Ralliements : quand Macron joue sur « le sauve-qui-peut général » de la classe politique
Marc Endeweld
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CHARLES PLATIAU
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Ce n'est pas la drôle de guerre, ou la grande vadrouille, mais cela y ressemble beaucoup : la « campagne » présidentielle de 2022 a des faux airs de « sauve-qui-peut général » pour la classe politique, comme me le fait remarquer Jacques, spécialiste du « et de droite et de gauche », et qui connaît une bonne partie des secrets de la macronie depuis la campagne de 2017. Dernier épisode en date : celui des premiers ralliements à Emmanuel Macron.
Ce véritable « mercato » qui ne dit pas son nom est pour le moins indécent alors qu'il intervient en dehors de tout débat de fond politique et avant même que le président daigne officialiser sa candidature. Pour ces transfuges, peu importe « la ligne » du futur mandat présidentiel d'Emmanuel Macron, l'essentiel est de faire partie de la team. On n'est décidément plus dans la guerre des classes, mais bien dans la guerre des places. Comme si la politique se résumait à un vaste jeu de massacres façon Battle Royale, le film d'horreur japonais.
Dans cette optique, il est clair qu'à force de profiter de l'éparpillement des candidatures bien à droite et bien à gauche, Emmanuel Macron, pas encore officiellement déclaré candidat, joue sur du velours vis-à-vis des responsables politiques de droite et de gauche : dans les dîners en ville à Paris ou dans les couloirs du pouvoir, les jeux sont déjà faits pour beaucoup : Emmanuel Macron sera encore président de la République en mai.
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Résignation pour les uns, enchantement et soulagement pour les autres : tous font en tout cas référence aux sacro-saint « sondages » qui donnent toujours une longueur d'avance à Emmanuel Macron (même si, sans que l'on y prenne garde, les intentions de vote en sa faveur se réduisent de semaine en semaine). Ces sondages donnent des cauchemars aux « petits » candidats qui plafonnent dans les intentions de vote, comme Anne Hidalgo, la maire de Paris, qui poursuit sa campagne supplice et dénonce, impuissante, cette « course aux petits chevaux » dont se délectent journalistes, sondeurs et... responsables politiques.
Marc Endeweld