Retour de la taxe d'habitation : Bayrou et Bercy ferment la porte
César Armand
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Eric Lombard et François Bayrou à la sortie du Conseil des ministres.
Reuters
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L'idée n'est pas nouvelle, mais revient fréquemment sur la table depuis la suppression pleine et entière de la taxe d'habitation en 2023. Dimanche dans Ouest-France, le ministre de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation, François Rebsamen, s'est prononcé en faveur d'une « contribution modeste » au service du « financement des services publics de la commune ».
Il faut « renouer le lien » entre les habitants et leur collectivité, martèle le président de Dijon Métropole. Et ce, sachant que la fiscalité locale actuelle ne repose plus que sur la taxe foncière. « Or, être propriétaire de son logement ne signifie pas forcément être "riche" », insiste François Rebsamen.
Déjà en octobre dernier, en pleine préparation du budget 2025, sa collègue Catherine Vautrin, alors chargée du Partenariat avec les territoires et de la Décentralisation, avait mis le sujet sur la table lors du comité des finances locales. « La ministre s'était montrée ouverte à un débat sur la fiscalité locale et pense que les collectivités doivent retrouver un pouvoir d'agir et une meilleure maîtrise de leurs recettes », confirmait son cabinet à La Tribune. Depuis, les maires ruraux, par exemple, rêvent d'un nouvel impôt communal local fondé sur les revenus et articulé avec de la péréquation.
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Sauf que ni le Premier ministre, François Bayrou, ni le ministre de l'Économie, Éric Lombard, interrogés ce mardi à l'Assemblée nationale, ne l'entendent de cette oreille. « Pas de nouveaux impôts, pas de nouveaux impôts », a répondu le patron de Bercy au député Horizons d'Ille-et-Vilaine, Thierry Benoit. « Il n'y a aucune mesure d'impôt nouveau qui soit en préparation, secrète ou discrète, car ce n'est pas la méthode à suivre », a renchéri le locataire de Matignon, en réponse à Éric Ciotti, président du groupe Union des droites pour la République (UDR) et député des Alpes-Maritimes.
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