Relance : les remèdes anticrise du Conseil d'analyse économique

 |  | 1517 mots
Lecture 8 min.
Les économistes du CAE préconisent de soutenir le pouvoir d'achat des foyers les plus modestes.
Les économistes du CAE préconisent de soutenir le pouvoir d'achat des foyers les plus modestes. (Crédits : Eric Gaillard)
Bouclier antifaillites, aides forfaitaires pour les embauches concentrées sur les bas salaires, bons d'achat pour les ménages les plus modestes... dans une note du Conseil d'analyse économique (CAE), Philippe Martin, Xavier Ragot et Jean Pisani-Ferry font de multiples propositions pour tenter de relancer une économie en profonde récession.

Fermeture des frontières, confinement de la population, restrictions drastiques des déplacements, transports bloqués... pendant huit semaines, la France a mis sous cloche son économie pour tenter de juguler la propagation du virus. Près de deux mois après la levée des mesures de confinement, la plupart des secteurs d'activité ont pu redémarrer dans des conditions sanitaires et sociales parfois complexes.

Face aux pertes colossales d'activité, le gouvernement doit présenter son plan de bataille à la rentrée pour relancer une économie moribonde. La plupart des instituts de prévision économique anticipent une très violente récession.

En attendant, les économistes Philippe Martin, Jean Pisani-Ferry et Xavier Ragot, tous trois membres du Conseil d'analyse économique (CAE), ont fait part de leurs recommandations dans une note présentée ce vendredi 10 juillet.

Privilégier la relance au sauvetage des finances publiques

Cette pandémie, qui a provoqué un choc d'offre et de demande, nécessite de mettre en place une stratégie de relance économique adaptée dans le contexte d'une économie mondiale exsangue. "Cette note a été présentée à l'exécutif, mais nous sommes indépendants. Ce sont principalement des conseils au gouvernement", a rappelé le président Philippe Martin lors d'un point presse. "La réponse française est pour l'instant contingente et souple par rapport à l'Allemagne. Le danger de la réponse française est sa lisibilité auprès des acteurs économiques. Cela nécessite un grand effort de pédagogie de la part du gouvernement [...] Il existe un risque de cercle vicieux à l'automne avec une perte d'emplois et une baisse de la demande avec une crise plus classique [...] Les objectifs de la relance priment sur le sauvetage des finances publiques."

Un bouclier anti-faillites

La chute brutale de l'activité a provoqué une mise à...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 12/07/2020 à 19:14 :
le bouclier anti faillites toutes les boites qui devaient mourir vont le demander
les autres vont hesiter
ca sauvera pour un cout colossal des entreprises pas viables
ca rappelle les investissements d'avenir de segolene royal dans heuliez ' futur leader mondial de la voiture electrique', comme elle disait
mais bon, vu que c'est l'aquitaine qui a recupere les dettes payees par personne, ca va
le bouclier anti faillite, ca va couter une carafe pour rien; qui va payer ?
ben, personne on va emprunter a la bce a 0 pour un pret qu'elle va annuler, mon general
a écrit le 12/07/2020 à 12:34 :
Quand une crise de ce genre survient, on utilise "une monnaie fondante" pour augmenter sa circulation, mais, pour l'instant ce n'est que des artifices pour éviter la débancarisation. Car les comptes vont finir par fondre pour sauver l'euro!
a écrit le 11/07/2020 à 3:10 :
Tout cet argent deverse devra un jour etre rembourse..
Pour ceux qui pensent que ce gvt est genereux. Non, simplement il asservi encore.
a écrit le 10/07/2020 à 20:08 :
Oups... le conseil d'analyse économique, pas le CESE, au temps pour moi
a écrit le 10/07/2020 à 20:06 :
Parce que vous vous intéressez à ce que disent les protégés illégitimes du CESE ? Quelle perte de temps !
Réponse de le 12/07/2020 à 17:57 :
CESE à Supprimer
a écrit le 10/07/2020 à 18:32 :
Dès que nous avons été pénalisé par le gouvernement nous les retraités de 1,7% de CSG en plus, moi et ma famille avons décidé de ne plus consommer. J'avais même écrit et c'est toujours le cas, que je ne changerai pas de voiture pour ne pas faire bénéficier Macron de la TVA. A l'époque, j'ignorai et n'osais espérer le CODIV.19 pour accentuer ce mouvement, suivis encore par d'autres retraités. A tout le monde je dis ne consommer pas mais placer sur le livret A. Car ce gouvernement à distribué des milliards d'euros et un jour ou l'autre il vous ponctionnera.
Réponse de le 12/07/2020 à 12:39 :
Évitez le livret A et tout ce qui a une relation avec l’État, "Investissez" plutôt dans votre jardin!
Réponse de le 12/07/2020 à 15:56 :
Faites comme vous voulez. Mais deux choses paraissent illogique dans votre raisonnement. Vous êtes retraités et vous êtes heureux de voir une crise économique majeure, vous semblez oublier que votre retraite n’est garantie que par l’activité économique des travailleurs. S’ils ne travaillent plus, rien ne garantie votre retraite. Vous envisagez que l’état viendra ponctionner les épargnes mais vous appelez les gens à épargnez pour s’en prémunir. Plus d’aigreur que de logique.
a écrit le 10/07/2020 à 16:53 :
Est-il bien nécessaire de proposer une médecine avant de constater les dégâts provoqués par la décision d'arrêter la respiration économique du pays?
a écrit le 10/07/2020 à 12:09 :
Il faut relancer "quoi qu'il en coûte".
C'est l'évidence. Cependant pour restaurer la confiance, l'envie de consommer, il faudrait commencer par sortir du cycle angoissant, d'une obsession sanitaire, des supputations nauséabondes, d'une information anxiogène sur le Covid19.
Est il utile de tenir journellement un décompte macabre pour quelques dizaines de décès, du nombre de lits libérés, du nombre de nouveau cas, tout ceci conjointement à un rabâchage sur le lavage des mains, le port du masque, la distanciation ! Nous sommes enfermés dans un cercle où la psychose l'infantilisation sont néfastes à la vie courante, à la vie économique, à la vie sociale, culturelle, à la vie tout court...avec la désagréable impression que cette situation n'est pas pour déplaire à quelques uns pour en tirer profit.
a écrit le 10/07/2020 à 11:37 :
Normalement quand on est dos au mur on ne peut plus reculer mais notre système oligarchique, à l'instar de la devise des Shadocks qui disait que moins on trouve et plus il faut creuser, a une telle force de frappe financière qu'elle est capable de mettre en œuvre des ressources colossales pour continuer de reculer.

"Si vous ne trouvez plus rien, cherchez autre chose" Brigitte Fontaine.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :