Soldes d'hiver : dernière chance pour compenser l'effet "Gilets jaunes" sur les ventes ?
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Des soldes pour combler les pertes dues aux "gilets jaunes"
Christian Hartmann
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Des soldes pour combler les pertes dues aux "gilets jaunes"
Christian Hartmann
Les soldes d'hiver débutent ce mercredi avec l'espoir pour les commerçants de rattraper, au moins partiellement, un chiffre d'affaires de novembre-décembre catastrophique en raison des manifestations des "Gilets jaunes". Mais de l'aveu même de la secrétaire d'État à l'Économie Agnès Pannier-Runacher, qui a réuni les représentants de fédérations de commerçants et d'artisans, ainsi que les représentants du secteur financier des banques et assurances à Bercy, le manque à gagner sera plus ou moins difficile à rattraper selon les secteurs. D'autant plus que ce rendez-vous tend à s'essouffler à l'heure des promotions à outrance tout au long de l'année.
Ce mercredi à 8h, la secrétaire d'État a donné le coup d'envoi des soldes aux Galeries Lafayette, à Paris. Ce rendez-vous va durer jusqu'au 19 février.
Si Yohann Petiot, directeur général de l'Alliance du commerce, prévoit « qu'il y aura des belles offres en magasin, du stock et des taux de démarque qui seront certainement importants », cela ne garantit pas selon lui le succès des soldes d'hiver 2019, dans un climat de consommation morose.
Sans compter que cette période de rabais « s'ouvre quand même dans un climat d'incertitude, avec un mouvement des "Gilets jaunes" qui repart et dont on ne sait pas ce qu'il va donner ». Par crainte de nouveaux débordements, les Français pourraient encore privilégier les achats sur Internet. Bordeaux a notamment été l'une des villes les plus bloquées par les manifestations.
Mais « il n'y a pas que les 'Gilets jaunes' », renchérit Colas Michard, à la tête du chausseur bordelais Michard & Ardillier. Selon lui, c'est toute l'année qui a été très compliquée.
Début décembre, l'Institut français de la mode (IFM) prévoyait que la consommation de textile et d'habillement en France terminerait l'année 2018 en recul de 2,9%, soit l'une des pires depuis 10 ans. Et la confiance des ménages en décembre, annoncée par l'Insee ce mercredi, est là aussi en chute libre : l'indice a perdu 4 points à 87, à son plus bas niveau depuis novembre 2014.
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D'après Agnès Pannier-Runacher, deux tiers des entreprises françaises ont été touchées par les répercussions du mouvement des "Gilets jaunes" entamé mi-novembre, mais dans des proportions très différentes et la situation globale est "extrêmement hétérogène".
À l'heure actuelle, les dispositifs de soutien mis en place par l'intermédiaire des banques (comme l'étalement des échéances de paiement, facilités de caisse, offres de prêts travaux) n'ont été que peu sollicités, selon la secrétaire d'Etat, qui a également évoqué un nombre "relativement faible" de sinistres déclarés aux assurances. « Ce n'est pas illogique, parce que les gens sont concentrés sur terminer l'année et s'occuper de vendre leurs marchandises », a-t-elle souligné. Les demandes devraient être plus nombreuses en ce début d'année.
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Au-delà du maintien de la cellule de continuité économique réactivée fin novembre et des dispositifs de soutien passant par les banques et les assurances, les services de l'État vont notamment prolonger pour trois mois les possibilités d'étalement des échéances sociales et fiscales et vont également accélérer le paiement des crédits d'impôts.
(avec AFP et Reuters)
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