Fiscalité locale : le coût faramineux des réformes Macron épinglé
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le président de la Cour des comptes Pierre Moscovici lors d'un point presse ce mardi 14 janvier.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le président de la Cour des comptes Pierre Moscovici lors d'un point presse ce mardi 14 janvier.
Reuters
C'est un rapport qui tombe à point nommé. En pleine reprise des débats sur le budget 2025 au Parlement, la Cour des comptes a dressé un bilan au vitriol de la politique d'Emmanuel Macron menée en matière de fiscalité locale depuis 2017 dans un rapport dévoilé ce mercredi 15 janvier. Pour rappel, le chef de l'État a lancé une grande politique de réduction de la fiscalité locale par deux réformes d'ampleur : la suppression de la taxe d'habitation sur les résidences principales et la baisse de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE).
« Les réformes de la fiscalité locale et du financement de l'audiovisuel public [rattaché à la taxe d'habitation] sont ainsi à l'origine de la moitié de la hausse du déficit des administrations publiques intervenue entre 2017 et 2023 », pointent les fonctionnaires.
À lire également
Critiquées par un grand nombre de collectivités, ces mesures symboles de la politique de l'offre ont certes permis de faire baisser la pression fiscale sur les contribuables. Mais elles ont mis sous tensions les finances des collectivités, compensées par une fraction de la TVA et un prélèvement sur recettes réallouées par l'État chaque année. À plusieurs reprises au cours de l'automne, le président de la Cour des comptes a critiqué ouvertement ces baisses d'impôts « non financées ». Commandé par la commission des finances de l'Assemblée nationale, ce document risque d'avoir des retentissements au moment où le Premier ministre négocie une non-censure avec les élus du Parti socialiste.