Macron relance le vieux débat de la retraite universelle par points

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Emmanuel Macron ressuscite la vieille idée d'instaurer un régime de retraite unique par points où chacun pourrait choisir le moment de son départ à la retraite en fonction du nombre de points accumulés. Un système qui ne répond pas à la question de savoir quelle part de la richesse nationale les Français seraient-ils prêts à affecter à ce nouveau régime?
Emmanuel Macron ressuscite la vieille idée d'instaurer un régime de retraite unique par points où chacun pourrait choisir le moment de son départ à la retraite en fonction du nombre de points accumulés. Un système qui ne répond pas à la question de savoir quelle part de la richesse nationale les Français seraient-ils prêts à affecter à ce nouveau régime? (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
L'ancien ministre de l'Économie prône l'instauration d'un régime unique de retraite par points pour l'ensemble de la population. Une vieille idée qui soulève pas mal de difficultés.

Vers un système universel de retraites ? Emmanuel Macron, en présentant le 2 mars son programme présidentiel, a ressuscité cette vieille idée d'instaurer une retraite par points pour tous : exit donc les régimes spéciaux et le régime spécifique aux fonctionnaires. Tout le monde bénéficierait des mêmes règles. Que dit exactement le programme d'Emmanuel Macron :

« Notre projet, ce n'est pas de changer encore une fois tel ou tel paramètre du système de retraites. Il n'est pas de sortir de la répartition. Il est de rétablir la confiance et de construire un système adapté aux parcours professionnels et de vie d'aujourd'hui et de demain. Il est de clarifier et de stabiliser les règles du jeu, une fois pour toutes, en mettant en place un système universel, juste, transparent et fiable, dans lequel chacun bénéficie exactement des mêmes droits. ».

Très concrètement, le leader du Mouvement En Marche! suggère donc d'instituer un régime par points :

« Les cotisations, aux régimes de base comme aux régimes complémentaires, qu'elles soient versées sur les bases de revenus ou acquises au titre de la solidarité (pour les chômeurs par exemple) seront inscrites sur un compte individuel et revalorisées chaque année selon la croissance des salaires. Ainsi, chaque euro cotisé accroîtra de la même manière la pension future, quel que soit le statut du travailleur et l'origine de cette cotisation(...). Le total des droits accumulés sera converti au moment de la retraite en une pension, à l'aide d'un coefficient de conversion fonction de l'âge de départ et de l'année de naissance. »

Une question d'égalité et non pas financière

Pour Emmanuel Macron, ce système aurait le mérite de mettre tout le monde sur un pied d'égalité : « Fonctionnaires, salariés, indépendants auront tous les mêmes droits, le calcul de la retraite sera le même pour tous. On saura que, quand des personnes ont une retraite plus élevée, c'est qu'elles-mêmes, leurs employeurs, ou l'État au titre de la solidarité, ont cotisé davantage ».

L'ancien ministre de l'Économie insiste bien sur ce point, la vraie question est de créer une égalité devant la retraite, pas de résoudre un problème financier. Selon lui, en effet, après plus de vingt ans de réformes successives (1993, 2003, 2008, 2010, 2014 !), « le problème des retraites n'est plus un problème financier. Les travaux du Conseil d'orientation des retraites, qui font référence, le montrent ».

Certes, ce que dit Emmanuel Macron est partiellement exact, mais, en réalité, le COR se montre plus prudent. Selon son rapport annuel de juin 2016, les projections financières s'amélioreraient à l'horizon 2020 et ceci dans tous les scénarios économiques envisagés (avec une croissance annuelle variant de 1% à 2% et un taux de chômage stabilisé à 7% d'ici à dix ans, contre environ 10% actuellement). Le solde financier total de l'ensemble des régimes privés et publics s'établirait alors à -0,2% PIB, soit un déficit de 4 milliards d'euros.

A moyen terme, le système de retraite pourrait revenir à l'équilibre dès le milieu des années 2020, puis dégager des excédents, a la condition d'une croissance.... comprise entre 1,8% et 2%. Mais, à inverse, le système "resterait durablement en besoin de financement en cas de croissance des revenus d'activité inférieure à 1,5% par an à long terme". Dire que la question du financement des retraites est réglée s'avère donc légèrement optimiste.

Un régime unifié, une vieille idée...

Quant à l'idée d'instituer un régime par points, elle ne date pas d'hier. Mais so application se heurte depuis des années au casse-tête de la période de transition. Comment faire pour modifier progressivement les paramètres ?

Déjà, durant sa campagne électorale de 2012, le candidat François Hollande avait évoqué une « réforme systémique » des retraites, beaucoup plus ambitieuse que la réforme qui sera finalement votée en 2014. Il était soutenu sur ce point par la CFDT, qui milite aussi fortement depuis longtemps pour des modifications d'ampleur.

Même avant cela, et c'est un peu oublié, sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, la loi de 2010 réformant les retraites prévoyait dans son article 16 « qu'à compter du premier semestre 2013, le comité de pilotage des régimes de retraite organise une réflexion nationale sur les objectifs et les caractéristiques d'une réforme systémique de la prise en charge du risque vieillesse. Parmi les thèmes de cette réflexion, figurent [...] les conditions de mise en place d'un régime universel par points ou en comptes notionnels, dans le respect du principe de répartition ».

De fait, l'idée récurrente, reprise par Emmanuel Macron, est en effet d'aller vers un régime de base unique pour l'ensemble des salariés, du public comme du privé, à l'instar de ce qui existe déjà dans des pays comme le Canada, les États-Unis, les Pays-Bas, le Royaume-Uni ou la Suède. Cette idée, d'ailleurs, n'est pas nouvelle. Le programme du Conseil national de la résistance la prévoyait. Mais, en 1945, elle n'a pu être réalisée, certains régimes spéciaux voulant sauvegarder leur indépendance ayant refusé une intégration dans un régime généralisé (agriculteurs, indépendants, etc.). Résultat, coexistent actuellement en France plus de 30 régimes de retraite de base.

... difficile à mettre en place

Comme le souligne fort justement Emmanuel Macron, le régime unique aurait pour principale qualité de mettre fin aux inégalités de traitement face à la retraite. Des inégalités de plus en plus dénoncées par les salariés affiliés au régime général au fur et à mesure que les règles régissant les retraites se durcissent (surtout depuis la réforme Balladur de 1993) en raison du déséquilibre démographique (selon le COR, de 2,1 cotisants par retraité en 2010, le ratio démographique devrait passer à 1,65 cotisant par retraité en 2020 et à 1,4 en 2040) et donc des difficultés de financement. Ce mouvement vers l'unification, on en perçoit déjà quelques prémices. Au niveau institutionnel, d'abord, avec un mouvement de rapprochement de diverses caisses. Ainsi la création en 2006 du Régime social des indépendants (RSI), né de la fusion de la Cancava (artisans) et de l'Organic (industriels et commerçants)... Et ce n'est certes pas un grand succès. Les régimes des professions libérales également, sont unifiés et gérés depuis 2004 par la Caisse nationale d'assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL). Sans parler, pour les régimes complémentaires, cette fois, de l'union de plus en plus étroite entre l'Arrco (salariés) et l'Agirc (cadres).

Mais cette marche vers un régime unique, on la retrouve également dans les règles régissant les différents régimes. Ainsi, ce n'est peut-être pas assez dit, mais depuis la réforme de 2003, le régime de base de retraite des fonctionnaires a perdu de son attrait : alignement de la durée d'assurance requise pour bénéficier du taux plein sur celle applicable dans le régime général, indexation des pensions sur l'indice des prix hors tabac.

Un mouvement qui s'est poursuivi après la réforme Woerth de 2010 : report progressif de l'âge de la retraite (60 à 62 ans pour les sédentaires), suppression du dispositif de départ anticipé pour les parents de trois enfants après quinze ans de carrière. Après la réforme de 2014, la cotisation retraite des fonctionnaires a progressivement augmenté pour atteindre une hausse de 0,15% en 2017. Idem pour la durée de cotisation qui passera de 41,5 ans à 43 ans d'ici 2035

Mais il reste tout de même une grande différence, celle qui énerve le plus les salariés du privé : les pensions des fonctionnaires sont toujours calculées sur la base du traitement de référence des six derniers mois, hors prime, au lieu de la prise en compte des 25 meilleures années dans le privé, depuis la réforme Balladur de 1993 (auparavant, le calcul s'effectuait sur la base des 10 meilleures années). La commission qui avait planché sur la réforme de 2014 suggérait avec prudence de remettre en cause progressivement ce mode de calcul, avec une étape, par exemple, passant par la prise en compte des trois dernières années au lieu des six derniers mois.

Même les régimes spéciaux (SNCF, RATP, etc.) ont commencé doucement à évoluer depuis la réforme de 2008 : recul progressif de l'âge de la retraite (mais selon un calendrier particulier, il est vrai), introduction d'un mécanisme de surcote et de décote, etc.

Vers un régime à la carte et par points

Pour autant, la marche vers une égalisation des régimes de retraite est encore un long chemin. Et comment parvenir à ce mythique régime unique ?

L'hypothèse la plus généralement retenue, c'est d'ailleurs donc celle retenue par Emmanuel Macron, est l'institution d'un régime par répartition fonctionnant à la carte et par points. C'est, en tout cas, le dispositif proposé par des économistes classés à droite comme à gauche.... Ce qui ne peut que plaire au positionnement adopté par l'ancien ministre de l'Économie.

Ainsi, l'Institut Montaigne, d'obédience plutôt libérale, plaidait dans une note de juin 2010 - « Réformer les retraites : pourquoi et comment » - pour l'instauration d'un régime unique remplaçant les régimes obligatoires et complémentaires actuels. Ce régime unique, détaillait la note, « rétablirait l'égalité, à condition que toute contribution se traduise par l'obtention de points dans le respect du principe "à contributions égales, droits égaux", ce qui n'est pas le cas aujourd'hui ».

La notion d'âge légal de départ à la retraite serait supprimée et remplacée par celle de « plage légale » (par exemple à partir de 55 ans et jusqu'à 70 ans). Chaque bénéficiaire serait ainsi en mesure de décider librement du moment où il se retire en liquidant tout ou partie de sa pension. Bien entendu, ce principe devrait respecter la neutralité actuarielle.

Concrètement, explique l'Institut Montaigne, si l'on part plus tôt, on touche moins, mais plus longtemps. Ainsi, en attribuant un coefficient 1 à la pension mensuelle due à 60 ans, et un coefficient 1,25 en cas de départ à 65 ans, « on offre la liberté de choix aux assurés sociaux sans que cela pose des problèmes à la Caisse de retraite : ceux qui préfèrent partir tôt en ayant moins chaque mois le font ; ceux qui préfèrent partir plus tard pour disposer de plus d'argent chaque mois le font. Les choix individuels ne perturbent pas l'équilibre financier du système de retraite ».

En outre, ce système devrait obéir à certaines règles pour ne pas connaître de déséquilibres : adopter le principe des cotisations définies ; ne distribuer aux retraités que ce qui provient des cotisations prélevées sur les actifs, « à un taux raisonnable » ; s'interdire de recourir à l'emprunt.

C'est un « big-bang » assez semblable que proposaient les économistes Antoine Bozio et Thomas Piketty dans leur ouvrage « Pour un nouveau système de retraite » (éditions Rue d'Ulm, 2008). Eux aussi, à la multiplicité des caisses et régimes actuels, opposaient l'instauration d'un système unique où chaque individu accumulerait des points de retraite durant sa vie professionnelle. Ces points seraient porteurs d'un intérêt réel indexé sur l'évolution de la masse salariale. Chacun déciderait de sa date de départ à la retraite : il n'y aurait plus d'âge légal. Et la pension serait alors calculée en fonction du nombre de points accumulés et de l'espérance de vie moyenne à l'âge choisi pour se retirer de la vie active. Les avantages non contributifs (ceux versés sans rapport avec les cotisations) seraient financés par l'État ou d'autres prélèvements spécifiques.

Quelle part du PIB affecter aux retraites ?

Emmanuel Macron dispose donc de travaux antérieurs pour nourrir sa réflexion sur un « big-bang » des retraites. Mais, même après l'éventuelle instauration d'un régime par points, sachant, répétons-le, que les modalités de la période de transition sont extrêmement difficiles à régler (d'ailleurs le plan Macron prévoit que les salariés à 5 ans de la retraite ne seraient pas concernés par le nouveau dispositif) une question demeurera. En effet, un régime unique par point ne résoudrait pas la question du financement du déficit démographique. Il resterait alors un sujet épineux à régler pour déterminer le montant des cotisations, de la valeur du point et des pensions : quelle part du PIB les Français seraient-ils prêts à affecter à ce nouveau régime ?

Actuellement, déjà, le coût des retraites représente environ 13 % du PIB. Sans les multiples réformes intervenues depuis 1993, il atteindrait 18 %. Selon l'Insee, le poids des dépenses d retraites devrait s'alléger à compter de 2025 pour représenter 11,2% du PIB, grâce à l'ensemble des réformes adoptées jusqu'ici.

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a écrit le 05/03/2017 à 20:50 :
Enfin une proposition logique sur le sujet des retraites. Ce qui est incompréhensible c'est qu'aucun des autres politiques ne la propose, ils préfèrent tous laisser l'injustice couler des jours heureux par peur de perdre des suffrages... Ce qui est franchement dégoutant c'est que les retraités dorés actuels du secteur public et des régimes spéciaux vont pouvoir profiter de leur hold up et saigner les français pendant encore de nombreuses années.
a écrit le 05/03/2017 à 9:21 :
Seigneur, faites en sorte que les Français arrivent à comprendre que la baisse du cout du travail doit se faire au détriment de la hausse du prix de l'énergie, progressivement et à niveau constant. Merci.
Réponse de le 05/03/2017 à 11:36 :
D'accord avec Gépé. La hausse des prix de l'énergie poussera ,en plus, les entreprises,les particuliers et les collectivités territoriales à réaliser des travaux dans le bâti pour économiser de l'énergie.Cela serait très efficace contre le réchauffement climatique. Notre énergie étant majoritairement d'origine carbonée.
D'ailleurs,les cotisations salariales et patronales ne peuvent pas à elles seules financer la retraite par répartition.Il faut un troisième pilier de financement (comme en Norvège). Il ne faut pas oublier que ds la retraite par points on unifie le système public et privé et que ds le système public l'état finance au moins la moitié de la retraite (avec les impôts et de l'endettement). Dans un système unifié, il faudrait augmenter le financement public car avec le système par points,financé seulement par les cotisations,on arriverait à des retraites misérables.
Quant à la capitalisation, (préconisée par certains ,ici) ,c'est de l'escroquerie.
Les seuls qui gagnent ,ce sont les fonds de pension,les banques et les compagnies d'assurance.
D'ailleurs la proposition de FF de créer un premier étage de retraite par capitalisation, ne serait pas en rapport avec le fait que sa société de conseil : 2F Conseil, conseillait surtout Axa?.
Réponse de le 05/03/2017 à 17:06 :
Merci "Pas dupe". Je précise que tout ça est expliqué très simplement page 12 de la note n°6 du conseil d'analyse économique.
a écrit le 05/03/2017 à 7:30 :
C'est juste ce que le Front National propose depuis 1992 mais bon, comme c'est le FN, c'est forcément mauvais, pas vrai ? Tandis que Macron le télé-évangéliste, c'est du solide pour un journaliste français...
a écrit le 04/03/2017 à 20:11 :
C'est bluffant ce faux mage Macro
a écrit le 04/03/2017 à 18:27 :
"On saura que, quand des personnes ont une retraite plus élevée, c'est qu'elles-mêmes, leurs employeurs, ou l'État au titre de la solidarité, ont cotisé davantage »".

C'est surtout le statut du salarié proche de la retraite qui compte, le grouillot aura toujours une petite retraite
a écrit le 04/03/2017 à 17:42 :
L'unification des régimes et le mécanisme proposé simulant la capitalisation pour les conditions de départ constituent une bonne réforme. Mais il faut la compléter cela par une réforme du financement. Par exemple aller vers le financement de la retraite de base par la TVA (et faire en sorte qu'elle soit exonérée de prélèvements) et aller vers la capitalisation pour la retraite complémentaire (par exemple transférer progressivement à l'Arrco la participation de l'état dans les entreprises).
a écrit le 04/03/2017 à 11:04 :
MACRON COMME SAKO ET HOLANDE CROIS EN UNE REPRISE DE A CROISANSE QUI NE REVIENDRAS PAS..IL VEUT REDUIRE LES CHARGES PARONNALES ET REDUIRE LES DROITS DU MONDE OUVRIER? IL REVE ET VAS FAIRE SUBIR UN CHANGEMENT DE SOCIETE QUI VAS ENGENDREZ ENCORE PLUS DE PAUVRES? MOI JE DIT QUI NE FAUT PAS AGIR SUR LES CONSECANSES DE LA CRISE/MAIS INTERVENIR SUR LES CAUSSES DE CETTE CRISE/ C EST A DIRE REINDUSTRALISE LA FRANCE/ AIDE LES ENTREPRISES PERFORMANTES RECUPERES L ARGENT DES EVASTIONS FISCAL. FAIRE PAYE PLUS LE CAT QUARANTE. DIMINUE L IMPOTS DES PAUVRES ET AUGMENTE CELUI DES RICHES? ??NOUS AURONS LE DESTIN QUE NOUS AVON MERITE///ALBERT EINSTEIN///
a écrit le 04/03/2017 à 8:47 :
Le problème, ce n'est pas de répartir l'argent qui rentre dans la caisse des retraites (la répartition), mais de trouver de l'argent pour remplir la caisse des retraites (la taxe sur l'énergie).
Réponse de le 04/03/2017 à 9:39 :
C'est un faux problème. Si nos parents travaillaient pour financer les retraite des leurs, nous on est obliger de financer celle de nos parents, la notre(retraite complémentaire oblige) et le chômage de nos frères et sœurs... Si il y a trente ans l'état avait incité à avoir moins d'enfants, aujourd'hui on aurait moins de chômeur et les salariés seraient mieux défendu car plus recherchés par les entreprises. Alors qu'avec le chômage actuel, beaucoup d'entreprises préfère embaucher un ingénieur payé au BTS pour un travail de BTS, un Bac+2 comme ouvrier payer au salaire d'un ouvrier... Le véritable problème n'est pas la retraite son fonctionnement ni même les avantages que certains ont et que les gouvernants critique pour nous faire croirte que le problème est ailleurs que la réalité. Ce qui est le plus dommage c'est que les citoyens ne se rendent même pas compte qu'on attirent leur attentions sur autres chose que les problèmes réels pour que nos élus continuent a avoir droit à leur petite vie dorée pendant que tous les autres s'écharpent entre eux croyants qu'ils sont le problème...
Réponse de le 04/03/2017 à 17:38 :
à @gépé. C'est le vrai problème; c'est ce qui correspond aux gains de productivité. Nous produisons plus pour le même temps de travail ou nous travaillons moins pour la même production. Simplement, les cotisations de retraite concernent un temps de travail plus réduit, ce qui augmente le cout du travail, et nous défavorisent par rapport aux autres pays européens. Il faut trouver un autre mode de financement des retraites pour tenir compte des gains de productivité. C'est pour cela que je propose un financement par une taxe sur l'énergie. Merci.
a écrit le 04/03/2017 à 8:19 :
Suite. Mais attention, si nous ne réagissons pas rapidement, nous disparaitrons de la scène internationale; voyez le cas d'AIRFRANCE, d'ALSTOM et de beaucoup de nos entreprises industrielles déjà disparues. Réagissez!
a écrit le 04/03/2017 à 8:11 :
Macron, ce télévangéliste dont la Tribune nous gave jusqu'à la nausée, mais qui n'est qu'un clone de Hollande
Réponse de le 04/03/2017 à 9:44 :
Et oui et ils ne semblent pas ce rendre compte que le problème est eux les membre du gouvernement... Entre un choix de la droite Sarkozy, le droite Fillon, a droite Hollande, la droite Macron, ou la droite Hamon que nous reste il comme choix réel, surtout que les programmes ne sont jamais respecté juste traficoté pour faire croire qu'ils ont été respectés (comme la courbe du chômage...) D'ailleurs les élus ne se rendent même pas compte qu'ils ne sont pas "élus" mais "éliminés..." Ce qui est encore plus grave et démontre leur niveaux d'incompétences et de nullités !
a écrit le 04/03/2017 à 7:58 :
L'idée essentielle pour le financement des retraites (et du chomage) est de solliciter la consommation et aussi l'énergie, d'où l'idée d'une taxe sur la consommation d'énergie. Cela met un marche un double raisonnement. C'est apparemment très difficile à comprendre. Les Allemands et les Suédois l'ont compris, mais pas nous.
a écrit le 03/03/2017 à 20:39 :
Mêmes droits à la retraite par répartition pour tous fonction du montant de ses cotisations dans des limites précises. Car la répartition est un mécanisme de solidarité et non un placement financier. En tant que placement financier,ce serait un schéma Ponzi. De fait la plupart des hauts salaires bénéficient aujourd'hui de la retraite par répartition a un niveau très élevé additionné à un revenu de capitaux qu'ils ont pu accumuler au cours de leur vie professionnelle.
a écrit le 03/03/2017 à 20:18 :
Macron veut la retraite par point . OK , en attendant , il veut augmenter de 1.7 % la CSG
sur la pension des retraités actuels. Il n'aime pas les retraités notre jeune politicien , il n'aime pas non plus ceux qui ont épargné pendant des années pour acheter un logement.
L'immobilier selon lui , c'est une rente. Vive l'épargne boursière en l'exonérant de l'ISF , c'est dans son programme , une vraie vision de gauche.
Réponse de le 04/03/2017 à 9:47 :
L'achat d'un logement pour sa retraite est un moyen pour constituer une épargne. Il faut en tenir compte.
a écrit le 03/03/2017 à 17:36 :
en son temps f.bayrou avait fait cette proposition ; bonne idée à condition d'y inclure les parlementaires et ex présidents ,question d'exemplarité
a écrit le 03/03/2017 à 17:25 :
LES 35 RETRAITES SPÉCIFIQUES C'EST 20 MILLIARDS D'EUROS PAR AN SOIT 30% DE L'IMPÔT DU REVENU. SCANDALEUX D'AUTANT PLUS QUE CEUX QUI EN BÉNÉFICIE SONT LES PLUS ASSISTÉS ET PARESSEUX DE NOTRE PAYS (FONCTIONNAIRES SNCF EDF ETC) DÉNONCÉS COMME TRES INÉGALITAIRES AVEC LES FRANÇAIS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE PAR LE FMI ET L'OCDE... A RÉFORMER D'URGENCE AVEC ALIGNEMENT SUR LE PRIVÉ SANS DÉLAIS! !!
Réponse de le 03/03/2017 à 20:51 :
"DÉNONCÉS COMME TRÈS INÉGALITAIRES AVEC LES FRANÇAIS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE ". Je suppose que vous voulez dire que notre pays est inégalitaire envers ses citoyens ? La société civile est souvent une expression qui désigne non pas le Peuple mais ceux qui prétendent le représenter et parlent en son nom comme les Associations diverses et variées, les syndicats, les organisations de bienfaisance, culturelle...
Cela ne veut rien dire 20 milliards par an, encore faut-il le rapporter au nombre de retraités concernés à leur qualification et le comparer avec d'autres. Ainsi rien d'étonnant que les anciens profs qui sont des cadres recrutés sur concours niveau II touchent des retraites plus élevés que des ouvriers recrutés sur simple entretien (parfois même sans) et qui ont une qualification niveau V... Ce n'est pas, seulement, parce que les uns étaient fonctionnaires et les autres travaillaient dans une grande entreprise française à 32 H payées 40 et ont pris leur préretraite à 52 ans que les retraites sont différentes. Il faut comparer des choses comparables.
Réponse de le 04/03/2017 à 12:53 :
Une précision pour la SNCF et EDF : le statut initial n'était pas celui de la fonction publique mais celui d'entreprise publique , d'où des régimes spéciaux. D'autre part la plupart des fonctionnaires arrivent au maximum de rémunération bien avant l'âge de départ en retraite et dans la plupart des cas calculer sur la rémunération des six derniers mois ou des quinze dernières années ne change pas grand chose. Sur les 25 meilleures nécessite une comparaison complète. Par contre dans le privé la rémunération continue généralement à progresser jusqu'à la retraite . Un calcul équitable prenant en compte l'ensemble des facteurs semble indispensable avant de généraliser à outrance...
a écrit le 03/03/2017 à 17:09 :
Suite. Il s'agit de l'effet lié au baby boom. La solution correspond à l'application de la note n°6 du CAE.
a écrit le 03/03/2017 à 16:54 :
Le problème des retraites est lié à la démographie. En Europe, il concerne uniquement la France. La solution est donc a trouver pour la France. Les retraites augmenteront jusqu'en 2035 d'une valeur moyenne de 5 Mrds d'€ chaque année, et en 2025, il faudra tenir compte du vieillissement ce qui posera d'autres problèmes pour lesquels nous ne sommes pas préparés. Il est impératif de trouver une solution dès le prochain quinquennat. La seule solution consiste à prévoir le financement des retraites par une taxe sur l'énergie. C'est compatible avec la retraite par point.
Réponse de le 03/03/2017 à 17:34 :
Nous avons un système de retraite par répartition dont le fondement est la solidarité intergénérationnelle : les actifs paient pour les retraités du moment.
Taxer l'énergie à cette fin, c'est introduire un financement des retraites par l'impôt. Ce n'est pas acceptable, le système doit être équilibré par la solidarité qui le fonde et non par de la dette léguée à nos enfants. STOP aux déficits !
La logique de la retraite par points est d'ajuster annuellement la valeur du point compatible avec l'équilibre moyen terme du système, avec éventuellement une part d'ajustement "conjoncturel", sorte de prime liée à l'ampleur des rentrées de cotisations de la période (en fait lié au niveau de chômage).
Réponse de le 04/03/2017 à 7:23 :
Merci pour votre réponse. Le financement est en effet tout le problème. Reportez vous à la note n°6 du CAE pour avoir la solution. Elle consiste à financer les charges sociales par une taxe sur l'énergie. C'est l'objet de mes interventions depuis plusieurs années. Il devient urgent de trouver la solution et surtout d'envisager un autre raisonnement. Je suis prêt à en débattre.
a écrit le 03/03/2017 à 16:16 :
1.5% c'est le rythme de croissance des pays développés depuis le début de la révolution industrielle, donc c'est raisonnable comme hypothèse.
Cette transformation sera longue, j'entendais hier Eli Cohen, parler de 20 ans pour arriver au bout.(comme les Suédois)
C'est exactement à cela que doit servir l'élection de Macron, faire les grandes transformations de façon transpartisanes pour que leur réalisation soit assurée à long terme. A la lecture de votre article, on comprend que ni la droite ni le PS ni sont opposés, faut juste les faire bosser.

Ce sujet permet également une grande réflexion sur la façon dont sont rémunérés les fonctionnaires et donc penser enfin à une politique de ressources humaines dignes pour eux, en terme de management et d'évolution de carrière. Une fonction publique mobilisée, dynamique et conquérante, c'est une source énorme de productivité et d'attractivité pour notre pays. On a besoin d'eux, pas de les montrer du doigt.

Faire de l Economie avec e majuscule et de la Politique avec p majuscule, c'est top. Macron offre cet optimisme dont nous avons cruellement besoin et il est en capacité avec un bon début de quinquennat d'insuffler la confiance nécessaire pour mener à bien les discussions nécessaires pour ces transformations lourdes.
Réponse de le 03/03/2017 à 18:05 :
Je suis en phase complète avec vos propos.
Sortir par le haut des régimes spéciaux me parait illustrer la démarche intelligente de Macron qui affronte courageusement les problèmes en prenant en compte le facteur temps (en ce sens il n'a rien à voir avec la synthèse Hollandiste qui perd de vue l'intérêt général à MT).
Pour ce projet qui concerne toute la population, je verrais bien dans la méthode un référendum pour désamorcer les velléités corporatistes qui veulent que rien ne change (CGT, Sud SNCF,...).
Réponse de le 04/03/2017 à 7:39 :
Elie Cohen a tort de négliger la contribution de l'énergie (voir son livre "changer de modèle", page 224) et Christian St Etienne a tort également en envisageant le financement des retraites sur les salaires; il doit concerner l'ensemble de la production, travail, capital énergie.
a écrit le 03/03/2017 à 16:08 :
5 articles sur Macron sur votre page d'accueil aujourd'hui !!!
Il n'y en a que pour lui, tout tourne autour de lui.
Vous etes un journal ou une agence de publicité ?
Réponse de le 03/03/2017 à 22:24 :
Parce qu'il est seul à dire des choses un peu nouvelles, peut-être?
a écrit le 03/03/2017 à 15:03 :
"par exemple à partir de 55 ans et jusqu'à 70 ans"

Dans ce cas, comme dans tous les autres d'ailleurs, il est indispensable de prendre en compte la pénibilité du travail, un maçon à 55 ans et moins en forme qu'un politicien à 70. Si on veut parler d'égalité, parlons en mais en prenant tous les éléments.

Merci pour cet article qui nous démontre bien que Macron est un flou et n'a pas de recettes miracles qu'il donne pourtant l'impression d'avoir car avec la Chine qui licencie 500000 personnes (j'ai vraiment du mal à m'y faire, c'est un renversement brutal de tendance économique) du fait de la crise mondiale due à la baisse permanente du pouvoir d'achat et donc de consommation, des gens on voit mal comment on pourrait arriver à une croissance de 1.5%.

Pour cela il serait indispensable de s'attaquer à la finance mais ce ne sont pas fillon et macron, ni tous les autres d'ailleurs sauf le NPA mais ça tombe bien l'oligarchie refuse qu'il se présente, qui en sont les serviteurs, qui s'y colleront.
Réponse de le 03/03/2017 à 16:32 :
Il ne peut y avoir de solution miracle que ce soit avec Macron ou en s'attaquant à la finance avec le NPA. L'économie avec toutes ses faiblesses tend à être une science et s il y avait des recettes miracles on le saurait.

Vous vous rendez compte que votre chiffre de 500 000 est tout à fait "petit" à l'échelle d'un pays de 1.5 milliard d'habitants. En plus remis dans aucun contexte je ne vois pas quelle conclusion en tirer, c'est l'état ou des entreprises, ? Et puis qu'il y ait des surproductions dans certains secteurs ou trop de personnels dans des entreprises d'état, c'est pas franchement une news venant de Chine...

Enfin taux de croissance zone euro (pas au mieux de sa forme vous en conviendrez) 2016: 1.7%.

Je vous sais curieux, alors je vous invite à aller vous renseigner sur la fin du XIXeme siècle en Europe. On peut penser que nous sommes entrain de vivre un épisode un peu analogue, c'est à dire une sorte de déflation soft due à l'assimilation du progrès technique qui a duré longtemps, le vieillissement de la population pour nous en plus. Ca a été une époque florissante pourtant pour notre pays dans de très nombreux domaines. Ne désespérez donc pas cher ami.
Réponse de le 03/03/2017 à 18:19 :
Je pense que pour vous son programme restera flou quelque soit les arguments apportés.
Le cap et les grands principes sont posés. Il va de soit que les détails de mise en oeuvre relèvent d'autres acteurs (gouvernement, parlement, partenaires sociaux,...) et de négociations.
...Et la finance n'a rien à voir avec ce sujet puisque le principe de la retraite par répartition est réaffirmé (solidarité entre générations actifs/retraités) !
Réponse de le 03/03/2017 à 19:01 :
Rien n'empêche de valoriser par des points en plus les années de travaux pénibles. Quelles soient effectuées à 25 ou 55 ans.
Réponse de le 04/03/2017 à 18:17 :
"s il y avait des recettes miracles on le saurait"

Ok TINA donc, vous n'avez rien d'original pour changer ? Toujours la prêche est bonne ?

"
Vous vous rendez compte que votre chiffre de 500 000 est tout à fait "petit" à l'échelle d'un pays de 1.5 milliard d'habitants. "

Vous vous rendez compte que l'on parle de l'usine du monde qui pour la première fois de son histoire licencie à cause de la crise économique ? Parce que le prétexte d'une suproduction est à mourir de rire puisqu'en effet quand il y a chute de la croissance il est évident qu'il y a surproduction, encore de la novlangue.

"Je vous sais curieux, alors je vous invite à aller vous renseigner sur la fin du XIXeme siècle en Europe. "

La Commune de Paris réprimandée par Adolphe Thiers avec la complicité de toutes les oligarchies européennes, je la connais parfaitement cette période.

Vous rendez vous compte que vos impressions sont ridicules ? Vous savez tout ce qui sort de votre imagination n'est pas vérité hein ?

Bref, quel ennui les prêtes néolibéraux.

"Je pense que pour vous son programme restera flou quelque soit les arguments apportés."

Vous avez parfaitement compris, il est évident que je n'attends absolument rien d'un serviteur des puissances financières de ce pays et l'histoire me donne raison à 100%.

"Rien n'empêche de valoriser par des points en plus les années de travaux pénibles"

Entièrement d'accord avec vous maintenant lui ne le mentionne pas, avouez que c'est du coup particulièrement gênant car on reste dans le flou et sachant que macron sert comme fillon les intérêts et l'argent j'ai de gros doutes sur sa sensibilité sociale.
Réponse de le 02/05/2017 à 23:18 :
oui vous avez raison mais il faudrait que cela soit mondial car la finance va toujours la ou c'est le plus avantageux pour elle. Alors on fait quoi ? On attend la prochaine crise financière.Autre sujet trump veut baisser a 15% les impôts sur les sociétés qui dit mieux ?on va devoir bientôt payer pour travailler, comme le fait le canada avec son essai sur le revenu universel .Plus d'espoir

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