Nucléaire : le rapport qui jette un pavé dans la mare

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L'entrée en service de l'EPR de Flamanville, initialement prévue en 2012, a été à nouveau repoussée à 2020 courant juillet.
L'entrée en service de l'EPR de Flamanville, initialement prévue en 2012, a été à nouveau repoussée à 2020 courant juillet. (Crédits : Benoit Tessier)
Un rapport commandé par les ministres de la transition écologique et de l’économie dans le cadre des réflexions en cours sur la programmation pluriannuelle de l’énergie préconise la construction de six EPR à partir de 2025.

Nicolas Hulot avait-il connaissance du contenu de ce rapport lorsqu'il a annoncé sa démission du gouvernement mardi 28 août? C'est probable. D'après son entourage, il l'aurait brièvement parcouru. Or, s'il avait endossé la responsabilité du report à 2025 ou 2030 du passage de la part nucléaire à 50% du mix énergétique, son opposition à la construction de nouveaux réacteurs ne faisait pas mystère. Plus que la présence d'un lobbyiste à une réunion sur la chasse lundi soir, sa conclusion a peut-être pesé plus lourd dans sa décision. Une hypothèse corroborée par sa déclaration off à Libération début août, prédisant « 3 EPR dans quelques années » au cas où il quitterait le gouvernement.

Ce rapport révélé par Les Echos résulte d'une mission lancée par son ministère et celui de Bruno Le Maire à l'Economie, concernant « le maintien des capacités industrielles de la filière nucléaire en vue de potentielles nouvelles constructions de réacteurs »

Conclusion sur-mesure pour EDF

Sa rédaction a été confiée à deux experts, Yannick d'Escatha, ancien administrateur général du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et actuel conseiller du président d'EDF pour le volet militaire (paradoxalement), et Laurent Collet-Billon, ex-délégué général à l'armement, pour le volet civil.

Et sa conclusion ressemble fort à la solution préconisée par EDF dans sa contribution au débat public sur la programmation pluriannuelle de l'énergie.

La construction d'un premier EPR démarrerait en 2025 pour une entrée en service en 2035, suivie par la construction d'un deuxième réacteur deux ans après le premier, et ainsi de suite pour construire les six premiers réacteurs. Cela correspond également au « carnet de commandes » virtuel réclamé par la Société française de n'énergie nucléaire (SFEN) en échange de la promesse d'abaisser de 30% le coût de construction des EPR.

C'est aussi une parfaite réponse à la métaphore employée par le PDG de EDF Jean-Bernard Lévy, qui déclarait en juin devant l'Assemblée Nationale que la filière était « comme un cycliste qui doit continuer à pédaler - en l'occurrence, à construire - pour ne pas tomber. »

Publication de la PPE à nouveau repoussée

Dans quelle mesure le gouvernement suivra-t-il ces préconisations ? Interrogé sur Radio Classique, le ministre de l'Economie a redit sa conviction « que le nucléaire est un atout pour la France, une énergie qui n'émet pas de CO2. »

"Le gouvernement a logiquement engagé plusieurs missions et expertises préparatoires à ses décisions. Ce sujet sera examiné dans le cadre de la préparation de la PPE au cours de l'automne", a indiqué à l'AFP le ministère de la Transition écologique et solidaire.

Sébastien Lecornu, secrétaire d'Etat auprès de Nicolas Hulot particulièrement actif sur le dossier nucléaire, annonce la publication d'une première mouture de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) dans le courant de l'automne. Initialement prévue pour juillet, celle-ci avait déjà été reportée à septembre.

Reconstruire de nouveaux EPR reviendrait à entériner le fait que la part de 50% du nucléaire dans le mix énergétique serait un plancher durablement établi, plutôt que la première étape d'un désengagement du nucléaire appelé de leurs vœux par les écologistes.

"Même si la mise en œuvre de ses recommandations n'était que partielle, elle signerait l'arrêt de mort de la transition énergétique, détournant des sommes colossales des alternatives énergétiques et imposant la perpétuation du risque nucléaire", a d'ailleurs déclaré l'ONG Sortir du nucléaire.

Et cela ne constituerait sans doute pas le meilleur signal adressé aux acteurs des énergies renouvelables pour susciter des investissements massifs.

"On nous dit qu'il faudrait faire des réacteurs nucléaires simplement pour garder de la technologie ou un savoir-faire, mais clairement, il n'y a pas d'argument énergétique", s'est indigné Yannick Rousselet de Greenpeace France, auprès de l'AFP. "Si on ne fait pas de place sur le réseau pour du renouvelable, il ne se fera jamais".

Quel avenir à l'export ?

Surtout, la question qui se pose est celle de l'opportunité de maintenir un savoir-faire français en matière de construction d'EPR, à l'heure où le marché mondial se rétracte. Dernière annonce en date : l'Afrique du Sud, qui renonce à un programme de six à huit EPR pour le remplacer par des énergies renouvelables. Certes, des pays en plein développement économique, notamment la Chine et l'Inde, représentent un marché significatif. Mais rien ne dit que l'EPR français soit le plus à même de répondre à leurs demandes, même s'il y a un projet de contrat portant sur six EPR français avec New Delhi. Après avoir beaucoup travaillé avec les Français, et fait démarrer en juin dernier le premier EPR au monde, les Chinois sont en effet en train de développer leur propre filière. S'ils s'y montrent aussi compétitifs et efficaces qu'ils l'ont été dans les énergies renouvelables, et notamment le solaire, les acteurs américains et européens ont du souci à se faire.

Enfin, avant d'entériner la construction de six nouveaux réacteurs, le gouvernement aura certainement à cœur de vérifier que la filière française est capable d'un mettre un premier en marche.

« Quant à la constructions de nouveaux EPR, c'est au président de décider et la sagesse recommande déjà que Flamanville soit achevé avant de prendre des décisions », a précisé Bruno Le Maire ce matin sur les ondes.

Ce qui n'est pas encore le cas, comme le montre la litanie des déboires survenus à Flamanville. Mais la perte d'expérience est précisément le principal argument invoqué par les acteurs de la filière pour expliquer ces difficultés...

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a écrit le 27/10/2018 à 6:32 :
J'ai regardé une vidéo qui explique qu'un réacteur nucléaire utilisant du thorium serait moins dangereux qu'un réacteur utilisant de l'uranium.Le thorium est plus abondant que l'uranium, il produit des déchets qui ont une durée de vie plus courte que ceux de l'uranium.Un réacteur utilisant le thorium ne peut pas s'emballer comme ça s'est passé à Tchernobyl.
a écrit le 07/09/2018 à 12:04 :
Bonjour,

merci pour cet article très intéressant.....

toutefois, je déplore l'envie de nos politiques a vouloir faire du nucléaire propre...encore le lobby du plutonium enrichi.

C'est dommage, au lieu de faire un EPR qui est déjà obsolète.
a écrit le 06/09/2018 à 1:56 :
Le nucléaire n'est plus compétitif c'est l'évidence puisque l'éolien et le solaire sont produits en bien plus grande séries et s'intègrent partout. Idem pour le stockage massif comme la méthanation (power to gas). Investir de nouveau dans le nucléaire c'est continuer la gabegie énergétique et financière. Le russe Rosatom détient 60% du marché et prend des risques de financements énormes en cas de retournement du marché ou d'accident. Il est suivi par les chinois qui nous absorbent progressivement. On refait le coup du TGV Les britanniques achètent désormais chinois et les japonais qui se retirent d'Astrid y pensent. Bref c'est fini pour nous le nucléaire donc pas besoin de soutenir une filière en voie d'extinction mais au contraire les aspects d'intégration des renouvelables que la Chine ne fait pas toujours, tout comme le stockage. En bref les filières d'avenir. L'université de Stanford a récemment démontré comment soutenir les renouvelables, l'Etat devant notamment se concentrer en amont sur la R&D et les capitaux privés en aval. Le MIT lui a publié une étude pour savoir s'il était possible de soutenir le nucléaire. Et çà ne pourrait se faire qu'à l'échelon mondial autrement dit impossible et ca ne suffirait pas pour être assez compétitif et se heurterait aux mêmes problèmes des déchets et donc des surcoûts pour réduire leur durée de vie à quelques 300 ans. Bref les renouvelables sont amenées à s'intégrer de plus en plus, c'est l'avenir (comme le solaire en intégration de toitures, façades et vitrages avec plus de 80% des besoins couverts par le seul PV et largement plus avec une part de solaire thermique) et le stockage local qui évite les infrastructure de réseaux et leurs coûts élevés. C'est plus pertinent et efficient de produire son énergie localement et on le peut la plupart du temps.
a écrit le 03/09/2018 à 11:30 :
Il y a bien longtemps que l'on sait qu'il faudra construire de nouvelles centrales nucléaires . Personne n'a osé en parler lors de la COP 21.Le principe était pourtant dans tous les esprits. Nicolas Hulot l'avait sans doute compris. Le parler politiquement correct imposait l'usage du sous-entendu,un dialecte bien connu dans ce milieu Ce que l'on ne savait pas c'est le nombre. Six est sans doute excessif. Actuellement nous prenons du retard car nous ne connaissons pas encore les sites. Le parler correct en politique prime sur le parler vrai. Nicolas Hulot parti, les langues devraient un peu se délier . Lui étant là on ne pouvait pas risquer un éclat de sa part. Un cas semblable fut le silence qui a entouré l'abandon de Notre Dame des Landes : la présence de N. Hulot était un semblant d'influence écologique dans la décision,alors que la raison était uniquement la modération des affrontements avec les zadistes. Ce fut une sage décision, mais là aussi il n'était pas possible de dire la vérité brutalement. Il ne faut pas en vouloir aux politiques si, de temps en temps, ils doivent habilement habiller les messages. Cela peut aller jusqu'à des silences comme pour le nucléaire. La suggestion dans le discours politique est souvent préférable à la précision. Une idée suggérée est entourée d'un doute qui en cheminant dans les esprits devient certitude.Ne dit-on pas d'une idée qu'elle fait son chemin?
a écrit le 03/09/2018 à 6:05 :
D'après la physique quantique le vide est plein d'énergie , trouvez un moyen de l'utiliser.
a écrit le 02/09/2018 à 19:28 :
Il y a bien longtemps que l'on sait qu'il faudra construire de nouvelles centrales nucléaires . Personne n'a osé en parler lors de la COP 21.Le principe était pourtant dans tous les esprits. Nicolas Hulot l'avait sans doute compris. Le parler politiquement correct imposait l'usage du sous-entendu,un dialecte bien connu dans ce milieu Ce que l'on ne savait pas c'est le nombre. Six est sans doute excessif. Actuellement nous prenons du retard car nous ne connaissons pas encore les sites. Le parler correct en politique prime sur le parler vrai. Nicolas Hulot parti, les langues devraient un peu se délier . Lui étant là on ne pouvait pas risquer un éclat de sa part. Un cas semblable fut le silence qui a entouré l'abandon de Notre Dame des Landes : la présence de N. Hulot était un semblant d'influence écologique dans la décision,alors que la raison était uniquement la modération des affrontements avec les zadistes. Ce fut une sage décision, mais là aussi il n'était pas possible de dire la vérité brutalement. Il ne faut pas en vouloir aux politiques si, de temps en temps, ils doivent habilement habiller les messages. Cela peut aller jusqu'à des silences comme pour le nucléaire. La suggestion dans le discours politique est souvent préférable à la précision. Une idée suggérée est entourée d'un doute qui en cheminant dans les esprits devient certitude.Ne dit-on pas d'une idée qu'elle fait son chemin?
a écrit le 02/09/2018 à 19:08 :
Il y a bien longtemps que l'on sait qu'il faudra construire de nouvelles centrales nucléaires . Personne n'a osé en parler lors de la COP 21.Le principe était pourtant dans tous les esprits. Nicolas Hulot l'avait sans doute compris. Le parler politiquement correct imposait l'usage du sous-entendu,un dialecte bien connu dans ce milieu Ce que l'on ne savait pas c'est le nombre. Six est sans doute excessif. Actuellement nous prenons du retard car nous ne connaissons pas encore les sites. Le parler correct en politique prime sur le parler vrai. Nicolas Hulot parti, les langues devraient un peu se délier . Lui étant là on ne pouvait pas risquer un éclat de sa part. Un cas semblable fut le silence qui a entouré l'abandon de Notre Dame des Landes : la présence de N. Hulot était un semblant d'influence écologique dans la décision,alors que la raison était uniquement la modération des affrontements avec les zadistes. Ce fut une sage décision, mais là aussi il n'était pas possible de dire la vérité brutalement. Il ne faut pas en vouloir aux politiques si, de temps en temps, ils doivent habilement habiller les messages. Cela peut aller jusqu'à des silences comme pour le nucléaire. La suggestion dans le discours politique est souvent préférable à la précision. Une idée suggérée est entourée d'un doute qui en cheminant dans les esprits devient certitude.Ne dit-on pas d'une idée qu'elle fait son chemin?
a écrit le 02/09/2018 à 18:35 :
N'en déplaise aux grincheux, il faudra bien faire comme les Allemands et tourner la page du nucléaire.L'entêtement actuel n'est qu'une perte de temps, d'argent, de part de marché, et de compétitivité.
Réponse de le 03/09/2018 à 16:57 :
Vous avez tout à fait raison, produisons massivement notre électricité à partir de Charbon, cela nous coutera moins cher, on sera d'avantage compétitif et tant pis pour le réchauffement climatique, nous on s'en fout en France, on sera pas trop pénalisé. (Sauf par les migrants climatiques, mais bon, on met une bonne flotille de porte-avions au large de la Corse on les coule tous, et plus de problème).
Réponse de le 06/09/2018 à 2:42 :
@ Fake News : le charbon existe en Allemagne comme en Pologne. tout comme nous avons le nucléaire en France. Et chaque fois c'est un problème social coûteux de fermer rapidement ces centrales thermiques et nucléaires car c'est tout un secteur, des emplois, des reclassement à prendre en charge etc. On peut arrêter le charbon en Allemagne en 2040 comme l'a étudié Agora en détail et on peut arrêter notre nucléaire en 2050. Mais c'est une question de coûts donc çà prend un peu de temps. Vous oubliez que nous importons quelques 56 milliards d'euros par an d'énergies fossiles et ce depuis plus de 25 ans et avons donc des progrès à faire dans les secteurs transports/mobilité, chaleur et industrie. Et notre bilan carbone avec les émissions importées (de ce que nous achetons ailleurs) sont proche par habitant de celles des allemands dont pour le climat nous n'avons pas de leçons à donner mais devons au contraire coopérer avec toute l'Europe et plus pour avancer au plus vite. Et ce n'est pas avec nos centrales nucléaires trop coûteuses et toujours en retard que nous aideront le monde mais avec le stockage et autres technologies liées à l'efficacité énergétique, aux renouvelables etc (Air liquide pour l'hydrogène etc). Ouvrez les yeux le nucléaire est en déclin en France, Etats-Unis, Japon, Corée et ne produira que quelques 10% de l'électricité mondiale. L'avenir est à l'efficacité énergétiques, aux renouvelables et stockage. Plus au nucléaire. C'était pour Papa et Grand Papa le nucléaire et l'énergie centralisée. Les technologies évoluent donc les modèles changent, il vous suffit d'ouvrir plus largement les yeux sur le monde entier et d'anticiper un peu plus.
a écrit le 02/09/2018 à 14:19 :
pour une étude sérieuse:
https://jancovici.com/transition-energetique/renouvelables/100-renouvelable-pour-pas-plus-cher-fastoche/
Réponse de le 02/09/2018 à 18:30 :
@ Roberton : Jancovici est par moments intéressant mais il est dépassé y compris par plusieurs de ses consultants de Carbone4 sa société qui le constatent, car il ne tient pas compte du fait que les renouvelables ont vocation à s'intégrer de plus en plus dès la construction et la conception des choses. Prenez le solaire thermique il est compétitif et couvre aisément environ 70% de l'eau chaude, plus de 50% du chauffage d'un bâtiment voire plus si nécessaire et fait aisément le froid également surtout quand il y a canicule et que les centrales doivent être à l'arrêt comme 17 rien qu'en 2003 et beaucoup plus au plan européen sinon à tuer la vie fluviale dès 28°C comme vérifié. Donc réduire les renouvelables au solaire PV et à l'éolien et l'énergie au modèle centralisé nucléaire ne tient pas la route, tout comme raisonner sur l'ancien réseau français alors que l'on travaille sur le réseau européen Entso-e de 39 pays. Et là tous les scientifiques et ingénieurs vous confirment que l'intégration ne pose pas de problèmes techniques mais seulement sur certains secteurs de coûts temporaires. Allez dans les conférences spécialisées sur le sujet et la gestion des réseaux (donc Entso-e etc) et vous verrez chaque fois que l'on a les solutions aux problèmes techniques et tout les ingénieurs spécialisés sur ce sujet vous le confirmeront c'est donc juste ponctuellement un coût à certains endroit mais les prix des renouvelables ont encore un important potentiel de baisse et les réseaux un important potentiel de gains (500 TWh selon Enstos-e soit plus que les 450 TWh de notre consommation annuelle moyenne en France). Ces sujets sont très spécialisés j'en conviens, mais arrêtez de diffuser des documents basiques, le français ont besoins de progresser dans les technologies énergétiques qu'ils connaissent peu, pas besoin d'être maintenus ignorants. Alors faîtes vous même le travail de recherche et d'approfondissement du sujet avant de poster des affirmations démenties par les spécialistes. Jancovici est un consultant généraliste, pas un spécialiste, comprenez donc que ses avis ont des limites et consultez beaucoup de spécialistes en pointe, pas des généralistes déjà âgé et malheureusement dépassés dont ce n'est pas le sujet de spécialité.
Réponse de le 03/09/2018 à 17:20 :
Oui, vous avez raison Polytech, la gestion des réseaux est un sujet compliqué en pleine voie de progrès, Entso-e y travaille.
Vous pouvez réver d'un gain de 500 Twh sur les réseaux européens, c'est techniquemetn possible, tout est techniquement possible... sauf qu'Entso n'a même pas pu régler le pbm du Kosovo qui a faussé les fréquences au niveau européen.
De plus, dans le "nouveau" bati tout va bien, mais le nouveau bati, c'est 1% du patrimoine renouvelé chaque année, et les enjeux sont à 10/15 ans.
Enfin, le nucléaire (comme le gaz, le charbon, le fuel) réchauffe l'eau des fleuves, c'est effectivement un sujet, et peut être que vous avez remarqué que la certaines de nos centrales sont en bord de mer. La bretagne a refusé une centrale nucléaire sur ses cotes, elle est donc alimentée par une centrale... au charbon !
Réponse de le 04/09/2018 à 17:26 :
@Polytech
Ce que vous ne comprenez pas est que si vous utilisez des énergies renouvelables ou non, leur transformation en énergies utiles sera toujours dépendantes des énergies fossiles (extraction transformation, transport des matières premières), c’est ce que dit Mr. Jancovici, un déclin en quantité nous amèneras au collapse de notre civilisation puisque le PIB est proportionnel à la quantité d’énergie consommée, nul besoin d’être un spécialiste pour comprendre, d’ailleurs c’est exactement la prévision du Club de Rome, revue et confirmée 40 ans après qui disait que l'effondrement aurai lieu durant la première moitié du XXIe siècle. D’autre comme Mrs Philippe Bihouix «l’Age des low tech» ou Guillaume Pitron sur «la guerre des métaux rares» confirme que «Celui qui croit que la croissance peut être infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste.» Kenneth Boulding (1910-1993), président de l'American Economic Association.
Réponse de le 06/09/2018 à 2:07 :
@ Fake News : les centrales en bord de mer (une centaine de nucléaires dans le monde et environ 300 avec les thermiques au total) posent problème à cause de la montée des eaux mais aussi du réchauffement des eaux comme vu en Suède et Allemagne cet été où l'écart de température était insuffisant obligeant à l'arrêt des centrales. Cà va se produire de plus en plus et on sait que les renouvelables sont mieux adaptées notamment au réchauffement. Le Kosovo n'a rien à voir avec les renouvelables, c'est un problème mineur et traité. Le réseau Entso-e est en constante optimisation. L'intégration du solaire PV et thermique et/ou hybride au bâti en rénovation peut être très rapide tout comme pour les réseaux de chaleur. Il suffit de l'imposer comme en Californie et d'aider à cela grâce aux fonds privés et à l'épargne comme on le fait de plus en plus pour l'isolation etc et accélérer les choses vers plus d'efficacité énergétique qui est prioritaire. Les études montrent qu'il est plus pertinent et rapide à amortir d'intégrer le solaire que d'isoler donc la voie à suivre est claire.
Réponse de le 06/09/2018 à 2:25 :
@ Roberton : le livre de Piton comporte de nombreuses erreurs et ce que n'intègre par Jancovici ce sont les avancées techniques. Pour du solaire PV ce sont des couches hyper fines à présent. Et quand on l'intègre en toiture il vient en remplacement de la toiture tout comme il s'intègre aux vitrages. Il y a plein de substituts et les renouvelables interviennent dans la production puisqu'en Chine de plus en plus d'entreprises de renouvelables produisent leur propre énergies renouvelables. L'énergie n'est qu'une faible partie de l'utilisation des matériaux dans le monde. Les énergies renouvelables se recyclent de plus en plus à 100%. Il n'y a pas de problèmes de ressources. Piton comme Jancovici font l'erreur de raisonner avec un modèle centralisé existant et de le remplacer à l'équivalent par les renouvelables. Ce n'est pas du tout la bonne démarche ni raisonnement puisque les renouvelables ont vocation à s'intégrer donc réduire des pans entiers de ressources comme des infrastructure que ne sont alors plus utiles. Voyez les trains à hydrogène qui sont plus efficients que les lignes et caténaires plus coûteux. Ou encore le power to gas qui utilise le réseau et cavités anciennes de gaz existantes. ou encore les batteries de flux et Nao-ion qui utilise du sel qui est largement répandu. L'énergie n'est pas un problème, ce sont plutôt des véhicules pour tout le monde par exemple ou des avions en quantités ou encore du commerce à longues distances et de multiples navires quand il est bien mieux de privilégier le local pour le maximum (énergie, agriculture etc) . Jancovici et Piton ne connaissent pas assez les renouvelables, c'est normal au pays du nucléaire où chaque émission de TV sur le sujet est très mal documentée. Nous sommes en retard dans les renouvelables en France il faut donc laisser parler ceux qui sont en pointe sur le sujet en France, en Europe et ailleurs. Et vous comprendrez vite qu'il y a plein de solution déjà présentes et d'autres qui arrivent et c'est beaucoup plus innovant que le nucléaire qui n'a pas innové depuis des décennies et nous ressort les mêmes projets de mini réacteurs que l'on développait au départ et qui vont poser plus de problèmes que d'apporter des solutions que les renouvelables savent traiter sans problème.
a écrit le 01/09/2018 à 13:23 :
On a un bien meilleur bilan en adoptant l'efficacité énergétique, les renouvelables et le stockage et ce au niveau européen. L'électrolyse a plus de 95% de rendement et le power to gas près de 85% (résultats entres autres du programme Helmeth achevé en 2013). Et toutes les modélisations démontrent sur des données réelles de 30 ans et plus et des situations climatiques les plus extrêmes que l'on peut passer à 100% renouvelables en Europe. Le nucléaire n'est plus assez compétitif et est particulièrement risqué en cas de conflit en plus de ses risques et déchets alors que les renouvelables sont de plus en plus recyclables à près de 100%. Elles permettent également une approche globale en aval tout comme l'indépendance énergétique d'entreprises, de quartiers, de communes et plus etc en amont. Donc tout le monde est gagnant à terme. L'énergie centralisée est un modèle des temps passés. Notre bilan en efficacité énergétique a été désastreux avec les chauffages grille pain, les chauffes eau à résistance à rendement nul etc. Nous sommes toujours importateurs net d'énergie d'Allemagne et de quelques 56 milliards d'euros par an en moyenne d'énergies fossiles depuis plus de 25 ans donc aucun progrès avec le nucléaire qui n'a jamais proposé une plus grande efficacité mais qui a cherché à écouler son électricité par tous moyens générant une gabegie irresponsable et qui n'est désormais plus compétitif. Rosatom détient 60% du marché suivi par la Chine donc tout comme pour les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Japon, la Corée etc c'est fini le nucléaire. Pas la peine d'y perdre encore des fonds pour faire comme pour le TGV etc que les chinois savent faire à meilleur prix que nous. Mieux vaut se spécialiser sur les multiples technologies et intégration des renouvelables, de l'efficacité énergétique, du stockage etc que ne font pas systématiquement la Chine entre autres
Réponse de le 03/09/2018 à 17:24 :
Aucun scénario crédible à 30 ans n'a été établi sans nucléaire en France, c'est faux; Le negawatt ne tient pas.
Les chauffe eau à rendement nul ? C'est faux. Un chauffe eau électrique avec une résistance à un rendement de quasi 100%.
Importations de fossiles ? C'est vrai, certains usages du fossile ne sont pas possibles en élec de manière rentable, le nucléaire a pemris de se passer de centrales charbon/fuel. Personne n'a envisage de faire voler les avions en électricité nucléaire, cela restera du fossile.
bref, vous racontez un peu n'importe quoi.
a écrit le 01/09/2018 à 12:19 :
Penser à une guerre avec les moyens que l'ennemi éventuel pourrait disposer. Il serait certainement plus possible d'y vivre pour des millier d'années . Cela doit rester présent dans toutes analyses de moyens énergétiques que nous pourrions développer en priorité dans l'avenir proche et futur .
a écrit le 01/09/2018 à 10:50 :
Il est très significatif et révélateur de constater à quel point ceux qui se prétendent partisans de l'énergie atomique - et qui seront les premiers à monter au créneau quand une centrale leur pètera au nez - sont avant tout peureux. Ils ont peur du changement et de l'immanquable évolution, préférant rester au moyen-âge énergétique. Ils ont peur de penser par eux-mêmes, préférant se raccrocher avec pathétisme aux discours mensongers du lobby atomiste. Mais qu'importe ! Ils peuvent toujours tenter de se raccrocher à une énergie dépassée, obsolète, inuitle et criminogène qui n'a jamais assuré la moindre indépendance énergétique et qui revient - lorsque l'on compte tout - plus de trois fois plus cher que n'importe quelle autre source énergétique. Restant dans le fossé qui longe la route du vrai progrès et de la véritable indépendance énergétique, se contentant d'ânonner des contre-vérités et des mensonges qu'ils ne prennent même pas la peine de vérifie auprès de sources indépendantes et fiables, ils ne sont qu'une arrière-garde qui sera toujours en retard d'une guerre... atomique. Ancré dans leur moyen-âge énergétique, ils seront, comme toujours, à la traîne de pays civilisés et développés qui ont une vraie politique énergétique d'avenir. Pathétique et triste ? Assurément. Mais tant qu'ils n'entraînent pas les autres dans leur déclin inexorable, c'est leur choix. Tout le monde ne peut pas être winner.
Réponse de le 01/09/2018 à 11:03 :
OK, bien parlé, que proposez vous?
Réponse de le 01/09/2018 à 13:26 :
@ Trebor : passer à l'efficacité énergétique, aux 100% renouvelables , au stockage dont électrolyse (rendement 95%) et méthanation (rendement proche de 85%) et optimisation du réseau européen Entso-e. Toutes les études démontrent que c'est la meilleure solution à terme même si çà change du modèle centralisé mais nous ne sommes pas à notre première transition énergétique dans l'histoire.
Réponse de le 02/09/2018 à 14:28 :
@Polytech Notre électricité ne produit que 11 % de CO2, or il faudra faire appel au gaz ou charbon, les nuits sans vent !! Notre nucléaire évite l’importation de 40 milliards d’euros de fossiles par an s’il n’existait pas, donc le grand carénage coute 1 ou 2 ans d’importation de fossiles pour un prolongement de 10 à 20 ans du nucléaire. Personne ne parle mot du financement, de la dépense énergétique pour l’installation de cette transition électrique dans les renouvelables ainsi que son rendement EROI (energy returned on energy invested).
Exemple, l´Espagne a 20.000MW d’éolien et a dû installer 15.000MW au gaz et grâce à cela importe pour 6 milliards d’euros de gaz pour compenser l´intermittence, résultat fin des subventions dans les renouvelables.
Le Japon importe presque tous ses combustibles fossiles. En raison de l'utilisation accrue de combustibles fossiles et de la hausse des prix internationaux du pétrole au cours des dernières années, le Japon a dépensé 60% de plus pour les importations de combustibles fossiles en 2013 par rapport à 2010, une augmentation de 270 milliards de dollars sur trois ans. Cela a inversé l'excédent commercial du Japon et a créé un creusement du déficit commercial. Les électriciens ont transférés une partie du coût élevé de la production d'électricité pour les consommateurs, et les prix ont augmenté d'au moins 20%. Retour au nucléaire. Le Danemark exporte quand il y a du vent son surplus pour les STEP de la Norvège à un prix dérisoire et le rachète au prix fort durant les périodes sans vent. Le Danemark subventionne l´électricité de la Norvège. Fin des investissements. Au XIX siècle les moulins à vent ont été remplacés par la machine à vapeur pour éliminer l´intermittence, aujourd’hui nous y revenons, les leçons de l´histoire ne servent à rien.
Notre agriculture émet 20 % des gaz à effet de serre, rien ????
a écrit le 01/09/2018 à 7:40 :
Il y a bien longtemps que l'on sait qu'il faudra construire de nouvelles centrales nucléaires . Personne n'a osé en parler lors de la COP 21.Le principe était pourtant dans tous les esprits. Nicolas Hulot l'avait sans doute compris. Le parler politiquement correct imposait l'usage du sous-entendu,un dialecte bien connu dans ce milieu Ce que l'on ne savait pas c'est le nombre. Six est sans doute excessif. Actuellement nous prenons du retard car nous ne connaissons pas encore les sites. Le parler correct en politique prime sur le parler vrai. Nicolas Hulot parti, les langues devraient un peu se délier . Lui étant là on ne pouvait pas risquer un éclat de sa part. Un cas semblable fut le silence qui a entouré l'abandon de Notre Dame des Landes : la présence de N. Hulot était un semblant d'influence écologique dans la décision,alors que la raison était uniquement la modération des affrontements avec les zadistes. Ce fut une sage décision, mais là aussi il n'était pas possible de dire la vérité brutalement. Il ne faut pas en vouloir aux politiques si, de temps en temps, ils doivent habilement habiller les messages. Cela peut aller jusqu'à des silences comme pour le nucléaire. La suggestion dans le discours politique est souvent préférable à la précision. Une idée suggérée est entourée d'un doute qui en cheminant dans les esprits devient certitude.Ne dit-on pas d'une idée qu'elle fait son chemin?
a écrit le 31/08/2018 à 20:08 :
L'avenir du nucléaire n'est pas dans les EPR à l'Uranium, mais dans les centrales au Thorium. Elles ne produisent pas de déchets et ne risquent pas de fondre comme à Tchernobyl. Regardez la proposition du Prix-Nobel de Physique Carlo Rubbia. Le Thorium est aussi beaucoup plus abondant que l'Uranium sur la Terre.
Réponse de le 01/09/2018 à 9:42 :
Pas de pollution? Alors que de temps à autre il faut vidanger la cuve de combustible pour en oter le surplus d'éléments radioactifs (avec les risques que ça implique). Même si on commençait à en construire le premier prototype demain avec tous les financements, il faudrait 70-80 ans avant de pouvoir l'industrialiser un peu comme le projet ITER. Donc en attendant, il faudra des EPR faute d'autre source fiable d'énergie abondante.
Réponse de le 01/09/2018 à 13:30 :
@ Netrick : le thorium n'est malheureusement pas la solution. Lisez cette étude asse bien détaillée sur le sujet vous comprendrez mieux :
https://actualite.housseniawriting.com/science/2017/08/26/une-experience-sur-le-reacteur-de-thorium-a-sels-fondus-et-quelques-mythes-sur-les-reacteurs-au-thorium/23318/
a écrit le 31/08/2018 à 17:41 :
La situation reste la même depuis longtemps.
C'est, soit le nucléaire, soit des centrales à charbon comme en Allemagne.
Le reste des technos actuelles sont nécessaires a développer, mais resteront insuffisante par rapport à la demande gigantesque du pays, 24h/24.
Le charbon tue vos poumons à petit feu (2 centrales en France), le nucléaire peut vider de sa population 1/3 du pays si 1 explose (sans compter la pollution permanente par les évacuations, en plein mer à Flamanville, par exemple).
Fukushima n'est pas résolvé, depuis 2011.
En attendant d'une techno révolutionnaire aussi productive et moins dangereuse.
a écrit le 31/08/2018 à 17:15 :
"...Enfin, avant d'entériner la construction de six nouveaux réacteurs, le gouvernement aura certainement à cœur de vérifier que la filière française est capable d'en mettre un premier en marche..."

Pfttt ! Une perfide observation de plus au service non avoué de la cause verte. Chère madame, la Chine démontre précisément et de façon éclatante que la France perd à grande vitesse les compétences de construire et de mettre en service les réacteurs qu'elle a naguère elle même conçus ; ce dont elle devrait avoir honte. Ce qui solidifie sans conteste le bien fondé des conclusions d'Escatha et de Collet-Billon, de même que l'ineptie et le funeste aventurisme de ceux qui prônent le sacrifice intégral et immédiat de notre outil électronucléaire, sur l'autel d'une transition renouvelable se révélant partout un échec cinglant.
Ainsi, à écouter ces irresponsables, non seulement la France pourrait-elle perdre, demain, la garantie de son approvisionnement électrique, mais, de surcroît, pourrait se voir contrainte de faire appel à des opérateurs chinois pour conduire (ou démanteler !) en toute sûreté et en toute sécurité un parc électronucléaire français en panne de compétences et de main d'oeuvre, comme le sont déjà, hélas, trop de secteurs techniques et technologiques de pointe d'une industrie nationale en voie de déclassement.
a écrit le 31/08/2018 à 16:36 :
Les 2 EPR britanniques ont besoin d'etre payes 11 c€ / kWh pendant 25 ans garanti par l'Etat britanniques pour etre rentables alors que le solaire francais est sorti a 5.2 c€ / kWh pendant 20 ans a l'appel d'offre paru il y a quelques jours. Et le nuke non plus ne se stocke pas, sa seule capacite d'adaptation consite a reduire ou augmenter la puissance.
En Allemagne la 100 000eme installation avec batterie vient d'etre mise en service et les experts parlent de doubler ce chiffre en 2 ans.
Les EnR prouvent chaque jour un peu plus leur pertinence. Quant au nucleaire, il ne survit en France que grace a sa consanguinite avec le pouvoir politique, voire les 7 milliards injectes dans EDF et AREVA.
Réponse de le 31/08/2018 à 18:29 :
Bonsoir,
"sa seule capacite d'adaptation consite a reduire ou augmenter la puissance" (pour le nuke) en général c'est ce que l'on cherche, avoir de l"électricité quand on en a besoin. D'autre part, vous pourriez citer vos sources sur les prix. Le solaire ne marchera toujours que la moitié du temps et s'il fait relativement beau.
a écrit le 31/08/2018 à 12:00 :
@Bachoubouzouc
Voir dans le fil des comment.ma réponse @ bachibouzouc et non à votre pseudo.Mes excuses.
Réponse de le 31/08/2018 à 14:12 :
Pas de soucis, c'est noté. De toute façon, l'avenir nous dira bien ce qu'il en est.
a écrit le 31/08/2018 à 11:51 :
Regardons la situation en Allemagne.

L'Allemagne a dépensé des centaines de milliards d'euros dans le solaire photovoltaïque et l'éolien.

L'Allemagne a aussi massivement augmenté le rendement de ses centrales thermiques depuis 1990.

L'Allemagne a enfin gardé une partie importante de sa production nucélaire, 80 TWh en 2016 soit la production de 6 ou 7 EPR.

Résultat, en 2016, l'électricité allemande a produit 303 millions de tonnes de gaz à effet de serre.

Auxquels il faut ajouter entre 10 et 20% supplémentaires si on tient compte des émissions de gaz à effet de serre liées à l'extration et au transport du gaz et du charbon utilisés par les centrales allemandes sachant que l'Allemagne importe une partie croissante de son charbon.

La même année, l'électricité française a produit 35 millions de tonnes de gaz à effet de serre.
Réponse de le 31/08/2018 à 19:59 :
La sortie du nucléaire Allemande est une vaste foutaise. Les 23 % de nucléaire sont plus que remplacés par la relance de l'exploitation du charbon et surtout le pire de tous: le lignite, proto-charbon marron, proche de la tourbe, qui était la ressource énergétique de la défunte RDA. On disait à l'époque; "Die DDR stinkt " / La RDA pue ! et on ne parlait pas seulement du régime politique. Et maintenant dans les Lusaces de l'Est, de gigantesques haveuses extraient le lignite à ciel ouvert, avalant des villages entiers, églises et cimetières compris. Au besoin, on importe aussi du lignite des Silésies Polonaise ou Tchèque. Et maintenant, l'exploitation du lignite s'étend à l'Ouest, en Westphalie, ou cela n'était jamais arrivé avant. 25 nouvelles centrales au charbon/lignite ont été rénovées ou construites.
Et l'électricité qui en résulte est revendue sur le marché comme "Verte", parce que compensée par des achats de permis de polluer.
Les "Miroirs-aux-Alouettes" solaires, tous fabriqués en Chine ( dans des conditions de pollution épouvantables ) et les Moulinets-à-Vents infantiles sont là pour amuser les BoBékolos Pastèques ( Verts-dehors et Rouges-dedans ). L'exploitation plus efficace de ces sources intermittentes ( comme au Moyen-Age) nécessiterait un réseau maillé associé à une technologie de stockage hors de prix.
La solution ? Les mini-centrales nucléaires au Thorium, qui ne produisent aucun déchet, selon la proposition du Prix-Nobel de Physique Carlo Rubbia.
Le Thorium est beaucoup plus abondant sur la Terre que l'Uranium !
a écrit le 31/08/2018 à 10:38 :
@bachibouzouc
Je suis plutôt partisan du nucléaire qui paraît être actuellement la seule piste pour produire une énergie propre de façon abondante ( sauf le problème majeur des déchets, et la contrainte d'appro en uranium).Ceci dit ,pour sortir de l'impasse où nous nous sommes mis nous-mêmes par laisser faire (comme d'hab. ), il est difficile de tout miser sur une seule technologie et foncer dans la filière nucléaire, sans résoudre les problèmes qu'elle connaît actuellement; d'où ma proposition d'achever d'abord les chantiers commencés, peut être de rajouter la construction pour la France d'un deuxieme EPR ( meme si ça fera hurler qqe part) pour améliorer notre maîtrise technique, et de lancer dans les faits le grand carénage pour gagner le temps qui nous manque.Mais il serait egalement judicieux de progresser dans l'hydrogène, même en utilisant les technologies émettrices de CO2 (batteries à méthanol par exemple ) moins coûteuses, et qui commencent à proliférer dans le monde sauf chez nous ( côte Ouest USA, Japon, Corée du Sud, Allemagne). Ce serait une cote mal taillée, mais nous permettrait d'assurer le minimum et de ne pas laisser inexplorées les autres pistes. Évidemment l'autre question est le contexte budgétaire, mais il faudra faire avec de toutes façons .
a écrit le 31/08/2018 à 10:15 :
Le secteur déjà ruiné va nous mettre encore 30à 60 milliards sur la table?
Il à déjà dû bénéficier de 12 milliards d'argent frais en Juillet pour passer l'été (5 pour EDF, 7 pour feux Areva). + 50/100 milliards de carénage ; 35 Bure ; 20 GB etc...
Alors que EDF est en cash flow négatif. Faudrait commencé à être sérieux.
Si le contribuable paye l'addition au moins que l'électricité soit gratuite.
a écrit le 31/08/2018 à 9:23 :
Un rapport pro-nucléaire écrit par des gens du CEA et d'EDF... Peut-on vraiment parler de pavé dans la mare ?
Réponse de le 31/08/2018 à 15:13 :
Oui : C’est comme si on débattait sur un sujet de santé et qu’on redécouvrait qu’il y a des médecins. Et qu’ils ont quelque chose à dire...

« Comment EDF ose-t-il nous parler de production d’électricité ?? »
a écrit le 31/08/2018 à 7:48 :
Flamanville tjrs inacheve et reserve encore bien des surprises a son eventuelle mise en service..
Quant au marche a l'export, c'est mort, les chinois rafleront la mise, quelque soit les decisions du monarque. Ils ont demontre leur savoir faire en la matiere.
Réponse de le 31/08/2018 à 9:21 :
Nous payons notre souci de la sécurité, mais l'avenir dira si cela était justifié. Soyons clairs: c'est le nucléaire ou le pétrole de schiste..
a écrit le 30/08/2018 à 21:48 :
En fait il en faudra une bonne quarantaine à terme pour remplacer d' ici 2060 (soit après 60 ans de bons et loyaux services) nos 58 réacteurs actuels.
Réponse de le 31/08/2018 à 11:44 :
Au rythme où va la science, tirer des plans sur 2060 est pour le moins hasardeux cher Bruno.
Et puisque ça engage de l'argent public, est ce qu il ne serait pas plus rentable et donc pertinent de mettre, quelque soit les progrès scientifiques et techniques à venir, le paquet sur les économies d'énergie plutôt?
Combien de logements isolés pour le prix d'un réacteur? En plus ça serait un pognon de dingue pour nos artisans du bâtiment, gros pourvoyeurs d'emplois au demeurant.
Technique bien maitrisée, simple, ça ne doit pas plaire aux grands ingénieurs de l'Etat...Je vous sais vous sensible à nos cpt publiques, complexité=coût
a écrit le 30/08/2018 à 20:04 :
Faudrait peut-être attendre que le premier fonctionne.
Réponse de le 30/08/2018 à 21:43 :
il finira par marcher, les chinois ont bien réussi à faire fonctionner les leurs.
Réponse de le 30/08/2018 à 22:53 :
Oui, mais les chinois sont suffisamment intelligents pour ne pas penser que le latin et le grec sont les 2 langues de l'avenir. Nous sommes un pays entièrement tourné vers le passé, incapable de produire quoi que ce soit.
Aux jeunes français qui croient en l'avenir d'un pays, qui pense qu'il faut d'abord réussir à fabriquer des produits : apprenez l'allemand. Vous aurez un avenir, pas en FRANCE.
Réponse de le 31/08/2018 à 17:13 :
@ René ,


Les réacteurs actuels fonctionnent sur la fission de l' atome . A Cadarache , Iter le nouveau réacteur travaillera sur la fusion de l' atome qui développera plus d' énergie en consommant moins ( le principe du soleil ), il fonctionnera en autarcie, évidemment c'est pour les générations futures . La les Chinois ont des longueurs de retard .
a écrit le 30/08/2018 à 18:57 :
Soyons les pères de la terre et de notre futur se sacrifions pas l'avenir pour des faux besoins maintenant. Eteignons ce nucléaire à jamais , la terre ne produit pas de tels radio éléments , c'est une invention de l'homme pour sa perte .
Réponse de le 31/08/2018 à 7:20 :
N'y a-t-il pas eu des "réacteurs" naturels quelque part en Afrique?
a écrit le 30/08/2018 à 18:18 :
J'ai bien connu le Creusot à ses moments de gloire et suis effaré de la perte de savoir faire qui a amené aux déboires que l'on connait à la réalisation de ces nouveaux réacteurs qu'on veut installer , en France, Angleterre, Finlande ;
la sévérité des nouvelles normes de sécurité ne saurait expliquer à elle seule pourquoi on ne sait plus fabriquer de l'acier ; on l'a su, on en a perdu le souvenir, les anciens sont partis, les jeunes n'ont pas pris la relève parce qu'il n'y avait pas de chantiers nouveaux.Tout s'explique certes, mais tant qu'on aura pas resolu ce problème d'incompétence, il est inutile de faire des plans sur la comète.On dit que seules les fabrications de série permettent d'acquérir le savoir faire nécessaire et de le consolider, d'où ce dernier rapport taillé sur mesure en faveur du nucléaire; peut être ,mais terminons d'abord ceque nous avons commencé. La question est donc, pouvons nous attendre encore avant de préciser la trajectoire et son contenu à terme entre types d'énergies.
En attendant pourquoi ne pas mettre le paquet sur l'hydrogène comme semble vouloir le faire l 'Allemagne, autre nation jadis phare de la Sidérurgie et Métallurgie ?
Réponse de le 30/08/2018 à 19:04 :
On ne peut pas mettre le paquet dans l'hydrogène parce que ce sont des technologies chères et profondément innefficaces.

Donc on fait de la R&D pour voir ce qui est possible, mais c'est encore loin d'être au point et le temps presse pour renouveller le parc.
Réponse de le 31/08/2018 à 9:27 :
C est tout a fait logique que les jeunes boudent les carrieres techniques (et pas que dans le nucleaire). Les etudes sont dures, le travail est pas tres bien payé (surtout si vous travaillez pour des SSII) et vos perspectives de carriere limitee (a moins de plus faire de technique). A cela vous rajoutez le declin industriel de la France (ah l entreprise sans usine d Alcatel), vous avez toutes les raisons pour un effondrement a venir
Réponse de le 31/08/2018 à 19:40 :
Au Creusot, du temps de mon grand-père, André, on fondait les canons de 75 mm de la Grande-Guerre, celle que préférait Georges Brassens. Et mon cher PaPé a été un des virtuoses du 75, à la Marne, sur l'Yser, au Hartmanswillerkopf, à Verdun, sur la Somme, et même en Italie au Monte-Tomba....c'était du matériel solide.
a écrit le 30/08/2018 à 18:03 :
Ils en demandent 6 pour être sur d en avoir 2 et ils les auront !! Avec ce lobby présent a tout les étages, on peut être certain que la France ne développera jamais de filière énergie renouvelable.
Réponse de le 30/08/2018 à 19:00 :
Non, non, la filière dit 6 parce qu'il y en a besoin de 6, minimum. Et si les technologies ENR + stockage ne sont pas compétitives d'ici là, il en faudra encore plus (de l'ordre d'une quarantaine) pour renouveler la totalité du parc.
Réponse de le 30/08/2018 à 19:02 :
Et ne pas avoir de filière ENR n'est pas propre à la France : l'Allemagne a fichu de l'ordre de 400 milliards d'euros dans ses ENR, cela a surtout servi à enrichir la Chine.
Réponse de le 31/08/2018 à 9:21 :
40 ? bigre, soyons fou allons a 58 en faisant du 1 pour 1. Le tout sans faire appel a du financement Chinois ! Enrichir la Chine ? Cela n a pas dérangé ce lobby, quant il a décidé de dézinguer la filière photovoltaïque Française. Aujourd’hu pour 300 malheureux mls, avec l appui de Le Maire, ils ont eu la peau de la filière hydroliennes Française ! Bravo, on avance vers le futur ou plutôt le no futur !
Réponse de le 31/08/2018 à 9:28 :
le pire c est que la justification des 6 c est juste qu il faut donner du travail a la filiere ! c est comme hollande commandant des TGV pour rouler sur des voies normales histoire de donner du travail a Alstom ....
Réponse de le 31/08/2018 à 9:59 :
@ cd :

Non, non, la justification des 6, c'est avant tout de ne pas se retrouver dans le noir dans 10-15 ans. On n'a tout simplement pas le choix.

D'ailleurs, si on avait eu le choix, vous pensez bien que Macron aurait reporté la décision sur ses successeurs, comme tous les présidents avant lui. Et il n'aurait pas pris le risque de pourrir sa relation avec les écolos, dont il a besoin pour assoir sa majorité parlementaire.
a écrit le 30/08/2018 à 17:24 :
C'est le ministre de l'économie et Philippe qui ont nommé les experts.Hulot n'avait pas droit au chapitre. Il servait d'alibi écologique à un gouvernement pro-nucléaire.
a écrit le 30/08/2018 à 17:24 :
C'est le ministre de l'économie et Philippe qui ont nommé les experts.Hulot n'avait pas droit au chapitre. Il servait d'alibi écologique à un gouvernement pro-nucléaire.
a écrit le 30/08/2018 à 17:04 :
OUI au nucléaire , NON au prélèvement à la source .
a écrit le 30/08/2018 à 16:18 :
@Bachoubouzouc
Bonjour ,
Le conflit d'intérêt est évident. Et ce rapport n'en n'est qu'un énième étape. Vous dites qu'il n'y a pas de stockage bon marché. Non seulement ce stockage sera déployé en volume dans moins de 20 ans (alors que les centrales nucléaires sont calculées sur le chiffre scandaleux de 60 ans de production) , mais c'est encore la France qui a publié des rapports pour décrédibiliser l'hydrogène en lui prêtant des coûts sidérants.
L'hydrogène produit avec une electricité chère (nucléaire) est forcément cher. En revanche, les pics de production renouvelable ont un coût qui tend vers zéro.
L'Australie ne s'y est pas trompée et va exporter de l'hydrogène solaire par méthanier vers le Japon, le ministre parle de nouveau marché majeur à l'export. La technologie va donc se développer ailleurs. En France, les fonds iront abonder vos oeuvres obsolètes, dangereuses et dont la pertinence technologique déclinera dans dix ans pour se stabiliser à zéro. Le plus fabuleux marché de ce siècle (300 ms$/an depuis 2010) échappera complètement aux français à qui il ne restera qu'une facture de démantèlement dans le meilleur cas, une région sinistrée pour 1000 ans dans le cas plus probable.
Réponse de le 30/08/2018 à 16:57 :
Vos informations sont eronnées.
D'abord, le projet Australo-Japonais de production d'hydrogène n'est pas basé sur de l'énergie "verte" mais sur du craquage de ... .Charbon ! Donc la production de cet hydrogène générera autant de CO2 que la combustion de Charbon (enfin à KWh égale, d'avantage de CO2, c'est de la chimie, pas de mystère, quand on passe de CnH2n à CO2+H2O directement on produti d'avantage d'énergie qu'en passant par un intermédiaire H2)

https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/japon-hydrogene-charbon-australien-51328/

Ensuite, il y a un projet H2 réellement vert... en France....
https://www.usinenouvelle.com/article/en-guyane-le-francais-hdf-energy-plus-fort-que-tesla-en-australie.N699219
Réponse de le 30/08/2018 à 17:20 :
Vous dites "ce stockage n'existe pas aujourd'hui mais existera un jour".

Quelle assurance a-t-on ?

Aucune, tout ce qu'on a aujourd'hui c'est des démonstrateurs très chers et très peu efficaces, dont on n'a aucune assurance qu'il progresseront assez vite ou même qu'ils atteindront un jour le niveau nécessaire.

Que fait-on sinon ?

Les tranches du parc actuel vont arriver en fin de vie d'ici 10-15 ans (à condition qu'on les prolonge...), et vont fermer au rythme de plusieurs GW par an.

Si on ne lance pas de construction de nouveaux réacteurs en gros maintenant, on n'aura rien de près dans 10-15 ans, et en plus on aura à nouveau perdu les compétences.
Réponse de le 30/08/2018 à 22:30 :
Fake : Non, ce n'est pas ce projet là qui est ancien. Je parle d'un discours ministériel Australien d'il y a une semaine. L'Australie est un panneau solaire de taille continentale (désert). D'ailleurs, l'ancien projet de reformage était prévu pour reformer du lignite, c'est subtilement différent du charbon. Il est abandonné car le Japon exige de l'H2 "vert".

Bachoubouzouc : L'electrolyse française est chère parce que le clan français qui a fait les calculs a honteusement truqué les chiffres, vendu son électricité une fortune et très mal conçu ses électrolyseurs : Comment voulez vous faire fonctionner un électrolyseur si vous n'avez pas d'excédents EnR ? C'est quasi impossible, ce n'est pas avec 8 GW de solaire qu'on peut faire ce travail de conception. Personne ne brûlera de gaz ou d'uranium pour faire tourner des unités pilotes. Vous le savez mieux que personne. Les 60 milliards que vous exigez comme un enfant réclame le dernier Call of Duty permettraient de dépasser 100 GW de solaire , là on peut en parler...
Allemands, Japonais, Américains et Chinois auront 100 GW sous peu, ils développeront donc les électrolyseurs adéquats, les français leur achèteront tout ça gentiment et se serreront encore la ceinture pour démanteler leurs bunkers nucléaires à 10 ms$ l'unité
Réponse de le 31/08/2018 à 14:46 :
L'annonce d'un ministre australien ne permettra pas de battre la réalité économique et scientifique.
Des projets gigantesques de couverture du désert Australien en panneaux solaires sont absolument inenvisageable compte tenu des ressources nécessaires pour fabriquer des panneaux.
Regarder, le projet Français en Guyanne Panneaux + H2, c'est 90 M€ pour 3 MW de puissance disponible. Soit 30 M€ le MW efficace installé . Un EPR c'est 1600 MW de puissance élec disponible pour 10 Md€( prix max d'un début de série, les suivants couteront -), soit 6 M€ le MW efficace installé. On a un facteur 5, et il n'y a pas de réduction des couts sur les panneaux solaires en grande série (on est déjà en grande série).
(Les 2 installations ont des couts de maintenance, il faut 30 ETP pour faire fonctionner la centrale Guyannaise, nettoyage panneaux etc...).
a écrit le 30/08/2018 à 16:16 :
"capacités industrielles de la filière nucléaire en vue de" on voit que c'est urgent avec l'EPR, vu la réussite, elle est en rodage ? Le cas s'est déjà produit avec les diligences, on a laissé tomber l'activité et elles ont disparu, industrie fichue, manque de prévoyance. :-)
"Commissariat à l'énergie atomique (CEA)" quand d'Escatha y était (et moi aussi en ENR), mais Mr Fillon1er ministre l'a transformé('modernisé') en "Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA)" vu qu'on y travaille aussi sur les énergies renouvelables, piles à combustible, solaire sous toutes ses formes, ....
Mr Sarkozy avait dit que pour un euro en nucléaire il y aurait un euro dans le renouvelable, est-ce vérifié ? Ou un vœu pieu ?
Ça remplacera d'anciens réacteurs ? Pas la peine de les grand-carréner si c'est pour les fermer.
Si le kWh EPR est double de celui qu'on a, ça va faire mal sur les factures même pleines de taxes (avec les hausses courantes, j'avais 'estimé', vs mes factures 2013-2017, le doublement de la facture 2013 en 2021-22 à conso fixe, courbe en ax²), le "sans CO2".
L'uranium, y en a une source infinie sur la planète ? Les chinois en sont également friands. D'ici qu'ils privatisent toutes les mines sur la planète ?
a écrit le 30/08/2018 à 15:53 :
C'est une décision qui ne devrait pas relever du ministère de l’écologie, qui de toute manière n'est en général utilisé que comme faire valoir, ou comme paravent.

Côté nucléaire, le problème est essentiellement économique et d’une telle ampleur qu’il risque de plomber les finances de l’Etat, donc celles du pays pour quelques décennies.
La métaphore « du cycliste » est valable si le cycliste de bonne volonté dans les montées et si le vélo dispose de freins dans les descentes.
Si l’on analyse les comportements passés, en cas de problème, les protagonistes nieront tout en bloc et essaieront de transférer la responsabilité aux autres. C’est déjà le cas et on a atteint un comble de l’hypocrisie, car malgré la notoriété d’indépendance et d'honnêteté dont bénéficie Nicolas Hulot il est probable qu’il aurait été dévoyé dans cette affaire, où les décisions sont prises pour d’autres obscurs intérêts. Car derrière cela il y a l’exemple d’une filière qui semble se défausser de la responsabilité de la gestion des déchets et peut être même de celle de la sécurité. De ce que l’on a pu voir des défauts évoqués pour la construction de l’EPR, certains ont même parlé de malversations (https://www.usinenouvelle.com/article/nucleaire-une-filiere-malmenee.N604088)… Dans ce cas, comment planifier une industrie faisant autant usage de la sous-traitance et si peu fiable, alors que devenue quasi monopolistique et donc stratégique en termes de production d’électricité ?

Il y a aussi l’aspect militaire de la technologie, théoriquement dissocié et dissociable, mais n’y a-t-il pas un mélange des genres ? On peut aussi y voir des complémentarités et parfois de bons sentiments, par exemple à vouloir recycler des déchets nucléaires en les transformant en carburant pour les centrales nucléaires. (http://www.laradioactivite.com/site/pages/plutonium_quoi_faire.htm). A condition que le retraitement soit rentable et surtout de ne pas jouer aux apprentis sorciers en créant des problèmes encore pires. D’autres auraient abandonné cette solution : https://www.capital.fr/entreprises-marches/les-usa-renoncent-a-un-projet-de-centrale-nucleaire-au-plutonium-1287711.
On le constate à l’échelle mondiale, le problème n’est plus celui des pays qui doivent disposer de l’armement nucléaire, mais surtout des pays qui ne doivent absolument pas en disposer, car trop instables ou extrémistes. Etant donné la puissance destructive de la technologie, la logique voudrait que l’on anticipe le pire et que l’on en freine la prolifération et non l’inverse.
A noter qu’il y a un Haut Comité pour la Transparence et l’Information sur la Sécurité Nucléaire : http://www.hctisn.fr. Et qu’il faut bien sûr compter sur les avis externes et totalement indépendants.
a écrit le 30/08/2018 à 15:25 :
Notre électricité ne produit que 11 % de CO2. Notre nucléaire évite l’importation de 40 milliards d’euros de fossiles par an s’il n’existait pas, donc le grand carénage coute 1 ou 2 ans d’importation de fossiles pour un prolongement de 10 à 20 ans du nucléaire. Personne ne parle mot du financement, de la dépense énergétique pour l’installation de cette transition électrique dans les renouvelables ainsi que son rendement EROI (energy returned on energy invested).
Exemple, l´Espagne a 20.000MW d’éolien et a dû installer 15.000MW au gaz et grâce à cela importe pour 6 milliards d’euros de gaz pour compenser l´intermittence, résultat fin des subventions dans les renouvelables.
a écrit le 30/08/2018 à 14:49 :
Trois EPR en chantier connaissent d'importants retards et de gros problèmes de sécurité qui font beaucoup grimper le facture ( au final : pour les contribuables). En Finlande, le litige avec l'électricien finlandais a couté 450 millions à Areva. (Enfin à Areva ..! ). En juin dernier Macron avec le groupe EDF a vendu 6 EPR en Inde, en partenariat avec l'américain GE (celui qui a absorbé en partie Alstom ..) . Beau succès commercial . Euh, pour qui, si l'idéologie n'est pas commerciale ? Tout cela s'appelle fuite en avant, à nos dépens, aujourd’hui et demain .
Réponse de le 30/08/2018 à 15:26 :
Le premier EPR a démarré, et les constructions de FLA3 et d’OI3 sont en train de se terminer.

Ces deux derniers chantiers ont connu de nombreux problèmes, mais qui sont en passe d’être réglés.

Le REX a été tiré et la conception de l’EPR a été optimisée. Il n’y a aucune raison de ne pas en construire de nouveaux exemplaires et on a quasiment déjà trop attendu pour cela.

L’alternative à ces réacteurs, c’est soit la récession économique par manque d’énergie, soit le remplacement par des énergies beaucoup plus polluantes.
Réponse de le 30/08/2018 à 15:36 :
Les surcouts ne sont pas pour les contribuables mais pour les énergéticiens et les consommateurs d'énergie.
Notez que le soutien aux ENR, c'est dans les 6 Md€/an qui coutent encore plus cher que les surcouts des EPR. (et ce surcout est effectivement assumé par les contribuables en partie, les consommateurs d'énergie en parallèle)
Réponse de le 30/08/2018 à 19:30 :
Je propose de construire les EPR près des lieux de résidences de M Bachoubouzouc et M fakenews. Personnellement je préfère un accident d'éolienne qu'à un accident nucléaire même si c'est plus cher.
Réponse de le 30/08/2018 à 23:17 :
@ Atlee :

Vouloir des éoliennes sans centrales nucléaires, ça équivaut à vouloir des centrales au gaz, nécessaires pour assurer le back-up de ces éoliennes.

Et le gaz tue en gros cinq fois plus que le nucléaire par TWh d’électricité produite. Et il incite Poutine à se croire permis d’envahir ses voisins.

Et je ne sais pas pour Fakenews, mais j’ai assez vécu à proximité d’une centrale nucléaire (dans laquelle je travaillais) pour pouvoir dire - je crois - que j’assume les positions que je tiens.
a écrit le 30/08/2018 à 14:38 :
Enfin un rapport lucide ce qui n'est guere le cas de votre article.
bon vent (sans eolienne) a M.Hulot
a écrit le 30/08/2018 à 14:28 :
Vu les auteurs du rapport, il aurait ete surprenant qu ils preconnisent de developper le solaire et l eolien ;-) C est un peu comme si vous demandez un rapport sur l alcoolisme a Ricard ou sur les subventions agricoles a la FNSEA ....
Réponse de le 30/08/2018 à 14:51 :
Ça reste des êtres humains qui ont peut-être des arguments tout à fait valables... voire même qu'ils ont raison !
Réponse de le 30/08/2018 à 15:40 :
Ben oui, mais le pbm c'est que c'est M Hulot qui a commandé ce rapport à ces gens...
C'est désolant que ses conclusions le contrarient à ce point, mais je ne vois pas pourquoi le rapport NDDL doit être pris comme tel et celui sur le nucléaire doit être rejeté.
Soit on fait confiance aux experts que l'on nomme... Soit on ne les nomme pas !
Réponse de le 31/08/2018 à 9:34 :
ils ont peut etre des arguments valables mais disons que le moins qu on puisse dire c est que leur impartialite peut etre mise en doute. Vous imaginez sincerement qu ils auraient pu dire qu il faille arreter le nucleaire dont ils sont issus ? C est comme si je demandait un rapport sur le nucleaire a Greenpeace. C est aussi des humains et ils ont aussi des arguments. Mais je serai tres tres surpris s ils recommandent de continer le nucleaire (enfin pas impossible, il suffit de proposer un beau ministere comme a Place/Duflot/Cosse)

Quanta Hulot, c etait juste un pantin pour la vitrine, il n avait aucun pouvoir. Il a mit 1 an pour le comprendre et en a tire les conclusions
a écrit le 30/08/2018 à 14:13 :
rn 79, il me semblait qu'on ne pouvait pas faire une autoroute a peage sans laisser une possibilité d'un trajet par nationale en parallèle

https://www.latribune.fr/depeches/reuters/KCN1LF1D4/eiffage-candidat-a-la-transformation-de-la-n79-en-autoroute.html
a écrit le 30/08/2018 à 14:07 :
Nos ecolos ne se rendent pas compte qu'on ne peut pas sortir "en même temps" comme disait l'autre du carbone et du nucleaire. Par contre le choix de l'epr est plus que douteux, on aurai meilleur compte a acheter des reacteurs coréens qui eux savent encore faire des trucs normaux et fiables.
Réponse de le 30/08/2018 à 14:32 :
Bien sur que c'est possible!
Réponse de le 30/08/2018 à 14:53 :
Nos problèmes à Flamanville tiennent essentiellement à des questions de renouvellement des compétences et d'implémentation de nouvelles réglementations.

On aurait construit n'importe quelle autre technologie de réacteurs que le résultat aurait été à peu près le même.

Le but du jeu est justement de capitaliser sur le retour d'expérience de Flamanville, et de ne pas avoir à repartir de zéro.
Réponse de le 30/08/2018 à 14:54 :
@ gringo :

Citez-moi donc un seul pays comparable à la France qui y soit arrivé ?
a écrit le 30/08/2018 à 13:58 :
N'évoquons même pas le côté tronqué, partial et donc mensonger de ce rapport taillé - ô heureux hasard ! - sur mesure pour les industriels du secteur. Que les partisans (eh oui, il y a encore quelques dangereux gogos !) de cette énergie dépassée et criminogène se contentent de superposer la carte des implantations atomiques en france (il y en a plus de 100 au total) et la carte des concentrations de cancers. Edifiant. Cerise sur le gâteau :! quand on connaît le savoir-faire (enfin, quand on dit "savoir" et "faire", c'est juste pour rire et se moquer) français en la matière, quand on se rend compte de la corruption, des conflits d'intérêt et des marchés truqués qui entachent la construction ô combien pénible des epr made in france qui sont déjà des bombes à retardement, envisager la construction de 25 bombes atomiques supplémentaires est au mieux risible, au pire un véritable crime contre l'humanité.
Réponse de le 30/08/2018 à 14:09 :
Ce rapport n’a pas été publié, vous ne l’avez donc pas lu. Quand vous dites qu’il contient des mensonges, vous racontez donc n’importe quoi.

Sur la superposition de la carte des centrales et des cancers, là encore vous racontez n’importe quoi (genre les autorités sanitaires et les médias n’auraient pas vu un truc aussi énorme).
Réponse de le 30/08/2018 à 14:16 :
Découverte scientifique majeure ! Personne n'avait pensé avant vous à "superposer la carte des implantations atomiques en france ... et la carte des concentrations de cancers" ou du moins personne n'a jamais rien constaté en faisant cela.
Réponse de le 30/08/2018 à 14:40 :
tout a fait du meme avis que Bachoubouzouc
Réponse de le 30/08/2018 à 14:49 :
Cette énergie dépassée permet de fournir aux français 80 % de l'électricité qu'ils consomment, à un prix que beaucoup de citoyens européens nous envient et sans produire de CO2 ... Donc les baratins des écologistes sur le solaire moins cher, moins polluant (alors qu'il faut assurer l'intermittence par des turbines à gaz donc en produisant du CO2) ne sont pas crédibles sinon pour des auditeurs un peu naïfs (mais c'est bien leur cible !)
Réponse de le 30/08/2018 à 15:32 :
Si vous avez cette fameuse carte des cancers, montrez là nous.
Sinon, et bien c'est que vous mentez.
Réponse de le 31/08/2018 à 9:30 :
Bien sûr qu'il ment, puisque cela a été vérifié dans la région de la Hague, où il a fallu générer des millions de données pour démontrer l'absence d'incidence "cancer" sur la population.. la plupart des écolos mentent d'ailleurs sur tous les sujets qu'ils couvrent, et donc on pardonnera à celui qui a menti à l'insu de son plein gré, sur le nucléaire, la dangerosité des OGM, voire même la cancérogeneité du glyphosate, les données démontrant le contraire.. L'écologie, une avancée majeure de la fin du siècle dernier et du début du XXIième, - la prise en compte de la durabilité de nos environnements- mise en place sur de faux combats basés sur des mensonges!
a écrit le 30/08/2018 à 13:58 :
N'évoquons même pas le côté tronqué, partial et donc mensonger de ce rapport taillé - ô heureux hasard ! - sur mesure pour les industriels du secteur. Que les partisans (eh oui, il y a encore quelques dangereux gogos !) de cette énergie dépassée et criminogène se contentent de superposer la carte des implantations atomiques en france (il y en a plus de 100 au total) et la carte des concentrations de cancers. Edifiant. Cerise sur le gâteau :! quand on connaît le savoir-faire (enfin, quand on dit "savoir" et "faire", c'est juste pour rire et se moquer) français en la matière, quand on se rend compte de la corruption, des conflits d'intérêt et des marchés truqués qui entachent la construction ô combien pénible des epr made in france qui sont déjà des bombes à retardement, envisager la construction de 25 bombes atomiques supplémentaires est au mieux risible, au pire un véritable crime contre l'humanité.
a écrit le 30/08/2018 à 13:43 :
"préconise la construction de six EPR à partir de 2025"

Qui seront construits donc, peut-être, en 2050 pour 20 fois son coût estimé. N'importe quoi !

Y'en a marre de n'avoir que des machins corrompus à la tête du pays qui ne sont là que pour favoriser leurs seuls intérêts.
Réponse de le 30/08/2018 à 13:57 :
Non si on fait appel à des ingénieurs chinois ça pourrait marcher
Réponse de le 30/08/2018 à 14:04 :
Le rapport préconise la construction de 6 réacteurs d’un coup pour justement faire des économies d’échelle et réduire les coûts et les errements de chantier par rapport à FLA3.
Réponse de le 30/08/2018 à 14:18 :
En fait de "machins corrompus" toutes les entreprises du secteur nucléaire appartiennent à l'Etat en France, donc au contribuable. Par contre les entreprises du secteur des renouvelables sont elles presque toutes privées et vivent des subventions payées par les contribuables...
a écrit le 30/08/2018 à 13:11 :
Les médias ont tendance à présenter ces plans comme issu d'une démarche idéologique.

Mais contrairement à ses opposants, EDF n'a pas d'idéologie : Ils choisissent la meilleure solution technologique pour que leur business soit profitable dans un cadre réglementaire donné.

En l'absence de solution de stockage à bas coût et à grande échelle, les énergies renouvelables intermittentes sont incapables de sécuriser notre approvisionnement électrique.

Et vu qu'on veut éliminer les fossiles pour des raisons de pollution, et que l'hydraulique comme la biomasse n'ont pas le potentiel de production suffisant, il ne reste que le nucléaire. C'est aussi simple que ça.

Par ailleurs, le parc nucléaire actuel - même si sa durée de vie est prolongée - va devoir commencer à être renouvelé d'ici 10-15 ans. Il faut donc se mettre à construire de nouvelles tranches dès maintenant.
Réponse de le 30/08/2018 à 14:48 :
EDF n'a pas de Vision, pas de mission, pas de stratégie!

EDF est coincée par le nucléaire et les milliards (50 parait-il!) de frais à engager pour le démantèlement et la gestion des déchets.

C'est pour cette raison qu'EDF est virtuellement en faillite (car les provisions n'ont toujours pas été passées) et que le cours de bourse a été divisé par 4 en 10 ans!

Pendant ce temps Engie (ex gdf) est quasiment sortie des énergies carbonées et sort progressivement du nucléaire. Engie est pionnier dans le renouvelables et les smarts greed!

Je vous évite le passage sur total qui a racheté SAFT(batteries), direct énergie et le leader technologique des panneaux solaires (sunpower), investit en R et D de stockage (notamment hydrogène dans une méga alliance avec air liquide notamment) et va prendre la gestion du parc hydroélectrique d'EDF prochainement!

A priori le bon sens pragmatique ne débouche pas sur les mêmes choix stratégiques!

De toute évidence EDF est engagé dans la voie sans issue du nucléaire, et sa survie est liée à la commande publique dans cette technologie d'un autre temps (en tout cas sous sa forme actuelle)! Cela ressemble fortement a un endettement idéologique de la part d'EDF! Absence de stratégie, prise en compte de couts irrécupérables (sunk cost) dans le processus décisionnel, le management d'EDF est un drame!
Réponse de le 30/08/2018 à 15:47 :
Manifestement, vous avez une connaissance intérieure très forte d'EDF.... Mais il faudrait que vos interlocuteurs vous expliquent quelque base pour que vous puissiez donner un avis un peu pertinent...
EDF ne vit pas de la commande publique, mais de la production et revente d'électricité.
Les provisions pour démantellement sont passées, voyez le rapport annuel, interrogez les CAC. .
Le cours de bourse a été divisé par 4 car tous les énergéticiens se sont vautrés avec la chute du prix du pétrole qui a entrainé une chute de tous les couts énergétiques. D'ailleurs, le cours d'EDF a pris 50% depuis un an avec la hausse du baril qui entraine la hausse générale des prix de l'énergie..
Bref, votre "EDF est virtuellement en faillitte" repose sur une méconnaissance complète de cette société.
Réponse de le 30/08/2018 à 16:08 :
@ gringo :

Les provisions sont bien passées, comme confirmé par la Cours des Comptes en 2012, et comme vérifié régulièrement par la CRE et l'Etat actionnaire/législateur.

Si EDF était "virtuellement en faillite", ça se saurait dans les milieux financiers.

Quant au cours en bourse de l'entreprise, il est logique quand son actionnaire/régulateur parle de détruire une partie de son business et de la source de sa rentabilité (le fameux 50% de nucléaire), et lui ordonne arbitrairement de fermer un actif productif et amorti (Fessenheim).

Pendant ce temps, Engie a cherché un temps à exploiter du nucléaire en France, a proposé de co-investir dans l'EPR de Penly 3. Par ailleurs, ça n'est que contraint et forcé qu'Engie se retire du nucléaire belge, leur gouvernement ayant décidé de sortir du nucléaire en partie au profit du gaz.

La stratégie d'EDF ne vous convient peut-être pas, mais elle existe, et elle est partagée par à peu près tous ceux qui ont une vraie connaissance scientifique et technique suffisante du problème énergétique.
Réponse de le 30/08/2018 à 18:40 :
Les provisions passées sont largement sous évaluées.
La première raison tient aux questions suivantes:
Comment peut-on évaluer le cout du démantèlement et du stockage à un horizon temporel de centaines voire de milliers d'années? Comment peut-on évaluer les risques et les éventuelles indemnisations de tiers? Et sur ce point EDF rêve et sous évalue massivement!

La seconde tient à la question suivante: Qui va payer entre l’État et EDF?

Le moins que l'on puisse dire c'est que les provisions actuellement passées sont bien en deçà de la réalité, car elles se basent sur des hypothèses peu crédibles. L'Etat ne payera pas pour EDF.

Une certification de CAC est fondamentale (et je défends la profession en ces temps difficiles) mais Enron avait ses comptes certifiés! Évidemment il ne s'agit pas ici d'une fraude mais d'une sous évaluation permises par des normes laissant une large place à l’interprétation. Alors l'argument de dire "les CAC ont certifiés donc il n'y a pas de problèmes" est presque ridicule.


En attendant on a pu voir récemment la belle augmentation de capital d'EDF, et le rachat d'AREVA entreprise en faillite d'un secteur plein d'avenir!
a écrit le 30/08/2018 à 12:50 :
“30% plus cher que l’éolien”. Elle est bonne celle-là... Faudrait nous donner vos sources mon bon Monsieur, car l’éolien est une catastrophe.
Le Danemark qui a le plus d’éoliennes en Europe est aussi le pays qui doit produire le plus d’énergie au charbon par habitant pour compenser les variations de régime...
Sans parler du fait que le tarif revendu à EDF est sur-subventionné, sinon c’est tellement peu économique que personne n’en voudrait.
Quand est ce qu’on va arrêter avec l’imposture des énergies renouvelables...????
Qu’on fasse de la recherche sur ce type d’énergie c’est parfait, mais de grâce qu’on n’essaye pas de multiplier les champs productifs sans aucune réelle efficacité énergétique!!
Autant l’Afrique du sud devrait multiplier les parcs solaires, autant nous devrions nous focaliser sur ce qu’on sait faire et sur ce qui serait rentable. L’EPR coût cher, mais c’est une filière d’excellence qu’il convient de maintenir car il en va de notre industrie et de nos emplois. Et l’accident de Fukushima a fait exploser les coûts liés à la sécurité. Sachant que des raz de marées gigantesques il n’y en a pas beaucoup en France...
a écrit le 30/08/2018 à 12:38 :
Comment protéger la planète avec une impossibililé de gestion des déchets à vie perpétuelle . C'est partir à l'aveugle dans une (autodéternination) un avenir sombre pour toutes les générations d'un futur proche et éloigné . Regardons les amiches , ils nous montrent la voie d'une vie possible autrement .
Réponse de le 30/08/2018 à 13:14 :
Il existe une solution pour gérer les déchets nucléaires, elle s'appelle CIGEO. Et c'est bien ce qui embête les opposants à cette énergie...
a écrit le 30/08/2018 à 11:42 :
de l'énergie abondante, disponible, plus propre que les autres (qui ne signifie pas exempt de tout reproche) !
Evidemment qu'il faut y aller et continuer à travailler le traitement des déchets engendrés.

Quant à savoir si "cela ne constituerait sans doute pas le meilleur signal adressé aux acteurs des énergies renouvelables pour susciter des investissements massifs"... tout le monde sait bien, qu'à part auprès de quelques ayatollahs, le seul signal qui suscite des "investissements massifs" chez les acteurs des EnR, c'est la rentabilité qui en découle au regard du risque pris. Et sur ce thème, soyez rassuré, la France envoie un signal largement positif !
a écrit le 30/08/2018 à 11:42 :
6 EPR à 10-12 milliards pièce, alors que le cout du MWh nucléaire est déjà 30% plus cher que celui de l'éolien?

Je comprends que Mr Hulot n'ait pas voulu endosser la décision.

Encore un joli rapport qui tombe à point pour que le gouvernement (M. Phillippe a été lobbyiste pour AREVA dans passé pas si lointain) trouve une justification à son soutien au nucléaire.
Réponse de le 30/08/2018 à 12:26 :
Le vent est en train de tourner pour les éoliennes, LA gigantesque escroquerie de ces 10 dernières années. Tant mieux,, soyons réalistes.
Réponse de le 30/08/2018 à 16:16 :
Un jour sans vent, le cout du MWh éolien est inifiniment plus cher que celui du Nucléaire.
Oui, quand les éoliennes tournent elles peuvent être performantes, mais elles ne tournent que 30% du temps.
Et vous avez besoin d'électricité tout le temps, pour votre Frigo, votre RER ou votre accès à Internet.
La question est "comment produire de l'electricité la nuit sans vent en hiver sans produire de CO2". Deux réponses, les barrages (mais puissance dispo insuffisante) et le nucléaire.
Réponse de le 30/08/2018 à 17:45 :
Un jour d'étiage hydrologique , pour rechargement de combustible, ou à cause de défauts rédhibitoires constatés par l'ASN, un réacteur nucléaire est à l'arrêt et coute beaucoup plus cher.

Le taux de disponibilité des centrales françaises est de l'ordre de 85%, mais il a pu chuter à 65% temporairement en 2016.
De toutes manières, ce taux est amené à baisser à cause du vieillissement et des opérations de carénage qui vont se multiplier.

D'autre part, le rendement d'une centrale nucléaire est assez mauvais (30%), ce qui est produit c'est beaucoup de vapeur d'eau, de l'eau chaude et un peu d'électricité.

Pour ce qui est du CO2, je vous renvoie au bilan carbone de la construction d'une centrale, entre les travaux de terrassement, les enceintes en béton précontraint, la cuve en acier, toute la tuyauterie, les générateurs et tutti quanti.
En plus une bonne partie de ces matériaux ne seront pas récupérables et seront traités en déchet à vie très très longue, impliquant une chaine de retraitement couteuse en énergie et en bilan Co2.
Et bien sûr il ne faut pas oublier le coût énergétique et écologique non négligeable du minage de l'Uranium, du transport et de la préparation du combustible.

Alors qu'un zephyr, c'est gratuit, c'est propre, c'est local, c'est renouvelable et ça ne laisse pas de résidus polluants.

L'électricité et autre forme d'énergie, ça peut se stocker, ça peut s’économiser et se substituer. Encore faut t'il le vouloir.
Et puis il existe des sources complémentaires à l'éolien, comme l'hydrolien, le solaire thermique et je prends les paris que les batteries de forte capacité font faire des progrès énormes qui permettront de stocker pendant les heures "creuses."

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