La "monnaie hélicoptère" : remède miracle face à la crise du coronavirus ?

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(Crédits : Reuters)
Face à l'ampleur de la crise économique provoquée par la pandémie du nouveau coronavirus, le concept de monnaie hélicoptère ressurgit. Aux mains des banques centrales, cet instrument financier consiste à donner directement de l'argent aux ménages pour relancer la demande et doper l'activité économique. Séduisant en théorie, cet outil s'accompagne de craintes et d'obstacles techniques. Mais jusqu'à quand ?

Imprimer des billets et les jeter depuis un hélicoptère dans les rues pour inciter les ménages à dépenser de manière à faire repartir l'activité économique. Voici l'image qu'avait utilisée le monétariste Milton Friedman, dès 1969, pour illustrer la théorie de la "monnaie hélicoptère ("helicopter money" en anglais) dans son ouvrage The optimum quantity of money. Ce concept, longtemps considéré comme inenvisageable et purement théorique, revient aujourd'hui sur le devant de la scène alors que les plus grandes économies de la planète s'attendent à une récession hors-norme, provoquée par la pandémie du nouveau coronavirus Covid-19, qui a déjà tué plus de 46.000 personnes à travers le monde, selon le dernier bilan de l'AFP.

Le débat autour de cet instrument financier a pris une nouvelle ampleur la semaine dernière, lorsque le Sénat américain a trouvé un accord sur un plan de relance inédit de 2.000 milliards de dollars, comprenant notamment la distribution d'un chèque de 1.200 dollars à tous les adultes du pays gagnant moins de 75.000 dollars par an.

Cette mesure, souvent présentée dans les médias comme relevant de la "monnaie hélicoptère", ne correspond pas en réalité à la définition stricte de ce concept.

"La monnaie hélicoptère consiste à donner, de manière directe, de la monnaie créée par la banque centrale aux agents économiques, que ce soit aux ménages ou aux entreprises", expose Laurent Quignon, économiste chez BNP Paribas. "L'action de la Maison blanche est une disposition purement budgétaire. Cela relève de la subvention. Ce n'est pas de la création monétaire de banque centrale", souligne-t-il.

Or, l'intérêt qu'un tel instrument soit confié à une banque centrale réside dans sa capacité à agir rapidement. L'institution monétaire est par ailleurs la mieux équipée pour contrôler le risque hyper-inflationniste, même si aujourd'hui un tel scénario paraît bien lointain.

Doper la croissance sans alourdir la dette publique

Il n'empêche que cette annonce a poussé les plus ardents défenseurs de la "monnaie hélicoptère" à monter au créneau. L'ONG Positive Money Europe, qui milite pour l'utilisation de cet instrument depuis 2015, a ainsi partagé en début de semaine une nouvelle publication intitulée "Helicopter money as a response to the Covid19 recession in the eurozone", démontrant l'intérêt des transferts directs d'argent aux citoyens pour déclencher le stimulus nécessaire à la relance économique, une fois la crise sanitaire surmontée, tout en limitant la charge supplémentaire de la dette publique.

"Toutes les mesures prises par la Banque centrale européenne [au total près de 900 milliards d'euros de rachats de dettes d'Etat et d'entreprises de la zone euro sur les marchés, ndlr] sont bien sûr nécessaires, mais elles se cantonnent à limiter les impacts négatifs sur l'économie et ne s'inscrivent pas dans une phase de relance. Par ailleurs, les instruments actuellement utilisés ne font que baisser le coût de la dette, mais quel sera leur impact si les acteurs économiques ne souhaitent pas s'endetter ?", s'interroge Stanislas Jourdan, directeur général de l'ONG et auteur de la publication, pour qui les politiques monétaires employées par la BCE sont arrivées au bout de leur efficacité.

"La baisse des taux directeurs et les mesures de rachats d'actifs menées depuis trois ans n'ont eu qu'un impact de 0,2 point sur le niveau de l'inflation", déplore-t-il. "Et, d'après un banquier central, il faut attendre six mois avant que le changement d'un taux directeur ne soit répercuté dans l'économie réelle".

Positive Money Europe estime, en revanche, que la distribution de 1.000 euros (un montant choisi à titre indicatif) à tous les citoyens de la zone euro permettrait un stimulus immédiat de 1,2% du PIB, sans tenir en compte de l'augmentation des recettes fiscales pour l'Etat. Un calcul basé sur la propension marginale à consommer. En Allemagne, là où elle est la plus faible, elle s'élève à 40%. "Cela signifie que sur un euro donné, 40 centimes sont effectivement dépensés", explique Stanislas Jourdan. "Un tel instrument ne sera jamais efficace à 100%", reconnaît-il-donc. "Mais nous avons la certitude que son efficacité sera beaucoup plus grande que celle des rachats d'actifs [ou quantitative easing (QE), ndlr]", insiste-t-il.

Des conditions idéales

D'après l'ONG, la crise du coronavirus constitue même le moment idoine pour mettre en oeuvre la monnaie hélicoptère. Stanislas Jourdan émet l'hypothèse suivante :

"Admettons qu'en juillet prochain, une fois la crise sanitaire passée, un montant de 1.000 euros soit distribué aux citoyens. Ces derniers pourront partir en vacances, consommer. L'impact sera alors maximal puisque les ménages auront limité leur consommation pendant plusieurs mois. D'autant plus, si la BCE communique en amont sur la préparation de ce dispositif, de manière à ce que les entreprises puissent anticiper la hausse de la demande".

François Perret, directeur général de Pacte PME et fondateur de l'institut Anaxagore, estime lui aussi que verser de l'argent directement aux citoyens serait plus efficace que de l'introduire dans les circuits financiers, en espérant que les banques en transmettent les effets sur le terrain. Dans une tribune publiée sur Forbes, il estime que ce choc économique, d'une "brutalité inouïe", exige de trouver de nouvelles solutions, comme "distribuer du cash, beaucoup de cash, directement aux citoyens et pas seulement aux entreprises". "L'idée fera hurler les économistes libéraux les plus orthodoxes", concède-t-il.

Et, force est de constater que les arguments des détracteurs de la "monnaie hélicoptère" sont nombreux. Certaines objections concernent la dimension presque universelle d'une telle mesure, qui déroge au principe de méritocratie, très ancré dans nos sociétés.

Comment distribuer l'argent ?

Ensuite, dans la pratique, comment distribuer directement la monnaie de la banque centrale aux habitants ? Pour rappel, la monnaie de banque centrale (que l'on appelle base monétaire) ne prend que deux formes: la monnaie fiduciaire (les pièces et les billets) et les réserves que détiennent les banques commerciales à la banque centrale. Si distribuer des pièces et des billets est difficilement envisageablel'autre alternative l'est encore moins puisqu'il n'existe pas aujourd'hui de monnaie digitale de banque centrale qui serait directement accessible aux particuliers.

"C'est sans doute mieux ainsi, car, en cas d'inquiétude sur la solidité de certaines banques commercialesune ruée bancaire, c'est-à-dire l'échange massif de monnaie scripturale de banque commerciale (des dépôts) contre de la monnaie de banque centrale, serait très dangereuse et préjudiciable à la stabilité de l'ensemble du système financier", estime toutefois Laurent Quignon.

Pour l'économiste, la "monnaie hélicoptère" présente également un autre risque, celui de la détérioration du bilan de la banque centrale, qui entraînerait une dépréciation de la valeur de la monnaie et une perte de crédibilité pour l'institution.

Perte de valeur et de crédibilité

"Lorsque la banque centrale émet de la monnaie, il y a systématiquement une contrepartie qui figure à l'actif de son bilan. Ainsi, dans le cadre de ses opérations de refinancement, la banque centrale acquiert des créances sur les banques commerciales. Et, lorsqu'elle injecte des liquidités sur les marchés dans le cadre du quantitative easing, elle acquiert en échange des titres de dette. Si demain, de la monnaie banque centrale était émise sans contrepartie, comme le veut le principe de monnaie hélicoptère, cela voudrait dire que la banque centrale puiserait dans ses fonds propres ce qui entraînerait une détérioration de la valeur de l'actif net de son bilan (ou le besoin de la recapitaliser pour les Etats actionnaires). Cela voudrait dire que potentiellement la monnaie perdrait de sa valeur. Et du point de vue de la stabilité financière et de la crédibilité d'une banque centrale ce serait problématique", juge-t-il.

L'absence de créance soulève également la question du caractère irrévocable d'un tel mécanisme. Aujourd'hui, la création monétaire s'effectue toujours dans une période limitée. Le remboursement de la créance correspond à une destruction de la base monétaire. Dans le cas de la "monnaie hélicoptère", la monnaie est définitivement créée.

"Cette notion de pérennité est dangereuse car si la banque centrale injecte trop de monnaie à un moment donné sans pouvoir la retirer ultérieurementcela créerait le risque de ne plus pouvoir maîtriser le niveau de l'inflation. Même si nous sommes loin aujourd'hui du risque inflationniste, il ne faut pas avoir une vision court-termiste. Il convient de rester vigilant et de ne pas semer les germes d'une inflation future que l'on ne pourra pas contrôler" prévient Laurent Quignon.

Ultime crainte: que cet outil devienne récurrent. "Si la BCE commençait à mettre en œuvre ce type d'instrument, elle franchirait le Rubicon et introduirait le risque que les marchés n'excluent pas qu'elle puisse y avoir de nouveau recours à l'avenir".

Un instrument légal en quête de légitimité

Une batterie d'arguments que Stanislas Jourdan balaie du revers de la main. "Techniquement c'est faisable. Il faudrait que la BCE puisse créer un registre centralisé de tous les comptes bancaires de la zone euro pour ensuite verser de l'argent", explique-t-il, tout en reconnaissant que l'opération est loin d'être triviale. Pour l'heure, il s'agirait de dépôts bancaires mais à plus long terme, Positive Money Europe se montre favorable à la création d'une monnaie digitale de banque centrale. Quant aux aspects comptables, Stanislas Jourdan suggère qu'en contrepartie une dette perpétuelle soit inscrite à l'actif du bilan de la BCE correspondant en quelque sorte "au bien-être de l'Europe".

"Il suffirait d'inventer une classification comptable", avance-t-il. "Le bilan d'une banque centrale n'est pas une contrainte pour la mise en place d'une politique monétaire", insiste-t-il.

Selon lui, le véritable obstacle réside dans la légitimité démocratique de la BCE à prendre une telle mesure.

"Il faut un vrai débat au niveau du Parlement européen, qui est l'institution qui contrôle la Banque centrale européenne. C'est au Parlement européen d'affirmer dans une résolution que la monnaie hélicoptère est un instrument légal vis-à-vis des traités", estime Stanislas Jourdan.

Selon lui, une telle position inciterait les Etats à se coordonner pour faciliter la mise en oeuvre de la "monnaie hélicoptère". Un défi de taille à l'heure où les pays membres peinent à jouer collectif pour surmonter la crise.

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a écrit le 04/04/2020 à 10:32 :
La création de cette dette , ne soigne que les resultat de cette crise sanitaire , mais ne nous prémunies nullement de ses meaux.
Certe , une Europe fédérale ne non plus proteger, mais çela aurai permis de coordonner nos efforts , confinement conforme au sein de l'Europe , mise en commance dè nos moyen sanitaire , fermeture de nos frontieres , contrôle plus efficase dè cette pendemie, concentration de nos production de masque sanitaire. Dàns les pays qui est avez besoin, une union fédéral aurai était bien Bien plus efficace... Mais sa ils ne faut pas le dire...
a écrit le 03/04/2020 à 14:46 :
Un crédit crée de la monnaie. Son remboursement la détruit. Il n'y a donc, au final, pas de création monétaire inflationniste.
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Distribuer de la monnaie sans remboursement, qu'elle provienne du budget de l’État (accroissement de dette publique) ou d'une banque centrale ("planche à billets") est évidemment inflationniste. Et tout aussi évidemment, si les taux peuvent être maîtrisés, ce n'est jamais le cas d'une l'inflation qui s'emballe.
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Comme cela a été relevé ou suggéré dans certains commentaires avisés, la monnaie (l'argent, le fric, le pognon, ...) est bien plus virtuelle qu'on pourrait le croire. Sa valeur n'est assise QUE sur la confiance (n'oublions pas que le premier billet de banque, l'assignat, n'était qu'une reconnaissance de dette ... et c'est encore le cas aujourd'hui de nos billets). Détruisez la confiance et vous détruisez l'échange commercial, donc tout le système économie qui fonde notre civilisation.
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C'est bien Laurent Quignon qui a raison, non pas par orthodoxie, mais par pure logique économique (la plus basique et la plus certaine), une logique mathématique aux principes invariables. En matière financière on peut tout inventer, mais pas en matière de monnaie ... qui n'est que la "représentation matérielle" de la confiance.
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L'ONG "Positive Money Europe" ? Des incompétents, des apprentis sorciers, des adeptes de la roulette russe ?
Quand même pas une ONG anarchiste dont l'objectif serait de détruire les fondements actuels de notre société (en espérant naïvement, pour ne pas dire stupidement, qu'il sera possible de la remplacer par autre chose).
.
Quant aux USA qui semblent avoir franchi le pas, on en reparlera dans quelques années, quand le dollar ne vaudra plus grand chose, ... et en espérant que le monde ne s'écroulera pas et que l'euro aura alors remplacé cette monnaie reine déchue (si l'UE ne fait pas les même bêtises que l'administration Trump).
a écrit le 03/04/2020 à 14:45 :
Un crédit crée de la monnaie. Son remboursement la détruit. Il n'y a donc, au final, pas de création monétaire inflationniste.

Distribuer de la monnaie sans remboursement, qu'elle provienne du budget de l’État (accroissement de dette publique) ou d'une banque centrale ("planche à billets") est évidemment inflationniste. Et tout aussi évidemment, si les taux peuvent être maîtrisés, ce n'est jamais le cas d'une l'inflation qui s'emballe.

Comme cela a été relevé ou suggéré dans certains commentaires avisés, la monnaie (l'argent, le fric, le pognon, ...) est bien plus virtuelle qu'on pourrait le croire. Sa valeur n'est assise QUE sur la confiance (n'oublions pas que le premier billet de banque, l'assignat, n'était qu'une reconnaissance de dette ... et c'est encore le cas aujourd'hui de nos billets). Détruisez la confiance et vous détruisez l'échange commercial, donc tout le système économie qui fonde notre civilisation.

C'est bien Laurent Quignon qui a raison, non pas par orthodoxie, mais par pure logique économique (la plus basique et la plus certaine), une logique mathématique aux principes invariables. En matière financière on peut tout inventer, mais pas en matière de monnaie ... qui n'est que la "représentation matérielle" de la confiance.

L'ONG "Positive Money Europe" ? Des incompétents, des apprentis sorciers, des adeptes de la roulette russe ?
Quand même pas une ONG anarchiste dont l'objectif serait de détruire les fondements actuels de notre société (en espérant naïvement, pour ne pas dire stupidement, qu'il sera possible de la remplacer par autre chose).

Quant aux USA qui semblent avoir franchi le pas, on en reparlera dans quelques années, quand le dollar ne vaudra plus grand chose, ... et en espérant que le monde ne s'écroulera pas et que l'euro aura alors remplacé cette monnaie reine déchue (si l'UE ne fait pas les même bêtises que l'administration Trump).
a écrit le 03/04/2020 à 9:53 :
D'où l'intérêt du prélèvement à la source : l'Etat peut décider de ne pas prélever un mois ou deux, soit autant d'argent disponible pour les ménages.
Même si ça peut paraître extravagant en France.
Réponse de le 04/04/2020 à 18:40 :
Sauf que ceux qui payent l impôt sur le revenu sont déjà les plus favorisés, l'armée de smicard qui travaillent en ce moment pour maintenir la nation et pour votre confort n auraient le droit à rien, ne le payant pas alors que d'après les valeurs du libéralisme ce sont eux les méritants aujourd'hui. Les smicards aussi sont des consommateurs, vous pensez que les catégories aisés mangent cinq fois par jour au resto? Mangent comme des ogres et passent leur journée dans des lieux de divertissement? L argent ainsi laissé ira vers la spéculation immobilière ou des investissements de la sorte sur les marchés financiers, qui font que les petites mains tirent la langue pour se loger de nos jours, que leur pouvoir d achat est rogné.
Il faut arrêter d orienter les aides de crise toujours vers les mêmes. Les mêmes qui crachent sur l état en temps normal sont les premiers à l appeler au secours en temps de crise. A l'image de ce gouvernement qui faisait gazer les soignants quand ils réclamaient de meilleurs financement et qui aujourd'hui les qualifie de héros.
a écrit le 03/04/2020 à 2:53 :
Une fois la crise sanitaire maîtrisée, il faudra un électrochoc pour faire redémarrer l'économie mondiale. Verser directement de l'argent aux ménages me paraît une très bonne idée. Il faut aussi cibler les secteurs en difficulté. Il y en a un secteur en grande difficulté c'est le secteur automobile. Pourquoi ne pas aider l'achat de voiture électrique ou hybrid. Cette aide européenne peut se cumuler avec une aide nationale.
a écrit le 03/04/2020 à 0:19 :
Un QE directement pour les gens ? Ça changerait beaucoup des autres, qui, par centaines de milliard se perdent dans les circuits financiers sans aucun avantage pour l'économie réelle. Que " les investisseurs " chouinent un peu si les affaires sont mauvaises, aussitôt la banque centrale sort le chéquier : récemment 750 milliards. Cette fois ça ne servirait pas à augmenter la montagne d'obligations de la BCE . Mais imaginer une fois un système à caractère social, ce n'est pas dans l'ADN des banquiers !
a écrit le 02/04/2020 à 18:56 :
Mais en France, si on ajoute les allocations de toutes sortes on a l'équivalent de l'hélicoptère money. Et puis je pense que cela rendrait les gens de plus en plus irresponsables et assistés et qui trouveraient sur le long terme que c'est toujours pas assez. Il y en a plein qui attendent l'ascenseur qui n'a jamais existé et refusent de prendre l'escalier car l'effort est pénible. Il ne faut aider que les gens en grande difficultés qui font l'effort de vouloir s'en sortir.
a écrit le 02/04/2020 à 15:08 :
L’argent hélicoptère n’a à mes yeux de sens qu’en cas de surproduction d’un côté, associée à un manque de monnaie pour absorber cette production. Or si les entreprises n’auront pas travaillé, il n’y aura en bout de compte rien à acheter avec la masse monétaire supérieure. Par contre le confinement favorise l’épargne puisque beaucoup de biens de consommation ne sont plus accessible. En revanche en fin de confinement, on peut s’attendre à ce que l’épargne des mois précédents soit consommée en raison d’un retour à la normalité. Si on ajoute à la demande de « rattrapage », du hélicoptère monney, alors que le système productif n’a pas pleinement rétabli ses chaînes d’approvisionnement, c’est la surchauffe.
a écrit le 02/04/2020 à 14:17 :
C’est un beau pavé dans la mare que viennent de publier dans le Figaro daté du 12 mars 2020 deux personnalités pourtant européistes pur sucre : le physicien Didier Long et l’entrepreneur Sébastien Laye, chercheur associé au think-tank Thomas More, européiste et libéral-conservateur.

Compte tenu de la gravité de l’épidémie qui est en croissance exponentielle en France et dans l’UE, les deux intellectuels poussent un énorme cri d’alarme : ils dénoncent la responsabilité écrasante de l’idéologie européiste, des traités européens et des restrictions budgétaires pour cause d’euro dans le désastre sanitaire en cours en Italie et bientôt en France et dans le reste de l’UE.

Ils soulignent en particulier 4 points terribles :

1°) La priorité aujourd’hui est de freiner et circonscrire la propagation du coronavirus, ce qui appelle à revoir les règles budgétaires et monétaires en Europe.

2°) Les mesures de bon sens contre la propagation du coronavirus s’opposent à l’idéologie libre-échangiste de Bruxelles et aux articles des traités européens.

3°) Le temps n’est pas à la négociation avec l’Allemagne et Bruxelles sur une action concertée de mise au confinement de leurs populations, mais à une action rapide.

4°) Les dirigeants français doivent faire un choix clair et en extrême urgence : entre la gestion de l’euro et la volonté de vivre des Européens, il faut choisir !
Réponse de le 02/04/2020 à 15:10 :
Le coronavirus n'en a rien à taper des règles budgétaires et monétaires.
C'est un nano-organisme, pas un militant du mocroscopique UPR.

Cette diatribe anti-UE est d'autant plus ridicule que s'il y a un domaine où l'Europe n'a pas légiféré, essentiellement à cause des anti-européens et brexiteurs de tous poils, c'est celui des politiques sociales et de santé.

Bref, l'UE n'y est pour rien si on n'a pas constitué de stock de sécurité et laissé tombé nos hôpitaux, nos EHPAD, notre médecine de ville...

A preuve nos voisins allemands, qui dans le même cadre européen, on trois fois plus de lits d'urgence (et des tests, et des masques....).
Réponse de le 02/04/2020 à 17:15 :
@Réponse de C'est juste insensé
"Bref, l'UE n'y est pour rien si on n'a pas constitué de stock de sécurité et laissé tombé nos hôpitaux, nos EHPAD, notre médecine de ville..."

Si,si :

« La Commission européenne a demandé 63 fois aux états de réduire les dépenses de santé » dénonce l’eurodéputé Martin Schirdewan.
À 63 reprises entre 2011 et 2018, la Commission européenne a recommandé aux États membres de l’UE de privatiser certains pans du secteur de la santé ou de réduire les dépenses publiques en matière de santé. Ces recommandations ont visé quasiment tous les États, qui ont en général obtempéré. Il y a évidemment un impact sur l’état des systèmes de santé nationaux, notamment dans les pays affectés par la crise financière (des années 2010 – NDLR). C’est d’autant plus grave aujourd’hui, avec la crise du coronavirus. La capacité de réaction des pays est affaiblie.Elles témoignent du régime de gouvernance économique et révèlent que le modèle économique néolibéral de l’UE n’est pas capable de maintenir les services publics et de protéger les besoins fondamentaux des citoyens. Le problème, ce n’est pas les recommandations en soi, mais le fait que le modèle économique de l’UE repose sur l’austérité et pas sur la solidarité. Aujourd’hui, le manque de personnel, d’unités de soins et d’équipements médicaux dans les hôpitaux est un résultat direct des politiques d’austérité qui ont détourné l’argent du secteur public vers le secteur privé.
Réponse de le 02/04/2020 à 17:52 :
@C'est juste insensé "Cette diatribe anti-UE est d'autant plus ridicule que s'il y a un domaine où l'Europe n'a pas légiféré, essentiellement à cause des anti-européens et brexiteurs de tous poils, c'est celui des politiques sociales et de santé."

Nonobstant le fait que l' UE est seule responsable de la dégradation des politiques de santé via le contingentement opéré depuis des décennies sur els coûts de santé publique sur injonction des GOPE. Vous pratiquez l' insulte dès que vous vous débusquez mais en oubliant soigneusement de rappeler que l' oubli médiatique touche tous les éditorialistes eurosceptiques et à fortiori frexiteurs pour laisser le champ libre à la rhétorique européiste et à ses effets démentiels mesurés au quotidien..

Nous avons donc le monde social que quarante ans de politiques européistes nous construit par absence de pluralité d' informations à travers un modèle qui fait lit de rétention d' informations, de fake informations qui rend tous les jours davantage ce monde gouverné par l' UE aussi antidémocratique et dangereux que viral, nous l' observons dans cette crise.


Enfin je relève et j' annote que si nos voisins allemands ont deux fois plus de lits que la France c ' est en particulier parce qu' ils sont les grands bénéficiaires de l' UE et de l' euro depuis Mastricht, ce que nous avons largement démontré. L' argument de quitter est qu' en restant fixé, nous payons les conséquences de nous aggraver dans notre chair et de dévitaliser ce qui reste du pays.

Votre extraordinaire ouverture démocratique est tout à fait instructive et représentative du modèle d' UE aussi folle qu' arbitraire dans sa perpétuelle fuite en avant qui aligne une poignée d 'intervenants sur commande pour tenter de contrer la gueule de bois des peuples en train de se réveiller.
Réponse de le 02/04/2020 à 20:53 :
Contrairement à ce qui est écrit ici et sans cesse, je pense que la France bénéficie de l'Euro, car avec le Franc et une telle gabegie depuis tant d'années, le Franc ne vaudrait plus qu'une roupie de sansonnet et les épargnants verraient la valeur de leurs économies fondre comme du beurre au soleil.Au fait le seul défaut de l'Euro c'est bien cet aléa moral qui déresponsabilise tout un chacun.
a écrit le 02/04/2020 à 14:09 :
A arroser l'économie d'argent virtuel, nos salaires et économies vaudront-ils encore quelque chose ?
a écrit le 02/04/2020 à 12:04 :
L hélicoptère money me paraît opportun ds quelques moi, en septembre quand l'économie sera en phase de redémarrage. Pas maintenant car la demande serait supérieure à l'offre, ce qui engendrerait une inflation inutile à ce stade ( souhaitable à long terme ).
a écrit le 02/04/2020 à 12:02 :
Sympathique, Plus mon jardin est grand et plus je récolte ! Les Paysans vont être contents ! << Je Blague…>> Ceci dit de façon simpliste ; Comme les bibelots viennent de chine, la viande du Brésille, Transportés par un camion Allemand avec un conducteur Polonais au volant c’est sûr que nous allons renflouer…les autres. Cet argent dépensé n’ira pas chez le plombier ou maçon et bien d’autres artisans où les travaux seront repoussés aux calanque grecque. Ils sont forts ces énarques, particulièrement les 1ers de promo qui parait ils vont aux finances (j’espère que c’est leurs femmes qui gèrent le ménage !
a écrit le 02/04/2020 à 11:56 :
Je doute de l'efficacité de l'helicopter money" dans un pays comme la France qui, dans les faits, le pratique déjà à TRES grande échelle: l'Etat redistribue déjà directement environ 60% du PIB génèré par le pays (57% de prélèvements + 3% de déficit), soit # 1200 milliards d'€ par an. 20 fois plus que les 1000€ par habitant évoqués !
Réponse de le 02/04/2020 à 15:55 :
Une petite correction.

En 2019, selon les premières stats de l'INSEE, les dépenses publiques se sont élevées à 1.348 milliards d'euros financées par 737 milliards d'euros d'impôts, 364 milliards d'euros de cotisations sociales.. et 72,8 milliards d'euros de déficit.
a écrit le 02/04/2020 à 11:27 :
D'où il en ressort qu'on est devant la faillite du capitalisme et des idées néolibérales.
Si, pour que des millions personnes continuent à vivre il faille distribuer de l'argent gratuitement, c'est que le fonctionnement du système économique est biaisé. La richesse existe, mais accaparée par les détenteurs du capital elle ne "ruisselle"pas...loin de là ! Enfin si, elle "coule à flots" vers les Paradis Fiscaux.
L'idée d'un revenu universel pour assurer à tous "une vie décente à minima" va revenir en force, ce qui évitera d'avoir recours à l'emplatre qu'est la monnaie hélicoptère.
a écrit le 02/04/2020 à 10:33 :
de mettre en place le revenu minumum inconditionnel. Une allocation proche du RMI qui est prise en compte dans le calcul du revenu imposable, pour chaque français adulte, avec un allocation réduite pour les mineurs en fonction de leur âge.

En regard, on supprime toutes les aides sociales annexes (Chomage, RSA, APL...) (hors spécificté pour les handicapés), on supprime aussi les décotisations sauvages sur les emplois.

Avec 66 millions de français solvables sur au moins les besoins de base, il n'y a aps de raison que l'industrie et le commerce ne soient pas viables.

Ajoutons une réforme de l'impots sur les sociétés avec un taux progressif en fonction du rapport bénéfice net/nombre salariés.
Réponse de le 03/04/2020 à 11:21 :
Les français ne seront pas plus solvables,ils continueront de dépenser pour ce qui n'est pas vital,et ils demanderont de l'assistance pour le reste
a écrit le 02/04/2020 à 10:24 :
"Perte de valeur et de crédibilité"

Belle analyse néo libérale, cependant faire croire qu'acheter des actifs toxiques ou virtuels, c'est exactement le même résultat.

Nous avons 2008 ou nous pouvions séparer les banques de détails, cela aurait permit une refonte des mécanismes seulement.

La, la question est hautement humaine, et réelle. Depuis plus de deux semaines je n'ai plus d'info sur mon propre compte en banque, et je ne ne dois pas être le seul, sachant qu'hier un dab m'a avalé ma carte....

J'y vais pour savoir si je vais passer deux semaines (et je suis gentils sans argent).

Et sachant qu'étant salarié, n'ayant pas sa banque du réel qui fonctionne, cela dit tout de ce qui se passe.

Et pourtant dans les clous, en attendant que les aspirateurs a pognions virtuel me fournisse un droit élémentaire a minima, d'avoir disons a ce que ces problèmes ne se déroulent pas a ce moment la!

Pas de tickets, l'espérance dans le prochain quart d'heure, alors la question du bilan si vous voulez mon avis, sera proportionnel a la machine, aux algorithmes, car de personne humaine c'est uniquement lors du blocage de la carte que vous pouvez parler a un humain.....

Du fait, j'imagine ce qui est en gestation dans la population, avec des gens qui n'ont pas de salaire!

Du coup, la théorie économique fonctionne quand le système fonctionne et il me semble que sur cette question, c'est loin d'être un constat!

Et pour peu que cette aventure n'ai finit de me convaincre, que la confiance pour le citoyen est un vaste pipot pour permettre aux financiers de satisfaire un système qu'ils ne maîtrisent plus!

Car faire un bilan en rachetant des canards boiteux, est souvent plus cher a la fin que de tenter d'éviter une radicalisation des populations!

Encore une fois, quand vous pouvez accéder a votre compte!

Je suis a la poste, elle vient d'être privatisé et factuellement je viens de voir disparaître ma carte devant une inertie systémique qui ne me permet a aucun moment la réalité de ce qui se passe, la faim.

On pourrait aussi dire la fin, car il me semble évident que compter sur des algorithmes et la virtualité pour un peuple initié depuis peu en fait dans les arcanes des solutions techniques démontre de ce fait que la rhétorique qui espère annuler la violence du retour de bâton de n'avoir encore une fois pas anticipé.

Je dois dire l'avoir fait tout en comptant sur non plus mon banquier, (car cela fait un moment qu'il ne me calcule pas, sauf pour les frais ou me fourguer une carte en or).

Mais qui a l'instant T est le néant de la réalité!
Réponse de le 02/04/2020 à 11:50 :
Encore un post conspirationiste à la gilet jaune.
Qu'est-ce qui vous permet de dire que les banques profitent de la situation ? Votre situation personnelle ? Ça vous permet de faire des statistiques ? Moi tout va bien: mes comptes sont disponibles sur internet, mes (rares) achats par CB ont bien été débités, mon salaire à été versé (je travaille), bref RAS, tout va bien. Pas de conspiration internationale des banques contre moi. Vous vous êtes fait "avaler" votre carte: la faute à qui ? Vous n'avez pas accès à votre compte sur internet ? Vous dites payer votre CB une fortune alors qu'avec de nombreuses banques directes elle est 100% gratuite (c'est mon cas) ? Eh bien profitez du confinement, prenez-vous en main et changez de banque: ça prend 1/2 heure, et vous aurez la satisfaction d'avoir fait avancer votre situation au lieu de vous lamenter sur de prétendus "méchant" qui vous oppriment.
Réponse de le 02/04/2020 à 14:17 :
Je reviens pour terminer l'information et explique que j'ai pu récupérer ma carte.

heureusement les numéros de téléphone de la bred fonctionne!
Pour autant je ne l'utilise plus du fait du risque et de la non information.

Jacques, la ou je décrits la situation qui fut un fait, donc je n'ai pas de problème avec cela.

Quant au conspirationnisme, je ne suis pas un identitaire et j'ai fais une rupture d'altérité depuis un moment.

Donc conspirer veut dire vouloir le pouvoir par la pensée, non je fais des analyses d'anticipation et parfois lorsqu'il est possible pour moi de faire lien entre le réel (les gueux d'en bas) et la com des non conspirationnistes, le mieux est que vous veniez sur la place Daumesnil paris 12 pour voir s'ajouter le nombre de gens qui demandent de l'argent dans la rue....

ça aussi c'est du conspirationnisme?

Et expliquer comment les banques ne te calculent a ce point pas qu'il est un fait que je vis et je ne vois pas en quoi le dire serait du conspirationnisme.

Non cela s'appel de l'empirisme, allons donc sur le fond des choses.

pour ce qui est de profiter, il suffit de voir comment la BCE vient au secours de celles ci, car en 2008 n'ont t'il pas compris que la mutualisation des risques et des pertes et non des gains.

Donc selon votre raisonnement il faudrait que je sois obligé d'avoir un compte sur internet?!

Pourquoi, vous décidez de ce qui est bien pour les gens? vous considérez que tout ce qui ne va pas dans votre sens est conspirationnisme.

Non vous pouvez le constater, l’idéologie a mon avis est dans vos premiers mots, sans doute aussi de la ou vous parlez vous ne le précisez pas....

Je vous invite donc a le faire comme ce qui fut mon cas pour que nous parlions donc en réalité, puisque nous sommes devant une crise inédite!

Vous pourrez nous expliquez votre point de vue, je suis curieux car la il est moment d'anticipation et d'information, faites nous part de vos connaissances Oh grand stratéguerre !

Du fait de la situation actuelle, je n'ai pas l'intention d'entrer dans des différences qui sont démocratique pour induire aux gens mes choix, mais laisser le choix et le temps aux gens de gérer actuellement ce qui fait a mon avis un bon % de gens sans compte bancaire avec internet.

A chacun son choix, possible que le macronisme laisser penser que la vérité est celle de celui qui montre du doigt et caractérise les individus pour le fait de raconter le réel....

C'est pourquoi RDV d'ici un mois, nous en rediscuterons. Mes analyses n'ont pas vocation a permettre aux macronistes et néo libéralistes de comprendre ce qui va arriver par la suite.

Donc RDV dans un mois!
a écrit le 02/04/2020 à 10:09 :
Engager une politique « d’argent hélicoptère » totalement aberrante (voire démagogique, car toujours sans aucun discernement et poussant encore plus à une consommation de choses souvent futiles et aggravant gaspillage et dégradation de la planète), serait une dramatique erreur historique.
La crise du coronavirus ne change rien à cela.
Faisons une relance massive qui donne enfin toute sa place au financement des enjeux climatiques et environnementaux.

Aux USA c'est un peu différent dans la mesure où plus de 30 millions d'Américains n'ont pas de couverture sociale ou la perdent dès qu'ils sont licenciés.
a écrit le 02/04/2020 à 10:06 :
Si nous avons une pénurie de produits agricoles due a la désorganisation,donner de l'argent aux gens ne les aidera pas vraiment a manger.
a écrit le 02/04/2020 à 9:51 :
Ce n'est pas une bonne solution c'est la meilleure solution au sein d'un système économique et politique totalement défectueux dirigé par des gens seulement motivés par leur cupidité.

On part de très loin.
a écrit le 02/04/2020 à 9:35 :
Dans une crise économique grave et incertaine sur la durée, c'est le cas, la première priorité est de ne pas rajouter un chaos social qui deviendrait incontrôlable si les gens ont faim, d'où l'utilité de ce procédé qui serait moins pire qu'une espèce de révolution.. Hélas, les 27 doivent être d'accord pour une telle mesure d'exception..
a écrit le 02/04/2020 à 9:29 :
Il faut d'abord comprendre comment fonctionne la création monétaire. Concrètement, créer de la monnaie consiste à injecter de l'argent que l'on a pas réellement "en stock". Ce processus date de la fin du Moyen Age et c'est ce qui a permis l'essor du capitalisme en Occident. Avec évidemment des crises chaque fois que les banquaient prêtaient n'importe comment. La dernière crise du type est la crise des "subprimes" en 2008.
Aujourd'hui, 90% des prêts faits par les banques est de l'argent que les banques n'ont pas réellement.
Pour mettre de l'huile dans les rouages, les banques centrales rachètent ces dettes émises par les banques privées. C'est ce qu'on appelle injecter des liquidités (mais de manière indirecte!). Cela permet, par contre coup, de faire baisse la prime de risque des Etats et des ménages, et donc de baisser les taux d'intérêts.
A noter, jusqu'à la fin des années 1960, les banques centrales prêtaient directement aux États. Mais comme ceux ci avaient tendance a une fâcheuse tendance être trop gourmands, cette création monétaire excessive provoquait de l'inflation. On a donc confié la création monétaire aux banques privées, en espérant que cela suffirait à équilibrer le système...
L'"hélicoptère monnaie" permet de contourner les Etats et les banques et d'arroser directement les ménages.
Ce qui faut comprendre, c'est que l'argent que nous utilisons au quotidien est une convention sociale. Une croyance humaine. Il a de la valeur parce que nous croyons qu'il en a. Et c'est la fragilité du système: quand les gens n'ont plus confiance, tout s'écroule.
a écrit le 02/04/2020 à 8:44 :
faudra un jour que les gens comprennent que l'argent ne vient pas de nulle part et que ce qui est gratuit aujourd'hui va se payer demain
de toute facon ca sert a rien de distribuer de l'argent les gens sont confines chez eux!
meme un enfant de 5 ans peut comprendre ca
le vrai et seul pb c'est qu'il faut vite faire repartir la partie economique, et que quand les boites vont reouvrir, elles ne deposent pas le bilan
voila ou est le pb
( ok, ponctuellement vous pouvez faire une avance de caisse au smicard qui n'arrive pas a payer son loyer, pour eviter le domino, mais pas plus)
Réponse de le 02/04/2020 à 9:38 :
c'est pour cela qu'il faut une ordonnance que les salaries qui sont chez eux prennent leur jours de conge
même si cela déplais aux organisations syndical
Réponse de le 02/04/2020 à 11:09 :
c'est ce qu'il aurait fallu faire des le debut
dela dit les conges etant payes par l'employeur, ca risque d'etre chaud pour certains de verser des salaires a des employes en conges, alors qu'il rentrent un CA a 0 !
tout est dans le detail, encore une fois
bon, apres, les politiciens etant sournois, je me dis que si 40% des gens dans l'agroalimentaire restent chez eux par peur, c'est qu'ils ne sont pas au chomage partiel ( donc ne coutent rien a la societe), et si c'est un droit de retrait ils ne sont pas payes ( ce qui risque de leur poser souci a terme)
la facilite de caisse reste ce qu'il y a de mieux pour avoir une solution viable ou chacun prend ses responsabilites ' raisonnablement' ( sans trop d'abus)

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