Conclave sur les retraites : Force ouvrière claque la porte des négociations
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Le négociateur de FO a aussi dénoncé ce jeudi une « instrumentalisation » des partenaires sociaux.
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Le négociateur de FO a aussi dénoncé ce jeudi une « instrumentalisation » des partenaires sociaux.
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Force ouvrière claque la porte. Le syndicat a décidé ce jeudi de quitter la table des discussions sur les retraites, une quinzaine de minutes après le début de la première réunion entre partenaires sociaux. L'organisation refuse de participer à une « mascarade », selon son négociateur.
« Pour nous c'est terminé. Nous ne participerons pas à cette mascarade où on veut nous faire dire qu'effectivement, la seule solution c'est d'allonger la durée de travail pour les salariés dans ce pays », a lancé le négociateur de FO Michel Beaugas, en sortant des locaux des services du Premier ministre, où se tenait le rendez-vous.
Avec le départ de FO, siégeront donc dans ces négociations quatre syndicats représentatifs au niveau national (CFDT, CGT, CFE-CGC et CFTC), ainsi que l'Unsa. Dans le camp patronal, sont présents le Medef, la CPME et l'U2P et la FNSEA (agriculteurs).
Au début du conclave ce jeudi, une fois tous les participants assis, Michel Beaugas a demandé à faire une déclaration liminaire pour annoncer directement son départ, a-t-il dit à la presse.
« Ni le format, ni le périmètre, ni la méthode ne nous conviennent », et la lettre envoyée mercredi soir aux partenaires sociaux par le Premier ministre François Bayrou pour cadrer les débats « a fini par nous convaincre de ne pas venir », a poursuivi le syndicaliste.
Cette lettre, qui fixe les objectifs à atteindre et réclame aux partenaires sociaux de rétablir l'équilibre financier du système de retraites à horizon 2030, « est un vrai carcan » qui « réduit le champ des possibles », a-t-il ajouté. Pour rappel, l'ensemble des syndicats présents réclament une abrogation de la réforme des retraites de 2023 et de sa mesure phare, le décalage de l'âge de départ de 62 à 64 ans.
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Le négociateur de FO a aussi dénoncé une « instrumentalisation » des partenaires sociaux, pour leur « faire porter le chapeau d'un allongement de la durée et de cotisation et d'un recul de l'âge de départ à la retraite ». Mi-janvier, en annonçant cette concertation à venir, le Premier ministre François Bayrou avait initialement demandé aux partenaires sociaux d'améliorer la réforme, « sans dégrader l'équilibre financier » du système.
Dans un communiqué, FO dénonce encore « le mélange des genres entre régimes de retraite du privé, du public et des régimes spéciaux, des indépendants et des agriculteurs », qui « laisse supposer un projet de retraite universelle par points ». FO souhaite toutefois « que des discussions » soient mises en œuvre dans un autre cadre, notamment « sur l'égalité professionnelle et salariale entre les femmes et les hommes », la « reconversion professionnelle » ou la « pénibilité ».
L'obligation de rétablir l'équilibre dans cinq ans oblige les partenaires sociaux à trouver plus de 6 milliards d'euros d'économies supplémentaires, sur la base du rapport remis la semaine dernière par la Cour des comptes. Ceci, alors que François Bayrou s'était contenté de demander en janvier que les comptes du système de retraites ne soient pas « dégradés ».
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« Je suis pessimiste sur l'issue des discussions », a déclaré jeudi au quotidien Le Monde le président du Medef, Patrick Martin. « Nous voyons mal comment la cible d'un retour à l'équilibre en 2030 pourrait être atteinte si l'on remet en question la règle des 64 ans », selon lui. De son côté, la CGT a demandé à la Cour des comptes de chiffrer le coût d'un retour à 62 ans, qu'elle n'avait pas inclus dans son rapport publié la semaine dernière.
(Avec AFP)
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