Retraites : le calendrier s'accélère à la veille d'une semaine décisive

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Plus de 800.000 manifestants sont descendus dans la rue jeudi 5 décembre, selon le chiffres du ministère de l'Intérieur. Une deuxième grande journée de grèves et manifestations est prévue mardi 10 décembre.
Plus de 800.000 manifestants sont descendus dans la rue jeudi 5 décembre, selon le chiffres du ministère de l'Intérieur. Une deuxième grande journée de grèves et manifestations est prévue mardi 10 décembre. (Crédits : Reuters)
Edouard Philippe se dit "déterminé" à mener "jusqu'à son terme" le projet de système universel de retraite par points voulu par Emmanuel Macron. Une réunion de travail rassemblera ce soir au palais de l'Elysée les ministres concernés alors qu'un lundi noir s'annonce dans les transports et qu'une deuxième grande journée de grèves et manifestations est prévue mardi.

Consultations à Matignon et réunion à l'Elysée, bras de fer dans la presse : l'exécutif s'active pour sauver sa réforme des retraites, menacée par un mouvement social qui va quasiment paralyser les transports parisiens dimanche et fait craindre une pagaille sur les quais lundi.

Le Journal du dimanche organise la confrontation entre le Premier ministre Edouard Philippe et son principal opposant sur ce dossier, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, regonflé par la mobilisation massive du 5 décembre, qui a fait descendre plus de 800.000 manifestants dans la rue.

"Si on ne fait pas une réforme profonde, sérieuse, progressive aujourd'hui, quelqu'un d'autre en fera une demain brutale, vraiment brutale", prévient dans des propos cités par le JDD le chef du gouvernement, "déterminé" à mener "jusqu'à son terme" le projet de système universel de retraite par points voulu par Emmanuel Macron.

"Nous tiendrons jusqu'au retrait" de la réforme, dans laquelle "il n'y a rien de bon", réplique dans une longue interview au journal dominical le dirigeant cégétiste, alors qu'une deuxième grande journée de grèves et manifestations est prévue mardi à l'appel de l'intersyndicale FO-CGT-Solidaires-FSU et de quatre organisations de jeunesse. Certaines voix, à la CGT, évoquent déjà un troisième round jeudi prochain.

Le calendrier de l'exécutif s'accélère

Pour tenter de sortir de l'ornière, le calendrier de l'exécutif s'accélère. Tout le week-end, des consultations ont lieu à Matignon. Dimanche soir, Emmanuel Macron et Edouard Philippe réuniront à l'Elysée les ministres concernés par le dossier. Lundi, en compagnie de la ministre des Solidarités Agnès Buzyn, le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye présentera aux partenaires sociaux les conclusions de sa longue concertation. Enfin, mercredi, Edouard Philippe détaillera son plan consistant à fusionner les 42 régimes de retraite existants.

"On pourra apporter des réponses extrêmement positives pour beaucoup de gens qui subissent des injustices dans le système actuel: les femmes, les agriculteurs, et ceux qui ont des parcours hachés notamment", assure-t-il.

Mais y aura-t-il matière à éteindre l'incendie? Rien n'est moins sûr, vu la réponse apportée par Philippe Martinez à l'hypothèse d'une transition sur dix ou quinze ans entre les régimes actuels et le futur système: "Ce sera non". "Je ne veux pas que nos petits-enfants nous disent: 'tu as pu partir à tel âge, mais en contrepartie, tu as sacrifié ma retraite' ", fait-il valoir.

Vers un lundi noir dans les transports

La mobilisation s'est d'ores et déjà inscrite dans la durée. De nouveaux défilés ont eu lieu samedi, coagulant les colères: des marches contre le chômage et la précarité prévues de longue date ont rassemblé selon le ministère de l'Intérieur 23.500 personnes en France, dont des "gilets jaunes" et des militants syndicaux mobilisés sur les retraites. Les trois premiers syndicats de cheminots (CGT, Unsa et SUD) ont appelé à amplifier la grève à partir de lundi.

En attendant, le trafic va rester fortement réduit dimanche à la SNCF, avec 1 TGV sur 6, 15% des Transiliens (RER SNCF et trains de banlieue) et 2 TER sur 10 (grâce à des bus) en circulation. La RATP va même fermer 14 lignes de métro sur 16.

Et lundi s'annonce carrément noir dans les gares et stations franciliennes. La SNCF a recommandé aux usagers d'éviter les Transiliens, l'affluence attendue dans les gares d'Ile-de-France s'annonçant "très dangereuse" pour la sécurité des voyageurs. Même ton alarmant à la RATP, qui a invité "tous les voyageurs qui en ont la possibilité à différer leurs déplacements", compte tenu du "fort risque de saturation du réseau", avec notamment 10 lignes de métro fermées.

Les commerçants inquiets

Dans la capitale, le préfet de police a de nouveau pris un arrêté obligeant les commerces situés sur le parcours du cortège parisien de mardi, entre Invalides et Denfert-Rochereau, à fermer. Plusieurs représentations prévues ce week-end à la Comédie-Française et à l'Opéra de Paris ont été annulées.

Les professionnels du commerce et du tourisme commencent à s'inquiéter des conséquences d'un mouvement social potentiellement durable. Ainsi à Lyon, les hôtels sont loin de faire le plein, alors qu'il est habituellement impossible de trouver une chambre en ville pendant le long week-end de la Fête des lumières.

Et la droite est en embuscade, à l'image du président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand. "Catastrophique", la méthode d'Emmanuel Macron "restera comme un cas d'école d'amateurisme: c'est le président lui-même qui a semé le trouble en tergiversant sur l'âge pivot" en deçà duquel une décote serait appliquée, "puis en évoquant la 'clause du grand-père'" réservant l'entrée dans le futur système aux seules nouvelles recrues, tranche-t-il dans Le Parisien.

"Il a réussi à faire peur à 30 millions d'actifs! Il doit répondre à leur colère", estime l'ancien ministre sarkozyste.

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Commentaires
a écrit le 09/12/2019 à 14:32 :
Mrr Macron votre approche de la réforme des retraites est plus idéologique et comptable ....
Pour avoir travaillé tant dans le privé que le public - polypensionne, situation plus courante et tpassee sous silence pour les 60-70-80- votre réforme fait perdre plus d un tiers de la retraite SNCF auquel je peux ajouter la perte des droits acquis en retraite complémentaire ( 8 ans de secteur privé 510€ Annuels)
Les perdants de la classe moyenne doivent ils cesser de consommer pour épargner leur retraite de demain?
Aucune évaluation, aucune garantie figure dans ce projet ...qui va faire de nous les travailleurs modestes ( -2000€ menseuls). les futures retraites pauvres .
Pourquoi nôtre génération. Doit elle payer les anciennes règles et par contre se voir appliquer les nouvelles ? Cette génération meme qui récupère les dettes socilales et étatiste de la gereration d après guerre ayant refusé les réformes il y a 20-30-40 ans....
Ne pensez vous pas que si tout le monte ( actif et retraites ) étaient mis à contribution de manière plus progressive cela réduirait la charge pour led actifs qui consomment plus que les retraités et seraient plus acceptables par les générations 60-70-80...
Bref ne pensez vous pas que votre réforme va accentuer le clivage et les tensions generationnelles et pousse la classe moyenne vers Le Rn aux prochaines élections municipales et nationales ?
a écrit le 09/12/2019 à 14:13 :
Je ne vois pas de quel privilège parle t on
Cheminot agent de maîtrise 25 ans de boîte 13 e mois 28 j de congé 8 de et gavant 1800€ net mensuel
Retraite prévue avec les règles actuelle à 62 ans ( ne en 1969):
1498€! (75 % du dernier salaire hors prime - en ai peu car sédentaire)
Ou est le privilège mais il vrai qu avec les noucvelkew règles pour tous public -privés, je perd mes cotisations de retraite complémentaire qu en je travaillais dans le prive ( 8ans : 510€ annuel)
La retraite passe à 1077€!

C est vrai on va tous descendre d un étage ou 2 ... mR macro doit on arrêter de consommer aujourd hui pour épargner sa retraite de demain!?
Comment expl’isuez Vous et justifiez vous à ceux dont effort repose sur les générations 60-70/80 pour payer les retraites actuelles - dont nous n aurons no les mêmes en condition ni les montant... aux générations précédentes qui ont fortement endettée le pays ?
a écrit le 09/12/2019 à 14:10 :
Je ne vois pas de quel privilège parle t on
Cheminot agent de maîtrise 25 ans de boîte 13 e mois 28 j de congé 8 de et gavant 1800€ net mensuel
Retraite prévue avec les règles actuelle à 62 ans ( ne en 1969):
1498€! (75 % du dernier salaire hors prime - en ai peu car sédentaire)
Ou est le privilège mais il vrai qu avec les noucvelkew règles pour tous public -privés, je perd mes cotisations de retraite complémentaire qu en je travaillais dans le prive ( 8ans : 510€ annuel)
La retraite passe à 1077€!

C est vrai on va tous descendre d un étage ou 2 ... mR macro doit on arrêter de consommer aujourd hui pour épargner sa retraite de demain!?
Comment expl’isuez Vous et justifiez vous à ceux dont effort repose sur les générations 60-70/80 pour payer les retraites actuelles - dont nous n aurons no les mêmes en condition ni les montant... aux générations précédentes qui ont fortement endettée le pays ?
a écrit le 09/12/2019 à 13:29 :
La réunion ministérielle prévue ce midi est reportée à demain soir.

A l'évidence le contenu des annonces du gouvernement va dépendre de la mobilisation de demain et les "derniers arbitrages" rendus après demain, probablement en fonction de la mobilisation de jeudi et des perspectives du mouvement, telles que vues par Macron.

Aujourd'hui, l'état est incapable de présenter un plan cohérent et dans deux jours Phillipe prétend annoncer les derniers arbitrages.

Pour moi, les derniers arbitrages c'est quand 90% du contenu a été discuté, négocié, accepté par les parties et qu'il ne reste que quelques points litigieux mais mineurs à trancher et que l'état, en toute souveraineté tranche et assume.

C'est assez fou, ce genre de fonctionnement de l'état.
a écrit le 09/12/2019 à 13:21 :
La propagande a bien marché ^^ .C'est une réforme pour supprimer les privilèges de ces nantis de fonctionnaire blablabla ils coutent 8 milliards aux autres blablablablabla .

Premièrement les fonctionnaires dans leur grande majorité ne vont pas perdre grand-chose sur leur retraite avec cette réforme c'est juste une suppression des status à terme, une suppression déjà en route dans beaucoup de profession (notamment les cheminots). C’est très malin d’ailleurs de procédé comme sa .Pour un gouvernement soi-disant amateur je trouve la manœuvre plutôt maline .

La retraite par point va faire baisser surtout le régime général et oui calculer la retraite sur toute une carrière plutôt que sur les 25 meilleures années va avoir un impact énorme surtout avec les parcours de plus en plus chaotiques de notre salaria.

Le but est connu ,aller vers une capitalisation de la retraite car cette manne financière est très convoitée ,c'est d’ailleurs un modèle capitaliste qui ne marche pas si mal (enfin c'est un peu du marche ou crève).

Alors tous ceux qui applaudissent des deux mains car certain qui ont quelle "privilège" vont le perdre " par pure jalousie" mais bon le monde est comme sa .réfléchissez un peu .
a écrit le 09/12/2019 à 13:13 :
Chacun pour soi ...
a écrit le 09/12/2019 à 11:27 :
Seule l'Assemblée Nationale, émanation du Peuple, est habilitée à prendre des décisions sur ce dossier, qui intéresse tous les français, qui travaillent ou pas. Dès lors, la stratégie d'esquive du gouvernement est logique (moins on en dit, mieux cela vaut) et la stratégie des contestataires qui défendent leurs avantages (pas sûr qu'ils soient acquis..?) et qui recherchent une confrontation avec un gouvernement et son Premier Ministre est aussi compréhensible.. Je crois que le dossier va être transmis à l'Assemblée, et il sera plus difficile aux syndicats de contester une décision du Peuple rendue par son Assemblée. Il va falloir céder (ou faire la révolution mais cela n'est pas dans les cartons je crois..).
a écrit le 09/12/2019 à 8:05 :
On parle beaucoup de la pénibilité de certains métiers de fonctionnaires, j'aimerai avoir la liste des métiers on l'on ne se fatigue pas ?
Réponse de le 09/12/2019 à 10:41 :
Politiciens, financiers, publicitaires (quand on voit la qualité à la télé on se doute que ça doit pas être bien fatiguant... ) et tous les métiers ne faisant que servir les intérêts des rentiers.

Des boulots peu pénibles pouvant durer jusqu'à 75 ans. D'autant que souvent bien payés, ainsi cela permettrait de compenser une bonne partie de cette charge.
Réponse de le 09/12/2019 à 13:32 :
Assistante parlementaire de l'adjoint de Mr fillon... En plus c'est très bien payé.
Réponse de le 09/12/2019 à 17:29 :
Et toi ,tu fais quoi exactement comme métier que l'on compare avec d'autres , tu as peut-être des avantages cachés,qui sait
a écrit le 09/12/2019 à 7:56 :
Je n'ai lu nulle part l'avis d'un gestionnaire de caisse de retraite, ni d'un patron de compagnie d'assurance sur la vie; le problème est pourtant essentiellement technique. La seule citation, je l'ai trouvée dans un livre de feu-Jacques MARSEILLE à propos de BISMARK. "A quel âge doit-on fixer celui de la retraite … pour avoir une chance de ne pas la payer?". Je me trompe: j'ai vu, sur une chaine TV, l'entretien avec l'ancien PDG d'un grand groupe français d'assurances privé; intéressant! C'est bien peu, pour un problème qui nous intéresse tous.
a écrit le 09/12/2019 à 6:52 :
Le maintien d'un statut spécifique à la SNCF et à la RATP devrait, comme dans la police, s'accompagner d'une interdiction de la grève. Ceux qui voudraient conserver ce droit devraient y opter pour un statut de salarié de droit commun sans protections particulières et des retraites du régime général.
a écrit le 08/12/2019 à 23:24 :
Le problème c'est Macron . Il a signé sa perte le jour où il a viré De Villiers le chef d'état major des armées .en disant devant un parterre de hauts gradés : "c'est moi le chef " . Un vrai chef se reconnaît à travers ceux qui le servent . La majorité des français ne le suit pas . Le premier de cordée a dévissé . Ciao .
Réponse de le 09/12/2019 à 10:59 :
DU fond de ton igloo, faut mettre à jour tes fiches: le chef de l'Etat est le chef des armées dans la Veme République!
a écrit le 08/12/2019 à 21:29 :
Il y aura peut-être un jour quelqu'un pour faire une réforme brutale. On n'en n'est pas là, mais à chaque fois la pression est un peu plus forte. Toute action entraîne une réaction et l'on peut constater que la rue se durcit, ce qui signifie que la méthode Macron/Phillipe sur le projet de réforme est ressenti violent en plus d'être fourbe.
a écrit le 08/12/2019 à 14:09 :
Quelqu'un pourrait il nous expliquer ce qu'a fait Delevoye pendant près de deux ans et demie? Il parait qu'il a consulté (c'est coquasse) On a l'impression que les choses ont réellement commencé la semaine dernière comme si rien ne s'était passé avant. On présente le texte mercredi prochain et les grèves ont commencé jeudi dernier. Plus de deux ans de perdu, cette loi aurait dû être conduite dans les premiers mois du quinquennat et par ordonnances.
Réponse de le 08/12/2019 à 20:10 :
qu'il a consulté.
Mais sur la base de sa lettre de mission. Qui n'implique ni allongement de la durée du travail, ni d'augmentation des cotisations.

A l'origine la loi cadre aurait du être présentée au premier trimestre 2018. Et puis les GJ sont passés par là, et puis Bercy s'en est mélé, et puis chacun au gouvernement comme à l'Elysée a ramené sa fraise et créé de la confusion et des craintes.

Les données de base de la loi cadre ayant changé sur des points fondamentaux en quelques semaines, c'est pire que s'il n'avait rien fait.

Le gouvernement est incapable de présenter un cadre et des simulateurs co-validés par les syndicats, donc il en est réduit à fait de la com pendant que d'autres simulateurs plus ou moins sérieux circulent.
a écrit le 08/12/2019 à 14:05 :
La petite musique comme quoi les charges sociales sont un salaire différé vient de prendre encore un bon coup dans l'aile:plus surs de toucher une retraite et difficultés pour se soigner avec les déserts médicaux.Le gouvernement tue encore un peu plus le reste de confiance.Quand a la solidarité,elle s'exerce pas mal avec ceux qui gagnent plus que vous.
Réponse de le 08/12/2019 à 17:49 :
Faut bien qu'ils paye la piscine, la vaisselle et les homards et bouteilles de vin...
Réponse de le 08/12/2019 à 22:08 :
Les cotisations retraite ne sont, dans un régime de répartition qui dans son principe s'apparente à une pyramide de Ponzi, pas un salaire différé. Rien ne garantit, au cas -de plus en plus probable puisqu'on n'arrive pas à juguler les déficits publics et sociaux- de faillite de l'état et de la sécu, que même quelqu'un qui aura cotisé toute sa carrière, bénéficiera d'une quelconque retraite.
Réponse de le 09/12/2019 à 7:51 :
L'intégralité des charges sociales n'est pas un salaire différé. Seule la cotisation retraite l'est.
Réponse de le 09/12/2019 à 17:35 :
Les cotisations sociales, sont souvent improprement appelées charges sociales ce qu'à réussi à mettre le patronat dans la tête des gens dès les années 80. Les cotisations sociales participent à la part socialisée du salaire, c'est-à-dire collectée par des organismes appelés caisses afin d'être redistribuée. Les cotisants bénéficient en contrepartie d’une couverture partielle ou totale de frais divers, engendrés par l'un des grands « risques » que sont le chômage, la vieillesse, la famille, la maladie et les accidents du travail et maladies professionnelles. Cette contrepartie peut être immédiate (risque immédiat), ou différée : le salarié touche une pension à l'âge de la retraite.
a écrit le 08/12/2019 à 14:03 :
La réforme des retraite sera le plus gros """" HOLDUP """" du siècle sur des citoyens vivants dans une République LIBERTE - EGALITE - FRATERNITE.
Réponse de le 08/12/2019 à 15:34 :
Vous faites bien de mentionner le mot EGALITE et si ce mot a un sens il ne faut pas l'attribuer au système de retraite actuel qui est si inégalitaire. Comment justifier que certains puissent partir avant tout le monde et avec une retraite copieuse alors que leurs caisses déficitaires sont renflouées à hauteur de 4 Milliards par an par nos impôts. Il est temps de mettre fin à ce "HOLDUP".
Réponse de le 08/12/2019 à 17:50 :
Et pourtant la solution existe, notre président pourrait devenir un Kennedy 2 par exemple.
Réponse de le 08/12/2019 à 18:30 :
Sa fait plaisir de voir que le propagande marche si bien ^^ .bouhhooouuu tous ces privilégiés qui ont plus que moi .Je veux qu'il n'est rien non plus, pauvre monde !!!!!
S'ils sont si privilégiés va faire leur boulot .
Réponse de le 08/12/2019 à 19:47 :
@Tototiti La fin de régimes spéciaux, 2% du problème, est l'argument qui devait faire passer une réforme qui globalement fait perdre à beaucoup. Et si vous pensez que cheminots, soignants, policiers, enseignants sont des privilégiés postulez ! Ces métiers peinent à recruter . Sans doute nos concitoyens ont ils des scrupules à bénéficier de ces emplois si merveilleux.
Réponse de le 09/12/2019 à 2:10 :
Camarade ...le collectivisme d état c est révolu!! Vos frères bolcheviques se sont mis à l économie de marché. Tout comme camarades Chinois! Ah ces neo Stakanov qui veulent bénéficier de tous les avantages d un système capitaliste sans les inconvénients d un système communiste...! On se marre🤣🤣
a écrit le 08/12/2019 à 12:42 :
La réforme des retraites vers un système de retraites universel par point ou la fabrication de nos aînés pauvres. Comment et surtout, avec l' aide de qui ?

Ceci est sans surprise exigé par les GOPÉ de la Commission européenne en application de l’article 121 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et sera superficiellement dénoncé par les "oppositions officielles" européistes ainsi que par les "syndicats jaunes" européistes en réalité financés par la CES (confédération européenne des syndicats) et a été et sera inévitablement mis en œuvre par tous les gouvernements européistes successifs.
Une magistrale et cynique pièce de théâtre, donnant l'illusion d'un débat démocratique, chacun jouant admirablement son rôle, dont l'issue sera connue et dramatique pour tous les Français concernés. Aujourd' hui c' est au tour de Macron de nous jouer sa partition.
Pour 2020 ce sera 21 milliards 334 millions d'euros du budget de la France qui ira à l'Union européenne autant d'argent que les français ne trouverons pas pour leur salaires, les hôpitaux, les services publiques, et la sécurité sociale dont les retraites.. Alors stop ou encore ?

UPR, Frexit, vite
Réponse de le 08/12/2019 à 22:10 :
Le problème des retraites n'a rien à voir avec l'UE.
a écrit le 08/12/2019 à 12:17 :
La partie de poker menteur continue. Pendant ce temps les francais concernes (ceux du prive) sont obliges d'aller au turbin au risque de perdre leur taf. Dommage que la solidarite d'antan ait disparue.
Deux solutions: Une tres longue greve avec ses couts a terme paye par le prive de l'autre micron gagne la partie.
Dans tous les cas, il n'y aura que des loosers.
a écrit le 08/12/2019 à 12:06 :
Est-ce la CGT qui gouverne ce pays ? Martinez élu par qui? Représentatif de combien d'électeurs ? Ou est-ce le gouvernement et l'assemblée nationale , élus par le peuple français ?
Qu'on réponde à cette simple question ! D'autant que contrairement à 95 , la réforme des retraites figurait en bonne place dans le programme du candidat Macron.
Réponse de le 08/12/2019 à 12:27 :
La CGT est financé comme tous les principaux acteurs syndicaux par la Confédération européenne des syndicats qui touche de l' UE pour conduire une opposition sous parfaite contrôle des européistes donc de Macron et de la politique des GOPE ou feuille de route de Bruxelles, cf "François Asselineau - Les syndicats jaunes"

Les principaux syndicats sont donc parfaitement inopérants pour conduire une revendication réussie dans la durée, menant une sorte d' opposition coup de poing qui s' arrête TOUJOURS au coup de sifflet.

Il n' y aura pas de solution sans Frexit..
a écrit le 08/12/2019 à 12:01 :
On ne vous dit pas tout, voulu par E Macron ou par la feuille de route de Bruxelles via l' article 121 dans la stricte application des GOPE ..? Elle -la commission-demandait déjà au gouvernement de présenter de nouvelles mesures dès mars 2016

Pour Bruxelles donc, les ..réformes conduites jusqu’à présent sont loin d’être suffisantes. La viabilité de notre système est toujours menacée, notamment à cause « des régimes des fonctionnaires et des employés des sociétés contrôlées par l’Etat », écrit la Commission, qui s’inquiète plus particulièrement pour l’avenir des retraites complémentaires..
CQFD
Réponse de le 08/12/2019 à 12:24 :
L'UE n'est pour rien au fait que la France s'obstine à maintenir en survie artificielle un système de retraites non viable. Là où elle est concernée, c'est quand, minée par ses déficits et sa dette, la France sera en faillite façon Grèce puissance 10 et en sera réduite à passer sous les fourches caudines du FMI.
Réponse de le 08/12/2019 à 16:37 :
@bruno_bd L' UE commande via l' article 121 la restructuration des retraites c' est à dire en reformulant, l' appauvrissement de tous les français sur le sujet retraite quand les français privés comme l' état de ressources, sont par ailleurs expropriés de leurs emplois exilés à l' est à partir de 200 euros mensuels dans cette "dinguerie" d' UE à 28.

Macron choisit alors en conscience et comme tous les européistes d' éroder progressivement, tranche par tranche, tous les acquis sociaux des français, de vendre tranche par tranche, les bijoux de famille quitte à ruiner irréversiblement le pays dans une fuite en avant forcenée..
Réponse de le 08/12/2019 à 22:18 :
L'UE est concernée par un pays qui n'arrive pas à équilibrer ses comptes publics et sociaux car elle sait que dans un avenir proche elle devra le renflouer. Et ce sera une autre paire de manches que pour la Grèce, qui au moins avait la ressource d'augmenter les prélèvements qui étaient très bas et en plus dont la collecte était très défaillante.
Réponse de le 09/12/2019 à 14:08 :
je viens de relire le fameux article 121 du TFUE. J'imagine que ce à quoi vous faites allusion est son alinéa 4 : " Lorsqu’il est constaté, dans le cadre de la procédure visée au paragraphe 3, que les politiques économiques d’un État membre ne sont pas conformes aux grandes orientations visées au paragraphe 2 ou qu’elles risquent de compromettre le bon fonctionnement de l’Union économique et monétaire, la Commission peut adresser un avertissement à l’État membre concerné. Le Conseil, sur recommandation de la Commission, peut adresser les recommandations nécessaires à l’État membre concerné. Le Conseil, sur proposition de la Commission, peut décider de rendre publiques ses recommandations.". Autrement dit et traduit en français, ça veut dire que si la France est incapable de se donner une politique budgétaire et sociale dont les déficits continuent d'empirer et risquent à terme de provoquer sa faillite (avec donc incapacité, non seulement de rembourser sa dette mais aussi de payer les traitements de ses agents publics et les prestations sociales) elle risque de recevoir des recommandations de l'UE qui dans le cas le plus défavorable pourraient être même rendues publiques. L'horreur, c'est la faillite désormais quasi inéluctable de la maison France, pas les recommandations que pourrait lui faire l'UE...
Réponse de le 09/12/2019 à 14:10 :
je viens de relire le fameux article 121 du TFUE. J'imagine que ce à quoi vous faites allusion est son alinéa 4 : " Lorsqu’il est constaté, dans le cadre de la procédure visée au paragraphe 3, que les politiques économiques d’un État membre ne sont pas conformes aux grandes orientations visées au paragraphe 2 ou qu’elles risquent de compromettre le bon fonctionnement de l’Union économique et monétaire, la Commission peut adresser un avertissement à l’État membre concerné. Le Conseil, sur recommandation de la Commission, peut adresser les recommandations nécessaires à l’État membre concerné. Le Conseil, sur proposition de la Commission, peut décider de rendre publiques ses recommandations.". Autrement dit et traduit en français, ça veut dire que si la France est incapable de se donner une politique budgétaire et sociale permettant de juguler des déficits qui continuent d'empirer et risquent à terme de provoquer sa faillite (avec donc incapacité, non seulement de rembourser sa dette mais aussi de payer les traitements de ses agents publics et les prestations sociales) elle risque de recevoir des recommandations de l'UE qui dans le cas le plus défavorable pourraient être même rendues publiques. L'horreur, c'est la faillite désormais quasi inéluctable de la maison France, pas les recommandations que pourrait lui faire l'UE...
a écrit le 08/12/2019 à 11:24 :
Edouard Philippe se dit "déterminé" à mener "jusqu'à son terme" le projet de système universel de retraite par points voulu par Emmanuel Macron. Une réunion de travail rassemblera ce soir au palais de l'Elysée les ministres concernés alors...

Alors ce que les Français retiennent du gouvernement Philippe est édifiant :

ses atermoiements,
ses annonces contradictoires,
ses méthodes brouillonnes,
ses blas blas inconsistants,
ses violences policières sans précédents, digne des pires dictatures

dans une telle chienlit,

Macron n'a plus qu'une option, LIMOGER ce gouvernement Philippe et DISSOUDRE l'assemblé nationale.
a écrit le 08/12/2019 à 11:21 :
Retraites : le calendrier s'accélère à la veille d'une semaine décisive pour réformer et mettre fin au 45 retraites spécifiques injustes, non justifiés et très inégalitaires avec le privé quoi qu'en pense les syndicats du publics y compris sncf ratp la réforme se fera et mettra fin une fois pour toute à cette anomalie !

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