Réforme du Code du travail : des féministes dénoncent les conséquences pour les femmes

 |   |  450  mots
Dans la tribune, les signataires rappellent que 20% des femmes déclarent avoir déjà subi du harcèlement sexuel sur leur lieu de travail.
Dans la tribune, les signataires rappellent que "20% des femmes déclarent avoir déjà subi du harcèlement sexuel sur leur lieu de travail". (Crédits : REUTERS/Christian Hartmann)
Une cinquantaine de personnalités et d'organisations féministes s'insurgent contre la réforme du Code du travail, décidée par le gouvernement. Dans un tribune largement diffusée sur les réseaux sociaux, les signataires s'inquiètent pour l'égalité femmes-hommes.

Elles sont une cinquantaine, personnalités et organisations féministes, à dénoncer, dans une tribune, les conséquences des ordonnances réformant le Code du travail. Cette réforme va, selon leurs dires, "accroître les inégalités professionnelles" entre les femmes et les hommes.

"Les salariés les plus touchés par la réforme sont ceux en CDD ou travaillant dans des petites entreprises. Deux catégories où les femmes sont surreprésentées. Plusieurs mesures vont donc peser particulièrement sur les femmes et accroître les inégalités professionnelles."

Les signataires interpellent le président de la République et la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, à ne pas "brader les droits des femmes" aux "exigences du Medef".

L'inversion de la hiérarchie des norme

Relayée par le pure-player Mediapart, la tribune regroupe les émargements, entre autres, de la militante féministe Caroline De Haas, la secrétaire générale de la FSU Bernadette Groison, la dirigeante CGT en charge de l'égalité femmes-hommes Sophie Binet, l'économiste Françoise Milewski ou encore les associations les Effronté-e-s et Osez le féminisme.

Parmi les mesures dénoncées, on peut citer le plafond "très faible" des indemnités prud'homales, "qui s'appliquera demain par exemple si vous êtes licenciée par manque de disponibilité en raison de votre situation de famille ou en raison d'un handicap".

Le texte déplore en outre "l'inversion de la hiérarchie des normes", citant les droits familiaux qui pourront "être remis en cause par accord d'entreprise", comme "les congés enfants malades pris en immense majorité par les femmes", "l'allongement du congé maternité" ou "l'allègement du temps de travail des femmes enceintes".

Un affaiblissement des outils de l'égalité professionnelle ?

La tribune accuse le gouvernement "d'affaiblir les outils de l'égalité professionnelle en entreprise". Alors que la loi, prévoit aujourd'hui, sous peine de sanctions, une négociation annuelle sur le sujet et oblige l'entreprise à faire parvenir des données aux salariés, les ordonnances permettront, par accord d'entreprise, de déroger à ces obligations, affirment les signataires.

> Lire aussi : Réforme du Code du travail : que contiennent les ordonnances ?

Enfin, concernant la disparition du CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail), le texte prévoit d'ores et déjà un impact sur la prévention des violences sexuelles au travail. Les signataires rappellent en effet que "20% des femmes déclarent avoir déjà subi du harcèlement sexuel sur leur lieu de travail".

Les internautes sont, d'autre part, invités à "interpeller" Marlène Schiappa en diffusant massivement le texte via les réseaux sociaux.

(avec AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 06/09/2017 à 20:33 :
Que vont devenir les hommes et femmes de plus de 45 ans? Ils et elles font l'objet de ségrégation du fait de l'âge ...
a écrit le 06/09/2017 à 20:15 :
Je trouve cette tribune choquante. Parce qu'elles sont des femmes, certaines personnes auraient davantage le droit d'être protégées par la loi ?

La discrimination, qu'elle soit positive ou négative, est désespérante.
a écrit le 06/09/2017 à 18:04 :
Demain retour de la promotion canapé. DSK est en rage de ne pas être celui qui l'aura restauré !
a écrit le 06/09/2017 à 18:00 :
20% des femmes déclarent avoir déjà subi du harcèlement sexuel sur leur lieu de travail"

Soit 1 femme sur 5 travaillant a subi du harcèlement sexuel .

Soit cette déclaration est fausse , soit les français sont de dangereux pervers au yeux du monde .

Soyons sérieux ; soit c'est un fait avéré et aucun tribunal ne le dénonce .,,
Soit c'est un chiffre balancé pour retenir l'attention du lecteur ...

1 femme sur 5 ... Ça fait combien de femmes en France qui travaillent , monsieur le journaliste ?
Réponse de le 06/09/2017 à 18:17 :
Heu vous devriez descendre dans la rie et vivre avec les vrais gens un peu, réveillez vous vous êtes totalement déconnecté du vrai monde.
Réponse de le 07/09/2017 à 9:16 :
non C'est juste la méthode assoc pour faire parler d'elles:
Ont prends la déf la plus large et l'estimation la plus haute et on s'en sert pour montrer à quelle point sa cause est importante.
Ex un commercial qui fait une blague graveleuse devant une femme: Harcélement sexuel.
Vous voyez je vien s de dire du mal des commerciaux et on ne dira jamais assez quels part des commerciaux souffre des préjugés exprimés par leur collégues contre les commerciaux.
Il y a des réalités, mais elle sont couvertes par le bruit médiatique. (Et rassurez-vousc'est pareil partout, pas qu'en France.)
Réponse de le 07/09/2017 à 11:14 :
"Ex un commercial qui fait une blague graveleuse devant une femme: Harcélement sexuel.
Vous voyez je vien s de dire du mal des commerciaux et on ne dira jamais assez quels part des commerciaux souffre des préjugés exprimés par leur collégues contre les commerciaux"

Vos propos sont totalement incohérents, vous en rendez-vous compte au moins !?

Alors vos commerciaux ils font des blagues "graveleuses" ou pas !? Vous dites tout et son contraire dans la même phrase.
a écrit le 06/09/2017 à 17:27 :
La seule réforme qui sreait acceptée en France, c'est "on fait déjà pas grand chose, mais on préfère ne plus rien faire du tout". Reste à savoir qui va payer :-)
a écrit le 06/09/2017 à 16:02 :
cet appel decridibilise la cause du feminisme.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :