Réforme des retraites : Woerth (LR) fustige un texte "d'une complexité inouïe" et "non financé"

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(Crédits : BENOIT TESSIER)
"C'est impossible de voter un texte sans savoir comment il va être financé", s'est exclamé le député de l'Oise sur la chaîne télé Public Sénat. "Ça devient d'une complexité inouïe et je ne crois pas aux réformes qu'on n'arrive pas à expliquer", a mis en garde M. Woerth, dont le parti Les Républicains propose de reculer l'âge de départ à la retraite à 64 puis 65 ans, notamment, mais encore revendique "une approche extrêmement différente" sur la question de la pénibilité.

Le président de la commission des Finances à l'Assemblée nationale Éric Woerth (LR) a assuré mardi que les Républicains ne voteront pas le texte sur la réforme des retraites "sans savoir comment il va être financé".

"C'est impossible de voter un texte sans savoir comment il va être financé", a expliqué le député de l'Oise sur Public Sénat.

"On ne peut pas avoir un texte qui parle de réorganisation, puis dans la pièce d'à-côté, avoir une conférence de financement", a-t-il argumenté en rappelant qu'une bonne partie du texte renvoie à des ordonnances pour les détails" alors que "le diable, il est dans les détails, comme toujours".

"Si vous ne parlez pas d'âge, et si vous ne parlez pas de financement dans une réforme des retraites (...), vous ne parlez pas de l'essentiel", a fait valoir l'ancien ministre du Budget.

Demande d'accélération des travaux sur le financement

Le chef de file des députés LR, Damien Abad, avait demandé le 15 janvier dans un courrier adressé au Premier ministre, d'accélérer les travaux de la conférence de financement sur les retraites, pour qu'elle rende ses conclusions avant l'examen de la réforme en première lecture à l'Assemblée qui débutera le 17 février.

"Ça devient d'une complexité inouïe et je ne crois pas aux réformes qu'on n'arrive pas à expliquer", a mis en garde M. Woerth.

Pénibilité : LR revendique "une approche extrêmement différente"

"Et puis il y a évidemment une approche très différente des Républicains", pour cette réforme, notamment "sur la pénibilité", a-t-il ajouté.

Sur ce dernier sujet, LR propose "une approche extrêmement différente de l'approche qui est aujourd'hui prônée dans le texte qui est une approche métier par métier et qui renvoie toujours à un moment donné à des négociations par branche".

LR veut reculer l'âge de départ à la retraite à 64 puis 65 ans, avec en contrepartie des mesures sur la pénibilité et les petites pensions.

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Commentaires
a écrit le 21/01/2020 à 14:53 :
Les LR n'ont rien fait, rien dit pendant toute cette crise. C'est bien simple, depuis qu'ils ont flingué Fillon en se tirant une balle dans le pied, on ne les entend plus que pour faire assaut de démagogie et voler au ras des paquerettes : mais que feraient s'ils étaient capables de revenir aux affaires ? Ils n'en prennent vraiment pas le chemin tant qu'ils ne se souviennent pas qu'ils sont de droite...
a écrit le 21/01/2020 à 13:18 :
Depuis quand la classe populaire doit payer la retraite des cadres et des hauts salaires ?
2% de cotisations uniquement pour les hauts salaires avec cette réforme alors que la classe populaire doit cotiser 28% pour la retraite pendant 44 ans ...

Cette réforme doit être abolie et «  d’urgence » sinon nous dirigeons vers une guerre civile
C’est ça que veux Macron ?
a écrit le 21/01/2020 à 10:52 :
a dire vrai, et sans être du tout un fanatique du sieur
woerth...... on ne peut qu être d accord sur un point...... cette réforme est une sorte de non sens.......
apparemment(sauf à vouloir nous enfumer) , aucune étude d impact au préalable.....c 'est à dire une approche détaillée des conséquences pour tout un chacun, et des contraintes économiques du système......ce qui aboutit in fine a du bricolage sans que personne n y voit clair
projet initial.....équité financière, "justice sociale"et lisibilité........ a l arrivée on bricole à tous les étages pour que ça finisse par "passer...... mais rien de plus illisible que ce qui va être, justice sociale...... plus qu aléatoire....et financement.....mystère

juste un point parmi bcp d autres.... on promet aux agriculteurs une retraite minimum de 1 000 euros......on fait donc payer à la nation l incapacité de nos gouvernants et des chambres d agriculture a imaginer et construire un nouveau modèle agricole ou les agriculteurs gagneraient correctement leur vie tout en nourrissant le pays......

idem pour la prime d activité..... qui d ailleurs ne sera pas rpise en compte pour la retraite....c 'est en fait le début d un revenu universel dont la seul conséquence sera de tirer les salaires..... ce qui permet à chacun de vivre a peu près décemment de son travail, vers le bas........ce shéma est proposé depuis peu par l école de chicago......ceux la même qui ont promu la dérégulation financière et la mondialisation heureuse......

on voit ou ça nous mène, trump aux USA, le brexit en angleterre et une europe paralysée.....et totalement sous la coupe US et Chinoise......

le progessisme macronien nous mène droit dans le mur......mais la vraie difficullté.... c 'est ailleurs, c 'est néant...... impression que nous sommes dans le non choix absolu
a écrit le 21/01/2020 à 10:18 :
"Et puis il y a évidemment une approche très différente des Républicains", pour cette réforme, notamment "sur la pénibilité"... LR propose "une approche extrêmement différente de l'approche qui est aujourd'hui prônée dans le texte qui est une approche métier par métier et qui renvoie toujours à un moment donné à des négociations par branche".

Parce que ça ce serait plus clair peut-être ! Alors que l'on ne sait même pas si ce qui vous gène c'est le manque de reconnaissance de la pénibilité ou bien cette (pourtant si faible) reconnaissance !

Au moins à une époque les partis politiques étaient bien plus pertinents quand ils étaient dans l'opposition, systématiquement même.

Maintenant ils sont inaudibles et pire, quand on voit que Mélenchon et Le Pen sont incapables de déclarer qu'ils reviendront sur cette réforme s'ils sont élus au pouvoir, et de gagner ainsi dix points d’intention de vote de cette seule promesse, ils sont encore plus désespérants !

Macron doit marquer la fin de cette aberration électorale nous imposant de voter pour le mal contre le pire ou l'inverse les deux étant tellement peu distincts, repasser à un autre parti politique, à une autre alternance aussi peu crédible ne servira à rien.

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