Réunis en congrès, les maires sont impatients de discuter avec Macron

REPORTAGE VIDÉO. Pour la première fois depuis le début de la crise sanitaire, le président de la République recevra les maires à l'Élysée dans la soirée du 17 novembre, avant de prononcer un discours en clôture de leur congrès dans l'après-midi du 18. Dans l'intervalle, "La Tribune" est allée interroger cinq maires de cinq tendances politiques différentes pour connaître leurs attentes.
César Armand

3 mn

(Crédits : PHILIPPE WOJAZER)

Le président de la République aime les maires et tient à le faire savoir. Deux ans après une soirée informelle, suivie d'un discours officiel devant ces derniers, Emmanuel Macron rejoue la même partition ces 17 et 18 novembre 2021.

Le chef de l'État recevra en effet 1.000 maires à l'Élysée dans la soirée du 17 novembre avant de revenir porte de Versailles, dans l'après-midi du 18 novembre, s'exprimer devant les maires réunis pour le Congrès des maires de France (du 16 au 18 novembre).

L'Élysée explique que la majorité de ces élus locaux ayant reçu leur carton d'invitation sont principalement issus des associations départementales de l'Association des maires de France (AMF).

Enjeux et défis

Les autres participants ont été invités par Emmanuel Macron lui-même, après des échanges en visioconférence ou sur le terrain lors d'un déplacement.

Ce premier rendez-vous sera une "réception en l'honneur des maires", un moyen d'échanger "de manière informelle" et de les "remercier" pour leur implication depuis le début de la crise sanitaire. Il s'agira de "dessiner, non pas des perspectives politiques, mais des enjeux et des défis sur la manière dont l'État peut accompagner les territoires".

Lors de cette soirée à l'Élysée, "le président fera un mot d'accueil, mais il réservera son discours au congrès des maires". Au menu de ce dernier: l'actualité et "la réalité écologique, sécuritaire, économique et sociale, des enjeux communs aux maires et au président". "Les maires ont une clause de compétence générale pour intervenir dans tous les champs de l'action publique", martèle encore le Château.

Sans attendre ni cette réception sous les dorures ni l'allocution solennelle, La Tribune est allée à l'ouverture du Congrès des Maires pour interroger cinq édiles de cinq couleurs politiques différentes pour connaître leurs attentes.

> Patrick Chaimovitch, maire EELV de Colombes (Hauts-de-Seine, 86.000 habitants)

 "Que le président aille jusqu'au bout de l'exercice en accentuant la décentralisation."

> Frédéric Valletoux, maire Agir de Fontainebleau (Seine-et-Marne, 15.000 habitants)

"J'attends que le président remette en perspective ce qui a pu être ces dernières années le dialogue entre l'Etat et les collectivités locales."

> Quentin Brière, maire Divers droite de Saint-Dizier (Haute-Marne, 23.000 habitants)

 "Pour attirer des investissements privés dans les villes moyennes, il faut que l'Etat se montre présent. Nous avons besoin d'infrastructures, de services publics et de santé."

> Benjamin Huin-Morales, maire Sans étiquette de Zimmerbach (Haut-Rhin, 865 habitants)

"J'espère plus de compétences liées à l'ingénierie pour pouvoir mieux agir."

> Ronan Loas, maire Horizons de Ploemeur (Morbihan, 18.000 habitants)

 "J'aimerais que nous soyons davantage écoutés sur des textes réglementaires."

César Armand

3 mn

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Commentaires 3
à écrit le 17/11/2021 à 15:30
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ils sont impatients de discuter avec lui afin qu'il fasse plein de gros cheques sociaux justes et bienveillants, entre gens de gauche, pour assurer la reelection de tout un chacun avec de l'argent ' paye par personne' ( c'est a dire ' paye par les au...

à écrit le 17/11/2021 à 9:18
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L'imposition locale ne correspond plus à rien depuis la suppression de la TH. Seuls les résidents secondaires continuent de la payer , pour les autres , on peut toujours dépenser , personne n'est responsabilisé. Pour les résidences secondaires, beauc...

à écrit le 17/11/2021 à 6:10
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Ils n'ont pas encore compris que Macron n'avait rien à fiche deux ? Ahhh, le fameux besoin de reconnaissance...

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