Retraites complémentaires : 780 millions d'euros de pertes de moins qu'en 2015

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Les ressources générées, pour l'essentiel, par les cotisations versées par les entreprises s'élèvent à près de 60 milliards d'euros, en augmentation de 3,1% par rapport à 2015.
Les ressources générées, pour l'essentiel, par les cotisations versées par les entreprises s'élèvent à près de 60 milliards d'euros, en augmentation de 3,1% par rapport à 2015. (Crédits : © Christian Hartmann / Reuters)
L'Agirc affiche un déficit de 2,7 milliards d'euros et l'Arrco est excédentaire de 455 millions d'euros, selon le rapport annuel présenté par leurs gestionnaires. En 2015, leur déficit total était de 3,02 milliards d'euros.

Du mieux. Le déficit des régimes de retraites complémentaires Agirc (cadres)-Arrco (tous les salariés du privé) s'est "légèrement amélioré" en 2016 pour se réduire à 2,24 milliards d'euros, ont annoncé jeudi leurs gestionnaires. Plus précisément, l'Agirc affiche un déficit de 2,7 milliards d'euros et l'Arrco est excédentaire de 455 millions d'euros. En 2015, leur déficit total était de 3,02 milliards d'euros, soit 780 millions d'euros de plus.

"On est sur la très, très bonne voie. La gestion paritaire devient exemplaire", a dit Didier Weckner, vice-président de l'Arrco (Medef), à l'occasion d'une conférence de presse organisée par l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis).

 Hausse de la masse salariale et des cotisations versées

Les ressources générées, pour l'essentiel, par les cotisations versées par les entreprises s'élèvent à près de 60 milliards d'euros, en augmentation de 3,1% par rapport à 2015. Un taux dû pour partie à des régulations sur exercices antérieurs, nuance toutefois l'organisme paritaire, précisant qu'"en réalité, la masse salariale a progressé de 2,3%".

Enfin, les allocations versées aux retraités représentent 73,4 milliards d'euros, en hausse de 2,8% par rapport à 2015. En 2016, ces pensions ont été gelées pour la troisième année consécutive en raison de la faible inflation. Un nouveau régime unifié, réunissant l'Agirc et l'Arrco, est par ailleurs prévu au 1er janvier 2019 (bien 2019).

Gel des pensions pour renflouer les caisses

En octobre 2015, le patronat et trois syndicats (CFDT, CFE-CGC, CFTC) ont signé un accord pour inciter les salariés à travailler plus longtemps afin d'éviter l'épuisement des deux régimes d'ici 2018. Il a acté notamment la mise en place d'un système de bonus-malus et prolongé de trois ans la moindre revalorisation des pensions en les sous-indexant d'un point par rapport à l'inflation. Une clause les empêche de baisser.

L'accord de 2015, doit permettre de réaliser 6,1 milliards d'euros d'économie à l'horizon 2020 pour renflouer les caisses de l'Agirc-Arrco, fortement déficitaires. En 2014, l'Arrco comptait environ 18 millions de cotisants pour 12 millions de retraités. L'Agirc comptait elle 4 millions de cotisants pour près de 3 millions de retraités.

>> Aller plus loin Retraites complémentaires : un bonus/malus sur les pensions dès 2019

(avec AFP)

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a écrit le 16/03/2017 à 23:03 :
C'est de la faute à la gauche qui refuse que le medef baisse les cotisations.
a écrit le 16/03/2017 à 15:10 :
"L'Agirc affiche un déficit de 2,7 milliards d'euros avec 4 millions de cotisants pour près de 3 millions de retraités".
Logique, dans la génération née dans les années 45/55 extremement nombreuse beaucoup finissent cadre contrairement à ceux qui étaient nés dans les années 20/30.Avec souvent des pensions de retraite à faire pâlir bon nombre d'actif d'aujourd'hui d'ou le déficit et le nombre de cotisant ne suffit pas à combler cette caisse de retraite complémentaire des cadres.Maintenant faut-il autant de cadre dans les entreprises pour les faire tourner , pas certain ,d'autant que beaucoup ont des boulot sans reelle valeur ajoutée ,juste bon a déleguer le travail aux autres et faire ensuite de jolies stats en couleur pour se faire mousser auprès d'un superieur hierarchique ou bien des calls steriles qui n'apportent pas grand-chose à part occuper un bureau jusqu'à la bouffe du midi.Mais bon, c'est la mode faut des cadres si possible sachant l'anglais pour délocaliser plus facilement des pans d'activités de l'entreprise dans un pays à bas coût, ca aussi c'est la mode..
a écrit le 16/03/2017 à 11:57 :
On ne sait pas comment les partenaires sociaux peuvent conclure qu'il n'y a pas d'inflation
depuis 3 ans que les retraites sont gelées. Les prix du gaz, de l'électricité , des péages, des mutuelles , des transports en commun etc. ont fortement augmenté.... Vous avez dit pas d'inflation! La perte de pouvoir d'achat commence à vraiment pénaliser les retraités. On peut ajouter la menace Macron qui ,veut augmenter la CSG de 1.7 % pour les retraités mais aussi les salariés afin de payer l'assurance chômage.
Réponse de le 16/03/2017 à 13:52 :
@ BA: 100 % d'accord. Tout augmente, même si quelquefois insidieusement, sauf les retraites. Cela va devenir intenable.
Réponse de le 16/03/2017 à 14:48 :
@BA: tu n'achètes pas les bons produits ! Si tu achetais du caviar, du champagne ou une Rolls, tu ne subirais pas l'inflation. Quant aux politiques, ce sont tous des menaces pour le peuple, car ils s'attribuent des droits qui ne leur ont pas été conférés. Quand on obtient 21% des voix des inscrits au 1er tour(Hollande, mais c'est vrai aussi pour ses prédécesseurs), on a pas de légitimité pour faire ce qu'on veut une fois élu :-)
Réponse de le 16/03/2017 à 21:34 :
en meme temps... qui paye ? moi en tant que cotisant, je souhaiterais ne pas adherer a ce regime injuste. Mais je n'ai pas le choix.
Réponse de le 17/03/2017 à 12:14 :
@BA : " On ne sait pas comment les partenaires sociaux peuvent conclure qu'il n'y a pas d'inflation depuis 3 ans que les retraites sont gelées..."

Mais ils ne le nient pas du tout, ils s'en moque ,sous la pression du MEDEF, ils acceptent que les retraités perdent du pouvoir d'achat, voilà tout...

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