Retraites, assurance chômage, salaires...: les dossiers qui attendent Astrid Panosyan-Bouvet
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Astrid Panosyan-Bouvet, ministre du Travail dans le gouvernement Barnier.
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Astrid Panosyan-Bouvet, ministre du Travail dans le gouvernement Barnier.
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[Article mis à jour dimanche 22 septembre, à 15H]
Le gouvernement nommé par Michel Barnier va devoir composer avec les braises d'une crise sociale qui menacent sans cesse de se rallumer. En première ligne, la nouvelle ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet, qui va devoir gérer la colère jamais éteinte à la suite de la réforme des retraites en 2023. Dans le viseur des syndicats également, la réforme de l'assurance chômage qui vise à durcir les conditions d'octroi.
Ancienne adhérente PS, cette proche d'Emmanuel Macron et cofondatrice d'En Marche en 2016 est une ex-dirigeante de sociétés du CAC40. Celle qui va succéder à Catherine Vautrin s'est récemment opposée à la réforme de l'assurance chômage portée par Gabriel Attal.
Sur ce sujet, la leader de la CGT, Sophie Binet, espère que la nouvelle ministre du Travail va « enterrer définitivement » la réforme de l'assurance chômage, mais s'interroge sur la « marge de manoeuvre » dont bénéficiera Astrid Panosyan-Bouvet.
Elle « a beaucoup travaillé les questions de travail et nous a régulièrement consultés, c'est donc quelqu'un de connu qui sait travailler avec les partenaires sociaux », a estimé de son côté la CFDT après la nomination.
« Ceci étant dit, tout dépendra des marges de manœuvre et budgétaires qu'elle aura », selon le premier syndicat de France.
Astrid Panosyan-Bouvet a joué l'humilité dans ses premiers mots, sur X, après sa nomination.
Mais les organisations syndicales n'oublient rien. Va-t-on assister à un changement de braquet ? Michel Barnier l'a assuré en arrivant à Matignon: il faut « respecter et prendre en compte les partenaires sociaux ». Il doit rencontrer les syndicats prochainement, selon des sources syndicales.
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La nouvelle ministre macroniste du Travail, qui revendique une fibre sociale, sera en pole position.
Le dossier de la réforme des retraites, toujours très contestée, devrait échoir à la nouvelle ministre du Travail. Plus d'un an après la forte mobilisation dans les rues, le sujet est loin d'être clos. Un texte RN d'abrogation doit être examiné à l'Assemblée le 31 octobre.
M. Barnier s'est dit prêt début septembre à « ouvrir le débat » pour une « amélioration » de la réforme controversée sans pour autant « tout remettre en cause ».
Mme Panosyan s'était montrée en 2022 soucieuse que la réforme puisse aboutir à une « acceptabilité sociale », estimant notamment que la majorité était « allée trop loin entre 2017 et 2022 sur la volonté de simplification » des critères de pénibilité mise en place sous le quinquennat Hollande.
Dans les rangs syndicaux, certains comme Marylise Léon (CFDT) plaident pour qu'« a minima on suspend(e) la réforme » pour rediscuter.
Dans le sillage de cette réforme, la délicate question de l'emploi des seniors. Les partenaires sociaux, qui avaient échoué en avril à s'accorder sur ce sujet, n'excluent pas de relancer une négociation.
Après la suspension de la réforme de l'assurance chômage durcissant les conditions d'accès et les règles d'indemnisation, au soir du premier tour des législatives, les règles actuellement en vigueur ont été prolongées deux fois. Elles arrivent à échéance le 31 octobre.
La nouvelle ministre du Travail devra rapidement reprendre ce dossier. Au printemps, elle plaidait que l'urgence n'était pas de réformer l'assurance chômage mais « de rendre attractifs les métiers qui ne le sont pas ».
Les syndicats avaient dénoncé « la réforme la plus inutile, la plus injuste et la plus violente jamais vue ».
Certains demandent à reprendre les négociations tandis que d'autres ainsi que le Medef souhaitent que s'applique l'accord qui avait été négocié à l'automne 2023, mais n'avait pas été validé.
En octobre 2023, l'ancienne Première ministre, Elisabeth Borne, promettait aux partenaires sociaux lors d'une conférence sociale de s'attaquer à la question des « bas salaires », des « branches ayant des minima en dessous du Smic », ou encore de lancer un Haut conseil des rémunérations. Son successeur, Gabriel Attal, a promis de « désmicardiser » la France.
Mais cela « n'a rien donné ! », déplore Marylise Léon (CFDT).
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Il y a un an, avant la conférence sociale, Mme Panosyan appelait à « mettre sur la table le sujet de la conditionnalité des aides aux entreprises », une demande forte des syndicats. En juillet, elle plaidait pour un gouvernement qui réponde « à ce que nous ont demandé les Français », citant en premier lieu le fait de « pouvoir vivre décemment de son travail ».
Les salaires seront l'un des sujets au coeur de la première journée de mobilisation que va connaître la ministre, le 1er octobre, avec un appel à manifester déjà lancé par la CGT et Solidaires.
(Avec AFP)
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