Quelle transition écologique avec François de Rugy ?

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Le Président de l'Assemblée nationale François de Rugy succède à Nicolas Hulot à la Transition écologique et solidaire
Le Président de l'Assemblée nationale François de Rugy succède à Nicolas Hulot à la Transition écologique et solidaire (Crédits : Charles Platiau)
Le nouveau ministre à la Transition écologique et solidaire accède au gouvernement dans une période compliquée. Ce choix de cet ancien Vert, président de l’Assemblée nationale depuis juin 2017, ne présage d’aucun changement de modèle, contrairement à l’appel lancé par son prédécesseur en quittant le gouvernement.

Ce ne sera donc ni Pascal Canfin (directeur général du WWF France), ni Ségolène Royal (ambassadrice chargée des négociations internationales relatives aux pôles arctiques et antarctique), ni Laurence Tubiana (ex-négociatrice pour la France lors de la COP21), ni Sébastien Lecornu (secrétaire d'État auprès de Nicolas Hulot) ni Barbara Pompili (députée LREM de la Somme).

A l'issue de la semaine de suspens et de rumeurs qui a suivi la démission fracassante de Nicolas Hulot le 28 août, c'est donc finalement l'ancien président de l'Assemblée nationale François de Rugy qui prend la tête du Ministère de la Transition écologique et solidaire. C'est avec Barbara Pompili, autre alliée à la macronie issue de EELV , l'un des seuls poids lourds écologistes du gouvernement.

« Je sais d'expérience (...) que c'est sans doute l'un des postes ministériels les plus difficiles », avait-il écrit sur son compte Facebook le jour-même du départ de Hulot. « Celui ou celle qui lui succédera à cette difficile responsabilité devra justement avoir pour lui la possibilité d'agir dans la durée. » « Il faut faire preuve de détermination, d'engagement, mais aussi de persévérance dans le temps. »

A 44 ans, le locataire du perchoir accède pour la première fois à un ministère, après un parcours politique sinueux qui l'a mené chez Génération écologie fondée par Brice Lalonde, chez les Verts puis à la co-présidence du groupe écologiste (EELV) à l'Assemblée avec Barbara Pompili. Il aura été entretemps conseiller de Jean-Marc Ayrault alors maire de Nantes. Élu député sous l'étiquette des Verts en 2007, il est réélu en 2012 puis en 2017 sous l'étiquette la République en marche.

Lire aussi : De Hulot à de Rugy, quels changements pour le ministère de l'Écologie ?

Dénonçant l'opposition de sa dirigeante Cécile Duflot au virage social-libéral du gouvernement socialiste qu'il qualifie de « dérive gauchiste », il avait quitté EELV en août 2015 pour fonder le Parti écologiste avec le sénateur Jean-Vincent Placé, lui aussi démissionnaire d'EELV.

En mai 2016, il intégrait le groupe socialiste et devenait vice-président de l'Assemblée nationale, suite à la démission de Denis Baupin. Il participe donc à la primaire de la gauche dans laquelle il s'attache à incarner l'écologie. Mais il ne recueille que 3,88% des suffrages et contre toute attente, décide alors dans un souci de «cohérence» de soutenir Emmanuel Macron et non pas Benoît Hamon contrairement à son engagement.

« Écologiste réformiste » autoproclamé

Contrairement à son prédécesseur, François de Rugy n'a jamais opposé le libéralisme à l'écologie et se veut pragmatique et non dogmatique dans ce domaine.

« L'écologie, cela ne peut pas être que des grands discours d'analyse, de dénonciation ou même de propositions, mais bien de l'action, encore de l'action et toujours de l'action », a déclaré celui qui se définit lui-même comme un "écologiste réformiste".

Les dossiers en cours en manquent pas au programme de celui qui était devenu Président de l'Assemblée nationale en juin 2017: le projet de loi d'orientation sur les mobilités (et ses volets infrastructures, compétences des autorités locales et mobilités propres) qui doit être présenté cet automne, un plan vélo également dans les tuyaux, le passage de la loi Alimentation devant le Parlement, le verdissement de la politique agricole commune (PAC), la deuxième phase des Assises de l'eau, le chantier de la rénovation de 500.000 logements....

Dans un autre registre, l'inscription de la "préservation de l'environnement" à l'article 1er de la constitution a été approuvée en juillet par les députés, mais l'examen de la révision constitutionnelle a été reporté sine die. Quant à la loi Pacte, qui prévoit notamment la modification du Code civil pour que les entreprises prennent en considération leurs impacts sociaux et environnementaux dans leur gestion, elle doit être examinée par le parlement à la fin du mois.

Le test de la PPE

Mais c'est sur l'énergie que le menu est le plus complet : l'avenir des énergies marines renouvelables, la fin des tarifs réglementés du gaz, l'ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques et, bien évidemment, le nucléaire. Alors que la programmation pluri-annuelle de l'énergie (PPE) est en cours de rédaction, annoncée pour octobre ou novembre par le secrétaire d'État auprès de Nicolas Hulot en charge de ces dossiers Sébastien Lecornu, le débat sur la part du nucléaire et surtout sa composition vient d'être relancé par la fuite d'un rapport préconisant la construction de six nouveaux EPR à compter de 2025. Le départ de Nicolas Hulot ne serait d'ailleurs pas étranger à des arbitrages qu'il aurait pu perdre sur le sujet, lui qui avait promis que figurerait dans cette PPE un calendrier des réacteurs à fermer pour atteindre une part de 50% d'électricité issue de l'atome.

Sortie du nucléaire à l'horizon 2040

 Sur le sujet, François de Rugy a eu l'occasion de faire à plusieurs reprises des commentaires sévères sur le poids de EDF dans l'élaboration de la politique énergétique française.

« Ce n'est plus EDF qui fait la politique de l'énergie, a-t-il ainsi déclaré en juillet dernier au micro de Jean-Jacques Bourdin. "Si le patron d'EDF veut faire la loi à la place des députés, qu'il se présente aux élections législatives", avait-il également expliqué.

Suite à l'abandon de l'échéance de 2025 pour atteindre 50% d'électricité nucléaire assumée par son prédécesseur en novembre dernier, il s'était dit « déçu que depuis des années on ait sans cesse repoussé les échéances". "Dans cette loi, il y avait l'objectif de baisser la part du nucléaire. Pendant cinq ans, malheureusement, EDF n'a rien voulu faire et les gouvernements ont cédé aux pressions d'EDF".

En 2011 déjà, il avait déclaré, à propos d'un courrier adressé par le président de l'époque Henri Proglio à ses employés afin qu'ils se mobilisent en faveur de l'industrie nucléaire : "Que le président d'une société détenue à 85% par l'État tente de faire de ses collaborateurs les agents d'un lobby est incompatible avec la neutralité que l'on est en droit d'attendre d'une entreprise qui exerce des missions de service public".

Candidat à la primaire de la gauche, il avait milité pour l'élaboration de programmes de reconversion pour chaque centrale atteignant les 30 ans, un abandon total du nucléaire à l'horizon 2040 et une France alimentée à 100% aux énergies renouvelables dès 2050.

Vigilance des professionnels des énergies renouvelables

Les acteurs économiques des secteurs couverts par le ministère,  à commencer par ceux des énergies renouvelables,  souhaitent la bienvenue à François de Rugy tout en lui rappelant les enjeux du moment.

« Nous sommes confiants et pensons que le nouveau ministre s'inscrira dans la ligne tracée par Nicolas HULOT, qui a rappelé que l'urgence climatique nous oblige à changer d'échelle dans le développement des énergies renouvelables », a déclaré Jean-Louis Bal, Président du Syndicat des énergies renouvelables.

« L'engagement de longue date de François de Rugy dans la défense de l'environnement et sa connaissance approfondie du secteur des énergies renouvelables constituent des signaux positifs qui doivent conduire à une programmation pluriannuelle de l'énergie en cohérence avec la Loi de transition énergétique pour la croissance verte, adoptée en 2015. Cette dernière nous permettra d'atteindre au moins 32% d'énergies renouvelables dans notre consommation finale à l'horizon 2030, dont 40% d'énergies renouvelables dans notre production d'électricité, 38% dans notre consommation de chaleur et de froid, 10% de notre consommation de gaz et 15% dans les transports. »

Autre syndicat des énergies renouvelables, ENERPLAN salue la nomination du nouveau ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, et l'appelle à poursuivre la mobilisation pour faire de l'énergie solaire l'accélérateur de la transition énergétique. « Nous souhaitons la bienvenue au ministre François de Rugy et comptons sur son action pour prolonger la dynamique solaire impulsée par son prédécesseur depuis mai 2017. Il peut s'appuyer sur le secteur solaire pour agir comme accélérateur de la transition énergétique, si les bonnes décisions sont prises concernant la PPE et l'autoconsommation. Le ministre peut libérer l'énergie des territoires en facilitant l'émergence du solaire digitalisé qui recèle nombres d'innovations et d'emplois. Soyons ambitieux et pragmatiques » déclare Daniel Bour, son président.

 « Nous sommes désolés de la démission de Nicolas Hulot, qui souhaitait faire avancer les choses et supporter la décentralisation comme solution indispensable», a pour sa part déclaré le co-fondateur du producteur alternatif d'électricité ekWateur.

 « Cependant, nous espérons sincèrement que les 25 années de militantisme de Monsieur de Rugy serviront la cause d'une transition écologique complète et responsable » continue Julien Tchernia.

Des ONG déçues par le statu quo

En revanche, les ONG se montrent plus dubitatives, insistant sur l'absence de « big bang institutionnel » appelé de ses vœux par Pascal Canfin, directeur du WWF France un temps pressenti pour le poste.

«Tous les ministres de l'Environnement précédents, de droite, de gauche, du centre, ont été confrontés au fait que l'État, aujourd'hui, n'est pas organisé pour produire la transition écologique à l'échelle dont on a besoin, avait-il déclaré. L'État est organisé comme au XXe siècle, voire même parfois comme au XIXe, or la transition écologique c'est un besoin du XXIe siècle».

Selon Canfin, il en va de la «responsabilité» du chef de l'État, faute de quoi, ce «sera le signe de l'échec de n'importe quel autre nouveau ministre de l'Environnement».

« Peu importe le nom du nouveau ministre. Nous jugerons cette nomination sur les actes. La présentation du budget la semaine prochaine permettra de savoir si l'électrochoc de la démission de Nicolas Hulot a ouvert les yeux du gouvernement sur l'urgence de la situation », a expliqué la présidente de la Fondation pour la nature et l'homme, lancée par Nicolas Hulot, Audrey Pulvar.

Le commentaire du WWF France n'est pas très éloigné : " Son parcours en tant qu'élu écologiste, sa connaissance des institutions et sa capacité à emmener la majorité parlementaire sur les dossiers qui seront les siens, lui confèrent une indéniable légitimité, reconnaît dans un communiqué l'ONG dirigée par Pascal Canfin. Cependant, c'est le périmètre du ministère dont il aura la responsabilité et surtout la feuille de route qui sera la sienne qui permettront de déterminer si sa nomination est une réponse crédible à la hauteur des enjeux décrits par son prédécesseur, Nicolas Hulot.

"Le temps n'est plus aux promesses déjà tant de fois entendues. Face à l'électrochoc envoyé par Nicolas Hulot, des preuves du nécessaire sursaut politique collectif doivent être apportées rapidement. Le WWF France sera particulièrement vigilant sur les dossiers en cours, en particulier dans les domaines de l'énergie, de la biodiversité, de l'agriculture, des transports..."

Même tonalité à la Ligue de protection des oiseaux (LPO). « Au-delà de ce remaniement, la LPO attend donc que le plus haut sommet de l'État donne des preuves concrètes de sa volonté de changement afin que tous les ministères s'impliquent concrètement par un changement des pratiques et des comportements », a insisté son directeur Allain Bougrain Dubourg.

« Peut-on sérieusement croire que François de Rugy fera mieux que Nicolas Hulot si Emmanuel Macron et le Premier ministre poursuivent dans la voie du tout nucléaire, du tout voiture et d'une agriculture intensive aussi dominante? » s'interroge Jean-François Julliard, président de Greenpeace France. Sans changement de cap, aucun ministre de l'écologie ne réussira. »

L'eurodéputée EELV Michèle Rivasi se montre plus dure. Elle dit ne rien attendre de François de Rugy, "un pseudo-écologiste, un homme de main du président"

L'avocat spécialisé en environnement Arnaud Gossement en revanche préfère attendre avant de juger. « Critiquer le nouveau ministre de l'écologie à peine nommé n'est pas le meilleur moyen de lui donner du poids dans le Gouvernement. Mieux vaut lui donner sa chance et les moyens d'agir car on n'a pas le temps d'attendre 4 ans », a-t-il ainsi tweeté.

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Commentaires
a écrit le 06/09/2018 à 9:07 :
encore un fantoche apres j. f. place qui n'a fait que de la figuration en voila un autre qui n'a aucune conviction en dehors d'etre au gouvernement ce n'est pas lui qui va defendre les animaux sauvages ou l'amelioration de l'agriculture sans pesticide surtout contre le lobbyiste au ministere de l'agriculture empoisonner les gens leur ait indifferent des l'instant qu'ils fassent beaucoup d'argent et que cela coutent beaucoup a la collectivite en soins medicaux ( voir les differents cancer chez les agriculteurs ou les particuliers)
a écrit le 06/09/2018 à 8:40 :
plus question de persévérer dans le temps et jouer la montre ! les pesticides (glyphosate/ chlordécone....)lobby nucléaire !
a écrit le 06/09/2018 à 7:56 :
La photo montre la réalité de la caste politique plus dans cette monarchie qui montre s'il en était encore besoin que le nouveau monde n'est pas dans cette France verrouillée par les castes. Cette photo est à mettre en parallèle à celle qui montre le Présidente turc M. Erdogan qui descend les escaliers de son palais présidentiel l'Elysée turc dont le symbole la garde de costumées du souvenir de l'Empire Ottoman. La photo est tout ce qu'est la France une monarchie républicaine, une république bannière et enfin une autocratie dans la quelle le roi Président est un monarque qui a pouvoir absolu sur tout. La France est la seule démocratie!!! avec un parlement aux ordres à qui il reste comme une députée LREM l'a montré dernièrement le droit de discuter des chats pour faire la chasse aux rats de l'Elysée et de l'assemblée. Ne pas oublier qu'après l'autre seigneur, le Sénat ,le président de l'assemblée est celui qui la meilleure "cantine" Oui le nouveau monde n'est qu'une vaste fumisterie.
Réponse de le 06/09/2018 à 9:40 :
Vous votez des européistes, Young Leaders qui prennent leurs ordres via les GOPE-de-Bruxelles et suivre une accommodante ligne atlantiste vassale, la France ne dispose donc plus des leviers pour articuler et composer son avenir pour l' avoir abandonné aux autres, un point c' est tout.
a écrit le 06/09/2018 à 0:44 :
Vous avez raison,les 6 EPR,coûtent au moins 70 milliards d'euros. Ce chiffre devrait doubler,si l'on tient compte du coût du démantèlement des centrales et de l'enfouissement des matériels radioactifs. Sans parler du risque d'un accident(Fukushima coûtera 500 milliards d'euros au contribuable japonais).
Il est beaucoup plus logique pour EDF d'investir ces 70 milliards d'euros dans les énergies renouvelables. Actuellement le prix de production d'électricité du photovoltaïque est moitié moins que celui des futurs EPR D'EDF d'Hinkley(Grande Bretagne) et ce prix continue à diminuer. Pour l'éolien c'est pareil.
Empêchons le suicide D'EDF!
a écrit le 05/09/2018 à 22:50 :
Très bon choix de Rugy, il est écologiste de longue date et conscient des enjeux notamment les Trump et Poutine qui veulent démanteler l'Europe et qui soutiennent des partis séparatistes comme RN, Upr etc
a écrit le 05/09/2018 à 19:02 :
FDR est politiquement insignifiant. Il a changé de partis au gré des opportunités et ne s'est opposé à aucune des mesures écologiquement suicidaires de Macron, en tant que député et président de l'assemblée nationale.

Au passage il est de mauvais augure que le 4eme personnage de l'état (pas du gouvernement...), supposé garant de l'indépendance de l'assemblée nationale toutes tendances confondues en vertu de la séparation du pouvoir, se vende aussi rapidement au pouvoir exécutif. Ça fait mauvais genre.

La seule question, après l'équation personnelle de FDR est : "quels sont les moyens dont disposera le nouveau ministre de l'écologie, dont ne disposait pas l'ancien?"

Et la réponse étant, AUCUN, cela répond à la question. Un ministre moins motivé et pas plus de moyen = rien jusqu'à la fin du quinquennat.

Au passage on constatera le coup de billard à trois bandes que vient de jouer Macron, et qui pue le vieux monde. En dégageant FDR du perchoir, il permet à Ferrand de revenir prendre en main l'AN.
Ferrand, au contraire de FDR fera voter sans états d'âmes la réforme constitutionnelle qui doit achever toute velléité d'indépendance de l'assemblée pour les décennies à venir et consacrer l'état présidentiel.
a écrit le 05/09/2018 à 19:02 :
Il prônait l arrêt du nucléaire pour 2040 la semaine prochaine il va décider de construire de nouveau EPR
Le nucléaire est ecolo n en déplaise au ringard
a écrit le 05/09/2018 à 17:19 :
Malheureusement il n'y a rien a attendre en France du politique (comme dans la plupart des pays). A part des réformettes. Heureusement tout système inadapté est voué a l'échec. Le nucléaire ne fait pas exception. Il va tout bonnement s'auto détruire. Déjà en faillite ou quasi : Areva , Tepco, Toshiba, Hitachi HI, Westinghouse. Le reste du secteur dégage des cash flow négatifs et ne survie que sous perfusion étatique (même en Chine ou en Russie). Aux Etats Unis il meurt gentiment de sa belle mort. Reste a espérer qu'il n'entraine pas tout l'Etat dans sa chute vu l'entêtement.
a écrit le 05/09/2018 à 16:19 :
Effectivement cet opportuniste ne fera rien pour l'écologie,à part servir la soupe à EDF et au lobby nucléaire, représenté dans le gouvernement,par le premier ministre Philippe(ancien d'Areva),Lemaire et le secrétaire d'État Lecornu, qui était déjà là pour marquer à la culotte Hulot. De Rugy est comme Placé et Pompili , il est rentré à EELV, pour faire carrière politique.La cause écologique passe après ses ambitions personnelles
a écrit le 05/09/2018 à 15:19 :
Erreur d’orthographe, il faut comprendre trahison au lieu de transition, et là ça devient macronien.
a écrit le 05/09/2018 à 13:56 :
Vouloir une chose et son contraire est la grande politique Française énergétique!! La transition énergétique est une impossibilité physique avec la finitude des matières premières. Les renouvelables n’ont jamais fait diminuer le CO₂ (voir l'Allemagne). Comme nous voulons diminuer de 30% le CO₂ (COP 21), cela signifie 30% en moins d’énergies fossiles et comme le PIB d’un pays est proportionnel à la quantité d’énergie consommée, nous aurions donc une récession violente, de l’autre le gouvernement veut de la croissance, donc plus d’énergie. Le nouveau ministre à la Transition écologique et solidaire devient donc le ministère de l’impossible, une belle langue de bois et quelques actions à la marge résoudrons le problème !!!
Réponse de le 05/09/2018 à 18:14 :
@ Roberton : La réalité est contraire à ce que vous affirmez : L'Allemagne a largement absorbé la fermeture de la moitié de ses centrales nucléaires grâce aux renouvelables et à réduit ses émissions même un peu au delà. Ce sont les données réelles que vous pouvez consulter partout. Nous sommes d'ailleurs "importateurs nets" d'énergie d'Allemagne depuis leur transition car leur énergie est moins chère et leur réseau est plus sécurisé que le nôtre (en tête dans les classements avec le Danemark) et ils nous ont largement devancé en efficacité énergétique. De même Siemens et numéro 1 mondial de l'éolien avec d'importantes retombées pour l'Allemagne de tous ces secteurs cleantech. Voyez aussi des pays comme le Danemark ou le Portugal qui diminuent plus rapidement leurs émissions que nous grâce à plus de renouvelables. Voir : https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/EN.ATM.CO2E.PC?locations=DE-DK-FR-PT
a écrit le 05/09/2018 à 12:23 :
Tant que la transition Écologique dans notre Pays sera polluée par une idéologie decliniste sous jacente, elle a peu de chance d’enthousiasmer les foules !! Est ce que de Rugy sera la personne qui pourra nous emmener vers une société écologique qui nous fera rêver ???
Réponse de le 05/09/2018 à 13:19 :
Pendant la campagne présidentielle, Nicolas Hulot avait confié au Journal du Dimanche du 18 avril 2017 : « Quant à Macron, il n’a pas compris que c’est bien un modèle ultralibéral qui est à l’origine de la crise écolo. »
Au moment où il démissionne du gouvernement, l’UPR lui répond : « Hulot a-t-il maintenant compris que notre appartenance à l’UE est l’obstacle n°1 qui empêche de mener une véritable politique écologique ? »
De Rugy ou Hulot, les choses n' ont pas évolué en huit jours.
a écrit le 05/09/2018 à 11:21 :
Descendue de son perchoir, cet oiseau sera bien moins visible, picorer dans toute les mangeoires, rendra service aux autres volatiles qui pourrons s'y défausser!
a écrit le 05/09/2018 à 11:08 :
"Quelle transition écologique avec François de Rugy ?". La répons est simple : Aucune !
a écrit le 05/09/2018 à 10:43 :
Les simples existences d'un Ministère, et de son Ministre, sensés faire plier ses alter-égo, sont contre productives, nuisent aux débats sereins, nuisent à des approches basées sur la science et les données. Cette organisation, voulue pour des raisons de basse politique -montrer coûte que coûte la préoccupation environnementale d'un Président et d'un gouvernement- n'a aucune justification opérationnelle: une fois que l'on aura compris cela, on aura fait un pas dans la bonne direction, celle du pragmatisme, et surtout fait des économies sur le scandale des dépenses et des moyens sans justification de cette sphère nuisible.
a écrit le 05/09/2018 à 9:25 :
C est clair qu avec un arriviste comme lui, rien ne va changer. Il a son beau ministere, Ferrand va recuperer le perchoir de l Assemblee nationale et Agnes Saal a eut de la promotion. Y a que Balkany qui n a rien eut ...

Enfin ne soyons pas trop triste, on aurait pu avoir pire: segolene aurait pu redevenir ministre
a écrit le 05/09/2018 à 8:09 :
Avec de Rugy les entreprises sont rassurées elles n'auront que des contraintes minimum et les consommateurs dseront encore plus taxés pourlutter contre le réchauffement climatique: l'écologie aux mains des bobos et des technos!
a écrit le 05/09/2018 à 7:23 :
On chasse un écologiste pour mettre un opportuniste
La politique française reprend son cours normal
Rien ne change
a écrit le 05/09/2018 à 6:32 :
En août les français se sont rués en masse sur les voitures que les constructeurs ont vendues avec de fortes remises parce qu'elles devenaient invendables comme voitures neuves car ne respectant pas les normes antipollution applicables au 1er septembre. C'est dire si l'énorme majorité des français se fichent éperdument de cette invention politico médiatique qu'est la transition écologique. Et ils ont probablement raison : si tant est que le réchauffement existe et qu'il soit réellement un problème, que les particules fines soient un réel problème de santé publique (rappelons que l'étude de l'OMS déclarant le diesel potentiellement cancerogène remonte à près de 25 ans à une époque où les moteurs diesel étaient dépourvus du moindre catalyseur et dispositif de filtrage... et que les moteurs essence modernes émettent tout autant de particules que les diesel...) la France seule n'y peut à peu près rien si ce n'est faire des moulnets. Pire, grâce à son parc électronucléaire sa production électrique y est quasiment décarbonée. Pour information, l'Inde (1,3 milliard d'habitants) accède massivement à l'automobile avec une très forte préférence pour le gazole...
Réponse de le 05/09/2018 à 8:06 :
Il faut abandonner l'objectif écologique pour un objectif économique. Il faut appliquer la note n°6 du CAE. Merci.
Réponse de le 06/09/2018 à 1:40 :
Vous avez certes raisons, mais ces acheteurs ont oublies les malus qu'ils vont devoir regler pour pouvoir utiliser leurs char...
Cordialement.
Réponse de le 06/09/2018 à 22:13 :
@matin_calmes : Quels malus ?
a écrit le 05/09/2018 à 1:29 :
Voir cet opportuniste salue par la garde ripoublicaine. Tout le symbole d'un pays encalmine dans son conservatisme d'un temps revolu. Ne reste que la dette.
a écrit le 04/09/2018 à 21:01 :
vu son look et de peur de salir son costard cravate encore un qui appliquera sa perception de l'écologie tout en bla bla depuis son bureau de la capitale.Un politicien de plus à entretenir à nos frais hélas nous en avons l'habitude.
a écrit le 04/09/2018 à 20:45 :
On continue dans la basse politicaillerie qui offre toujours des avantages aux copains, même incompétents
a écrit le 04/09/2018 à 20:25 :
Aucune, Zig Zag n'a pas l'habitude de contredire son maitre, il va juste creuser les déficits et demander de nouveaux impôts pour faire acheter les cochonneries écolo de ses potes sur argent publique.

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