Retraites complémentaires : les syndicats et le patronat négocient la fusion Agirc-Arrco

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En harmonisant les droits des assurés, cette fusion a pour objectif de renflouer les caisses des retraites complémentaires.
En harmonisant les droits des assurés, cette fusion a pour objectif de renflouer les caisses des retraites complémentaires. (Crédits : Reuters)
Après la décision de fusion décidée il y a deux ans, l'heure est aux négociations concernant l'harmonisation des droits des assurés. Les discussions devraient se poursuivre jusqu'à la fin de l'année.

Les partenaires sociaux étaient réunis mercredi au siège du Medef pour négocier les conditions de la fusion des régimes de retraites complémentaires Agirc (cadres) et Arrco (tous les salariés du privé), décidée il y deux ans pour renflouer leurs caisses, et ainsi harmoniser les droits des assurés, a constaté l'AFP.

Patronat (Medef, U2P, CPME) et syndicats (CFDT, FO, CGT, CFE-CGC, CFTC) devaient notamment traiter la question des droits familiaux, tels les pensions de réversion, et les modalités de financement des régimes.

Les discussions, abordées "de façon très sereine et très confiante" par le négociateur du Medef, Claude Tendil, font suite à une dizaine de réunions organisées en amont et qui ont conduit à l'élaboration d'un projet d'accord.

Un régime unifié

Il "s'agit de mettre en musique" l'accord signé le 30 octobre 2015 par le patronat et la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC pour renflouer les caisses des régimes de retraites complémentaires et qui prévoyait, notamment la fusion de l'Agirc et de l'Arrco en janvier 2019, a expliqué Serge Lavagna (CFE-CGC).

Par exemple, l'âge auquel un veuf ou une veuve peut prétendre à une pension de réversion est de 55 ans à l'Arrco, de 60 ans à l'Agirc. Le projet mis sur la table prévoyait de fixer cet âge à 57 ans dans le régime unifié. Le Medef aurait accepté mercredi matin de l'établir à 55, s'est réjouie Pascale Coton (CFTC)

Autre point abordé, la mise en place de nouvelles cotisations fusionnant des cotisations existantes, dont certaines spécifiques aux cadres, et qui pourront faire des perdants chez certains salariés, notamment chez 5% d'assurés de l'Arrco (non cadres), redoutait Philippe Pihet (FO) la veille de la réunion.

Une baisse des pensions ?

De son côté, la CGT s'est inquiétée d'une baisse future des pensions, de l'ordre de "9% sur 15 ans" y compris pour les retraites déjà liquidées, selon Marie-José Kotlicki.

Une interprétation réfutée par tous les autres négociateurs. "Il n'est pas souhaitable, ni économiquement ni socialement, de baisser les pensions", a assuré Claude Tendil.

Une autre réunion est envisagée la semaine prochaine, les négociateurs devant s'entendre avant la fin de l'année.

"L'objectif du Medef, c'est de faire en sorte que le paritarisme responsable fonctionne en matière de retraites complémentaires", a insisté M. Tendil.

(avec AFP)

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a écrit le 09/11/2017 à 16:06 :
il nous reste a croire a un retour reel de la croissance pour que tous bujets aux rouge redeviennent possitif, c est pour cela que les francais ont choissie macrons en degagent les vieux de droite et de gauche:ILS NOUS FAUT ENCORE ATTENDRE ?MAIS CELA FAIT TRENTE ANS QUE L ON ATTENT? ON A LE DROIT DE REVEZ IL N Y A QU CELA DE GRATUIT DESORME???
a écrit le 09/11/2017 à 15:21 :
Macron a massacrés LeS retraitees avec la csg ! Arrco et agirc plus de revalorisation de puis plus des 3ans inflation fin octobre 2017 et de 1.1-un points reste 0.1 dont une revalirisation de 0.1 ! De minutions des retraitees cadres ! C est un rituel de massacrés LeS retraitees marrés des gestionnaires arrco qui massacrés avec macron leS retraitees riant que là passages à la mensualité arrco agirc ont économisé 9 millards de € stop aux voleurs des retraitees
a écrit le 09/11/2017 à 10:38 :
La croissance due à la consommation est le fait des retraités. Si ils devaient réduire leur train de vie, l'impact serait immédiat sur son niveau. Il existe une variante qui consisterait, pour ceux qui le peuvent, à désépargner, ce qui mécaniquement ferait défaut à leurs ayants droits un jour ou l'autre.
a écrit le 09/11/2017 à 10:09 :
comme d ; habitude en défaveur du privé et des petites retraite ; ils ont vidé les caisse du privé pour renfouler les fonctionnaires la fusion arrco- agric Mr Balladur avait commencé 1995 Macron va le terminer sauf bien sur pour certain priviligiées comme d, hab
a écrit le 09/11/2017 à 7:22 :
L'association de deux pauvres crée-t-elle un riche?
a écrit le 08/11/2017 à 19:15 :
Le mieux pour se faire une opinion est de prendre connaissance des dernières prévisions du Conseil d’Orientation des Retraites. Et plus précisément du rapport annuel du COR de Juin 2017 : "Évolutions et perspectives des retraites en France"
a écrit le 08/11/2017 à 18:04 :
a mon entrée dans l'industrie je cotisait hélas involontairement a quatre ou cinq caisses de retraite par mon entreprise, jai vu des fusions ou on s'est fait niqués....la fusion des deux caisses ou je suis.... je crains le pire....mais on va aussi payer moins d'impot... moins de csg (la on reve) bien sur je suis dans les riches.....donc on s'organise je viens de recevoir le cadeau de noel de madame ... par DHL sans tva économie 400 euros...je commande chez WISH sans tva.... j'achete mon vin chez CDiscont parfois 20 % de moins que chez lecler je viens de renégocier mes contrats d'assurances gain annuel 800 euros pour les memes garanties/..bien sur moins deTVA ou de taxe sur les salaires, pour le gouvernement
Réponse de le 09/11/2017 à 8:13 :
Vous avez bien raison. Alors que les grandes entreprises se sont spécialisées dans l optimisation fiscale, qu on nous explique que tout cela est légal et que le gouvernement ne fait rien, je comprend parfaitement que les particuliers fassent de même.
a écrit le 08/11/2017 à 17:35 :
On peut rappeler les chiffres publiés le 23 mars 2016 par l'Agirc-Arrco qui annoncaient une baisse de 130 millions d'euros de son déficit sur un an, passant de 3,15 milliards en 2014 à 3,02 milliards en 2015 soit exactement la même somme ce que ce gouvernent va faire économiser grâce à la suppression de l'ISF et son remplacement par l'IFI soit 3,2 milliards d'euros aussi aux contribuables concernés.
a écrit le 08/11/2017 à 15:42 :
Le but de ces reformes n'est pas d'améliorer le sort des retraités bien au contraire....aussi pourquoi s'alarmer de la chose ? Si le medef pouvait diviser par 2 immediatement les retraites servies au vulgum pecus il le ferait.....le but étant malgré tout d'organiser un transfert de richesse des gens modestes vers les plus riches....et notre estimable Président met en musique tout cela....😁 En guise de nouvelle politique ce sont des mesures du XIX siècle repeintes aux couleurs du macronisme.....
Réponse de le 08/11/2017 à 17:23 :
Tous ceux qui veulent baisser les retraites oublient que:
- les retraités consomment comme les autres
- le jour où ils ne seront plus en mesure de s'assumer, la collectivité devra le faire
- tout jeune deviendra retraité un jour
Réponse de le 08/11/2017 à 18:38 :
meme macron un jour sera retraité mais il sera bien payé et n'aura pas de probleme de fin de mois,en fait cette personne ne support pas les inactifs alors qu'il donne du travail aux chomeurs et le probleme des caisses de retraites sera resolu par le versement des cotisations!!!!
Réponse de le 09/11/2017 à 8:52 :
Vu qu il y a de plus en plus de retraités qui vivent de plus en plus longtemps, je vois pas tres bien comment on peut eviter de baisser les retraites, a moins d accepter de saigner a blanc la jeune generation. Actuellement les retraités ont un niveau de vie superieur aux actifs (cf INSEE). Il est evident que ca ne peut pas durer.

Evidement les retraités ralent, en oubliant que s ils doivent payer plus de CSG c est quand meme eux qui ont cree les deficits (en votant pour des nazes depuis 30 ans) et en consommant en masse des soins medicaux

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