Santé : "Il faut désengorger les urgences", estime Buzyn
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Des patients qui passent des nuits entières sur des brancards, des hôpitaux en flux tendus et des personnels hospitaliers en tension, il y a urgence de s'attaquer... aux urgences. Invitée dimanche de l'émission "Question politique" sur Franceinfo, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a estimé qu'il fallait "désengorger les urgences" qui prennent en charge une "majorité des personnes qui ne devraient pas y être".
Une mission sur les "soins non programmés", pour limiter le recours aux urgences, a été confiée au début de l'année au médecin urgentiste et député (LREM) Thomas Mesnier. Ce rapport doit être remis "avant la fin de la semaine prochaine", a précisé la ministre.
Par ailleurs, les services d'urgences "ne sont pas tendus tous les jours et toutes les semaines", a fait valoir la ministre, disant "travailler avec les urgentistes" sur la "flexibilité", c'est-à-dire "la capacité à ouvrir des lits en période d'épidémie car c'est de ça dont les hôpitaux manquent".
Selon elle, l'épidémie de grippe "particulièrement grave et particulièrement longue cette année" explique "en grande partie l'engorgement des urgences". Invitant les Français à être "tous raisonnables", la ministre a estimé qu'on "ne peut pas s'émouvoir chaque année de l'engorgement des urgences aux mois de décembre-janvier-février et ensuite ne pas se vacciner contre la grippe".
Le 6 mars dernier, le décès d'une femme de 73 ans aux urgences de Reims a suscité la polémique. Arrivée "les jambes marbrées", elle serait restée environ 2h30 en salle d'attente. Faute d'une prise en charge suffisamment rapide, elle a succombé à une crise cardiaque. Selon l'association Samu-Urgences de France, "plus de 15.000 patients ont passé la nuit sur un brancard des urgences" depuis le début de l'année "faute de lit pour les hospitaliser dans un service".
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Dans un vidéo pour Brut, le médecin urgentiste Patrick Pelloux raconte son dialogue (de sourds) avec l'Agence régionale de Santé :
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Le ministère de la Santé a quant à lui reconnu que 97 établissements sur 650, publics ou privés, sont actuellement en "dispositif 'hôpital en tension", c'est-à-dire qu'ils font face à "une situation critique de prise en charge des urgences hospitalières sans pour autant être amenés à déclencher le plan blanc" réservé aux situations d'afflux exceptionnel de patients.
(Avec AFP)
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