Baisse drastique de la durée d'indemnisation, calendrier des nouvelles règles, critères retenus, montant des économies... le ministre du Travail a dévoilé ce lundi les contours de la nouvelle réforme explosive de l'assurance-chômage. Après un premier tour de vis en 2019, le gouvernement poursuit sa logique de durcissement des conditions d'indemnisation des demandeurs d'emploi alors que l'activité tourne au ralenti. Retour en 6 points clés sur les nouvelles règles de l'assurance-chômage.[Article publié le lundi 21.11.2022 à 13:10, mis à jour à 17:40]
Au printemps dernier, Emmanuel Macron, alors candidat sortant à la présidentielle, avait tracé la ligne directrice de sa future réforme explosive sur un principe de « contracyclicité » : « L'assurance chômage plus stricte quand trop d'emplois sont non pourvus, plus généreuse quand le chômage est élevé. » Et les annonces de ce lundi 21 novembre n'ont pas manqué de mettre le feu aux poudres dans les rangs des syndicats. A l'issue de la présentation des critères retenus par l'exécutif, les organisations paritaires ont tiré à boulets rouges sur les contours de cette nouvelle réforme.
Dans un communiqué, la CFDT a dénoncé « une injuste nouvelle réduction des droits des chômeurs ». De son côté, le patron de la CFE-CGC François Hommeril a taclé sur Twitter ces nouveaux critères : « La punition collective comme mode de gouvernement. »
Retour en 6 points sur les principales modalités de cette réforme contestée.
1. Une baisse de la durée d'indemnisation
Après le vote du projet de loi au parlement la semaine dernière, le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a annoncé un nouveau mécanisme pour calculer les droits des demandeurs d'emploi. « Nous allons moduler à la baisse la durée d'indemnisation maximale de la durée du chômage », a résumé le ministre lors d'un point presse. Il a expliqué que « le marché du travail était dans un contexte favorable, et cela justifie cette modulation à la baisse ».