Quelle est la clé de la reprise ?

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La formation, la clé de la reprise ?
La formation, la clé de la reprise ? (Crédits : DR)
Selon une enquête menée par le cabinet Deloitte auprès des directeurs financiers d’ETI et de grands groupes, c’est l’investissement dans le capital humain qui est devenu la priorité. Mais cet objectif nécessite des moyens financiers très importants. Trop importants ?

Le monde change. Et parce que les changements en cours interviennent après la plus grave crise économique que les pays industrialisés ont connu depuis la seconde guerre mondiale, s'adapter est délicat. Risqué. " C'est la raison pour laquelle l'incertitude est le principal frein au développement des entreprises de taille intermédiaire (ETI) et des grands groupes ", explique Katia Ruet, Associée Conseil CFO Program chez Deloitte en commentant les résultats du baromètre d'opinion semestriel des directeurs financiers réalisée par Deloitte.

" Les économies occidentales, et notamment la France sont entre deux eaux. D'un côté, l'ancien monde industriel est en train de disparaitre. De l'autre, la nouvelle économie émerge. Ces deux mondes se rencontrent, ce qui provoque des tensions ", poursuit Jean-Paul Betbèze, Economic Advisor chez Deloitte.

Acquérir de nouvelles machines ?

Pour s'adapter à cet environnement les entreprises françaises n'ont pas d'autres choix que d'investir. En acquérant de nouvelles machines ? Pour favoriser la montée en gamme technologique du made in France, c'est plutôt préférable. Des investissements pour augmenter les capacités de production peuvent également être recommandés. Certes, le taux d'utilisation des capacités de production reste pour l'instant faible. Il s'élève actuellement à 81,8% selon l'Insee car les carnets de commandes sont peu garnis, tant en France qu'à l'international.Mais une accélération de la demande se produira bien un jour.

En attendant, cette enquête révèle une chose : la capacité d'adaptation des entreprises dépendra des investissements qu'elles réaliseront dans le capital humain. " En clair, elle dépend de leur capacité à attirer de nouveaux talents et à former leurs effectifs actuels aux dernières technologies ", précise Jean-Paul Betbèze.

Le capital humain, la priorité

" Or, investir dans les hommes et les femmes est moins facile que d'acheter une machine. Et c'est plus risqué ! La formation, le savoir sont des investissements irrécouvrables. Lorsque le salarié quitte l'entreprise, il part avec son savoir ", poursuit l'économiste pour qui ces investissements nécessitent des moyens financiers supérieurs à ceux déployés jusqu'ici. " Former l'ensemble de ces effectifs est très onéreux ", avance-il.

Selon cette enquête, c'est la raison pour laquelle les entreprises ont toujours pour priorité stratégique de réduire les coûts afin de redresser leur marge. Reste à savoir comment elles peuvent procéder pour y parvenir.

" C'est le sujet. Certes, les mesures du gouvernement pour alléger le coût du travail ont permis d'augmenter le taux de marge. Mais, il se situe toujours sous les 30% de l'excédent brut d'exploitation, six points en dessous du taux affiché par nos concurrentes allemandes », constate l'économiste.

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Commentaires
a écrit le 22/05/2015 à 1:52 :
La clef est bien sur dans la reprise de l'investissement Le problème est que nous avons un patronat vieillissant qui attend la retraite. Son problème n'est pas son outil de production obsolète mais sa cagnotte personnel.
a écrit le 21/05/2015 à 17:02 :
Si on relève quelques informations publiées, plus ou moins exactes, pour la croissance du trimestre nous avons des stocks. On a fait des Etats-Généraux de l’industrie, et on note sur 1 an en Janvier 2015, la production française perd 0,7%, la zone est à +0,5 et l’Allemagne à +0,6%. Pour l’emploi, -34800 en France et +108500 en zone. Les importations en biens augmentent de l’indice 90 en 2009 à 115 en 2014. Pour le dernier trimestre 2014, avec la baisse de l’euro, la croissance est nulle en Italie, à 0,2 en France, 0,4 en zone, 0,7 en Allemagne, 0,7 au RU, 0,7 en Espagne, 0,5 au Portugal. Le PMI composite en zone est positif depuis mi 2013, en Mai le manufacturier français est toujours négatif. L’export en 2012 avec un euro plus fort est de 442 milliards contre 436,7 en 2014 avec la baisse de l’euro. Alors que le chômage augmente, pour la politique de l’offre, l’Etat ne peut-il faire plus d’efforts pour la croissance et l’emploi alors qu’on fait 90% cdd avec 60% de diplômés chômeurs, pourquoi ne pas faire une révision systémique ? Et pour l’application de Maastriche aurons-nous un remboursement dette ?
a écrit le 21/05/2015 à 5:51 :
Au vu de leurs résultats économiques, nos dirigeants UMP et PS, au pouvoir depuis 40 ans, sont totalement incompétents et sont incapables de prendre de bonnes décisions. Ils nous ont apporté "que" dettes, désindustrialisation, chomage de masse, pauvreté, immigration massive et insécurité. Arrêtons de voter pour eux !
a écrit le 21/05/2015 à 5:43 :
En France, comme en Allemagne, le coût de travail est d'un ouvrier est de 32€/h, celui d'un polonais 8€/h, celui d'un chinois 4€/h. Dans une économie ouverte, l'ouvrier Français, s'il est peu qualifié, ne trouve plus de travail. L'industrie Française ne peut survivre qu'avec des robots (et très peu d'ouvriers) pour être compétitive vis-à-vis de pays à main d' oeuvre low cost. Sinon, toute notre industrie se délocalise en Pologne, pays de l' UE. Ce qui est aujourd'hui le cas.
a écrit le 21/05/2015 à 3:35 :
La clé de la reprise n’est-elle pas l’embauche de fonctionnaires d’Etat en export ? En France, si on est bête on est mieux payé ? Pour la question du collège, en fonctionnaire on a plus d’échelons qu’en précaire ? Faire dysfonctionner l’économie, faire de la spéculation c’est félicité, mais pas Kerviel. Plus on fait de grandes pertes, plus on est rémunéré, comme pour l’austérité ? Alors si les jeunes sont payés la moitié que les séniors contre 30% de différence ailleurs, plus on fait des cours bêtes, plus on est rémunérés ? La prime aux fautes d’orth, et on apprend 1+1=9, on bien rigoler avec les tables de multiplication… 2*3=7. La croissance n’est-ce pas des stocks qui varient en permanence ? Pour alléger le cout du travail, y aura-t-il une proposition de supprimer les retraites ?
Ou alors on flingue la filière aéronautique pour subventionner la filière poulet sous compétitive? On fait dans le petit exploiteur d'Etat de la précarité avec des petites prébendes, un système d'emplois réservés sans expérience...
75% dans les sondages pour le déclin, à quand une protestation anti décliniste et une relance bonne boucherie?
a écrit le 21/05/2015 à 1:27 :
Comme son nom l'indique, la clef c'est la Liberté.
a écrit le 20/05/2015 à 23:29 :
Non : Créer de nouvelles machines! Les possibilités sont là dans ce pays, il faut juste que les actifs capables de le faire ne soient pas les vaches à lait des rentiers de la pierre. Il faut qu'ils puissent économiser pour lancer des entreprises quand ils crament des milliers d'euros d'apport pour acheter un 3 pièces!
Dans les domaines où l'investissement de départ est limité (informatique en tête), les entreprises se créent. Qu'il en soit de même pour les machines hauts de gammes ou dédiées à des niches : Il faut pour ça que l'investissement soit plus orienté dans les entreprises que dans les cailloux comme chez nos voisins allemands.
Se contenter des nouvelles technologies purement virtuelles serait dommage : Pour le médical, il faut des machines; pour produire des biens physiques, il faut des machines, etc.
a écrit le 20/05/2015 à 20:44 :
Les opérateurs opèrent-ils un malade ? Si 51% des français considèrent le déclin irréversible et 75% le déclin, y aura-t-il une révision systémique alors que l’Etat écrase la société et empêche l’emploi et la croissance. Y aura-t-il indemnités aux chômeurs productifs radiés alors que des fonctionnaires font faire leur travail par les autres. Pendant qu’on fait des petits larcins financiers, on fait dans l’économie de pénurie d’Etat, n’est-ce pas une absurdité sur la Terre ? Pour les collèges, on parle d’un problème de niveau, à quand une révision du point à l’avantage des jeunes alors qu’on fait dans la promotion bête à l’ancienneté. Si un veau bête dirige une école, les bons professeurs ne deviennent-ils pas bêtes eux-même, ce qui nous conduit à l’absurdité du comportement animal alors qu’on décrète les français singes ? A quand des indemnités pour l’exploitation fonctionnaires des salariés précaires et des indemnités poilus ? On pourrait faire une relance prétoire. Si à la française, on dit qu’on est bons quand on est mauvais, à quand une protestation ? L’Etat est coupable pour extinction de la croissance et fabrique du chômage. On peut broder indéfiniment sur la croissance, à partir du moment où les pôles sont improductifs, on rigole. Ne fait-on pas dans le PAPONLITIQUE et le PASBONLITIQUE ? Traité de Lisbonne, il manque 4 millions d’emplois… Il existe de nombreux impayés de salaires et bac+5 en taille haies à indemniser, la croissance c’est du potentiel et de l’inflation ! On parle d’une schizophrénie nationale, avec deux sons de cloche, c’est pour rendre les français fous ou bien nuls ou bêtes ou pour démolir l’économie ? On fait dans la prime à la démolition par les bulles spéculatrices, alors qu’on parle de risques ? L’Etat n’est pas au service de la société… Une commission de révision pourrait proposer un petit peloton. On fait dans la croissance veau avec un Etat qui ralentit l’innovation mal classée. N'est-ce pas un Etat qui vole le citoyen avec 60% de diplômés exclus? On pourrait imagine que les boomers remboursent sa dette sans retraite et des indemnités aux actifs. nous avons là un ETAT CHAROGNARD, des promotions à la pipelette et à la pipolette, avec BOOMKMERDES et des corbeaux terroristes en liberté qui dégradent la monnaie et le travail de la population. Ne fait-on pas du libéral absurde qui finance la destruction économique et la paresse ? On fait des chef gauloises malbouffe et inamovibles, à quand une évolution et une tournée des popotes avec un maréchal général connétable d’an pire ? Ne fait-on as dans le daltonisme économique, le monde gris au petisme économique avec de grands projets non rentables. Les chômeurs seraient victimes de l’euro ou de la BCE ? a quand un procès en mauvais libéralisme et faux social ou traitre ? Pourquoi ne pas indemniser les chômeurs à cause de l’euro fort ? L’Etat a-t-il relancé l’export en 2014 ça progresse en Allemagne, on aurait des problèmes hors coût ?
a écrit le 20/05/2015 à 13:20 :
La seule clef de la reprise c'est la confiance et non la virtualisation de l'économie!
a écrit le 20/05/2015 à 10:28 :
Reprise, croissance, ces mots sont de toutes les époques, ce sont les mots de l'économie, de la finance. Pour le commun, ils sont source d'angoisse, de futur incertain. L'économie, ce sont des cycles qui alternent expansion et récession. Depuis une quinzaine d'années, le cycle c'est arrêté sur récession+austérité. Les germes de la reprise sont exclusivement dans les nouvelles technologies( dont certaines font polémique), mais qui n'ont besoin que de personnels hautement qualifié. Une telle reprise qui ne profiterait qu'à une minorité creusera toujours plus le fossé entre une élite et la masse toujours plus importante des peu ou pas qualifiés. Sans perspective d'insertion dans le circuit économique pour les "sans-grade", une éventuelle reprise aussi partielle ne pourra générer qu'amertume, colère et conduire à une instabilité de plus en plus...instable.
a écrit le 20/05/2015 à 10:28 :
Reprise, croissance, ces mots sont de toutes les époques, ce sont les mots de l'économie, de la finance. Pour le commun, ils sont source d'angoisse, de futur incertain. L'économie, ce sont des cycles qui alternent expansion et récession. Depuis une quinzaine d'années, le cycle c'est arrêté sur récession+austérité. Les germes de la reprise sont exclusivement dans les nouvelles technologies( dont certaines font polémique), mais qui n'ont besoin que de personnels hautement qualifié. Une telle reprise qui ne profiterait qu'à une minorité creusera toujours plus le fossé entre une élite et la masse toujours plus importante des peu ou pas qualifiés. Sans perspective d'insertion dans le circuit économique pour les "sans-grade", une éventuelle reprise aussi partielle ne pourra générer qu'amertume, colère et conduire à une instabilité de plus en plus...instable.
a écrit le 20/05/2015 à 10:04 :
Le surcoût de la main d'oeuvre française serait de 15%. Pourquoi alors l'état ne baisse pas les charges salariales de 15%, même ponctuellement, pour redonner de l'oxygène aux entreprises ? Les équations de notre modèles économiques capitaliste sont connues et maîtrisées depuis des décennies. Qu'on arrête de nous faire croire que les solutions ne sont pas évidentes...
Réponse de le 20/05/2015 à 13:27 :
Faire comme les autres ne donne pas d'avantage dans la compétitivité! D'autre comme les USA joue sur le protectionnisme et influence les pays consommateurs a ouvrir leurs frontières comme en UE!
a écrit le 20/05/2015 à 8:27 :
La cle c'est la confiance

Et avec notre clique politique de gauche ou de droite ce n'est pas pret de revenir

Changeons tous les politiques
Arrêtons de voter pour les menteurs !
Réponse de le 20/05/2015 à 9:24 :
pardon mais je n'ai jamais été embauché par un politique
Réponse de le 20/05/2015 à 19:59 :
et pourtant tu travailles pour eux...

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