuis le début de son quinquennat : « Je resterai en contact autant que je le peux et autant que c'est nécessaire avec le président Poutine ».
Marc Endeweld
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