Retraites : le retour à l'équilibre devrait se faire plus tôt que prévu

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Le conseil explique que les dépenses de retraites en part du PIB sont légèrement moins élevées que dans les projections de juin 2017 en raison principalement de la révision à la hausse du PIB à court terme.
Le conseil explique que les dépenses de retraites en part du PIB sont légèrement moins élevées que dans les projections de juin 2017 en raison principalement "de la révision à la hausse du PIB à court terme". (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Le système de retraite reviendrait à l'équilibre en 2037 d'après le scénario le plus optimiste du Conseil d'orientation des retraites, qui tablait avant sur 2040, d'après un document auquel Reuters a eu accès. La révision à la hausse du PIB à court terme explique ce changement.

Trois années gagnées. Le Conseil d'orientation des retraites (COR) est légèrement plus optimiste sur le financement des retraites et envisage désormais un retour à l'équilibre en 2037 et non plus en 2040 dans le meilleur des scénarios, selon un rapport à paraître mercredi et auquel Reuters a eu accès.

Le conseil a actualisé les résultats de son rapport de juin dernier sur les projections à l'horizon 2070 du solde financier du système des retraites pour tenir compte des données économiques les plus récentes, peut-on lire dans le document Le COR se base sur quatre scénarios de croissance des revenus d'activité : 1%, 1,3%, 1,5% et 1,8%.

"Le système de retraite reviendrait à l'équilibre en 2037 dans le scénario 1,8% puis dégagerait des excédents jusqu'à la fin de la période de projection", précise le conseil.

Nécessité d'une croissance supérieure à 1,5%

Dans le scénario 1,5%, "le besoin de financement augmenterait en début de période et l'équilibre serait atteint au milieu des années 2040". A l'inverse, "le système de retraite resterait durablement en besoin de financement en cas de croissance des revenus d'activité inférieure à 1,5% par an à long terme".

Le conseil explique que les dépenses de retraites en part du PIB sont légèrement moins élevées que dans les projections de juin 2017 en raison principalement "de la révision à la hausse du PIB à court terme". La part des ressources du système des retraites dans le PIB est, elle, légèrement plus élevée en raison de "la révision à la hausse de la part des salaires dans la valeur ajoutée" et d'une "évolution plus rapide de la masse salariale dans la fonction publique".

"Conséquence des écarts d'évolution des dépenses et ressources, le solde financier du système de retraite en part du PIB est légèrement amélioré par rapport aux projections de juin 2017, surtout en début de période", ajoute le rapport.

Le COR précise toutefois que "le système de retraite resterait en besoin de financement à cet horizon".

(avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 21/11/2017 à 13:01 :
Pas de quoi s'émerveiller, parce que c'est pourtant une évidence et pas un miracle et encore moins le résultats de politiques "courageuses".

En effet une fois la génération des baby boomers soixantehuitards partie, la simple mécanique de la pyramide des âges va rétablir l'équilibre entre le nombre de cotisants et celui des bénéficiaires et résoudre 80% du problème.

Il n'en reste pas moins que la génération qui les suit aura connu à la fois le chômage de masse et de longue durée, la modération des salaires, les réformes consécutives (retraite assise sur les 25 meilleures années et non plus les 10, fin de l'indexation sur l'inflation, etc etc...). En 2030 quand ils seront en âge de partir en retraite, même à taux plein, elle sera beaucoup plus chiche que celle de leurs parents. En fait, on va assister à une explosion de la misère chez les retraités.
Réponse de le 22/11/2017 à 7:28 :
revisez vos " classiques " : le generations des ...babyboomers soixante huitards s'est pris en plein ...le calcul sur les 25 ans ( reforme Balladur ) .
a écrit le 21/11/2017 à 11:30 :
calcul de prospective : 1.5% de croissance par an d'ici 2037 , personne ne peut garantir ça ; les réformes macron sur les retraites sont déjà dans les tuyaux ,on en reparle(de l'équilibre) après
a écrit le 21/11/2017 à 10:31 :
.... le scénario le plus optimiste ?!? ..... jusqu'a ce qu'on nous dise le contraire dans six mois !!!
a écrit le 21/11/2017 à 10:00 :
Le titre de l'article prêtre à confusion car on a l'impression qu'en 2037, il n'y a plus de problème (le mot "devrait"). Mais il faut bien comprendre que c'est dans le scénario de croissance à 1.8%. C'est le scénario le plus optimiste envisagé dans le rapport. Ce n'est pas le scénario le plus probable, ni selon le COR ni dans l'absolu. Or certains retiendront que c'est bon, fini les soucis. Des politiciens diront que c'était pas la peine de faire des réformes. Je crois qu'il y a aussi des hypothèses sur le chômage...
a écrit le 21/11/2017 à 9:32 :
2037 ! la belle affaire !
Ce qui veut dire que l'Etat va emprunter pour boucher le trou pendant encore 20 ans, et reporter sur l'avenir et les jeunes le poids actuel des retraites.
Plutôt obscène...
Tout ça parce que les gens qui ont mis en place la retraite par répartition n'en ont pas assumé les conséquences. Ce qui aurait remis en question leur pouvoir d'achat, c'est vrai.
Réponse de le 21/11/2017 à 10:39 :
Les jeunes travailleraient plus au lieu de glander au chômage il n'y aurait pas de déficit des régimes de retraites et d'assurance maladie...
a écrit le 21/11/2017 à 8:17 :
Le Conseil d'orientation des retraites (COR) a certainement fait aussi des prévisions plus pessimistes. On aimerait bien les connaître.
Personne ne peut garantir que les prévisions de croissance seront remplies.
a écrit le 20/11/2017 à 22:18 :
En 2037 il y aura plus de système de retraite.
a écrit le 20/11/2017 à 19:43 :
Impossible ! les cycles éco ne sont pas si fixes. Il y aura DES !!!! RECESSIONS durant la période.
a écrit le 20/11/2017 à 18:58 :
Allez encore deux à trois bonnes canicules, plus la mauvaise bouffe et la prévision devrait tenir !
a écrit le 20/11/2017 à 18:19 :
le COR s'est déjà tellement trompé qu'il n'a plu aucune crédibilité .
le problème primordial des retraites au plan financier concerne exclusivement les régimes spéciaux dont celui des fonctionnaires .
ces régimes affichent des déficits colossaux dont l'ampleur est cachée par le pouvoir politique . le financement de ces déficits est pour partie comblé par la solidarité obligatoire des autres régimes du secteur privé ce qui les met en danger aujourd'hui .
le reste est confié au financement par l'impôt et la dette , sans qu'aucun effort ne soit demandé aux actifs et retraités de ces régimes .
il est peu probable que le courageux Jupiter change quoi que ce soit à cette situation .
Réponse de le 20/11/2017 à 21:55 :
Il sera de plus en plus difficile d'assurer une protection sociale universelle sans une équité irréprochable. Sinon, chacun se focalisera sur les privilèges de l’autre et toute nouvelle réforme sera impossible.
Je me demandais si l’écart public/privé était bien réel et d’après un article du Figaro, la retraite publique coûte aux alentours de 75 Milliards par an, pour un total public/privé de 300 Milliards. (http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2014/11/03/31007-20141103ARTFIG00145-budget-2015-le-cout-exorbitant-de-la-retraite-des-fonctionnaires.php)
Le problème est que l’engagement total dépasserait 1300 Milliards. Ce qui constitue en soi une nouvelle dette. Or on a déjà le handicap de la dette dont les intérêts coûtent 50 milliards par an. Qui peut assurer une croissance régulière dans un monde aussi concurrentiel ?
Le problème c'est que si un jeune énarque affichant une relative neutralité politique n'y arrive pas, cela veut dire que c'est fichu et que le système va à sa perte.

A défaut de réformes, il faudra une libéralisation totale et chacun s'assurera la retraite qu'il veut ou qu'il peut.
a écrit le 20/11/2017 à 18:16 :
2037😁😂😂. D'ici là beaucoup de péripéties auront remisé ces prédictions au rayonnage réservé aux âneries...😂
a écrit le 20/11/2017 à 17:36 :
Tout et son contraire d'une semaine sur l'autre...!!!!!!!!!!!!
a écrit le 20/11/2017 à 17:34 :
vu que nous n'avons pas plus d'entreprise pour ne pas dire moins et que donc il ni a pas de rentrées de cotisations supplémentaires , je ne vois qu'une réponse : la grosse génération du baby boum commence à casser sa pipe! et on nous avait raconté des conneries concernant les retraites par répartition pour nous faire avaler des couleuvres: blocage des retraites , GSG, hausse de la TVA etc
a écrit le 20/11/2017 à 16:53 :
vu que les memes prevoyaient que le chomage allait disparaitre en 2010 car les baby boomer allaient partir a la retraite, on peut se fier a leurs predictions ......
Réponse de le 20/11/2017 à 17:31 :
prédictions ou prévisions ?
a écrit le 20/11/2017 à 16:36 :
Et donc grâce à on ne sait quelle poudre de perlimpinpin on est persuadé que la "croissance" restera au dessus de 1.8% jusqu'en 2040, par ailleurs date à laquelle le climat aura prit plusieurs degrés de plus.

La prédiction érigée en science est aussi le combat de l'astrologie. Je pense que vous auriez pu vous faire l'économie d'un article là.
a écrit le 20/11/2017 à 16:26 :
Que c'est beau ces prévisions d'experts "patentés" et ces estimations à la louche…
Un coup c'est tout OK, tout ficelé, promis craché (lois Fillon), puis Macron élu…catastrophe pas d'équilibre avant longtemps, il va falloir serrer les boulons (ou la ceinture) et aujourd'hui …ça va mieux ! tant mieux mais jusqu'à quand ? Quand on sait que tout celà est lié à la croissance et à l'emploi, on peut encore diverger d'autres fois d'ici 20 ou 30 ans ! donc Wait and see et du calme, demain est un autre jour…

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