Retraites : le conclave au bord de l'implosion

Fanny Guinochet
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Pour François Bayrou, il n'est pas envisageable de revenir à l'âge de départ à la retraite à 62 ans.
Reuters

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Pour François Bayrou, il n'est pas envisageable de revenir à l'âge de départ à la retraite à 62 ans.
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Ce dimanche midi, alors que le soleil pointait son nez, les partenaires sociaux ont tous bondi en entendant François Bayrou, invité de France inter, dire que non, il n'était pas envisageable de revenir à l'âge de départ à la retraite à 62 ans. « Les représentants [du conclave] savent très bien quel est le rapport numérique », a-t-il insisté. Alors que le Premier ministre leur avait promis une concertation ouverte, notamment sur l'âge légal, il a, pour les syndicats, trahi l'engagement pris. « Scandaleux », a réagi la CGT, « incompréhensible », a renchéri la CFDT, qui accuse le locataire de « torpiller les discussions ».
De quoi poser la question de rester ou de claquer la porte du conclave, à l'instar de ce qu'a fait Force ouvrière fin février. D'autant que, ce lundi matin, la ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin a soutenu, sur Europe 1, les déclarations de François Bayrou : « Il n'est pas réaliste de revenir à 62 ans ».
« À la CGT, nos décisions sont collégiales, nous en parlons lors de la réunion de nos instances ce lundi et mardi, et nous allons statuer sur le sujet », explique Denis Gravouil, le négociateur de la centrale dirigée par Sophie Binet. Et pour cause, depuis l'entrée dans cette concertation, la CGT est sur une ligne dure : l'abolition de la réforme de 2023, ou rien.
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Du côté de la CFDT, des attentes sont exprimées pour obtenir des aménagements. Le syndicat réformiste était ouvert à la discussion. Mais la sortie de Bayrou est de nature à rendre moins allant la centrale. La CFDT, qui se dit attachée à un bougé sur l'âge sur la base des 62 ans, compte d'ailleurs demander au Premier ministre s'il confirme ses propos lors d'une rencontre avec lui mardi. « C'est un coup de canif supplémentaire porté au conclave », a, de son côté, estimé le leader de la CFTC, Cyril Chabanier.
Fanny Guinochet
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