Des retraites moins généreuses en novembre
Fanny Guinochet
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Les partenaires sociaux devraient rendre leur décision sur le montant de la revalorisation le 15 octobre.
LTD/Tomas Stevens/ABACAPRESS
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Les partenaires sociaux devraient rendre leur décision sur le montant de la revalorisation le 15 octobre.
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C'est une date attendue par les 13 millions de retraités du privé : 1er novembre rime avec revalorisation de leurs pensions complémentaires. Cette année, l'Agirc-Arrco promet toutefois d'être nettement moins généreuse que précédemment. Et pour cause, l'augmentation dépend, en grande partie, du niveau de l'inflation.
Or, selon l'Insee, l'indice des prix à la consommation a baissé, pour s'établir en août dernier à 1,9 % sur un an, retrouvant ainsi son niveau de 2021. Soucieux d'être au plus près de la réalité, les partenaires sociaux, gestionnaires du régime, attendent d'ailleurs les prochaines estimations de l'Insee avant de trancher : ils réservent leur décision lors d'un conseil d'administration fixé le 15 octobre prochain.
D'autant plus que leurs discussions sont strictement encadrées par un accord interprofessionnel, qui leur laisse une petite marge de manœuvre de 0,4 point autour de l'inflation. Autrement dit, syndicats et patronat ont la possibilité de décider une revalorisation légèrement plus basse que l'indice des prix. Et chaque point compte: une hausse de 1 % des pensions coûte 1 milliard d'euros au système. Pour les représentants des employeurs, l'augmentation ne doit pas dépasser les 1,6 %.
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Éric Chevée, le négociateur pour la CPME, se défend : « Nous privilégions la fourchette basse car les retraités ont bénéficié de hausses généreuses les années précédentes. Avec une inflation très élevée, les pensions de l'Agirc-Arrco ont progressé de 4,9 % en 2023; et même de 5,1 % en 2022. » En revanche, les centrales comme la CGT et FO militent pour un montant le plus proche de l'inflation. « Ces pensions complémentaires peuvent représenter jusqu'à 60 % d'une retraite totale d'un ancien salarié du privé, elles pèsent lourd dans le pouvoir d'achat de nos aînés », plaide Michel Beaugas de Force ouvrière. Selon plusieurs sources, et sous réserve des prochaines estimations de l'Insee, la fourchette de discussion oscille entre 1,6 et 1,9 %.
Fanny Guinochet