Agence de santé publique: des syndicats dénoncent une baisse de moyens

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Agence de santé publique
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Ils sont remontés. La CGT et la CFDT ont réclamé samedi au gouvernement "d'arrêter la saignée" de l'agence nationale de santé publique et de "la doter de moyens cohérents avec les discours affichés", à deux jours de l'annonce d'un plan national pour la prévention. Santé Publique France accueillera lundi matin dans ses locaux de la banlieue parisienne un comité interministériel à l'issue duquel le gouvernement présentera un "Plan national de santé publique", axé sur la prévention.
"Un plan qui cache la misère", ont estimé samedi la CGT et la CFDT, "s'inquiétant" dans un communiqué transmis à l'AFP d'"annonces et affichages très ambitieux alors que des coupes sombres dans les agences sanitaires et les services de l'État se succèdent". Selon eux, depuis sa création en 2016, l'agence nationale de santé publique a connu plusieurs baisses d'effectifs: 28 équivalent temps plein en 2017, 15 prévus en 2018 et 15 annoncés pour 2019.
"Dans ces conditions, les missions de santé publique ne peuvent plus être assurées avec le niveau de qualité et d'exigence que la France devrait avoir pour la protection de la santé de sa population", estiment les syndicats, regrettant "une détérioration importante des conditions de travail et une augmentation de la souffrance au travail".
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Née de la fusion de l'Institut de veille sanitaire (InVS), l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) et l'Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus), Santé Publique France emploie selon les syndicats 659 personnes.
(avec AFP)
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